Une lueur dans la nuit

Surprise hier soir quand je me suis couché : éteignant la lumière, j’ai constaté avec étonnement qu’il y avait une sorte de grille phosphorescente luisant sur la table de nuit.

En fait, j’y avais posé un carnet de mariannes autocollantes, et ce sont les bandes phosphorescentes de chaque timbre qui donnaient ce phénomène.
N’ayant pas pour habitude de laisser des carnets de timbres posés à l’air libre, je n’avais jamais jusqu’à présent remarqué ce genre de choses…

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La fourmi et le plateau de boissons

Rêve fait tout à l’heure pendant ma sieste :

Nous étions (mon père, mon frère et moi, ainsi qu’un quatrième individu dont l’identité ne m’est pas restée en mémoire…) en train d’observer le comportement d’une espèce de fourmi lorsqu’elle est victime d’une maladie particulière.

Les détails concernant ladite maladie sont restés flous après mon réveil, mais il s’agissait d’un parasitisme entraînant des modifications du comportement, dans le même style que l’infestation de la fourmi par les métacercaires de Dicrocœlium lanceolatum, la petite douve du foie. Ici, seul l’un des sexes était parasité (le mâle, me semble t-il ; pas forcément un bon choix pour le parasite : vu que les fourmis sont des Hyménoptères sociaux, les mâles il n’y en a pas beaucoup), ce qui amenait la femelle, beaucoup plus grosse (facilement deux à trois fois le mâle) à se jeter sur lui (pour le dévorer ?) lorsqu’il passait à proximité.

Nous étions donc attablés à une terrasse de café sur l’avenue devant la gare, observant attentivement le comportement d’une fourmi femelle allongée, roulée dans une sorte de tulle noire à l’abri d’un léger relief (haut comme une fourmi), tandis qu’un mâle parasité se dirigeait innocemment dans sa direction.

Et puis, je ne sais plus pour quelle raison, mon frère est allé lui-même chercher les consommations. Il est revenu, les portant sur un plateau rond, mais au lieu de poser ce plateau sur la table, il a voulu faire comme les garçons de café et déposer bouteilles et verres un par un. Sauf qu’il a commis l’erreur du débutant : commencer par enlever les choses lourdes, celles dont l’absence provoque le déséquilibre du plateau brutalement allégé, son brusque basculement, et la chute de son contenu.

Heureusement, il n’y a pas eu de casse, on a réussi à tout rattraper avant ; le seul « dégât » (à part que j’ai failli me faire crépir) a été le déversement par terre de la presque totalité d’une bouteille d’Orangina…

Mais du coup, on a raté ce qui s’est passé au niveau des fourmis.

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Nouvelles du front des transferts

Dernières nouvelles concernant mon éventuel rapatriement professionnel : tout à l’heure, en rentrant du boulot, je recevais un message du secrétariat général de mon pays, me demandant copie de mon actuel CDI afin de pouvoir statuer sur la faisabilité de son transfert.
Copie que je me suis empressé d’envoyer, avant même d’aller manger…

En outre, mon adjoint m’affirmait ce matin qu’un cas similaire s’était posé il y a un an et demi pour le transfert d’un collègue, et que ça s’était bien soldé par un CDI. J’ai donc bon espoir… même si je ne vendrai pas la peau de l’ours avant de l’avoir mis à terre.

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Comme un oiseau sur la branche

Visité aujourd’hui le poste pour lequel j’ai postulé la semaine dernière.

Visite guidée par un de mes anciens subordonnés, devenu dans cette nouvelle équipe comme il le dit lui-même « le plus ancien dans le grade le plus élevé », et qui attend tranquillement que je redevienne son chef…

Il faisait beau, et y a pas à dire, quand on vous dit que « l’herbe est plus verte dans le pré du voisin », c’est pas vrai : l’herbe est plus verte dans mon pays.

Il y a une autre candidate, mais apparemment elle convient nettement moins pour le poste, ne serait ce que parce qu’elle est à un an et demi de la retraite alors qu’ils recherchent quelqu’un sur la durée.

Reste le problème du transfert de mon CDI : la question a été posée en haut lieu, et on attend la réponse.

Ce matin à la prise de poste (sur mon poste actuel), je me disais que si ça ne marchait pas, ce ne serait pas bien grave, je resterai dans un poste correct.
N’empêche que j’espère que ça va marcher.

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La scie musicale du moment

Ces derniers jours, je continue ma cure de Rainbow… Et en ce moment, la chanson que je me mets le plus souvent en boucle, c’est Black Masquerade, sur leur dernier album (qui date déjà de 1995 !).

Pour que vous puissiez en profiter aussi, la voici :

– en version studio (mais ce n’est pas un clip, juste la chanson avec la jaquette de l’album) :

– en concert :

Avouez que ça fait du bien !

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Pas d’écoute téléphonique

À l’instant, le téléphone sonne.

