Dopage de l’audience

Ce matin sur France Info, des journalistes, discutant d’une nouvelle combinaison italienne pour nageurs ayant apparemment contribué à l’amélioration de plusieurs records aux championnats de France, parlaient à son sujet de dopage.

Faudrait ptêt pas non plus raconter n’importe quoi.

Que cette combinaison, par ses propriétés, accorde au nageur qui l’endosse un avantage sur celui qui n’en est pas pourvu, soit, c’est fort possible.

Mais ce n’est pas du dopage, qui est, il faut apparemment le rappeler pour les journalistes qui ont quelques difficultés avec la langue française, la prise de substances interdites pour améliorer les performances sportives.
Jusqu’à preuve du contraire, aucun de ces nageurs n’a mangé, fumé, sniffé, pris en suppositoire, ou ne s’est injecté sa combinaison…

Par ailleurs, on pourrait initialement penser que les journalistes en question ont confondu dopage et tricherie.
Mais il ne s’agit pas plus d’une tricherie, car le port d’une telle combinaison n’est pas interdit par les actuels règlements de la FINA (Fédération Internationale de Natation).

Bref, il y a des journalistes qui feraient bien d’accorder un peu plus d’attention et de conscience à la façon dont ils exercent leur métier.

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Chevalier démonté…

Comme tous les soirs, je fais un petit tour sur DriveThruRPG pour voir les nouveautés disponibles.

Rien ne m’intéresse, mais mon œil est attiré par la gueule du produit Bikers, une bête planche de « figurines » imprimées, censées représenter des bikers : des membres d’un gang de motards, quoi.

Or que voit-on sur l’image ? Un piéton armé d’un flingue.

Intrigué, je vais voir de plus près la gueule du produit, et je constate que les huit bonshommes dessinés sur la planche, pour autant que je puisse en juger sur l’aperçu à échelle réduite, sont tous piétons et qu’aucun d’entre eux ne porte le moindre casque de moto. Et il n’y a même pas une moto à imprimer, ne serait-ce que pour le décor…

Bref, rien ne distingue ces prétendus bikers de simples membres d’une bande.

En d’autres mots, le titre est trompeur, voire mensonger.

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Habillage minimaliste

Je viens de m’écouter Don’t Hate Me, le nouvel album de Maxine (Petrucci), la guitariste du défunt groupe Madam X.

maxine2

Il est fort correct. Mais pour ce qui est de la jaquette, on peut difficilement faire moins : ce n’est pas un livret, ce n’est même pas une feuille pliée, c’est simplement une feuille recto-verso…

Alors certes, la jaquette n’est pour moi qu’un élément secondaire ; l’important, dans un disque, c’est sa musique. Mais j’ai quand même trouvé que c’était bien léger…

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La casse se paie

Des manifestants ont saccagé hier les bureaux d’une sous-préfecture. Un comportement lamentable et inexcusable. Le « désespoir » n’explique pas tout, et n’autorise pas toutes les dérives.

Le premier sinistre a condamné cet acte et déclaré que ses auteurs seraient traduits en justice.
Je trouve que c’est parfaitement normal, et j’espère que les coupables seront sanctionnés. Je ne paie pas des impôts pour qu’ils servent à réparer les conneries volontaires des autres.

Là où je tique, par contre, c’est qu’il y a quand même deux poids deux mesures devant ce genre d’actes inadmissibles : lorsque les dégradations sont commises par des manifestants adhérant à la FNSEA, il n’y a jamais la moindre poursuite.
Et ça, c’est pas normal.

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O tempora, o mores !

Quand on parle de jeux de rôle, les jeunes générations ont de plus en plus tendance à considérer qu’il s’agit de jeux sur ordinateur (en anglais : CRPG, pour Computer RolePlaying Games).

Ce qui nous vaut ce commentaire de lecteur sur un récent article de Grognardia (consacré entre autres à l’écrivain Clark Ashton Smith et aux interactions entre les fans de SF et les amateurs de JdR) :

Mark Nelson said the following about Ken Rolston this year at GDC: « You know Ken’s old because he still calls them CRPGs. »

Moi aussi, je me sens vieux : peut-être encore plus que Ken Rolston, puisque je dénie à ces jeux sur ordinateur l’appellation « jeu de rôle ».

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Crash !

James G. Ballard, écrivain britannique de SF qui refusait qu’on le restreigne à cette seule étiquette, est mort hier.
Il aurait eu 79 ans cette année.

Le soir je m’assieds avec Beatrice au milieu des sculptures soniques et nous les écoutons chanter tandis que les nuages du beau temps s’élèvent au-dessus de Corail D, et nous attendons que revienne, poussé par le vent dans son planeur aux ailes noires (mais elles sont peut-être maintenant rose bonbon) celui qui façonnera pour nous des hippocampes et des licornes, des nains, des bijoux et des visages d’enfant.

