Vers l’infinie noirceur… et au delà

Écouté récemment Lost in Forever, le nouvel album de Beyond the Black (groupe qui fut avec son premier album ma découverte 2015).lostinforeverCertes, le phénomène de nouveauté est passé, mais j’aime bien cet album, qui devrait figurer parmi les meilleurs de 2016 (même s’il sera sans doute un peu court pour le titre).
Extrait (découvert sur une obscure et a priori peu recommandable chaîne russe grâce à notre Barbare préféré ; ni la chaîne officielle du groupe, ni celle de sa maison de disques, ne l’ont mis en ligne, ce que je trouve incompréhensible, surtout qu’il a fuité il y a déjà trois semaines) :

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C’est à nouveau la zone

La gamme Shatterzone était déjà disponible en *.pdf ; elle a maintenant été réimprimée.
(par contre, c’est chez un éditeur que je n’aime pas du tout, sans que je puisse hélas me souvenir de la raison pour laquelle je le boycotte ; mais c’était assurément très grave)

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Kro en résumé : Serial Experiments Lain

Anime de SF-fantastique contemporaine pré-cyberpunk, série de treize épisodes
(1998)serialexperimentslainLe premier épisode a été un sacré obstacle à surmonter. Pour commencer, le dessin façon manga est très moche à mes yeux, peu chiadé, l’animation vraiment pas terrible : qu’est ce que c’est LAID !
En plus, ce premier épisode, très contemplatif, est vraiment spécial. Bizarre. Voire paranormal. En fait, ça devient un peu moins spécial au bout de plusieurs épisodes (ou c’est plutôt moi qui me suis un peu habitué, peut-être). Mais un peu moins, quand on part de très beaucoup, ça ne fait pas une grosse différence…
L’héroïne, Lain, est une jeune Japonaise (dans le Japon contemporain, enfin, contemporain du dessin animé), élève en quatrième dans un collège de jeunes filles de Tokyo, presque une gamine, limite autiste (en tous cas, complètement inadaptée socialement) et pas spécialement attirée par les ordinateurs. Jusqu’au jour où elle reçoit un courriel d’une autre élève qui pourtant s’est suicidée avant (mais dont apparemment l’esprit a survécu dans le wired, c’est-à-dire le cyberespace). Elle se fait alors offrir par son père une bécane vraiment balèze, et devient en quelque sorte obsédée par sa machine ; tandis que de mystérieux hommes en noir traînent autour de chez elle ; elle attire l’attention de la communauté des haqueurs ; et elle entre en contact avec quelqu’un qui prétend être le dieu du wired.
En fait, malgré l' »explication » derrière tout ça, la série tient finalement plus du paranormal / fantastique que de la technologie / SF.
Dans les tous derniers épisodes les choses s’éclaircissent globalement pour le spectateur. Mais il faut avoir eu l’abnégation de s’enfiler les précédents, et même s’ils sont relativement courts, c’est un GROS effort. Et de toutes façons, ça reste complètement fumé jusqu’à la fin.

J’ai un ressenti global négatif, mais c’est bien trop spécial pour que je puisse catégoriquement classer ça parmi le mauvais. Une chose est sûre par contre, c’est que c’est pas fait pour moi (et que je ne le recommande pas aux autres).

Contrairement au reste des japoniaiseries présentées auparavant dans les kros, Serial Experiments Lain a eu droit à une adaptation officielle en JdR, sous la forme d’un supplément pour Big Eyes, Small Mouth. Paradoxalement, c’est un truc dont je ne vois pas tellement ce qu’on pourrait faire d’intéressant en JdR…

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Kro en résumé : Appleseed

Manga de SF avec armures motorisées et autres mechas encore plus gros, cité entre autres dans les biblios de GURPS Bio-Tech, GURPS Mecha et Transhuman Space

Appleseed
(manga papier en cinq volumes)appleseed1Appleseed
Livre I
© 1989 Masamune Shirow / Seishinsha Co Ltd
Édition française © 1994 éditions Glénat
ISBN 2.87695.228.9
188 pagesappleseed2Appleseed
Livre II
© 1990 Masamune Shirow / Seishinsha Co Ltd
Édition française © 1994 éditions Glénat
ISBN 2.7234.1847.2
192 pagesappleseed3Appleseed
Livre III
© 1989 Masamune Shirow / Seishinsha Co Ltd
Édition française © 1994 éditions Glénat
ISBN 2.7234.1875.8
220 pagesappleseed4Appleseed
Livre IV
© 1989 Masamune Shirow / Seishinsha Co Ltd
Édition française © 1995 éditions Glénat
ISBN 2.7234.1876.6
220 pagesappleseed5Appleseed
Livre V
© 1993 Masamune Shirow / Seishinsha Co Ltd
Édition française © 1996 éditions Glénat
ISBN 2.7234.2162.7
128 pages

Côté forme, c’est du dessin style manga, et donc c’est vraiment pas à mon goût pour ce qui est des visages des personnages. À vrai dire, le dessin est tellement confus qu’il devient parfois incompréhensible lors de certains affrontements entre individus en armures et/ou cyborgs et/ou robots.

