Jouons à D&D

Dungeons & Dragons rejoint le Toy Hall of Fame… Jack Chick doit s’en retourner dans sa tombe !

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

Il sera une fois… l’espace

Une bande-annonce pour l’adaptation cinématographique de Valérian par Luc Besson a été rendue publique.

Y a vraiment pas à dire : les acteurs qui incarnent les deux personnages principaux n’ont pas exactement la tête de l’emploi.
Ils auraient pu au moins choisir un adulte pour jouer Valérian…

Publié dans J'ai pas la télé, SF | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Et pour quelques vidéoclips de plus

Comme je l’évoquais il y a peu, j’ai fait récemment un petit tour des clips mis en ligne ces derniers mois par les groupes que je suis, et en voici une petite sélection (qu’à vrai dire je n’ai pas forcément regardés attentivement : comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer à plusieurs reprises, la musique pour moi ça s’écoute, ça ne se regarde pas) :

Publié dans Zique | Marqué avec , , , , , , | Laisser un commentaire

Visitez Laelith, la cité sainte, merveille du monde croyant

C’est parti !
et c’est déjà financé, en moins de deux heures…

Publié dans JdR | Marqué avec | 2 commentaires

Trente ans d’urbanisme med-fan’

Dans moins de dix-neuf heures, ce sera l’ouverture du financement participatif pour la nouvelle version de Laelith…
En attendant, on en sait désormais un peu plus sur cette nouvelle version, grâce à l’interview du chef de projet dans le dernier numéro de « Casus Belli » : en particulier (et c’est une TRÈS bonne chose à mes yeux), le hors-série de la deuxième mouture de « Casus Belli » est considéré comme n’ayant jamais existé. Pour l’instant, tout ça semble plutôt s’orienter dans une direction qui me plait.
Reste à espérer que l’éditeur, coutumier des retards conséquents, n’en aura pas cette fois ci…
En tous cas, me replonger dans Laelith m’a permis de me rendre compte d’une vérité que j’ai trouvée un peu bizarre : l’essentiel de mon utilisation de Laelith remonte aux années ’80, et est donc antérieure à la parution du premier hors-série, que j’ai certes lu (et même utilisé, puisqu’il m’est parfois arrivé de faire jouer dans la ville mystique jusqu’à il y a encore quelques années), mais qui m’est finalement assez étranger

Publié dans JdR | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

J’peux pas dormir, j’fais des cauchemars

Non, en fait je viens de me faire une soirée vidéoclips avec les nouveautés sorties ces deux derniers mois. Et c’est comme ça que je suis tombé sur un nouveau clip du prochain album de Nightmare, qui sort le 25 novembre prochain :

Y a pas à dire, la greffe Magali Luyten a magnifiquement réussi. Vivement le 25 !

Publié dans Zique | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les Errances de Rachel, quelques réponses

Mais que sont donc ces fameux missiles ?

Ce sont des missiles zhodanis, des prototypes de l’époque, volés par le Renseignement Stellaire (le service de renseignement de la Stellaire) pendant la Quatrième Guerre Frontalière, maquillés en missiles impériaux pour plus de discrétion, transportés à bord du Deutsche Post qui devait les acheminer vers l’arrière où ils auraient pu être examinés par les spécialistes impériaux en la matière, et dont l’existence (et la localisation) n’a été redécouverte que très récemment par les services de renseignement du duc de Regina.
Ces prototypes de l’époque équipent désormais en série les forces stellaires zhodanies ; et à une époque où les tensions montent sur la frontière directe, mettre la main dessus pourrait donner à l’Imperium un sérieux avantage en cas de conflit armé avec le Consulat.

Pourquoi le service de renseignement ducal n’a t-il pas agi comme convenu pour récupérer les missiles, lorsque les aventuriers sont revenus à Yres ?

Contrairement à ce que son équipage a prétendu, En Forme de Poire n’appartenait pas aux services de renseignement ducaux…

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les errances de Rachel, épisode 7 : Fin de cavale

Compte-rendu d’une partie de Traveller.