Je traverse la baraque en courant pour décrocher, coupant au passage la musique, on sait jamais qui ça peut être à une heure pareille : « Allô ? »

Mon interlocuteur me demande : « Je suis bien chez m’sieur Arnaud ? »

Je lui réponds fort logiquement : « Pas du tout, non. »

Et le type, pas démonté, d’enchaîner aussi sec : « Oui bonjour, Kevin de la maison [censuré pour raisons de confidentialité, afin qu’on ne puisse pas identifier cet abruti]… J’vous appelle pour savoir si vous avez bien reçu »

J’ai pas entendu la fin, je lui ai raccroché au nez. J’étais pressé, c’était l’heure que j’aille faire ma sieste. Et puis j’en ai marre de toujours devoir être patient avec les cons et les emmerdeurs. Il n’avait qu’à écouter ma réponse à sa question, au lieu de sortir son baratin préparé à l’avance.

Si ça n’avait pas été l’heure de la sieste, j’aurais peut-être pris le temps de l’insulter, ou de me foutre de sa gueule. Ou je lui aurais mis la musique un peu fort, ça adoucit les mœurs…

Et oui, le fait qu’il soit prénommé Kevin m’a amusé, vu ce qui s’est passé.

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Le grand malentendu ?

En 1986, Greg Costikyan publiait chez West End Games ce qui fut sans doute l’un des JdR les plus décriés : The Price of Freedom, dont le thème était le suivant : les États-Unis ont été envahis par les Soviétiques, et les joueurs incarnent des résistants américains qui luttent encore et toujours face à l’occupant.

pof

Descendu en flammes sur quatre pages par un critique bien pensant (Pierre Rosenthal, pour ne pas le nommer) dans Casus Belli n° 37, ce jeu se retrouva irrémédiablement plombé dans nos contrées (encore une preuve qu’à l’époque, Casus Belli faisait (en grande partie) la pluie et le beau temps sur le marché du JdR en France, et peut-être également chez nos voisins francophones).

Sans jamais l’avoir lu, ni même feuilleté, beaucoup de joueurs admirent comme parole d’Évangile la prose de Rosenthal, et vouèrent le jeu aux gémonies.

Près de vingt ans plus tard, je découvris qu’il existait un autre courant d’opinion à son sujet : des gens qui l’avaient lu affirmaient qu’il s’agissait de second degré ; ce qui était fort plausible, s’agissant d’un jeu écrit par l’auteur de Toon et Paranoia.

N’ayant jamais lu Price of Freedom, je ne prendrai pas parti dans le débat. Mais hier soir, je suis allé faire un gueuleton avec un pote qui m’a raconté avoir parcouru la bête chez un de ses amis, et considère que la brève description du contexte (le jeu étant principalement constitué du système de règles et du catalogue de matos) est effectivement un très bel exemple d’humour.

Venant d’une personne que je connais et que je considère comme peu susceptible de sympathie pour les idées réactionnaires qui seraient selon Rosenthal celles véhiculées par l’ouvrage, j’aurais tendance à croire que c’est là la bonne interprétation du jeu, et qu’il a été bien malgré lui victime de son humour un peu trop fin.

Faut il rappeler au passage que Rosenthal s’illustra également en enfonçant subtilement Trauma dans les colonnes de Casus, tout en ne tarissant pas d’éloges à son sujet dans les pages de Chroniques d’Outre Monde, d’où était issu ce jeu ?

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Somewhere over the rainbow

Comme ça faisait longtemps que je ne vous avais plus mis de vidéos musicales, et comme ce soir je suis larvesque, lessivé par une semaine épuisante au boulot, en train de me vider la tête à grands coups de Rainbow (dont je me suis réécouté tous les albums ces jours), voici deux de leurs meilleurs morceaux selon moi :

D’abord, une chanson de la première période du groupe, du temps où c’était Ronnie James Dio qui hurlait dans le micro : Gates of Babylon. Tout simplement grandiose.

Ensuite, le vidéoclip d’un morceau plus récent puisqu’il est tiré de leur avant-dernier album : Street of Dreams. Il prend moins aux tripes, mais j’aime beaucoup. Et le clip, bien qu’un peu verbeux (il faut plus d’une minute et demie avant que la musique ne commence), est original.

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La guerre totale des étoiles

Comme d’habitude, le nouvel épisode de Grease Monkey a été mis en ligne plus tôt que la date initialement annoncée…

Finis les épisodes amusants sur la vie à bord du Fist of Earth, c’est la guerre, et elle n’a rien d’amusant. Surtout quand elle est vue du côté des (pour l’instant) perdants…

Le prochain épisode est annoncé pour le premier avril.

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L’être de motivation

Ça fait bien trois heures que j’ai commencé à rédiger ma lettre de motivation.

Le problème… c’est justement la motivation.

Car j’ai toutes les peines du monde à me plonger dans cet exercice que je n’ai plus pratiqué depuis deees années.

Alors je bulle devant l’ordi, j’écoute de la bonne musique, je me vide la tête en ne pensant à rien, je me dis que je suis fatigué et que je devrais me coucher un peu moins tard cette nuit qu’à l’accoutumée…

Et pendant ce temps, ma lettre, que je dois impérativement envoyer demain matin, n’avance pas.

Postuler pour un boulot tout en occupant déjà un poste stable et plutôt intéressant, surtout quand on sait qu’on correspond presque idéalement au profil recherché et qu’on est probablement à ce jour le seul candidat, ça incite moins à se décarcasser que quand on est en pleine galère…
Une situation que je n’ai cependant aucunement envie de vivre à nouveau.

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