J. G. Ballard, Les sculpteurs de nuages de Corail D (1967).

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Carence en iode

Où est le bonheur ? Dans l’accord avec son milieu. Si nous vivons parmi les Crétins, soyons crétins.

Régis Messac

Je ne suis pas complètement d’accord avec lui. Jouer les crétins pour s’abaisser au niveau d’un entourage de crétins, ça évite assurément certains ennuis, mais ça ne procure pas pour autant le bonheur.

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Insuffisamment secoués

J’ai enfin pu écouter le nouvel album de Shakin’ Street, 21st Century Love Channel, sorti au début de l’année.

21stcenturylovechannel

Eh bien, franchement, il n’est vraiment pas terrible. Tendance mauvais dans l’ensemble ; même si une ou deux chansons arrivent à surnager. Avec certains morceaux qui sont carrément plus de la soupe qu’autre chose.

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Brame, apôtre !

Je ne connais absolument pas le (défunt) groupe Final Axe, mais j’ai beaucoup apprécié le titre de leur second album : The Axe of the Apostles.

finalaxe

Il fallait oser…

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Les lamentations enflammées de la princesse

Je viens de lire un numéro intéressant de Lamentations of the Flame Princess, un zine consacré au heavy metal, paru en juillet 2005.

Il m’a fallu fournir un certain effort, car je n’aime pas lire à l’écran et la bête, dans sa version *.pdf, mesure presque trente pages écrites petit sur deux colonnes sans la moindre illustration, mais ça en valait la peine…

Dans ces presque trente pages, l’auteur tente de définir ce qu’est pour lui le metal, et en particulier, ce qu’est l’esprit metal. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il écrit, loin de là même, mais son argumentation est intéressante, et certains passages méritaient d’être relevés.

Voici tout d’abord sa définition du genre :

Heavy metal is a declaration of individuality in the face of dominant conformity. It is not (necessarily) a statement of rebellion, not even a state of rebellion. It is simply an expression of being something else. It is a desire to rise above and be separate from the world according to that otherness. It is harsh authenticity in an environment of watered down presentation. Heavy metal is nihilistic in that the fight is more important, and nobler, than the victory.

Un commentaire sur le recours à des thèmes en rapport avec le JdR :

There is always lots of talk about Dungeons and Dragons and role-playing games in the context of heavy metal fantasy lyrics. Perhaps some of the people writing this crap had a casual encounter with it, but it’s safe to say there are very few fantasy lyric writing heavy metal musicians who have a functional understanding of how role-playing games actually work. They’ve probably just played some computer and video game RPGs and think that is all that RPGs are. Believe me, if they had a real clue, the state of heavy metal fantasy lyric writing would not be as vacuous as it is.

Une réflexion très bien sentie sur les pistes bonus qu’on colle souvent sur les rééditions d’albums ou les éditions spéciales, et qui vaut pour toute la musique, et pas seulement le metal (c’est moi qui souligne, le texte ne comportait pas de gras) :

Bonus tracks are a pure marketing ploy with absolutely no positive aspects at all. The Japanese record company wants a bonus track because they can’t figure out a way to make it less expensive to sell a Japanese album in Japan than it is to sell an American album in Japan. The US record company wants a bonus track because the album was released there eight months after it was released everywhere else and they want the fans to either wait for that domestic release or buy it again because it has an extra song. The record company wants a bonus track because they’re re-releasing a twenty year old classic album again and they think nobody will buy this classic album yet again if all they’re selling is this classic album. Or, my favorite, the record company wants a bonus track to stick in the Deluxe Limited Edition which is packaged in a more expensive configuration of plastic and cardboard.

Vous vous êtes toujours demandé quelle était la définition du punk ? Moi aussi. Mais c’est pourtant simple :

Punk rock and hardcore are nothing more than marketing labels and do not exist as distinct musical genres for this same reason. Punk rock is merely a subset of rock. Hardcore is supposedly a meeting of punk rock and heavy metal, but it has no unique characteristics of its own. Anything labeled « hardcore » is either punk rock, and therefore rock and roll, or it is heavy metal.

Enfin, un commentaire sur la critique (qui vaut là encore, non seulement pour le metal, mais pour toute la musique, pour les livres, JdR, films, séries télé, etc…) :

The decision to review an album should be made carefully. Editors the world over will have a heart attack about this, and website owners will have a quaking bowel movement worrying about keeping their hits consistent without daily content. The truth is a reviewer shouldn’t feel his job is to write about however many albums are piled up next to the stereo. That leads to shoddy writing and heavy metal fatigue. Not every album should be written about. An album that does not stand up to the kind of scrutiny a proper review requires does not deserve the wasted space of a dismissive review. It deserves to be ignored. Chances are five hundred other writers got the same album in their mailbox, so let the burden of writing about it fall upon someone who cares.

Sur ce dernier point, je reconnais avoir de moins en moins tendance à appliquer ce principe dans mes kros, à part peut-être en musique pour les parutions plus vraiment très récentes…

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