L’histoire se déroule en 2127 et après. Les personnages principaux sont un couple, constitué du cyborg Briareos (tellement cybernétisé qu’il a l’aspect d’une machine) et de l’humaine Dunan Nuts (c’est elle qui est vraiment au cœur de la série). Survivant seuls dans les ruines d’un monde complètement dévasté par deux guerres mondiales supplémentaires, ils se retrouvent rapidement dans la mégapole d’Olympus, sur une île artificielle entre Açores et Canaries (le contexte est assez flou et les explications fournies dans le cinquième tome contredisent me semble t-il certains éléments de la BD). Olympus est contrôlée par des êtres artificiels d’apparence humaine, spécialement transformés (améliorés), les bioroïdes (bioroïds dans les quatre derniers tomes), via un super-ordinateur nommé Gaïa, dans le but d’obtenir une société utopique. Le couple, qui a déjà une expérience des unités de police spécialisées type SWAT, se retrouve rapidement recruté au sein de l’ESWAT, une section spéciale (encore plus balèze) du SWAT d’Olympus. Évidemment, tout se fait à grand renfort de cyborgs, d’armures motorisées (landmates) et de robots.
Le cinquième tome, plus court que les autres, est pour plus de moitié constitué de pages décrivant un peu mieux le contexte : cartes, chronologie historique, organisations, personnages importants et mineurs, commentaires divers du créateur Masamune Shirow, infos sur le matos (armes, cyborgs, armures motorisées, robots, véhicules), fonctionnement de l’ESWAT en opérations, croquis et esquisses.

Ça n’a rien d’exceptionnel, même si ça peut servir d’inspiration pour des unités de police futuristes type GIGN et autres SWAT (surtout à la lumière des infos du cinquième tome), sous réserve qu’on puisse supporter le style dans lequel sont représentés les personnages.

Appleseed
(long-métrage, 2004)appleseed2004Le personnage principal est Deunan Knute (eh oui, c’est pas traduit pareil que dans les BD… là elle porte le même nom que dans la version anglophone), qui au passage a la même voix que le major Kusanagi dans Ghost in the Shell – Stand Alone Complex, ce qui est un peu perturbant. Récupérée dans une zone de guerre (lors d’un prégénérique qui m’a beaucoup évoqué l’ambiance de GURPS Reign of Steel) et amenée à Olympus, elle y retrouve Briareos (qui n’était pas cyborg quand elle l’avait vu pour la dernière fois), intègre l’ESWAT (dont Briareos fait déjà partie), et se retrouve au cœur de la lutte d’influence (qui tourne à la lutte armée) entre les bioroïdes, qui contrôlent la ville, et les humains qui estiment qu’ils les asservissent. Les bioroïdes contrôlent Gaïa (le super-ordinateur), les humains contrôlent l’armée. Et il y a des dingues dans les deux camps.
Le dessin des personnages est, euh… particulier. Disons que c’est du japoniais avec un effet 3D. Et à part les yeux énormes qui bouffent le visage, c’est plutôt pas mal finalement.
Ça n’a qu’un rapport assez lointain avec les BD (mêmes personnages, même cadre, panier de crabes comparable à ce que décrivait le premier tome, et parfois un bout de scène repris plus ou moins fidèlement), mais comme je n’avais pas spécialement accroché aux BD, ça ne m’a pas dérangé. Par contre, j’aime pas les mechas (les armures motorisées bipèdes de quatre mètres de haut encore, je peux tolérer ; mais les plates-formes de combat robotisées géantes à la fin, non, j’aime pas). Du coup, mon opinion restera mitigée : pour l’essentiel c’est pas mal, mais les quinze dernières minutes sont trop « destructions démesurées godzillesques » pour moi.

