Massages et sado-masochisme

Ce midi au boulot, un collègue, évoquant d’hypothétiques reproches qui auraient pu nous être faits sur notre travail, disait que le cas échéant, on pourrait défiler sur la grand rue en se flagellant, comme des pénitents. Ce à quoi j’ai répliqué que lui ferait bien ce qu’il voudrait dans un tel cas, mais que pour ma part, j’avais mal au dos et n’étais plus assez souple pour me fouetter (sans parler du fait que quoi qu’il arrive, je n’en avait aucunement l’intention).
Une de mes jeunes subordonnées (la moins jeune de la catégorie de celles qui pourraient être mes filles) m’a alors déclaré : « J’te flagellerai… »
Manquant d’inspiration, je lui ai ressorti du tac au tac ce que j’avais déjà dit à mon adjointe il y a bientôt onze ans quand elle m’avait menacé de me donner une fessée. Mais ça n’a pas eu l’air de l’intimider.
Une bonne heure plus tôt, elle me parlait de son besoin de massages et se plaignait à une autre collègue de ce que je lui avais dit que je n’étais disposé à l’examiner médicalement qu’à condition qu’elle se mette à quatre pattes (ce qui n’est pas tout à fait exact : je lui ai clairement dit que pour la masser, ça ne serait pas nécessaire).
M’demande si cette jeune femme, que nous avons souvent tendance à considérer comme candide et ingénue, est réellement si naïve qu’il y parait au premier abord…

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