Égarés dans les Étendues vargr suite à un incident de saut survenu il y a plusieurs mois, Géraldine Martin, Légé Mc Gregor et Robert Moore, qui circulent à bord d’un vraquier vargr volé, le Graouali, dans la soute duquel ils ont dissimulé leur propre vaisseau, Recherches de Rachel, avec à bord deux mystérieux missiles récupérés pour le compte des services secrets du duc de Regina sur le site de la bataille des deux soleils, viennent de quitter le monde de Fae Kodh (Gvurrdon / Firgr 2536) sur lequel ils s’étaient posés pour procéder à des réparations.

Craignant la présence d’éventuels vaisseaux hostiles dans le système, ils quittent la planète selon une trajectoire volontairement non optimisée. Mais, alors qu’ils s’en éloignent afin de pouvoir sauter en direction de Triade (Gvurrdon / Uthe 2436), où ils espèrent trouver un peu de sécurité du fait de la présence d’une base de la Stellaire (même s’ils hésitent encore sur la conduite précise à tenir une fois là-bas, allant jusqu’à envisager de retourner dans l’Imperium en voyageant à bord d’un vaisseau des Lignes Oberlindes), ils remarquent sur leurs écrans les échos de deux groupes de vaisseaux qui se dirigent dans leur direction : l’un, de quatre vaisseaux, a surgi de derrière l’unique géante gazeuse ; l’autre, de six, était masqué par l’étoile de Fae Kodh. Il devient vite manifeste que les deux groupes se dirigent vers eux, et qu’ils accélèrent plus rapidement que ne peut le faire le Graouali (même si l’un des vaisseaux du second groupe est nettement plus lent que ses compagnons). Les quatre premiers ont coupé leurs transpondeurs, mais ceux des six autres les identifient comme étant le destroyer d’escorte Jararaca, de classe Fer-de-Lance, quatre escorteurs de classe Gazelle (Tanuku, Isard, Impala et Équoïde), tous cinq appartenant à la Stellaire, et le vaisseau cargo Anfauglir. Quant aux autres, au fur et à mesure de leur approche les senseurs du Graouali semblent indiquer qu’il s’agit de deux frégates zhodanies de classe Shivva et de deux vaisseaux d’un type fréquemment employé par les corsaires vargr.
Ne souhaitant pas courir le risque d’un nouvel incident de saut, nos amis décident d’attendre d’avoir atteint la limite critique des cent diamètres pour sauter. Mais le vraquier n’étant capable que d’une accélération de 1,1 g, se traîne littéralement face à ses poursuivants (et surtout face à Jararaca), d’autant que les frégates zhodanies finissent par lancer douze chasseurs, deux fois plus rapides qu’elles.
Impuissants, les aventuriers ne peuvent que suivre sur leurs écrans la progression de leurs poursuivants. À leur grande surprise, quatre chasseurs sont lancés par Anfauglir et se portent vers ceux des Zhodani, engageant le combat avec une partie d’entre-eux ; puis c’est l’escorteur Tanuku qui se détourne pour aller à son tour intercepter les chasseurs zhodanis.
Jararaca lance un appel au vraquier, intimant à son équipage de mettre en panne et de se préparer à être abordé, mais nos amis, s’ils savent qu’ils seront inéluctablement rattrapés par le destroyer, n’ont aucune envie de s’arrêter, car ils craignent que les chasseurs zhodanis n’arrivent les premiers. Robert tente de donner le change en répondant en gvegh, mais les militaires insistent et finissent par tirer deux coups de semonce au laser, un de chaque côté du Graouali, amenant son pilote, sinon à mettre effectivement en panne, du moins à décélérer significativement.
Arrivé près de son objectif, Jararaca lance une vedette vers le vraquier. Robert se rend au sas pour « accueillir » les arrivants, tandis que Légé et Géraldine choisissent de s’installer confortablement dans la cambuse pour s’y préparer un bon repas à base des victuailles que leur ont données les Bzruellokh. La vedette débarque un commando des troupes stellaires, qui s’empare (fermement, mais sans violence ; Robert a même la surprise de se voir donner son ancien grade dans la Stellaire) des trois compagnons sans que ceux-ci n’opposent de résistance. Fouillés et désarmés, ils sont conduits à bord de la vedette, et ramenés à bord de Jararaca où ils sont séparés et mis aux fers.