Appleseed Ex Machina
(long-métrage, 2007)appleseedexmachinaLe style de dessin est le même que pour le précédent long métrage, mais certains personnages secondaires n’ont plus la même tête. Et Deunan Knute (prononcé ici Diounane) n’a plus la voix de Kusanagi (ce dont je suis fort aise).
Ça a encore moins de rapport avec les BD. On retrouve les deux héros au sein de l’ESWAT à Olympus en 2133 (ça fait probablement suite au précédent, mais à part les personnages et le cadre récurrents, il n’y a pas de lien entre les deux dessins animés).
Deunan ne porte jamais de casque en opération (et quand elle a une scène d’action à moto, elle commence par enlever son casque). Je trouve ça très con et ça met à mal ma suspension volontaire d’incrédulité. Mais s’il n’y avait que ça à reprocher au dessin animé…
Pasqu’autant vous le dire tout de suite, celui-là, il est mauvais.
L’histoire avait pourtant le potentiel pour donner un truc intéressant : Briareos est blessé dans le prégénérique, et pendant qu’il est à l’hosto, Deunan doit fonctionner avec un nouveau binôme, un bioroïde créé à partir de l’ADN de Briareos et qui a donc la même tête que lui avant qu’il ne devienne cyborg, la même voix, les mêmes gestes, les mêmes réactions, etc…) ; vous voyez venir le triangle sentimental. Pendant ce temps, des cyborgs commettent des attaques terroristes, et il semble qu’ils soient pilotés à distance (et contre leur gré) via un mystérieux signal. Or un très important sommet international va se tenir à Olympus, et les forces de l’ordre sont sur les dents.
Malheureusement, la réalisation pèche, et même pèche au gros. Entre les scènes d’action qui ressemblent plus à du jeu vidéo qu’à autre chose, et la grosse baston finale si confuse que je soupçonne en fait les animateurs de n’avoir eu aucune idée de ce qu’ils représentaient et de s’être contentés d’empiler des trucs colorés qui bougent autour des personnages principaux ; sans parler du boss de fin de niveau qui appartient à la SF n’importequoiesque fumée de la tête comme je ne l’aime pas du tout ; ça sombre très vite, dès le prégénérique. C’est vraiment pas bon. Et le fait que je n’apprécie décidément pas les combats de mechas bipèdes volants n’a eu qu’une influence négligeable dans mon appréciation de ce truc.
Si vous aimez la SF qui essaie de faire semblant de tenir debout, c’est pas pour vous.

Appleseed XIII
(série de treize épisodes, 2011)appleseedxiiiJe l’ai vue en V.O. sous-titrée, je ne sais pas s’il en existe une V.F..
Le dessin est un peu dans le même genre que celui des deux longs métrages, un peu dans un style « dessiné » (avec des traits et contours bien marqués), et un peu trop dans un style manga pour ce qui est du visage (des yeux surtout) de certains personnages féminins. Le mélange est particulier, mais passé un temps d’adaptation, c’est pas si mal que ça (même si je préfère le style des longs métrages).
Deunan et Briareos (ce dernier n’ayant pas sa tronche habituelle : il lui manque presque toujours le gros rond qu’il a au milieu du « visage » et qui n’est pas un œil, mais un senseur olfactif, et il n’a parfois plus que deux yeux sur le visage au lieu de quatre, sans qu’on sache pourquoi il change parfois d’aspect) font équipe au sein de l’ESWAT d’Olympus, et se retrouvent à lutter contre un complot terroriste, toujours motivé par une rivalité « ethnique » entre humains et bioroïdes. En parallèle, Deunan est obnubilée par la recherche d’un Eden que Briareos et elle comptaient trouver à Olympus, et a visiblement quelques problèmes à régler avec feu son père, et des difficultés relationnelles avec son amant. À noter que le treizième épisode est dans les faits indépendant des précédents (d’ailleurs, le douzième fait très « épisode final »).
Certains des mechas et des engins volants sont encore plus ridiculement incohérents que d’habitude.
Il y a beaucoup (beaucoup trop) de scènes récurrentes dans plusieurs épisodes (des souvenirs de Deunan ; sans parler des (plus ou moins) courts passages d’épisodes précédents répétés pour rappeler certains faits aux spectateurs). Ça devient vite saoulant.
Encore plus que dans les BD et les longs métrages, il y a des références à la mythologie grecque, tout particulièrement ici les douze travaux d’Héraclès (qui donnent leurs titres anglais (le plus souvent sans rapport avec leur contenu) aux douze premiers épisodes.
La série se place a priori dans la continuité des longs métrages (au moins du premier), car le dernier épisode fait allusion à un évènement survenu dans le premier.
J’ai pas tellement aimé, et j’ai le sentiment que plus j’avançais dans mon visionnage de la série, plus ça devenait mauvais. Je ne puis donc que vous la déconseiller.

