Sous le radar : Horizons Edge

J’ai récemment eu l’occasion de jeter une oreille à la production du groupe australien de power metal à hurleuse Horizons Edge.horizonsedgeSi leur premier album, portant le même nom que le groupe et sorti en 2014, m’a laissé relativement froid, j’ai trouvé le second, paru l’année dernière, nettement plus intéressant, sans toutefois qu’il parvienne à s’élever au dessus du niveau de mon radar.heavenlyrealmsJe ne saurais précisément mettre le doigt sur ce qui lui a manqué pour cela : peut-être que c’est en grande partie la voix de la hurleuse qui n’est pas tout à fait à mon goût.
Extraits :

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Appelcline n’a rien inventé

Retombant tout à l’heure sur ce vieux billet, je n’ai pu manquer d’être frappé par la similitude entre la structuration chronologique de l’Histoire du JdR que j’évoquais alors et le découpage en quatre volumes de la seconde édition de Designers & Dragons, parue cinq bonnes années plus tard.

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Kro en résumé : Sept secondes en enfer

Hour of the Gun
(1967)

Western de John Sturges, commençant avec la fusillade à O.K. Corral (brièvement expédiée en tout début de film) et poursuivant avec la vendetta entre Ike Clanton et les frères Earp, puis la vengeance de Wyatt Earp contre la bande de Clanton7secondesenenferBien que les évènements à O.K. Corral ne se déroulent pas exactement comme dans le précédent film, c’en est vaguement la suite, mais avec d’autres acteurs (James Garner dans le rôle de Wyatt Earp, qui s’appelle bien ainsi dans la V.F., et Jason Robards dans celui de Doc Holliday). À noter qu’il n’y a pas de femmes dans l’histoire, c’est purement une histoire d’hommes.
C’est très regardable, mais dans le fond ça n’est que l’histoire d’un type dont la soif de vengeance tourne à l’obsession meurtrière (vous me direz, le précédent était une histoire de sens de l’honneur imbécile conduisant à la mort : ce Wyatt Earp ne devait décidément pas être tout à fait bien dans sa tête).

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Kro en résumé : Règlements de comptes à OK Corral

Gunfight at the O.K. Corral
(1957)

Western de John Sturges, basé sur la célèbre fusillade entre les frères Earp et Doc Holliday (représentant la Loi) d’un côté, et les frères Clanton et McLaury de l’autre, un épisode ultra-classique de l’histoire de l’Ouest amplement adapté au cinéma comme en bande dessinéereglementsdecomptesaokcorralKirk Douglas incarne Doc Holliday et Burt Lancaster Wyatt Earp, sauf que la V.F. a lamentablement transformé ce dernier nom en Edward Thorpe, ce qui n’a rien à voir et tombe complètement à côté de la plaque.
À part ces modifications de noms purement gratuites dans la V.F. (modifications qui ne m’avaient pas gêné quand j’étais gamin, car je ne connaissais pas Wyatt Earp et croyais que tout ceci était de la pure fiction, mais qu’en revoyant le film je ne digère vraiment pas), c’est un western sympathique, mais très éloigné des faits historiques.

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Kro en résumé : Terminus

Terminus
(1987)

Film franco-allemand futur proche, avec Johnny Hallyday et Karen AllenterminusDans un futur proche, un jeu est organisé : un gros camion rouge doit réussir à rallier un point, Terminus, dont il est seul à connaître l’emplacement, tandis que de petits camions gris tentent de l’en empêcher. Le camion rouge dispose d’une intelligence artificielle, Monstre, capable de le piloter et qui s’exprime par l’intermédiaire d’une bouche géante (très psychédélique années ’60 / ’70 (genre bouche magique d’AD&D), donc très incongru dans un film de la deuxième moitié des années ’80). Suite à un dysfonctionnement de Monstre, le camion rate une déviation, tombe sur un barrage de militaires, dans un pays non précisé, est capturé, et sa conductrice se fait torturer et estropier ; elle s’arrange alors pour que le volant soit repris par Manchot (Johnny Hallyday, pas expressif du tout), un ancien routier qui doit son surnom au fait qu’il s’est fait broyer la main par les mêmes militaires.
C’est incohérent, c’est violemment pas terrible, c’est à éviter rigoureusement. Ou alors, peut-être à voir comme un reliquat du cinéma de SF psychédélique de la fin des années ’60, ce qu’il est peut-être en fait (mais là, c’est pas mon trip).