Pendant plusieurs jours, nos trois amis sont interrogés séparément à bord du destroyer (qui a sauté quelques heures après leur capture). Robert remarque que la nourriture qui leur est servie, pour toute militaire qu’elle soit, est nettement meilleure que ce à quoi il avait lui-même droit lorsqu’il était en service actif.
Les interrogateurs, des officiers de la Stellaire, cherchent à savoir pourquoi ils sont partis dans les Étendues vargr en emportant les deux missiles récupérés à bord de l’épave du Deutsche Post. Légé se mure dans le silence, se contentant de répondre « Voyez ça avec le capitaine », car il craint les conséquences que pourraient avoir des versions différentes de leur histoire. Robert pour sa part dit la vérité, et Géraldine, après avoir tenté un moment de jouer les dures, finit par faire de même.
Pendant que le vaisseau fait escale sur Triade, Robert est libéré de sa cellule et, bien que restant confiné à bord du destroyer et limité dans ses mouvements à bord, bénéficie d’un hébergement un peu moins spartiate. Géraldine a droit au même traitement quelques jours plus tard, mais Légé, qui refuse toujours de répondre aux questions des enquêteurs, reste aux fers pendant le reste du voyage, qui dure encore deux sauts jusqu’à Dentus (Marches Directes / Regina 2201), où Jararaca fait escale à la base du SIEI.

Là, les aventuriers rencontrent (discrètement) le contre-amiral Shirrushi, de la Stellaire, qui leur explique que, la mission qu’ils ont accomplie pour les services de renseignement ducaux étant secrète, leur entrevue n’aura jamais eu lieu. Néanmoins, il leur adresse les chaleureuses félicitations du duc Norris, car la réalité de l’incident de saut ayant été prouvée par l’enquête et leur acharnement à conserver et à ramener vers l’Imperium les deux missiles montrant leur bonne foi, l’opération aura été un succès, en dépit d’un fâcheux contretemps. Ils sont donc tous trois décorés de la croix de la reconnaissance impériale, pour services rendus à l’Imperium et en remerciement de leur dévouement à la cause impériale (les décrets sont signés de la main du duc Norris). La mission ayant été confiée à Ernsteyn Industries Minières, dont nos amis ne sont que salariés, ce n’est pas à eux que le paiement sera remis, mais à titre exceptionnel, il leur est également versé à chacun une récompense de 10.000 Cr. L’amiral Shirrushi leur explique cependant qu’EIM a fait faillite moins de deux mois après leur disparition, et qu’ils n’ont pas encore réussi à retrouver le couple Ernsteyn, qui a quitté Yres (Marches Directes / Regina 1802).
Enfin, l’amiral glisse aux aventuriers que, si eux-mêmes y sont disposés, les services de renseignement ducaux seraient susceptibles de faire à nouveau appel à eux pour certaines missions.

À nouveau libres de leurs mouvements et de retour en territoire impérial, nos amis, à qui les militaires ont rendu leurs effets personnels et laissé le Wobbegong, décident de se rendre à Yres pour tenter de retrouver les Ernsteyn, leur rendre le vaisseau (qui sera certainement saisi par le liquidateur judiciaire, puisqu’il faisait partie des actifs d’EIM). Grâce au réservoir auxiliaire installé dans leur soute, ils font le trajet en deux sauts sans avoir besoin de ravitailler. À Yres, ils apprennent que les Ernsteyn ont divorcé suite à la faillite de leur entreprise, et sont tous les deux partis pour Efate (Marches Directes / Regina 1705). Le liquidateur judiciaire (à qui ils ne dévoilent pas qu’ils détiennent Recherches de Rachel, car celui-ci leur serait aussitôt confisqué) se déclare dans l’incapacité de leur verser les deux mois de salaire dus par leur ancien employeur, les créanciers plus importants ayant absorbé tout ce qui avait pu être tiré de la liquidation.

Les aventuriers partent donc pour Efate, via Menorb (Marches Directes / Regina 1803). Les troubles qui agitent la planète depuis l’abdication du baron Ulfred von Alksburg en faveur de son fils Urnst en 1101 sont de plus en plus importants, et se transforment peu à peu en une véritable guerre civile anti-impériale, mais le spatioport, Franklin, se situe dans une région calme.
Les voyageurs réussissent à retrouver Rachel Ernsteyn (qui a repris son nom de jeune fille, Rachel Reinhardt) et à la rencontrer. Ils lui remettent le Wobbegong, et lui apprennent que les services de renseignement ducaux tiennent à sa disposition et à celle de son ancien mari le paiement convenu (qui devrait lui permettre, si elle le désire, de conserver le vaisseau).
Rachel Reinhardt a complètement tourné la page Ernsteyn. C’est elle qui a gardé leur fils Dalin, qui a désormais quatre ans. Elle ne sait pas ce qu’est devenu Evan, au-delà du fait qu’il s’est engagé dans l’équipage du Reflets d’Ardoise, un Beowulf circulant sur la Route des Marches. Légé est choqué par le fait qu’il se désintéresse complètement de son fils, mais Géraldine, qui est plus proche de Rachel que ses deux camarades, comprend que cette dernière a fait en sorte de soustraire l’enfant à l’influence de son père : il y a visiblement beaucoup de rancœur derrière ce divorce dont nos amis sont indirectement responsables…

