Des noms qui ne veulent plus rien dire

Alors comme ça, la fille du borgne veut changer le nom du parti familial pour en faire un rassemblement national ?
Moi, je pense que, front ou rassemblement, il serait plus honnête de lui adjoindre le qualificatif socialiste (accolé à national, bien entendu) : on saurait ainsi clairement à quoi s’attendre.
Et comme quant à lui l’actuel parti socialiste n’a plus de socialiste que le nom, je ne vois pas où serait le problème, ni ce qui la retenait de s’emparer du terme.
Le seul intérêt de ce changement de nom, c’est qu’on arrêtera enfin de risquer de confondre un parti facho avec un mouvement de Résistance communiste, une usurpation de nom qui m’a toujours choqué.

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Rallumons la musique

Ça fait un bout de temps que je ne vous ai plus parlé de musique ici : il est grand temps de commencer à rattraper mon retard.
J’ai donc écouté récemment les nouveautés suivantes :

The Deep and the Dark, le nouveau Visions of Atlantis, leur premier album avec Clémentine Delauney au crachoir côté féminin (et à l’écriture, aussi).Il est bon : je ne sais pas si c’est grâce à elle, mais ils ont nettement élevé leur niveau.
Extraits :

All Nerve, le nouvel album des Breeders.Là, j’ai nettement moins apprécié. Je l’ai trouvé moyen, mais il est possible que ça vienne en bonne partie du fait que je n’accroche plus vraiment à ce genre de musique.
Extraits :

Resurrection, de Michael Schenker Fest.Franchement bon.
Extraits :

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L’espace n’est plus la frontière de l’infini

C’est désormais officiel : à cause de WotC, le Frontier Explorer s’arrête.
Je ne vois vraiment pas ce que WotC a à gagner à faire fermer le zine qui était la locomotive du fandom de Star Frontiers et apportait un peu de sang neuf à un jeu qui, il faut bien le reconnaître, était quasiment tombé dans l’oubli malgré sa récente apparition au catalogue de DrivethruRPG.
On se croirait revenus plus de quarante ans en arrière, quand TSR cherchait à empêcher les publications amateures consacrées à D&D…

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Les cochons dans l’espââââce….

En plus de me dire que l’être humain ne manquait pas d’imagination pour ce qui était d’aller saloper l’espace, je m’étais justement fait la même réflexion.

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Kro en résumé : L’anniversaire du monde

L’anniversaire du monde
Ursula Le Guin
Le livre de poche science-fiction
ISBN : 978-2-253-02348-7
© Éditions Robert Laffont, S.A., 2006
V.O. : The Birthday of the World, © Ursula K. Le Guin, 2002
567 pages

Recueil de huit nouvelles d’Ursula Le Guin, appartenant presque toutes au cycle de La ligue de tous les mondesPuberté en Karhaïde reprend la planète Géthen, de La main gauche de la nuit, dont les habitants sont hermaphrodites et expriment l’un ou l’autre sexe lorsqu’ils sont en période de chaleurs. La nouvelle s’intéresse justement à leur sexualité. C’est principalement un complément intéressant à La main gauche de la nuit, permettant de mieux comprendre la société géthénienne.

La question de Seggri est un ensemble de textes écrits ou rassemblés par des explorateurs de l’Ekumen à propos d’une planète sur laquelle les humains des deux sexes vivent séparément. Là aussi, la sexualité occupe une place importante dans le récit. J’ai bien aimé.

Un amour qu’on n’a pas choisi se passe sur une planète (apparue dans le recueil Pêcheur de la mer intérieure) où les mariages se font à quatre (deux hommes et deux femmes). Passé l’intérêt ethnographique, c’est moyen (sans doute le moins bon des textes du recueil).

Coutumes montagnardes se passe sur la même planète et met en scène deux femmes qui s’aiment mais ne peuvent pas se marier ensemble. Les coutumes montagnardes proprement dites m’ont plus intéressé que leur histoire d’amour.

Solitude a pour personnage principale la fille d’une exploratrice de l’Ekumen. Cette dernière s’est rendue sur une planète avec ses deux jeunes enfants pour en étudier la société, et c’est grâce à ses enfants qu’elle va arriver à obtenir les informations qu’on lui refuse à elle. J’ai bien aimé aussi.

Musique Ancienne et les femmes esclaves est un récit dans lequel un diplomate de l’Ekumen se trouve prisonnier d’une des factions d’une révolution sur une planète où l’esclavage existe (et qui servait de cadre aux nouvelles du recueil Quatre chemins de pardon).

L’anniversaire du monde a pour cadre une société qui, alors qu’elle est plongée dans une guerre de succession, rencontre des voyageurs venus d’outre-espace. C’est intéressant, mais rien ne rattache à proprement parler cette nouvelle à l’Ekumen (la préface de l’auteure indique d’ailleurs qu’elle peut ou non en faire partie).

Paradis perdus, qui n’appartient pas au cycle, est la plus longue et la plus intéressante des huit. Elle se déroule à bord d’un vaisseau à générations, parti de la Terre vers une planète extra-solaire qu’on suppose habitable, et montre comment des gens qui n’ont jamais connu que l’intérieur d’un vaisseau spatial, mais qui ne savent de la Terre que ce que leur ont transmis leurs ancêtres et ce qu’en dit leur médiathèque, et qui par ailleurs ne verront jamais la fin du voyage, peuvent en arriver à « pervertir » l’objectif de leur mission. L’idée est plutôt originale, même si la fin est un peu classique.

