Pavis, c’est fini, je ne crois pas que j’y retournerai un jour

Il y a bientôt un an, une vague fréquentation internaute m’a posé cette question :

Avec indiscrétion, qu’est-ce qui t’a fait quitter Glorantha ?

Et ça faisait d’ailleurs un peu plus longtemps encore que je voulais rassembler mes idées à ce sujet, pour répondre clairement à cette question. Je l’avais d’ailleurs déjà évoqué ici-même.

La prise de conscience s’est faite à l’occasion d’une discussion avec un pote début 2008, devant un bon couscous. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que, malgré tout le bien que j’avais pu penser (et dire) de Glorantha pendant plus d’une vingtaine d’années, ce contexte ne me plaisait plus.

Pourquoi ?
Deux raisons principales à cela :

– d’une part, je me sens de plus en plus à l’étroit dans les contextes hyper-détaillés. Surtout sur le long terme : or, Glorantha et moi, ça durait quand même depuis deux bonnes décennies.
C’est assez paradoxal, car comme vous le savez, j’aime bien le détail et la précision, et j’ai tendance à reprocher à certains univers de ne pas être assez fouillés.
Mais quand c’est pour utiliser en JdR, je me rends compte que ça finit par me brider plus qu’autre chose.

– d’autre part, j’en ai ma claque du gregging, cette manie qu’a Greg Stafford, le créateur de Glorantha, de toujours revenir sur sa création pour modifier des choses auparavant définies sous une forme et qui étaient de ce fait considérées comme « fixées ».

Pour développer un peu plus :

Tout a commencé sans doute avec l’overdose de détails atteinte depuis le début des années 2000 et la renaissance de Glorantha sous l’étiquette de la gamme HeroWars.
Auparavant et pendant de longues années (une dizaine en ce qui me concerne, puisque je ne me suis penché sur la gamme HeroWars qu’en 2003, soit dix ans après la parution de Dorastor, Land of Doom, et neuf ans après celles de Lords of Terror et Strangers in Prax, pour RuneQuest III), rien ou presque de nouveau n’avait été publié officiellement sur Glorantha. Certes, la flamme était maintenue allumée (et avec talent) par le fandom, avec Tales of the Reaching Moon d’abord, puis d’autres fanzines et divers sites internet.
Pendant cette période d’une dizaine d’années, j’avais pu m’imprégner de la substance gloranthienne jusqu’à en acquérir une connaissance semi-encyclopédique. Le monde était décrit, incomplètement certes, mais il y avait de quoi faire, de quoi développer soi-même aussi, et s’il existait déjà quelques incohérences dues au gregging, celles-ci étaient relativement limitées. Et surtout, les choses ne bougeaient plus : comme rien de nouveau ou presque ne sortait avec une étiquette officielle, Glorantha était stable.

Et sur cette assise stable, chacun pouvait bâtir à sa guise. Ce dont je ne me suis pas privé pendant dix ans.

Avec le réveil gloranthien provoqué par HeroWars, sont arrivées des pelletées de nouvelles informations. Certaines s’intégraient aisément dans le schéma préexistant, sans le bouleverser ; mais lorsqu’on s’est avisé de vouloir nous décrire par le menu les us et coutumes des habitants de Sartar, et tout particulièrement leur religion, ce n’était plus la même chose : il s’agissait d’une région explorée de fond en comble par les amateurs, et non seulement ces nouvelles précisions étaient souvent incompatibles avec ce que chacun avait développé dans son coin pour combler les zones d’ombre de la description du contexte, mais elles allaient parfois à l’encontre de ce qui avait déjà été publié officiellement auparavant !
Certes, le phénomène existait déjà, mais il était jusqu’alors limité, tant en visibilité (puisqu’il fallait se farcir par le menu d’obscurs works in progress pour déceler ces greggings) qu’en importance. Ajouter brutalement un dieu solaire au panthéon orlanthi, qui avait toujours existé bien qu’on n’en ait jamais entendu parler en dix ou douze ans de campagne, ça nécessitait une bonne dose de bonne volonté de la part de tout le monde, mais enfin, ça s’était fait. Même chose pour la déesse qui incarnait désormais les aspects féminins jusqu’alors attribués à Orlanth lui-même. Mais ç’aurait été sage de s’arrêter là.
Au lieu de ça, Stafford et sa bande ont continué sur leur lancée et fait fortement empirer les choses (d’autant que les conceptions mystico-religieuses de l’auteur devenaient de plus en plus fumées, ou fumeuses).