Les aventuriers prennent congé et envisagent de se lancer à la recherche de leur ancien patron. Mais ceci sera une autre histoire…

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Les errances de Rachel, épisode 6 : Les garennes de Starship Down (deuxième séance)

Compte-rendu d’une partie de Traveller.

Nous sommes le 120-1106.

Tentant de rejoindre Triade (Gvurrdon / Uthe 2436), et de là, l’Imperium, à travers les Étendues vargr où ils se sont égarés suite à un incident de saut survenu il y a plusieurs mois, Géraldine Martin, Légé Mc Gregor et Robert Moore, qui circulent à bord d’un vraquier vargr volé, le Graouali, dans la soute duquel ils ont dissimulé leur propre vaisseau, Recherches de Rachel, avec à bord deux mystérieux missiles récupérés sur le site de la bataille des deux soleils, se sont posés sur Fae Kodh (Gvurrdon / Firgr 2536) pour y procéder à des réparations de la coque de l’appareil.
Fae Kodh est censée héberger une poignée d’habitants, des employés d’une société privée gérant une installation minière, mais nos amis n’ont pas repéré le spatioport censé se trouver sur place, et les seuls sophes qu’ils ont rencontrés sur place sont une espèce humanoïde autochtone, les Bzruellokh. Ces derniers ont enlevé Légé, mais les aventuriers ont finalement réussi à établir un contact pacifique avec eux, et un marché a été conclu : les autochtones leur indiqueront l’emplacement d’une épave de vaisseau spatial, sur laquelle ils pourront probablement récupérer les pièces dont ils ont besoin, une fois qu’ils seront intervenus en leur faveur dans un différend de voisinage. En effet, il y a bien des Vargr sur la planète, et ceux-ci, qui passent tous les vingt à trente jours en aéromobile dans la vallée de Kaninrello (au bas de laquelle se situe Montagrohm, la capitale troglodytique des Bzruellokh, où se trouvent actuellement les trois voyageurs), y violent un site sacré (celui de la Bataille des Ossements, qui unifia la nation bzruellokh) et, la saison venue, y perturbent la reproduction et la nidification des krallurs, des volatiles migrateurs ressemblant à de grosses chauves-souris très poilues et pourvues d’un bec, qui constituent un gibier prisé et dont c’est l’unique site de reproduction. Les Bzruellokh ne peuvent contacter eux-mêmes les Vargr, car ces derniers les prennent pour des animaux et les considèrent comme du gibier. Mais par l’entremise d’Humains, dont ils se sont bien fait confirmer que les Vargr savent qu’ils sont des sophes, un émissaire de leur roi Rondyaghur pourrait négocier un traité.