Ces textes sont de la SF « ethnographique » à la Ursula Le Guin, et peuvent probablement constituer une approche intéressante pour quelqu’un qui voudrait découvrir l’auteure sans se lancer dans des récits plus longs.
Bref, un excellent recueil que je ne peux que vous recommander.

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Mort d’un encyclopédiste

Peter Nicholls, le coauteur avec John Clute de la monstrueuse Encyclopedia of Science Fiction, vient de mourir. Il allait avoir 79 ans après-demain.

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Des vaguelettes dans l’intercontinuum

Les choses pourraient bien se préciser sous peu quant à la future nouvelle édition de MEGA…
Vous en saurez probablement plus d’ici quelques jours.

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Dernière tranche du gâteau d’anniversaire

Dernier billet sur L’anniversaire du monde chez Tororo (mais a priori, pas son dernier billet sur Ursula Le Guin).
Je vais être obligé de prendre le relais pour vous toucher quelques mots dudit recueil, alors…

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Mémoire oculaire

Rendez-vous chez le spécialiste cet aprème (ça ne va pas mieux, et j’ai bien l’impression qu’il me prépare psychologiquement à accepter le recours à la chirurgie).
Accueilli par l’assistante aux super beaux yeux, à qui je n’avais hélas plus eu affaire depuis deux ans. Elle me dit, au moment de sortir mon dossier :

« Votre prénom c’est Imaginos, mais je ne me souviens plus de votre nom. »

Déjà, sa mémoire m’épatait, vu le nombre de patients qu’elle doit voir défiler (c’était d’ailleurs bien rempli et j’avais dû aller me garer sur le terrain vague un peu plus loin, le parking étant plus que plein). Mais elle a ajouté ensuite mon métier, une info que je ne lui avais donnée qu’une seule fois, lors de ma toute première visite, il y a huit ans. Et là, ça m’a carrément scié.
J’aurais pu lui rétorquer quelque chose du genre « Votre prénom c’est [censuré pour raisons de confidentialité, on n’est jamais trop prudent sur internet], mais je ne connais toujours pas votre nom », mais je me suis abstenu, craignant de passer pour un gros lourd, et je me suis contenté de la féliciter sur sa mémoire.

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Kro en résumé : Star Trek Discovery

Star Trek
Discovery
(2017)

Énième série télé Star Trek (une saison de 15 épisodes)L’héroïne de la série, Michael Burnham, est une humaine qui a été élevée parmi les Vulcains (par Sarek, le père de Spock) et est devenue une brillante officier dans Starfleet. Dans les deux premiers épisodes, elle est commandant en second d’un vaisseau qui se retrouve au cœur de l’évènement déclencheur de la guerre entre la Fédération et les Klingons. Condamnée pour mutinerie à la prison à vie, elle se retrouve par un concours de circonstances qui n’en était pas un affectée sans grade à bord de l’USS Discovery, un flambant neuf vaisseau scientifique de Starfleet qui mène des recherches ultra-secrètes devant contribuer à la victoire sur les Klingons.
Je ne trouve pas que Burnham soit le personnage le plus intéressant de la série. J’ai même eu du mal à m’intéresser à elle au-delà des premiers épisodes. Il y a des gens sur le Discovery qui sont nettement plus intéressants et qui ont nettement plus de profondeur. C’est franchement dommage.

Le premier épisode a failli être fatal, tant j’ai trouvé le comportement des officiers de Starfleet incohérent (avec à la fin les deux principaux officiers du bord qui se font téléporter toutes seules à bord du vaisseau klingon pour y capturer le grand méchant, au lieu de rester à leur bord pour diriger les opérations et la marche de leur propre vaisseau, et d’envoyer un corps expéditionnaire mieux armé et plus rompu à ce genre de pratiques ; vous me direz, c’est dans la grande tradition startrekkienne qui veut que le capitaine Kirk ou ses imitateurs fassent tout eux-mêmes et prennent tous les risques, mais ça n’en reste pas moins profondément ridicule et incohérent quand on a sous son autorité des tas de gugusses et sous sa responsabilité un vaisseau et son équipage pléthorique) (et notez que ça n’arrive pas QUE dans le premier épisode).

On retrouve aussi ici une constante de Star Trek : le pipeau scientifique complet. Ça commence dès avant l’apparition du Discovery, et ça s’aggrave bien entendu très sérieusement ensuite, avec le postulat sur lequel s’appuie la propulsion dudit vaisseau, qui est profondément débile. Et ça m’a plombé toute la série.

Les longs passages avec dialogues en klingon sous-titré sont particulièrement pénibles.

Au registre des bons points, il y a des vrais pyjamas qui ressemblent aux uniformes de la série originelle, un clin d’œil que j’ai trouvé amusant.

À part si vous êtes trekkies, donc rompus au n’importe quoi scientifique de Star Trek, vous pouvez faire l’impasse. C’est sympa, mais sans plus ; et les scénaristes ont donc vraiment trop forcé sur les champignons.
Et si on parvient à occulter la profonde débilité de cette explication pipeau du voyage par moteur sporique et réseau mycélien, qu’est ce que ça vaut ? Je suis sans doute assez mal placé pour en juger, puisque justement, je n’y suis pas parvenu. Mais disons qu’en dehors de ça, et des faiblesses startrekkiennes classiques comme le n’importe quoi scientifique (qui ne touche pas que cet aspect précis) ou le comportement aberrant des officiers de Starfleet, ça doit être correct. Mais vraiment, sans rien d’exceptionnel. Et là, je pense que ça vient en bonne partie du fait qu’ils se sont sans doute trompés de personnage principale, ou qu’ils ne l’ont pas exploitée au mieux.

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