Entre le gregging, qui, rendant Glorantha changeante, fluctuante, incertaine, instable (et donc, non fiable), sapait les fondations sur lesquelles j’avais (comme les autres) patiemment bâti, et ma connaissance du contexte, et mes développements personnels, et les autres détails, compatibles avec ce qui existait précédemment, mais pas forcément avec ma conception des choses et ce que j’avais moi-même imaginé, et s’agissant des aspects « spirituels » du contexte, de moins en moins à mon goût (doux euphémisme), j’avais de plus en plus le sentiment d’avoir de moins en moins de liberté dans Glorantha. D’être bridé par les nouveaux suppléments qui sortaient, canalisé dans une direction dans laquelle je ne voulais pas aller, dans laquelle je ne reconnaissais plus la Glorantha des vieux suppléments RQ II et RQ III.

Je crois que ce qui m’a achevé, c’est le coup des Orlanthi volants, venant après la démesure du mont Kero Fin, sommet apparu « brutalement » (pour le lecteur de longue date, pas pour les autochtones) au sein des monts Quivin et s’élevant à treize kilomètres d’altitude dans une chaîne de type hercynien ressemblant plutôt au Massif Central ou aux Highlands d’Écosse.

Accessoirement, a également contribué à ma sensation de malaise grandissante la vraiment sale gueule des suppléments Mongoose, qui ne donnait vraiment pas envie, ni de les lire, ni de jouer dans le monde qu’ils décrivaient (ou dans son avenir, puisque la Glorantha développée dans le RuneQuest Mongoose est celle du Second Âge).

Peut-être me rétorquera t-on que tout ceci constitue de faux problèmes, et que je peux faire ce que je veux chez moi avec MA Glorantha.

Certes.

Sauf que persiste un sentiment diffus de gêne (et de rejet) lié au fait de savoir pertinemment qu’on entre en conflit avec le canon.
Sauf que diverger rend délicat, voire parfois impossible, l’exploitation de certaines publications officielles, ou tout au moins conformes au canon.
Sauf que si c’est pour diverger, autant me rabattre sur un univers de ma création, où je serai le seul maître à bord et où personne ne pourra, ni me dire que je ne me conforme pas à l’orthodoxie du contexte, ni brider mon imagination et ma liberté en sortant une extension qui décrira tel ou tel aspect que j’envisageais différemment.

Ces considérations valent pour Glorantha, mais aussi en partie (celles sur les univers hyper-détaillés ; le gregging restant heureusement une spécificité gloranthienne) d’autres contextes fouillés, à commencer par tout ce qui est historique. C’est plus marquant pour Glorantha, tout simplement parce que c’est un contexte dans lequel j’ai beaucoup pratiqué, d’un côté comme de l’autre de l’écran.

Et donc, paradoxalement, j’en reviens de plus en plus à des univers peu développés par leurs gammes officielles (enfin, quand je dis « peu », c’est en proportion de la taille du contexte : l’Official Traveller Universe, dont je vous parle souvent et que je pratique couramment, est certes développé depuis plus de trente ans au fil de tas de suppléments, mais ramené à son échelle interstellaire, il tendrait plutôt au contexte insuffisamment développé), ou à des créations personnelles, alors que j’ai de moins en moins de temps à consacrer à la création personnelle, justement.