Le dernier passage d’une aéromobile vargr par Kaninrello ayant eu lieu il y a seulement une semaine, les aventuriers décident de ne pas attendre le suivant et de tenter de repérer le peuplement vargr en suivant l’itinéraire que leur ont décrit les Bzruellokh : venant de l’intérieur de la chaîne des Struzllivogh, les aéromobiles descendent la vallée vers l’est, puis suivent le fleuve vers le nord en direction de la côte. Emmenant avec eux Kler Lavzayarh, l’émissaire royal (portant pour l’occasion pourpoint de cuir et morion empanaché, et armé d’une rapière et d’un pistolet à rouet) qui est l’un des rares autochtones à parler gvegh couramment, ils suivent ce trajet à bord de leur propre aéromobile, mais arrivent au delta du fleuve sans avoir vu la moindre installation vargr.
Pensant que leur objectif pourrait être en mer, ils poursuivent tout droit en direction de la haute mer, et à une quarantaine de kilomètres du rivage, repèrent effectivement une plate-forme offshore d’une grosse cinquantaine de mètres de diamètre au ras des flots, seulement surmontée d’un petit bâtiment et d’une antenne de télécommunications. Robert, qui pilote, met le cap sur elle, et est hélé en gvegh sur la radio de bord par quelqu’un qui lui demande ce qu’il vient faire ici. Robert répond dans la même langue qu’ils sont l’équipage d’un vaisseau accidenté qui a dû se poser sur Fae Kodh et qu’ils ont besoin d’aide pour les réparations. Son interlocuteur les autorise à se poser sur la plate-forme, mais il précise que c’est à leurs risques et périls, car ils sont presque tous atteints d’une maladie contagieuse.
Le comité d’accueil consiste en un unique Vargr, seulement vêtu d’un large short à fleurs, d’une paire de tongs et de lunettes de soleil, qui les attend un fusil à la main, et leur indique où se poser. Nommé Jasorghuo, il semble ne pas être malade pour l’instant. Le contact est établi par Robert, avec une certaine méfiance de la part de chacun des deux camps, mais sans hostilité. Lorsque Kler Lavzayarh, manifestement guère à l’aise, lui est présenté, Jasorghuo s’esclaffe, persuadé qu’il s’agit d’une plaisanterie et que les aventuriers ont habillé cet « animal ». Lorsque le Bzruellokh prend la parole en gvegh, le Vargr ne cache pas sa stupéfaction, mais il a beau chercher, il ne trouve pas de haut-parleur pouvant expliquer la situation par un tour de passe-passe, et doit donc se rendre à l’évidence : ce qu’il considérait jusqu’à présent pour un savoureux gibier est un sophe (tous ses congénères feront preuve de la même incrédulité initiale).
Tandis que Légé, incapable de suivre la conversation puisqu’il ne comprend pas le gvegh, s’interroge sur la fonction des installations de la plate-forme (qui semblent aspirer quelque chose sous la surface), les trois Humains et leur compagnon sont conduits par Jasorghuo à l’intérieur (submergé) des lieux, auprès de Ranfughzo, le responsable du site. Ils restent sur leurs gardes, craignant de tomber dans une embuscade, car le Vargr garde son arme avec lui ; mais rien de tel ne se produit. Ranfughzo les accueille dans sa cabine, assez vaste et confortable. Il est effectivement malade, et le médecin de la plate-forme, arrivé sur ces entrefaites, explique aux nouveaux venus que l’affection dont ils souffrent presque tous reste mystérieuse ; mais Kler Lavzayarh s’exclame en constatant les symptômes qu’il la connait fort bien : il s’agit d’une maladie infantile bzruellokh commune, l’exanthème du réveil (ainsi nommé car il affecte le plus souvent les enfants après l’hibernation, alors que leur organisme est affaibli). La mortalité était assez élevée, mais les Bzruellokh connaissent désormais le traitement à administrer, et l’émissaire royal en profite pour négocier la reconnaissance du statut de sophes de son espèce et le respect du site de la vallée de Kaninrello, en échange de médicaments qui seront apportés dès le lendemain (les aventuriers craignant de rater la plate-forme en revenant de nuit, et les Vargr maintenant autant que possible le silence radio pour ne pas être repérés par d’éventuels pirates arrivant dans le secteur, car ils ne seraient probablement pas en mesure de les repousser).
La plate-forme, qui appartient à une société privée vargr qui se dit propriétaire de la planète, héberge douze personnes, et six autres Vargr exploitent pour le compte de la même entreprise une mine en pleine montagne, au-delà de la vallée de Kaninrello. Légé apprendra plus tard que l’installation offshore, presque entièrement robotisée, récolte des nodules polymétalliques (particulièrement riches en cobalt) sur le fond de l’océan grâce à un système de pompes hydrauliques. Elle produit elle-même son énergie en extrayant l’hydrogène de l’eau de mer. Les Vargr sont ravitaillés tous les deux mois environ par un vaisseau spatial qui vient chercher leur production, mais n’ont pas de vaisseau sur place.