Film vu malgré la mise en garde de FaenyX

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Kro en résumé : We Stand on Guard

We Stand on Guard
Brian K. Vaughan, Steve Skroce
Image Comics, Inc.
ISBN 978-1-63215-702-7
© 2016 Brian K. Vaughan & Steve Skroce

BD américano-canadienne de SF futur proche, en anglais (à part quelques dialogues en français, le personnage qui les prononce étant québécois)

L'image n'est pas tout à fait conforme à la réalité, mais je n'ai pas trouvé mieux en ligne

L’image n’est pas tout à fait conforme à la réalité, mais je n’ai pas trouvé mieux en ligne

À part quelques flashbacks, l’histoire se déroule en 2124. Les États-Unis ont envahi le Canada en 2112, prenant prétexte d’une attaque (non revendiquée) contre la Maison Blanche, ce qui leur a permis de faire main basse sur les ressources en eau de leur voisin du nord, puisque eux mêmes avaient abondamment dilapidé les leurs. Le personnage principal est une jeune fille de dix-sept ans dont les parents ont été tués lors des premiers bombardements américains, qui a survécu en errant à travers le pays en compagnie de son frère jusqu’à ce que celui-ci soit capturé par les soldats américains, et qui tente de survivre en allant vers le nord, les amerloques ayant envahi la plus grande partie du pays. Attaquée par un robot militaire américain, elle est sauvée par un petit groupe de résistants, et rejoint leurs rangs. Mais la lutte de la résistance canadienne devant les moyens démesurés (en particulier technologiques (y compris dans les méthodes pour torturer les prisonniers)) de l’armée américaine est un combat perdu d’avance…
L’histoire se finit au bout des six épisodes contenus dans le recueil ; un peu abruptement peut-être.
Les dialogues en français sont à peu près corrects ; à part celui du robot américain, qui est volontairement incorrect. Fait remarquable dans un truc écrit en anglais (donc visant principalement le marché anglophone), ils ne sont JA-MAIS traduits en anglais.
Le dessin, réaliste, est très lisible. Les grosses machines de guerre futuristes louchant du côté du mecha ne sont pas à mon goût, mais pour le reste, dessin et histoire, j’ai bien aimé. D’autant que le parallèle avec d’autres populations envahies par les Américains, mais qui ne sont ni blanches, ni anglophones, ni riches, est évident (et voulu).
J’ai quand même un léger regret, c’est que ça soit si court : le contexte avait un certain potentiel rôludique (dans la veine d’un jeu comme Freedom Fighters, mais en version un peu futuriste) et j’aurais bien aimé le voir un peu plus exploré / dévoilé.

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Kro en résumé : Le paysage animal

Le paysage animal
L’homme et la grande faune : une zoogéographie historique
Xavier de Planhol
Fayard
ISBN 2-213-60783-4
© Librairie Arthème Fayard, 2004
1127 pages format 15,2 × 23,5 cm environ

Pavé étudiant comment l’humanité a modifié (et modifie encore) les populations animales autour d’ellepaysageanimalXavier de Planhol (l’auteur) est (enfin, était, pasqu’il est mort récemment) géographe. C’est donc en géographe, avec une formation de géographe, et avec les lacunes biologiques qui vont avec, qu’il traite le sujet, et non en écologiste (qui est, rappelons le, quelqu’un qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et avec leur milieu, ce qui n’a rien à voir du tout avec le sens auquel ce terme est usuellement employé (et dévoyé) depuis une trentaine d’années). Ça ne veut pas forcément dire qu’il n’est pas compétent en la matière ; ça veut dire que son regard et son traitement du sujet sont différents. Et accessoirement, ça se sent quand même assez souvent dans le texte, avec un (relatif) manque de rigueur biologique, et parfois un embryon d’anthropomorphisme.
Il est par ailleurs d’un optimisme béat qui n’a rien de scientifique et qui est même battu en brèche par la réalité des faits. Convaincu que plus aucune espèce (voire sous-espèce) de grand Mammifère ne pourra désormais s’éteindre, pour peu qu’existe pour elle un programme de sauvegarde en captivité, il nous affirme en particulier, au sujet de Lipotes vexillifer, le dauphin d’eau douce de Chine : « L’espèce sera de toute façon sauvée grâce à un centre de reproduction en captivité établi en 1987, mais il n’est pas exclu qu’elle soit finalement cantonnée dans des parcs d’attraction ». Tellement que c’était visionnaire que l’espèce a été déclarée éteinte en 2007. D’une manière générale, il n’envisage pas vraiment qu’à l’action directe de l’humanité puissent s’ajouter les effets d’une épizootie, par exemple, ou ceux de la pollution (sans même parler du réchauffement climatique), pour faire définitivement disparaître une population réduite et fragilisée (bien qu’il en cite des exemples historiques) ; et ces œillères contribuent probablement à son optimisme béat. Une fois encore, il aurait vraiment dû coopérer avec un ou plusieurs écologiste(s) (au sens scientifique du terme), ou au moins leur faire sérieusement relire son bouquin.