Appleseed Alpha
(long-métrage, 2014)appleseedalphaCe long-métrage est chronologiquement antérieur aux autres dessins animés (si tant est
qu’il s’agisse bien de la même chronologie, car l’état de cyborg du personnage de Briareos à ce stade de l’histoire est incompatible avec l’histoire du long métrage de 2004 (mais compatible par contre avec les BD)) ; car ici, point d’Olympus : Deunan et Briareos vivent dans les ruines de New York, où ils font des petits boulots (du genre de ceux qu’on confierait à des PJ armés et orientés action) pour le compte de Deux Cornes, le cyborg qui contrôle ce qui reste de la ville (et qui n’est guère plus qu’un gros chef de gang).
Le dessin est d’un style comparable à celui des deux premiers longs métrages, mais en plus moderne, plus chiadé, plus réaliste. BEAUCOUP plus réaliste. Hyper-réaliste, même. C’est mieux. C’est vachement mieux. Impressionnant ce qu’on arrive à faire métnan. J’aime beaucoup.
Briareos ressemble bien à ce qu’il est dans les BD : pas d’yeux manquants, par exemple. Par contre, le costume de Deunan est pourvu d’une boob window purement gratuite.
L’histoire : les deux héros acceptent une dernière mission pour le compte de Deux Cornes : ils doivent éliminer des drones militaires qui font des ravages dans un quartier abandonné de la ville. Ils tombent sur un cyborg (relativement peu cybernétisé) et une ado, qui déclarent venir d’Olympus (un lieu que Deunan et Briareos tiennent pour mythique, et donc imaginaire) et sont en mission secrète, et décident de faire équipe avec eux en échappant à l’influence de Deux Cornes (à qui ça ne plait bien évidemment pas).
C’est du post-cata, pas une pseudo-utopie policière cyberpunk : c’est donc très différent du reste d’Appleseed ; et en fait, c’est beaucoup plus à mon goût, d’autant que le premier (et seul) mecha n’apparait qu’à 1h08 (sur un film d’1h33) et se contente de marcher lourdement (il ne vole pas). Évidemment, il y a aussi une plate-forme de combat robotisée géante à pattes qui arrive à vingt minutes de la fin, et dès lors ça devient moins bon. Mais comme on n’a pas à la supporter très longtemps, j’ai réussi à faire avec. Et donc, globalement, j’ai bien aimé ce dessin animé.
On ne voit jamais Olympus dans ce long métrage, ce qui laisse supposer qu’une suite pourrait voir le jour ; d’autant qu’il y a une ultime scène après le générique de fin.

Conclusion générale

Appleseed, c’est pas trop mon truc. En BD, j’ai pas accroché au dessin. À l’écran, le dessin est nettement mieux, mais c’est les histoires et la réalisation qui ne me conviennent pas (le premier long métrage aurait pu être pas mal, sans les machines godzillesques de la fin). À l’exception notable d’Appleseed Alpha, qui m’a bien plu (mais qui est dans un genre très différent du reste d’Appleseed, début du long métrage de 2004 excepté).
Et encore une fois, je m’interroge devant l’absence d’adaptation officielle en JdR…

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Edition wars

Deux éditeurs concurrents sur les rangs pour une même traduction, ça devait forcément mal tourner. Chez Anniceris, vous aurez tous les liens pour suivre la baston (prévoyez un fauteuil et un seau de pop-corn…).
Personnellement, je m’en tamponne, d’autant que je ne suis absolument pas concerné ; mais c’est pas ça qui va redorer à mes yeux le blason des deux protagonistes.

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Ça Conance bien !

Modiphius Entertainment vient de lancer une campagne de financement participatif pour sortir un nouveau JdR adapté de Conan ; et le seuil de financement est déjà largement atteint.

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Pour relever le niveau…

… qui était tellement bas que des disques moyens suffiront amplement à cette tâche, j’ai récemment écouté les albums suivants :

Anomalie, le nouveau Louise Attaque.anomalieMoyen, donc : ça ne vaut pas leurs premiers albums (au moins les deux premiers).
Extrait :

Codex Atlanticus, le nouveau Serenity.codexatlanticusMoyen lui aussi.
Extraits :

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Kro en résumé : Zoo

Zoo
(2015)