Ceci étant dit… ne prenez pas forcément mon titre au premier degré.
Pour en revenir à la formulation de la question initiale, je n’ai pas quitté Glorantha : les bouquins et revues à lire continuent à s’entasser, et je suis moins assidu à me les procurer (il m’en manque d’ailleurs quelques-uns, mais un jour faudra que je comble mes lacunes), mais je suis quand même, avec un grand recul, ce qui sort.
Et un jour, je finirai peut-être l’écriture de la grande campagne prélude à la Guerre des Héros, commencée il y a presque douze ans avec Greg (pas Stafford, l’autre) et jamais achevée…

Pavis, c’est fini, je ne crois pas que j’y retournerai un jour

Il y a bientôt un an, une vague fréquentation internaute m’a posé cette question :

Avec indiscrétion, qu’est-ce qui t’a fait quitter Glorantha ?

Et ça faisait d’ailleurs un peu plus longtemps encore que je voulais rassembler mes idées à ce sujet, pour répondre clairement à cette question. Je l’avais d’ailleurs déjà évoqué < http://blogs.bl0rg.net/imaginos/2009/08/07/ladieu-aux-plaines-de-prax/ > ici-même.

La prise de conscience s’est faite à l’occasion d’une discussion avec un ami début 2008, devant un bon couscous. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que, malgré tout le bien que j’avais pu penser (et dire) de Glorantha pendant plus d’une vingtaine d’années, ce contexte ne me plaisait plus.

Pourquoi ?

Deux raisons principales à cela :

– d’une part, je me sens de plus en plus à l’étroit dans les contextes hyper-détaillés. Surtout sur le long terme : or, Glorantha et moi, ça durait quand même depuis deux bonnes décennies.

C’est assez paradoxal, car comme vous le savez, j’aime bien le détail et la précision, et j’ai tendance à reprocher à certains univers de ne pas être assez fouillés.

Mais quand c’est pour utiliser en JdR, je me rends compte que ça finit par me brider plus qu’autre chose.

– d’autre part, j’en ai ma claque du gregging, cette manie qu’a Greg Stafford, le créateur de Glorantha, de toujours revenir sur sa création pour modifier des choses auparavant définies sous une forme et qui étaient de ce fait considérées comme « fixées ».

Pour développer un peu plus :

Tout a commencé sans doute avec l’overdose de détails atteinte depuis le début des années 2000 et la renaissance de Glorantha sous l’étiquette de la gamme HeroWars.

Auparavant et pendant de longues années (une dizaine en ce qui me concerne, puisque je ne me suis penché sur la gamme HeroWars qu’en 2003, soit dix ans après la parution de Dorastor, Land of Doom, et neuf ans après celles de Lords of Terror et Strangers in Prax, pour RuneQuest III), rien ou presque de nouveau n’avait été publié officiellement sur Glorantha. Certes, la flamme était maintenue allumée (et avec talent) par le fandom, avec Tales of the Reaching Moon d’abord, puis d’autres fanzines et divers sites internet.

Pendant cette période d’une dizaine d’années, j’avais pu m’imprégner de la substance gloranthienne jusqu’à en acquérir une connaissance semi-encyclopédique. Le monde était décrit, incomplètement certes, mais il y avait de quoi faire, de quoi développer soi-même aussi, et s’il existait déjà quelques incohérences dues au gregging, celles-ci étaient relativement limitées. Et surtout, les choses ne bougeaient plus : comme rien de nouveau ou presque ne sortait avec une étiquette officielle, Glorantha était stable.

Et sur cette assise stable, chacun pouvait bâtir à sa guise. Ce dont je ne me suis pas privé pendant dix ans.

