Lard fumé

Tant qu’on en est à parler de cochons : tôt ce matin, action commando des éleveurs de porcs qui, pour protester contre le prix ridicule auquel les industriels leur achètent la marchandise, avaient bloqué l’accès à l’un des abattoirs du patelin, avec barricade et feu de palettes (faut dire que ça caillait).

Je suis allé voir ce qui se passait et j’ai discuté un moment avec un éleveur venu de loin pour l’occasion, mais comme on était sous le vent du feu, mon blouson sent maintenant la fumée et a parfumé mon casier dans le vestiaire.

Je ne sais pas s’ils ont obtenu quoi que ce soit, mais quand je suis parti du boulot cet aprème, la barricade était levée, et le feu achevait de se consumer.

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À peluche sur la route !

Entendu ce matin au boulot, au sujet d’un chauffeur :
« Tu sais bien, dans son camion il a plein de nounours de cochons… »

J’aurais dû lui demander si ce qu’elle appelait des « nounours de cochon », c’étaient bien des poupées gonflables…

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Il va neiger sur Chamonix

Comme je déclarais tout à l’heure à mes collègues que quand je suis parti déjeuner, il tombait une espèce de petite saloperie et que la neige n’était sans doute pas loin, vu qu’il gelait toujours, l’une d’elles s’est exclamée, croyant qu’elle allait retrouver son pare-brise gelé en partant :
« Oh non ! J’ai plus de pschit pschit dans ma voiture… »

Ce à quoi une autre lui a rétorqué :
« Pshitt orange ou Pshitt citron ? »

Même sans le climat de nostalgie suscité par la récente publication de l’interview de Didier Guiserix sur les années Casus Belli, il était difficile de ne pas penser à une certaine bande dessinée…

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Mélodie larsen

Le collègue qui voulait me présenter un de ses amis au prétexte que ce dernier écoute du ardroque a trouvé un nouvel angle d’approche : il me bassine métnan avec Guitar Hero, un jeu qui semble occuper une bonne partie de son temps libre.

Il semble croire que pasque le jeu porte sur des chansons de groupes qui figurent pour une bonne part en plus ou moins bonne place dans ma ziquothèque, ça doit forcément m’intéresser.

J’ai pourtant tenté de lui expliquer, hélas infructueusement, que je préférais écouter les originaux dans toute leur pureté que de les subir massacrés, ralentis et bourrés de fausses notes.

Surtout que pendant qu’un disque tourne sur ma chaîne, je peux affecter (ce qui reste de) mes dix doigts et mes deux yeux à des tâches plus constructives.

Si je voulais vraiment faire des fausses notes et en chier à essayer de déchiffrer des partoches, j’aurais investi dans une vraie guitare…

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Du sang et des larmes pour mon seigneur qui rêve et attend

Ceux qui n’auraient pas dans leur ludothèque les chapitres de la première édition du Deities & DemiGods consacrés aux panthéons cthulhien et des Jeunes Royaumes peuvent les trouver en ligne ici.

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De l’art ou du cochon ?

J’ai décidément du mal avec l’art contemporain.

Comme pour cet artiste qui tatoue des porcs, par exemple.

C’est probablement original, mais c’est même pas joli.
(bon d’accord, les tatouages règlementaires sur nos porcs ne sont pas jolis non plus… mais au moins, ils servent à quelque chose)

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L’homme qui criait « au loup ! »

La chouette photo d’un loup espagnol bondissant de nuit au dessus d’une barrière, récompensée l’année dernière, serait en fait une scène montée en utilisant un animal apprivoisé.

C’est vrai que quand je l’avais vue la première fois, ça m’avait paru assez fort d’avoir réussi à saisir un tel instant sur pellicule.
Mais la photographie animalière regorge de photos « assez fortes » (voyez celles du lien du précédent billet, par exemple).

J’avais aussi été confusément gêné par la scène elle-même, qui ne me paraissait pas naturelle : j’aurais plutôt vu le loup escalader le mur à côté de la barrière, ou se faufiler entre les barreaux, un franchissement discret. Là, on se croyait presque sur un terrain d’agility.
Mais sans avoir le contexte dans lequel la photo a été prise, ce n’est pas possible de statuer sur ce genre de choses.

Ça reste quand même une belle photo, mais elle le serait plus s’il s’agissait d’une scène spontanée…

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Mickey, le petit qui n’a pas peur des grands

En vrai et en images ici.

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Dents longues et mauvaise haleine

Le carriérisme, comme l’acné et l’halitose, est l’un de ces fléaux de la condition humaine presque trop banals pour qu’on les mentionne.

Norman Davies, Histoire de la Pologne

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Pas trans-cendant

Le quinzième numéro de la nouvelle formule de Pyramid est disponible depuis quelques jours.
Et comme il s’agit d’un spécial Transhuman Space, je vais peut-être, une fois n’est pas coutume, me laisser tenter.

Mais ils auraient pu nous proposer autre chose en couverture que l’illustration rétrograde qui saccageait déjà le bouquin de base de la gamme.

Je ne comprends absolument pas comment on a pu avoir l’idée qu’un spationaute de 2100, dans un contexte hard science évolué comme celui de Transhuman Space, puisse ressembler à un astronaute des missions lunaires Apollo.

Et je ne comprends pas non plus d’ailleurs comment on avait pu accepter une telle illustration pour le jeu, surtout en couverture (et sans parler des illustrations intérieures du bouquin, qui étaient pour la plupart aussi peu en rapport avec le texte qu’elles auraient dû mettre en images).

Mais bon… Depuis un certain article publié dans les colonnes de Casus Belli, pour lequel l’artiste s’était allègrement assis, et sur le texte, et sur les croquis que je lui avais fournis, pour représenter quelque chose en flagrante contradiction avec ce que j’avais écrit, je suis quelque peu désabusé quant à l’étendue de la licence artistique que s’octroient de leur propre chef les illustrateurs de JdR de SF.
Et quant au sérieux des directeurs artistiques, dont je croyais pourtant qu’un des rôles était de vérifier l’adéquation entre les images et le texte qu’elles doivent illustrer.

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