Quelques récriminations (non exhaustives) sur la forme :
Certains noms vernaculaires d’espèces sont… originaux (jamais rencontrés auparavant en ce qui me concerne) : heureusement qu’il y a aussi les noms scientifiques correspondants. Ça rend l’index des noms d’espèces bien moins utile qu’il n’aurait dû l’être, pasqu’il faut être capable de deviner comment l’auteur aura appelé tel ou tel animal (un même animal pouvant d’ailleurs être désigné de façons différentes en deux endroits du livre).
Comme Planhol n’est pas biologiste, il parle de races pour désigner les sous-espèces (bien qu’il connaisse pourtant le terme correct), et il inclut la végétation dans ce qu’il appelle « biotope ».

Dans un premier temps, l’ouvrage étudie les effets négatifs qu’a eu l’humanité sur les populations animales. Il s’intéresse ensuite aux effets positifs ayant permis le développement de certaines populations animales. Enfin, une grosse moitié du texte fait un panorama historique, grande région du globe par grande région du globe.
Le bouquin ne traite que de la faune terrestre : les animaux purement marins ne sont pas abordés. Les Mammifères s’y taillent évidemment la part du lion, les Oiseaux sont correctement traités, mais pour le reste c’est beaucoup plus léger : quelques considérations sur certains Reptiles, parfois un Batracien, et puis c’est tout. Rien sur les Poissons, même d’eau douce. Quant aux Invertébrés, il n’y a sauf oubli de ma part que quelques considérations rapides sur divers Insectes et un passage sur les achatines : je crois que c’est tout. Par contre, en fait de « grande faune » (comme dans le sous-titre du bouquin), ça cause quand même pas mal de micromammifères et de petits passereaux…

Un pavé fort intéressant, malgré toutes les récriminations que j’ai pu avoir au fil de ma lecture et une conclusion qui PUE (mais dont la lecture n’est pas nécessaire).

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Et le prochain Krypteria, il sort quand ?

J’ai découvert il y a peu que les trois quarts du groupe Krypteria, associés à un guitariste qui avait occasionnellement joué avec eux, avaient constitué un nouveau groupe nommé And Then She Came (qui est aussi le titre de leur album sorti récemment, album que je me suis donc procuré).andthenshecameMoi qui attendais qu’ils reprennent sous leur ancien nom, j’ai failli passer à côté, d’autant que je n’avais rien vu passer sur mes canaux d’information habituels…
Musicalement, j’ai trouvé ça un cran en deçà de ce qu’ils faisaient sous le nom de Krypteria, mais il faut rappeler que leurs derniers albums avaient été très bons.
Extraits :

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La mariée était en noir

Écouté dernièrement The Bride, le nouvel album de Bat For Lashes (un album-concept racontant l’histoire d’une femme dont le fiancé se tue en voiture le jour de leur mariage).thebrideC’est à peu près son son habituel, donc musicalement on ne peut pas dire que ce soit follement original ; mais ça signifie également que ça se laisse plaisamment écouter.
Extraits :

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Passeport pour GURPS Traveller

Un intéressant topo sur la gamme GURPS Traveller est téléchargeable depuis cette page.

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