Avec le réveil gloranthien provoqué par HeroWars, sont arrivées des pelletées de nouvelles informations. Certaines s’intégraient aisément dans le schéma préexistant, sans le bouleverser ; mais lorsqu’on s’est avisé de vouloir nous décrire par le menu les us et coutumes des habitants de Sartar, et tout particulièrement leur religion, ce n’était plus la même chose : il s’agissait d’une région explorée de fond en comble par les amateurs, et non seulement ces nouvelles précisions étaient souvent incompatibles avec ce que chacun avait développé dans son coin pour combler les zones d’ombre de la description du contexte, mais elles allaient parfois à l’encontre de ce qui avait déjà été publié officiellement auparavant !

Certes, le phénomène existait déjà, mais il était jusqu’alors limité, tant en visibilité (puisqu’il fallait se farcir par le menu d’obscurs works in progress pour déceler ces greggings) qu’en importance. Ajouter brutalement un dieu solaire au panthéon orlanthi, qui avait toujours existé bien qu’on n’en ait jamais entendu parler en dix ou douze ans de campagne, ça nécessitait une bonne dose de bonne volonté de la part de tout le monde, mais enfin, ça s’était fait. Même chose pour la déesse qui incarnait désormais les aspects féminins jusqu’alors attribués à Orlanth lui-même. Mais ç’aurait été sage de s’arrêter là.

Au lieu de ça, Stafford et sa bande ont continué sur leur lancée et fait fortement empirer les choses.

Entre le gregging, qui, rendant Glorantha changeante, fluctuante, incertaine, instable (et donc, non fiable), sapait les fondations sur lesquelles j’avais (comme les autres) patiemment bâti, et ma connaissance du contexte, et mes développements personnels, et les autres détails, compatibles avec ce qui existait précédemment, mais pas forcément avec ma conception des choses et ce que j’avais moi-même imaginé, j’avais de plus en plus le sentiment d’avoir de moins en moins de liberté dans Glorantha. D’être bridé par les nouveaux suppléments qui sortaient, canalisé dans une direction dans laquelle je ne voulais pas aller, dans laquelle je ne reconnaissais plus la Glorantha des vieux suppléments RQ II et RQ III.

Je crois que ce qui m’a achevé, c’est le coup des Orlanthi volants, venant après la démesure du mont Kero Fin, sommet apparu brutalement au sein des monts Quivin et s’élevant à treize km d’altitude dans une chaîne de type hercynien.

Accessoirement, a également contribué à ma sensation de malaise grandissante la vraiment sale gueule des suppléments Mongoose, qui ne donnait vraiment pas envie, ni de les lire, ni de jouer dans le monde qu’ils décrivaient (ou dans son avenir, puisque la Glorantha développée dans le RuneQuest Mongoose est celle du Second Âge).

Peut-être me rétorquera t-on que tout ceci constitue de faux problèmes, et que je peux faire ce que je veux chez moi avec MA Glorantha.

Certes.

Sauf que persiste un sentiment diffus de gêne (et de rejet) lié au fait de savoir pertinemment qu’on entre en conflit avec le canon.

Sauf que diverger rend délicat, voire parfois impossible, l’exploitation de certaines publications officielles, ou tout au moins conformes au canon.

Sauf que si c’est pour diverger, autant me rabattre sur un univers de ma création, où je serai le seul maître à bord et où personne ne pourra, ni me dire que je ne me conforme pas à l’orthodoxie du contexte, ni brider mon imagination et ma liberté en sortant une extension qui décrira tel ou tel aspect que j’envisageais différemment.

Ces considérations valent pour Glorantha, mais aussi en partie (celles sur les univers hyper-détaillés ; le gregging restant heureusement une spécificité gloranthienne) d’autres contextes fouillés, à commencer par tout ce qui est historique. C’est plus marquant pour Glorantha, tout simplement parce que c’est un contexte dans lequel j’ai beaucoup pratiqué, d’un côté comme de l’autre de l’écran.