Le lendemain matin, nos amis, accompagnés de Kler Lavzayarh qui est désormais porteur d’un traité royal à faire parapher par Ranfughzo, reviennent à la plate-forme, apportant un stock de médicaments bzruellokh contre l’exanthème du réveil et amenant également avec eux un médecin, Cuchi Nelpovab (qui ne parle pas gvegh, ce qui oblige Kler à faire office d’interprète). Ils découvrent tous les Vargr cloués au lit par la maladie, et le médecin décide d’administrer le remède, non pas per os, mais en l’injectant. Pour ce faire, il broie des cachets dans un petit mortier qu’il a amené, les dissout dans l’eau, puis se prépare à en remplir une seringue à l’aiguille grosse, large, et très certainement douloureuse. Légé se précipite à l’infirmerie locale pour en ramener des seringues et surtout des aiguilles plus modernes et bien moins traumatiques pour les patients. L’injection devra être renouvelée le soir, et le traitement poursuivi pendant plusieurs jours ; ils passent donc la journée sur place, puis reviennent le lendemain. Là, Kler peut enfin faire signer son traité par Ranfughzo, tandis que Robert et Légé, guidés par un Jasorghuo encore malade mais en meilleur état que la veille, se rendent dans la chaîne des Struzllivogh jusqu’à la mine exploitée par le reste de l’équipe vargr. Ils y découvrent les mineurs eux aussi fortement affaiblis par la maladie, et les embarquent dans la soute de leur appareil pour les ramener à la plate-forme, afin de regrouper tous les patients au même endroit.

Lorsqu’ils rentrent à Montagrohm le soir avec leurs deux compagnons bzruellokh, Kler Lavzayarh heureux et fier de rapporter le traité dûment signé, les aventuriers sont abordés par plusieurs autochtones s’exprimant dans un gvegh abâtardi, qui leur demandent avec insistance de profiter de la maladie dont souffrent actuellement les Vargr pour tous les tuer, ce qui selon eux réglerait le problème de la meilleure des façons. Robert tente de leur expliquer que leur proposition ne peut être une solution, car si jamais ces Vargr meurent, d’autres viendront pour les venger, mais ses interlocuteurs n’en démordent pas. Les trois Humains commencent à craindre que certains Bzruellokh ne prennent les choses en main et n’aillent jusqu’à la plate-forme à bord de petites embarcations pour en trucider les occupants (heureusement, les indigènes évitent généralement de s’approcher de la côte, craignant que les eaux ne viennent submerger leurs terriers). Mis au courant de l’incident, Kler refuse de le considérer comme grave, le traité ayant été signé, et de prévenir le roi, comme l’en presse Légé (par l’intermédiaire de ses compagnons gveghophones). Craignant sérieusement que la situation sur place ne finisse par dégénérer, nos amis pressent l’émissaire de leur révéler comme promis l’emplacement de la fameuse épave, mais ce dernier doit d’abord en référer à son roi. Il est finalement conclu qu’ils seront conduits sur place le lendemain.

Le lendemain, les aventuriers retournent à la plate-forme, accompagnés de leurs deux compagnons bzruellokh. Ils ont la satisfaction de constater que l’état des malades s’est considérablement amélioré. Cuchi Nelpovab les considère désormais comme tirés d’affaire, et leur traitement peut se poursuivre par voie orale. Robert retourne à la mine dans les Struzllivogh, en compagnie de Jasorghuo et d’un autre Vargr convalescent, pour qu’ils puissent récupérer leur aéromobile et la ramener à la plate-forme. Puis, laissant Géraldine et Cuchi seuls avec les malades, Robert et Légé, guidés par Kler Lavzayarh, vont en aéromobile jusqu’à la fameuse épave : il s’agit d’un vaisseau marchand vargr de quelques centaines de tonneaux, qui s’est écrasé à environ 2.300 mètres d’altitude dans la montagne. L’appareil, partiellement recouvert par la terre et la végétation, s’est presque brisé en deux et ne volera plus jamais ; mais Légé estime être en mesure d’y récupérer les tôles de coque nécessaires à la réparation du Graouali.

