Star Trek : Strange New Worlds
Season 4
(2026)
Quatrième et avant-dernière season (dix épisodes) de la série Star Trek : Strange New Worlds (SNW)
Les épisodes sont particulièrement longs par rapport à ce qui se fait habituellement (seul l’épisode 7 ne fait qu’environ trois quarts d’heure).
Il y a du n’importe quoi scientifique, ce qui n’a rien d’inhabituel à Star Trek, sauf que c’est du n’importe quoi scientifique qui apparait comme étant du n’importe quoi scientifique à tout le monde d’un peu instruit scientifiquement de nos jours. Par exemple, on sait très bien désormais que la ceinture d’astéroïdes du système solaire n’est pas les restes d’une hypothétique planète autrefois située entre Mars et Jupiter et qui aurait éclaté en plein de morceaux. Or c’est un élément central du premier épisode. C’est affligeant de baser un récit de SF sur un tel concept en 2026.
Dans l’épisode suivant, on nous parle d’ions négatifs comme si c’était quelque chose d’extraordinairement anormal. Notez qu’en outre cet épisode repose entièrement sur un phénomène paranormal qui ne sera jamais expliqué. Je sais bien que Star Trek n’est pas de la hard science, mais là on est dans du fantastique pur, la SF est bien loin.
Même problème encore pour le dernier épisode, dans lequel ils envoient une navette, puis une personne en scaphandre, dans un trou noir, sans que la gravité ne les écrase (et c’est d’autant plus dommage que sans ça.
D’une manière générale, SNW a déjà pas mal donné dans l’expérimentation, mais j’ai l’impression que pour cette season ils ont poussé le curseur encore plus loin : épisode complètement déjanté avec pseudo-bêtisier dans le générique de fin, épisode en N&B, épisode avec des marionnettes à la place des acteurs, épisode soap opera caricatural, épisode avec de la magie (qui, seul point positif, contient des allusions à Princess Bride)…
Il n’y a pas d’arc scénaristique, que des épisodes quasiment indépendants les uns des autres (même s’il est fait occasionnellement référence à des évènements passés de la série) ; ce n’est pas un problème en soi, mais associé avec ce sentiment d’expérimentation, ça donne vraiment l’impression qu’ils ne savaient vraiment pas où ils allaient, et quelque part, ça déçoit encore plus.
Y a quand même un épisode que j’ai trouvé bien, c’est le huitième, avec en particulier une Uhura qui sort de son rôle de jeune femme bien gentille et un peu empotée pour montrer qu’elle en a.
J’avais eu la désagréable impression lors du visionnage de la season 3 que les personnages féminins y étaient sous-utilisés (restant principalement à l’arrière-plan, ou servant de faire-valoir aux personnages masculins). Ils ont heureusement corrigé le tir ici (même si donc, on ne voit pas assez Christine Chapel).
Et y a pas à dire, je n’arrive toujours pas à associer ceux des personnages qu’on retrouvera plus tard dans la série originelle (Pike, Spock, Scotty, Uhura et compagnie) aux personnages de ladite série originelle. Monsieur Spock sera toujours Leonard Nimoy (Ethan Peck a vraiment un visage trop poupin), et Scotty James Doohan. Y a que Kirk qui colle à peu près à ce qu’il sera (était) dans la série originelle. Et Uhura dans le dernier, pasqu’ils lui ont collé une perruque qui ressemble à celle de Nichelle Nichols dans la série originelle.
Après, peut-être que je prends mon Star Trek « beaucoup trop au sérieux » (comme disait Tonton Alias, et je ne serais pas étonné qu’il l’ait écrit en pensant expressément à moi) pour pouvoir apprécier ce genre de choses, pasqu’il y a plusieurs épisodes qui auraient été meilleurs si ça n’avait pas été du Star Trek, justement. Mais y a pas, pour moi c’est sans doute la moins bonne season de Star Trek, hors Discovery évidemment.