Et donc, paradoxalement, j’en reviens de plus en plus à des univers peu développés par leurs gammes officielles (enfin, quand je dis « peu », c’est en proportion de la taille du contexte : l’Official Traveller Universe, que je pratique couramment, est certes développé depuis plus de trente ans au fil de tas de suppléments, mais ramené à son échelle interstellaire, il tendrait plutôt au contexte insuffisamment développé), ou à des créations personnelles, alors que j’ai de moins en moins de temps à consacrer à la création personnelle, justement.

Ceci étant dit… ne prenez pas forcément mon titre au premier degré.

Pour en revenir à la formulation de la question initiale, je n’ai pas quitté Glorantha : les bouquins et revues à lire continuent à s’entasser, et je suis moins assidu à me les procurer (il m’en manque d’ailleurs quelques-uns, mais un jour faudra que je comble mes lacunes), mais je suis quand même, avec un grand recul, ce qui sort.

Et un jour, je finirai peut-être l’écriture de la grande campagne prélude à la Guerre des Héros, commencée il y a presque douze ans avec Greg et jamais achevée…

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Sans plomb, c’est super !

J’ai toujours eu horreur de faire du JdR avec des figurines, un accessoire dont je trouve qu’il bride l’imagination, au contraire d’un plan griffonné sur un velléda et sur lequel on inscrit simplement les positions respectives des différents protagonistes, les modifiant au fil des déplacements.

Visiblement, je ne suis pas le seul… et Coopdevil l’explique mieux que moi.

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Au menu, ou à la carte (spatiale) ?

La toute récente arrivée sur le marché d’une V.F. de Traveller m’a amené à repenser à l’ « opposition » qui existe parmi les amateurs du jeu, entre ceux (moins nombreux, ou en tous cas moins visibles) qui considèrent que l’OTU (Official Traveller Universe) est un carcan, un appauvrissement du jeu, et préfèrent la liberté d’utiliser les règles sans univers prédéfini, que ce soit pour adapter un contexte existant ou plutôt pour créer le leur, et ceux qui ne jurent que par l’OTU et sa richesse.

Personnellement, je me situe dans la seconde catégorie : ce qui fait toute la richesse de Traveller à mes yeux, toute sa qualité, toute la différence avec ses concurrents, c’est justement l’OTU, suffisamment détaillé pour être vraiment riche (et cohérent), suffisamment « superficiel » (un terme plus approprié m’échappe pour l’instant ; disons qu’il n’est en fait que brossé dans ses grandes lignes) pour laisser une grande liberté de création au MJ.

Et si je peux comprendre qu’on veuille créer de toutes pièces son propre univers de jeu (je ne me suis pas privé de le faire en mon temps), ce n’est pas avec les règles de Traveller que je le referais si besoin était, mais avec celles, plus maniables et plus riches, de GURPS (ou avec mon propre JdR maison ancestral, évidemment).

Du reste, ceux qui prétendent pouvoir employer Traveller pour créer leur propre contexte de SF spatiale tel qu’ils le veulent, en toute liberté, se trompent : en adoptant le système de Traveller, ils adoptent également implicitement un certain nombre de postulats qui vont conditionner le contexte, le plus marquant étant le principe de l’espace-saut (jumpspace) et de ses sauts qui durent une semaine hors de tout. Et ça, c’est tellement étranger à ma propre façon de concevoir les choses que je le ressentirais comme une contrainte dans tout contexte autre que l’OTU (où, étrangement, je n’ai aucune peine à l’admettre).

(au passage, il est assez amusant de constater qu’en med-fan’ par contre, j’appartiens plutôt au camp de ceux qui préfèrent créer leur propre contexte plutôt que d’employer un contexte tout prêt (quitte cependant à en cannibaliser des parties). Peut-être est-ce pasqu’aucun des contextes med-fan’ « commerciaux » que je connais (et dont certains me paraissent pourtant intéressants) n’a la même souplesse que l’OTU ?)