Plus tard dans la soirée, alors que Robert se trouve piéton (et seul Humain) à Montagrohm, en compagnie de Cuchi Nelpovab devant le terrier de Kler Lavzayarh, la nuit étant tombée, un tireur probablement situé sur l’autre versant de la vallée décharge son mousquet sur leur petit groupe, la balle frappant la façade sans toucher personne. Robert fait s’allonger ses deux compagnons indigènes, frappés de stupeur et plus ou moins hébétés, afin que le parapet de la terrasse les protège et les dissimule à la vue du tireur, puis il les entraîne en rampant vers l’escalier qui mène à la terrasse supérieure, la plus haute de la ville, où sont situés les appartements royaux : il est convaincu que la faction anti-vargr vient de passer à l’attaque et qu’une guerre civile va éclater, et le roi doit donc être informé sans délai. Tout en informant de la situation par communicateur Légé et Géraldine, il parvient à emmener ses deux compagnons, toujours hébétés, dans l’escalier et jusqu’à l’entrée donnant entre autres sur les appartements royaux, mais là, Cuchi Nelpovab, qui s’était imprudemment redressé malgré les mises en garde (mais il est vrai qu’il ne parle pas le gvegh) est frappé par une nouvelle balle et s’effondre. Cela convainc l’un des deux gardes de faction d’aller sonner l’alarme. Mais le second, resté seul avec les trois arrivants, lance une exclamation haineuse à l’adresse de Kler Lavzayarh tout en pointant son mousquet sur lui. Robert parvient à écarter le canon de l’arme au moment où le coup part (la détonation étant couverte par le son de la trompe d’alarme), mais doit se battre avec le garde, qui lui assène quelques coups bien sentis. Il parvient à lui arracher son arme et tente d’en utiliser la crosse comme une massue, mais dans la bagarre il finit par la lâcher. L’autre revient sur ces entrefaites, mais il est à son tour touché par le tireur caché, et Robert, fortement contusionné, parvient à se saisir de son mousquet et tire en pleine poitrine de son adversaire.
Sans perdre un instant, il entraîne Kler Lavzayarh à sa suite en direction des appartements royaux, devant la porte desquels l’émissaire tente d’expliquer la situation à l’unique garde de faction, afin d’obtenir une audience d’urgence auprès de Rondyaghur. Dans la discussion, le garde laisse échapper que son collègue de faction avec lui s’est rendu à l’intérieur des appartements. Comprenant qu’il s’agissait d’un autre traître, Robert force le passage et, après avoir bloqué la porte de l’intérieur pour éviter toute nouvelle intrusion, cherche où se trouve le monarque.

De leur côté, Légé et Géraldine, dès qu’ils ont eu vent de la situation à Montagrohm, se réfugient à l’intérieur du Graouali, craignant qu’un groupe de factieux ne vienne les surprendre comme cela était déjà arrivé au mécanicien il y a quelques jours. Inquiets d’avoir perdu le contact avec leur ami (la roche faisant obstacle aux communications), ils décollent en direction de la cité troglodytique malgré la brèche béante à la poupe du vraquier. Légé, qui pilote, place le vaisseau, tous feux allumés, en vol stationnaire entre la terrasse royale et le versant opposé, pendant que Géraldine effectue deux tirs de semonce avec l’une des tourelles lasers, visant délibérément à côté des casemates installées sur la crête d’en face. L’apparition du Graouali a provoqué l’apeurement et l’hébétude dans la population, mais un groupe de soldats monte en rangs à mi-hauteur de la ville et, sous le commandement d’un officier, entreprend des salves de mousqueterie dérisoires contre la face inférieure de l’appareil. Dans les casemates, des couleuvrines et des bombardes commencent à être lentement pointées vers le vraquier, mais Légé estime que la coque devrait résister sans problème à leurs boulets.
À bord de l’aéromobile, Géraldine sort pour tenter de repérer Robert, mais la situation sur la terrasse royale est chaotique, des groupes de gardes et de soldats y étant engagés dans une lutte fratricide, et devant les risques d’être victime d’une balle perdue, elle décide de prendre un peu d’altitude.

Kler et le garde sur ses talons, Robert, qui s’éclaire au moyen de la fonction lampe de son ordinateur personnel, fait irruption dans la chambre à coucher royale, où il découvre deux corps inertes sur le sol : celui d’un garde, tué par arme blanche, et celui du roi, armé d’un sabre et qui n’est que superficiellement blessé. Aidé de ses compagnons indigènes, il installe Rondyaghur sur son lit à baldaquin monumental, barricade la porte au moyen de quelques meubles, puis commence à fouiller les lieux à la recherche d’une autre issue. Ouvrant la porte de ce qui doit être la salle de bains royale, il reçoit une lourde bouteille d’eau de toilette qu’une concubine royale, dissimulée dans la pièce, lui fracasse violemment sur le crâne, et sombre dans une inconscience parfumée.

