Phersu s’est lancé dans un calendrier de l’Avent rôludique, dans lequel il évoque plus ou moins brièvement chaque jour un détail d’un JdR. Dimanche (mais ça n’est apparu en ligne qu’aujourd’hui lundi), il nous parle d’un élément de MEGA (première édition) qui lui a manifestement beaucoup plu, alors que pour ma part je l’ai toujours trouvé plutôt incongru (et pas spécialement bien intégré au reste du jeu). Faudrait ptêt que j’y rejette un œil…
Carte en couleurs (45,6 × 30,5 cm environ) du nord de Nordlond, pas très jolie et plutôt dépouillée, à l’échelle 10 miles pour 1,6 cm environ. On y voit les bleds de plus de 1500 habitants et diverses ruines.
Scénario destiné à 4 à 6 persos de 125 points (donc nettement moins balèzes que les persos Dungeon Fantasy habituels). On commence comme d’hab’ par décrire le village près duquel se déroule l’action, fondé par un certain Krysuvik, mort depuis longtemps. Il est attendu que les persos se mettent en quête du tombeau dudit Krysuvik, censé renfermer un formidable trésor… C’est simplement un petit dungeon. À réserver aux passionnés du pillage de tombes.
L’ouvrage commence par la description d’une ville située au sud de Nordvörn, sur le Mur. De là, les PJ sont censés partir à l’aventure à travers 160 km de contrées sauvages, et finir par affronter (par la force ou par la ruse) une armée qui se prépare à déferler sur le mur (et sur les régions qu’il protège). Et comme le titre l’indique, il y a des dragons (entre autres), dont un que les PJ devraient finir par affronter (s’ils parviennent jusque là). C’est plutôt pas mal fait, et c’est costaud (c’est prévu pour 4 à 6 persos de 300 points, alors que les persos « normaux » à Dungeon Fantasy (qui sont déjà pas mal balèzes) sont construits sur 250 points). Ce qui me chagrine est l’implication des PJ. On nous propose plein d’idées de pistes pour les envoyer là-bas, mais aucune ne m’a paru vraiment satisfaisante, ou développée de façon satisfaisante. En gros, il vaut mieux compter sur l’envie des joueurs d’envoyer leurs persos errer à l’aventure dans des contrées sauvages peuplées de monstres dangereux, en quête de richesses ; et espérer que, tombant sur une armée de monstres, ils feront autre chose que prendre bien sagement leurs jambes à leur cou.
Scénario pour 4 à 6 personnages expérimentés, qui se déroule au-delà du Mur d’Audreyn, dans un village qui est une tentative d’implantation d’une colonie de Nordlond dans ces contrées sauvages. Ça commence par une grande fête, et après quelques péripéties, ça finit par un dungeon. Notez qu’il peut se passer encore plein de choses une fois que les persos seront ressortis du dungeon, mais elles sont simplement esquissées en un peu plus de deux pages. Là encore, tout n’est pas toujours à mon goût mais c’est plutôt bien foutu.
Il décrit un château-fort sur la frontière de la civilisation (il fait partie d’une ligne de fortifications le long d’un mur (le Mur d’Audreyn), dont il est l’élément le plus au nord), et la petite ville à côté. Outre une description physique des lieux (du bâti, mais aussi de l’environnement, avec le climat, ce genre de choses), on a les us et coutumes, les PNJ, etc… Les quelques (rares) petites villes proches sont elles aussi décrites. Et on a aussi (entre autres) un long topo sur les relations entre les PNJ importants du contexte (avec les possibilités d’aventures que ça offre). Tout n’est pas toujours à mon goût, mais c’est plutôt bien foutu. Si ce genre de trucs vous plait, c’est un investissement intéressant.
C’est un recueil d’animaux, de monstres et de PNJ humains typiques, pour le contexte de Nordlond (mais facilement exploitable dans d’autres cadres med-fan’). En l’absence de véritable bestiaire dans la gamme, ce supplément intéressera tout MJ faisant jouer du med-fan’ avec les règles de GURPS 4. Mais comme les créatures fantastiques portent des noms « nordiques », c’est pas toujours facile de retrouver aisément ce qu’on cherche.
C’est une compilation des quatresupplémentsde lasérieDelvers to Grow. Inutile d’investir dans cet ouvrage si vous avez déjà les quatre précédents (et inversement), sauf si comme moi vous êtes collectionneurs.