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Ambiance garantie

Après avoir passé il y a une dizaine de jours mon entretien d’évaluation, je suis en train de faire passer l’un après l’autre les différents membres de mon équipe qui sont concernés cette année.

Ce matin, une collègue m’a déclaré, en observation sur l’année écoulée, que l’ambiance dans l’équipe s’était nettement améliorée, en me déclarant « c’est toi qui mets une bonne ambiance ».

Là encore, j’ai pourtant pas l’impression d’avoir un comportement qui sort de l’ordinaire, et je mettrais plutôt la bonne ambiance sur le compte de l’équipe dans son ensemble (j’aurais une équipe de cons, l’ambiance serait certainement très différente, et bien moins agréable (mais d’un autre côté… dans de telles conditions, j’aurais sans doute pas demandé ma mutation)) ; mais ça fait toujours plaisir à entendre (et puis, ça me rend le pensum des entretiens d’évaluation moins pénible).

Pourvu que ça dure !

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Ce n’est plus de la science-fiction !

Traveller, « un monstre dont les éditeurs français auraient dû obtenir la licence depuis longtemps » (pour paraphraser de mémoire (quelque peu défaillante) ce qui avait été dit de RuneQuest dans la presse spécialisée, au moment de sa traduction par Oriflam), est désormais eeenfin disponible en français (il aurait bien dû l’être depuis plus de vingt ans, à mon avis, mais c’est un autre débat).

La preuve en photos sur Ikosa.

Personnellement, je ne serai pas client (non seulement ce n’est pas mon édition préférée du jeu, mais de toutes façons je l’ai déjà en V.O. ; et je n’ai jamais caché tout le mal que je pensais des traductions prétendument francophones en JdR) ; mais je me devais de le signaler.

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Le punk est violent, le metal est puissant

Toute la différence entre ces deux genres musicaux est bien exprimée dans ce commentaire sur la musique de Judas Priest :

Les duels des guitaristes Glenn Tipton et K. K. Downing y sont particulièrement enlevés et, n’en déplaise aux punks, charrient une dose de hargne à l’efficacité autrement redoutable.

Nicolas Dupuy, Le rock pour les nuls

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C’est con, ça pue, ça mord, ça aboie, ça chie partout, c’est plein de puces, ça fout des poils partout, etc…

– Moi qui adore la plupart des bêtes, j’ai toujours professé une ardente répulsion pour le chien, que je considère comme l’animal le plus abject de la création.

Le chien est le type de l’animal larbin, sans fierté, sans dignité, sans personnalité….

Une dame pleurarde et sentimenteuse interrompit ma diatribe :

– Oh ! le bon regard humide des bons toutous ! larmoya la personne. Comme ça vous console de la méchanceté des hommes !

Il n’en fallut pas plus pour me mettre hors de moi.

Les bons toutous ! Ah ! ils sont chouettes, les bons toutous !

Le chien est aimant et fidèle, dit-on, mais quel mérite à s’attacher au premier venu uniquement parce qu’il s’intitule votre maître, beau ou laid, drôle ou rasant, bon ou mauvais ?

On a vu des chiens, dit-on encore, se faire tuer en défendant leur maître contre un bandit.

Parfaitement, mais le même chien aurait pu être aussi bien tué en attaquant l’honnête homme pour le compte du bandit, si ce bandit avait été son maître et si l’honnête homme avait détenu l’indispensable revolver.

Le chien est un pitre qui fait le jacque pendant des heures, pour avoir du susucre.

C’est un lâche qui étranglerait un bébé sur le moindre signe de sa fripouille de patron.

Dans tout chien, il y a un fauve, mais un fauve idiot qui, sans l’excusable besoin d’une proie personnelle, fait du mal pour la quelconque lubie d’un tiers.

Le chien est lécheur : il lèche tout.

Il lèche la main qui lui donne un morceau de pain.

Il lèche la botte qui vient de lui défoncer trois côtes.