Série télé fantastique-contemporaine se prenant pour de la SF contemporaine, en treize épisodeszooDes animaux adoptent un comportement inhabituel et se mettent à attaquer les humains, sans qu’on en comprenne la raison, un peu partout dans le monde.
Les personnages principaux sont un biologiste américain guide de safari au Botswana, son grand pote autochtone guide lui aussi, une touriste française seule rescapée d’une attaque de lions là-bas (et qui s’avère ensuite être une analyste de la DGSE), une journaliste et un véto américains de Los Angeles. Ces personnes sont réunies par un mystérieux type en costard super bien informé (à tel point qu’on se demande comment il sait tout ça, et aussi pourquoi il a besoin de se faire aider par une telle équipe, au lieu de mettre en œuvre des moyens sérieux, avec une logistique adaptée derrière) pour constituer une sorte de comité (apparemment financé par le gouvernement français) tentant secrètement d’arrêter le phénomène (ça fait quand même ramassis hétéroclite de bras cassés se colletant en amateurs et sans moyens (scientifiques, en particulier) à un problème bien trop important pour eux).
Scientifiquement, au début ça parait parfois un peu naïf quand ça touche à des sujets plus ou moins bien maîtrisés par le téléspectateur. Mais ça, c’est au début. Disons, pendant un peu plus d’un épisode. Après, ça devient très vite du n’importe quoi ; puis du grand n’importe quoi. Puis du pipeau complet. Dommage.
N’importe quoi aussi, l’explication « scientifique » du phénomène, qui devrait en toute logique toucher également les humains.
Ça m’a assez vite lassé. Plus on avançait dans les épisodes, plus ça me gonflait de regarder ça. Et en plus, ça ne se termine pas : il va y avoir une suite.
Ma conclusion est que la série est mauvaise (non, ce n’est pas vrai : en fait, elle est pitoyable) et ne mérite pas que vous perdiez votre temps à vous y intéresser.
Est ce qu’elle serait potable si on faisait abstraction du grand n’importe quoi scientifique pour ne garder que l’intrigue ? Bien franchement, n’ayant pas réussi à réaliser cette abstraction, je ne peux pas répondre impartialement à cette question (et donc, j’aurais tendance à penser que non).

La deuxième saison est a priori prévue pour cette année.

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Kro en résumé : Le combat ordinaire

Le combat ordinaire
2015

Adaptation cinématographique de la série BD éponyme de Manu LarcenetcombatordinaireC’est bof par rapport à la BD. L’essentiel est là certes, mais il manque des choses. Le rythme est perturbant, il se passe des mois tout d’un coup à plusieurs reprises alors qu’on a l’impression au départ de l’enchaînement que les scènes sont rapprochées. J’ai pas aimé non plus le fait que l’acteur principal soit abondamment tatoué, alors que je n’ai pas le souvenir que ce soit le cas de Marco dans la BD.
Si vous avez lu la BD, vous pouvez faire l’impasse, c’est sympa de voir l’histoire à l’écran (si on parvient à faire abstraction des tatouages de Marco) mais vous seriez déçus. En fait, je pense que le seul intérêt du film est de donner éventuellement envie de découvrir la BD à ceux qui ne la connaissent pas.

Un avis proche du mien et plus argumenté chez FaenyX

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Kro en résumé : 007 Spectre

Spectre
(2015)

Énième épisode de l’agonie cinématographique de James Bond, avec Daniel Craig dans le rôle principal007spectreÀ la louche le premier quart ou le premier tiers du film aurait pu faire espérer un James Bond correct. Après, on oscille entre le n’importe quoi pas crédible (voire purement n’importequoiesque) et le recyclage d’éléments piqués dans des vieux films de la série.
Je ne vous ferai pas l’énumération de tout ce qui est une insulte à ma suspension volontaire d’incrédulité dans ce film. L’histoire : les services de renseignement à l’ancienne ont vécu, un bureaucrate aux dents longues devient le nouveau chef des services de renseignement unifiés du Royaume-Uni, et décide aussitôt de mettre au rancart les agents double zéro et de lancer un grand programme planétaire dans lequel neuf États mettent en commun immédiatement et en permanence les données de leurs services de renseignement respectifs. Parmi les neuf États, outre le Royaume-Uni il y a la Chine, qui c’est bien connu est un allié traditionnel des occidentaux en général et des Britanniques en particulier, donc ceux-ci ne voient absolument aucun problème pour leur filer toutes leurs données ultra-confidentielles… Non seulement cette mise en commun des données secrètes semble être une sacrée mauvaise idée à tout le monde (je parle des spectateurs comme des personnages du film, à l’exception bien sûr des décisionnaires : chefs de services secrets et autres), mais en plus il s’avère que derrière ce réseau qui n’est donc absolument pas sécurisé, il y a une organisation criminelle secrète et mystérieuse, le SPECTRE, dont le chef, un dénommé Blofeld, a depuis des décennies des liens très particuliers avec James Bond lui-même.
Le seul bon point que je trouve à ce film est Moneypenny, qui est enfin affranchie du rôle de la vieille fille qui attend patiemment que James Bond finisse par la demander en mariage.
Un mauvais James Bond, et un mauvais film tout court.

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