Le jeu n’a pas de contexte défini, mais trois postulats de base qui permettent à chaque MJ de définir le sien : c’est de la SF interstellaire dans laquelle on voyage d’un système stellaire à l’autre via des portails de fabrication extraterrestre ; des ET existent mais les humains n’en ont encore jamais rencontré ; et il est possible de « sauvegarder » la conscience d’un individu pour la placer dans un nouveau corps (donc, sous réserve d’avoir les moyens financiers, on peut être en quelque sorte virtuellement immortel). Les inspis mentionnées en ouverture du bouquin sont hard science, ou du moins SF tendance cohérente. Il y a d’autres présupposés qui découlent par exemple de la technologie proposée (ainsi, les vaisseaux spatiaux sont pilotés par des IA, sans intervention humaine), ou d’autres infos apparaissant dans les sections destinées au MJ. Sur la base de tous ces éléments, y a moyen pour chaque MJ de développer son propre contexte et ça peut donner des trucs relativement sympas. Les règles n’utilisent que des D6. Seuls les joueurs lancent les dés. On lance 2D6, on ajoute le score dans la carac adéquate (y a cinq caracs, leurs scores vont de 0 à +3, et à la création on a 5 points à y répartir), et il faut faire au moins 7 pour réussir l’action, sinon the GM can make the character’s life more complicated (ce n’est donc pas forcément un échec…). Les règles proprement dites tiennent en quatre pages (non compris la création de persos, le matos, et l’expérience ; ni les règles sur les véhicules, ou sur les pouvoirs psioniques (optionnels), qui sont reléguées en annexes). Donc, si on se résume, un contexte défini dans ses grandes lignes mais pas détaillé (on n’a ni cartes, ni historique, ni PNJ majeurs, ce genre de choses), des règles si courtes qu’elles sont faciles à virer pour les remplacer par un système de jeu plus au goût de l’utilisateur : on a en gros ici un sourcebook pour créer son propre contexte de SF interstellaire cohérente tendance hard science avec voyage par portails (ou trous de ver, ça ne changera rien sur le principe mais moi je préfère, comme ça en plus je peux virer la référence à des ET surpuissants qui les ont créés mais restent introuvables). C’est grosso modo l’équivalent d’une variante « orientée » du bon vieux GURPS Space. Ceux qui aiment développer eux-mêmes leurs contextes de jeu et veulent faire de la SF interstellaire cohérente tendance hard science avec voyage par portails ou trous de ver peuvent se pencher dessus en toute confiance.
Once More Unto the Stars Lara Paige Turner Glaive Guisarme Games This work by Lara Paige Turner is licensed under the Creative Comrades License Agrement 1.0 20 pages Ça date de 2023
Petit JdR fortement inspiré par Star Trek
Mon exemplaire est sur papier bleu, et non blanc
Les personnages, idéalistes, explorent la galaxie à bord de leur vaisseau spatial (comme dans TNG). Les règles sont simples et pas simulationnistes, on nous dit que c’est fait pour jouer dans des univers genre Star Trek, et pour le reste, démerdez vous. Y a quasiment rien dans ce livret, et en particulier, ni idées de contexte, ni idées de scénarios.
Albedo A Roleplaying Game Of Violence On The High Frontier Sam Barrett Exalted Funeral ISBN 978-1-951419-62-2 24 pages ça date je pense de 2022
Petit JdR SF de mercenariat lunaire
Ça se passe sur la Lune en 2000, dans une réalité alternative où la Guerre Froide n’a pas cessé et s’est même carrément exportée en orbite. On y incarne des mercenaires (qui peuvent être au service de l’OTAN, du Pacte de Varsovie, de la Chine, voire d’un État non aligné ou d’une entreprise privée). Le jeu utilise le système Violence. Les règles sont simples et très courtes. Il y a un scénario de quatre pages. Y a pas grand-chose dans ce livret, qu’un peu d’imagination remplacera aisément.
JdR de space opera antifachiste inspiré par la guerre des zétoiles
Le jeu annonce clairement la couleur, non seulement sur sa couv’, mais aussi dès l’intro : il est fait pour éclater la gueule des fachos, des connards antivax (il date des grandes années de la pandémie de Covid) et autres (Donald Drumpf n’est pas évoqué, mais c’est sans doute pasque le jeu est sorti pendant l’interlude Joe Biden). Et c’est ce que les gens qui emploient ce genre de termes qui ne veut pourtant pas dire grand-chose qualifieraient de JdR woke. Pour le reste, y a des règles (qui ne sont pas simulationnistes pour deux sous, et que je n’ai trouvées très compréhensibles), des persos prétirés, et un contexte ébauché en 7 pages (dont deux pour la carte) qui reprend les poncifs de la guerre des zétoiles mais à l’échelle d’un seul système stellaire (double, ce qui m’a fugitivement évoqué le système quadruple de Firefly). On joue des rebelles dans une république bien totalitaire. C’est vite lu (sans doute un peu moins si vous voulez comprendre les règles) et ça va vite retourner sur son étagère.
… ce qui, par les températures qu’il fait actuellement, n’est pas une bonne idée. Tout ça pour vous dire que j’ai récemment écouté Escape From Shadows, le nouvel album de Patrick Rondat :
Et ne vous laissez pas induire en erreur par l’entrée du présent billet : il est bon ! Y a même un morceau non instrumental dessus, ce qui, sauf erreur de ma part, est une première sur ses albums studio. Extraits :
– le recueil de monstres africains pour « D&D5 » est disponible pour les non-souscripteurs ;
– FaenyX nous apprend que Mercenaires va être réédité prochainement (mais comme c’est par l’éditeur qui a récemment traduit des vieux JdR de chez FGU, je suppose que ça sera une réédition à l’identique, et pas une nouvelle édition ; notez quand même que selon le lien facebook qu’il fournit si bizarrement dans son billet, la couverture au moins devrait être refaite, et s’ils refont aussi les illustrations intérieures, ça ne sera pas du luxe).
Et je vous aurais bien touché quelques mots du direct « réécriture de Tigres Volants » de ce soir sur Twitch, mais j’ai zappé l’heure de début et en ai raté à peu près la moitié. Je suis en train de le télécharger mais y en a pour un moment, je vais encore me coucher tard ce soir…
Le JdR Rebel Scum n’est toujours pas réapparu au catalogue de DrivethruRPG, mais je viens de découvrir qu’une deuxième édition était disponible sur le site de l’éditeur. Je vais pour ma part en rester à la première, à moins que sa lecture, que j’ai commencée, ne s’avère vraiment enthousiasmante.