Tandis que Géraldine et Légé s’inquiètent de plus en plus de ne pas avoir de ses nouvelles, Robert finit par reprendre connaissance, ayant reçu quelques soins de son agresseuse. Constatant que le monarque est lui aussi de nouveau conscient, il lui fait demander par Kler s’il y a dans ses appartements un passage permettant de s’enfuir, ce qui par chance est bien le cas. Après avoir rassemblé son épouse la reine, ses quatre concubines et ses dix-huit enfants, Rondyaghur demande au garde, à Kler et à Robert de déplacer son imposant lit (qui est aussi lourd que son aspect le laisse à penser), et actionne un mécanisme dissimulé derrière la tête de lit qui provoque le coulissement d’une partie de la paroi, donnant sur un tunnel qui monte, tunnel dans lequel toute cette smala s’engage, pour finir par déboucher à l’air libre de l’autre côté de la crête qui surplombe Montagrohm. Robert peut alors contacter ses compagnons inquiets, et Géraldine fait trois rotations pour acheminer les fuyards à bord du vraquier.

À la demande du roi, nos amis conduisent tout ce petit monde jusqu’à une citadelle située à une trentaine de kilomètres plus bas dans la vallée. Cette ville d’environ 500 habitants est dix fois plus petite que la capitale, mais le monarque est persuadé que la population lui est restée fidèle. Il compte y laisser sa famille, mais demande aux aventuriers de le ramener à Montagrohm pour qu’il puisse reprendre le contrôle de la situation. Ceux-ci refusent de s’impliquer dans la situation locale (Robert étant le plus catégorique à ce sujet), mais acceptent de transporter le roi et quarante soldats loyaux qu’il a pu lever sur place.
Kler Lavzayarh quant à lui semble abattu : il s’inquiète terriblement au sujet de sa femme et de ses deux enfants, laissés sans protection dans son terrier, alors que le monarque, lui, a mis les siens en sécurité. Robert refuse de s’impliquer, mais Géraldine et Légé acceptent de le ramener en aéromobile jusque devant sa porte, et d’embarquer sa famille si elle est encore là.
Le roi et ses troupes sont débarqués au dessus de la ville, dont une bonne partie semble être tenue par les forces loyalistes, et l’évacuation de la famille de Kler Lavzayarh se fait sans difficulté. Le lendemain matin, lorsque les trois amis repassent évaluer la situation (sous une légère neige qui commence à tomber), ils constatent que flotte sur la terrasse royale l’étendard qui était le signal convenu par Géraldine pour indiquer que les forces fidèles au roi contrôlent la place.

Grâce aux pièces cannibalisées sur l’épave indiquée par les Bzruellokh, Légé parvient à réparer convenablement le Graouali, ce qui lui prend une huitaine de jours, et le moment du départ arrive enfin pour nos amis. Ils obtiennent de la part des Bzruellokh (parmi lesquels le roi Rondyaghur a renforcé son autorité) deux mois de vivres (racines, baies, champignons, lichens foliacés ou fruticuleux, viande séchée), leur font leurs adieux, ainsi qu’aux Vargr de la plate-forme, qui se sont bien remis de leur épidémie et se préparent à des échanges fructueux avec leurs voisins (eux aussi comptent bien améliorer leur ordinaire de conserves et de produits lyophilisés au moyen de produits du terroir bzruellokh), et s’arrachent enfin à la planète.

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Nouveautés musicales du ouéquande

Écouté dernièrement deux disques récents :

This House Is Not For Sale, le nouveau Bon Jovi.

La vraie jaquette a une bordure autour de l'image

La vraie jaquette a une bordure autour de l’image

Sympa, mais finalement vite oublié, et de toutes façons ils restent très très loin de leur grande époque.
Extraits :

Fires in the North, maxi de Leaves’ Eyes et tout premier disque avec leur nouvelle hurleuse, Elina Siirala.firesinthenorthLe disque comporte un nouveau morceau (en deux versions différentes) et trois reprises de leur dernier album, et si l’on en juge par ce petit échantillon, Elina Siirala est bien partie pour faire oublier Liv Kristine.
Extraits :

Publié dans Zique | Marqué avec , | Laisser un commentaire