Il lèche bien d’autres choses, le cochon !

Et bien d’autres choses encore, le salaud !

Le chien a un instinct épatant, mais une âme de boue.

Ah ! quelle différence avec le chat, avec l’admirable chat !

Je sais par cœur tous les vers que les poètes ont faits sur les chats, les vers de Gautier, de Baudelaire, de Rollinat, et même tout le délicieux volume que leur consacra notre bon Raoul Gineste.

Ah ! les chats ! j’aime leur allure harmonieuse, forte, câline et souple.

J’aime leurs attitudes de mystère et de fierté.

Essayez de les frapper, ceux-là, même en jouant, et vous verrez quels crocs surgis et quelles griffes !

Ah ! les chats ! En voilà qui en remontreraient à Maurice Barrès pour l’individualisme et la culture du Moi !

… Mais non, il est généralement convenu que le chien est un bon toutou, et le chat, à peu d’exceptions près, une sale bête !

Alphonse Allais, Contre les chiens, in Le bec en l’air

C’est mieux dit que ma diatribe habituelle… mais c’est tout aussi vrai.

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La barbe !

Suite à une récente discussion avec un Barbare de mes amis, je voulais vous montrer quelques clips de ZZ Top. Mais j’ai eu la désagréable surprise de découvrir que Warner, leur maison de disques, avait fait la chasse aux vidéos sur youtube : pas moyen d’y retrouver le clip officiel de Gimme all your lovin ou de Sharp dressed man (époque Eliminator), et si celui de Give it up (époque Recycler) est toujours visible, c’est sans la musique…

Ne reste donc à vous montrer parmi ma sélection qu’un clip tiré d’Afterburner : Rough boy :

Mais du coup, j’ai découvert un clip du même album que je ne connaissais pas : Sleeping bag. Et comme c’est une chanson que j’aime bien, je vous le colle ici aussi :

Et le plus fort, c’est que j’ai voulu aller voir sur le site officiel du groupe si les vidéos en question y étaient disponibles : eh bien, figurez vous que certaines d’entre elles y sont effectivement, renvoient à des vidéos sur youtube, mais quand on veut les jouer… on apprend qu’elles ont été retirées pour des histoires de droits.

Bref, visiblement ils ne peuvent même pas disposer de leur propre zique comme ils le voudraient.
Il y a quelque chose qui m’échappe…

Publié dans Monde de merde, Qu'est ce qu'on va devenir ?, Zique | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Où fait-on dans son flip ?

Au moment où parait un classement des entreprises françaises en fonction de la façon dont elles prennent en charge le stress de leurs employés, je me demande, non seulement comment ce classement est réalisé, mais surtout pourquoi le secteur public en est exclus…

Car le stress est loin d’en être absent, et on y trouve comme ailleurs des petits chefs aigris et tyranniques qui prennent leur pied à rendre la vie impossible à leurs subordonnés.

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Je me souviens…

robert pandraud a cassé sa pipe bien tranquillement ce matin.

Ça fait plus de vingt-trois ans que Malik Oussékine a été massacré par des voyous en uniforme, le 6 décembre 1986.

Ça fait plus de vingt-trois ans que pandraud, au lieu d’assumer les responsabilités de la bavure commise par ses sbires, a craché sur sa mémoire en déclarant « si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais de faire le con la nuit ».

Ce qui me dégoûte, c’est que cette ordure, qui à ma connaissance n’a jamais exprimé de remords pour ces propos (ou alors d’une si petite voix que personne ne les a entendus), va avoir des funérailles nationales et que les politocards vont se succéder au micro pour exprimer leur tristesse et leur admiration pour lui.

Pour ma part, je déposerais bien une gerbe sur son cercueil, mais je n’ai pas envie de vomir.

Publié dans C'est mon opinion, et je la partage, Les cons, ça ose tout | Marqué avec | 2 commentaires