Kro en résumé : Solomon Kane

(2009)

Film mettant en scène le héros éponyme créé par Robert HowardsolomonkaneD’entrée, ça commençait mal : la première scène se passe en 1600 et on y voit un navire arborant un fort anachronique Union Jack, qui n’est apparu que quelques années plus tard.
Le gros du film se déroule en Angleterre en 1601 : Solomon Kane, ancien aventurier pillard qui a abandonné sa vie de violence pour se retirer dans un monastère suite à une rencontre d’un peu trop près avec « le faucheur du diable » venu essayer de ramasser son âme, est mis dehors en plein hiver et prend la route, traversant des contrées ravagées par des bandes de brigands dirigés par un mystérieux cavalier à masque de fer, lui-même au service d’une créature démoniaque. La famille de puritains avec laquelle il voyage est attaquée par les bandits, qui tuent quasiment tout le monde (bien que Kane ait finalement décidé de renoncer à son pacifisme pour tenter de les sauver) et enlèvent la fille (une jeune femme, pas une gamine). Le père de famille mourant lui fait jurer de retrouver sa fille, et Kane part donc à sa recherche…
Ptêt que si vous aimez la dark fantasy, ou si vous connaissez les textes de Howard, ça vous parlera plus qu’à moi, mais pour ma part j’ai pas franchement accroché. C’est pas que ce soit mauvais, non, mais par contre c’est pas mon truc.

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Kro en résumé : Jurassic World

Jurassic World
2015

Quatrième épisode de la série des Jurassic ParkjurassicworldMême recette que d’habitude : un film catastrophe dans un parc d’attractions avec du dino (et d’autres reptiles de l’ère secondaire, ni les ptérosaures ni le mosasaure n’étant des dinosaures), du dino toujours plus gros, toujours plus impressionnant, pasqu’il en faut de plus en plus pour susciter l’intérêt chez un public blasé (quitte à cette fois inventer complètement un nouveau dino, créé en labo en assemblant du matériel génétique de plusieurs espèces : l’Indominus rex).
Côté histoire, on refait le premier épisode (les deux neveux de la directrice du parc sont livrés à eux-mêmes au milieu des « attractions », alors que l’Indominus rex s’est échappée de son enclos et se livre à un véritable carnage parmi ses camarades de captivité) en continuant dans la surenchère des précédents concernant les « raptors » : cette fois-ci, leur dresseur a réussi à les… dresser (un peu ; ça reste des animaux dangereux), et l’armée américaine est intéressée pour les utiliser pour par exemple débusquer les talibans dans leurs tunnels.
Si vous voulez en prendre plein la vue avec des dinos (toujours sans plumes) et assimilés, vous pouvez le voir (mais à part deux ou trois scènes, dont au moins une qui figure dans la bande-annonce (le repas du mosasaure), ça n’est pas si extraordinaire que ça : il n’y a plus le phénomène de nouveauté d’il y a plus de vingt ans, on ne voit pas tant de dinos que ça, et finalement, pour ce qui est de nous montrer des dinos, le premier reste inégalé). Sinon, vous passerez un moment distrayant mais franchement, vous pouvez quand même faire l’impasse. En particulier, si vous vouliez flipper, vous repasserez.

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Kro en résumé : Rashomon

(1950)

Film japonais en N&B d’Akira KurosawarashomonLe film raconte quatre fois la même histoire, celle du viol de la femme d’un samouraï par un bandit dont le couple a croisé la route, suivi de la mort par arme blanche dudit samouraï : par les trois protagonistes (le samouraï, étant mort, s’exprimant à travers une chamane) et par un témoin ayant tout vu en restant caché. Aucune des quatre versions ne concorde : chacun des quatre narrateurs a un ressenti différent, une perception différente des choses et des souvenirs différents (et plus ou moins biaisés) de ce qui s’est passé, mais en combinant les quatre versions on peut déduire à peu près ce qui s’est passé.
C’est lent et répétitif et j’ai moins accroché qu’aux autres films majeurs de Kurosawa : ça m’a un peu laissé sur ma faim.

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Kro en résumé : Un jour sans fin

Groundhog Day
1993

Comédie avec Bill MurrayunjoursansfinBill Murray incarne un présentateur météo cabotin, pénible, prétentieux et imbuvable, imbu de lui-même (il m’a tout de suite fait penser à Alain Gillot-Pétré quand ce dernier a commencé à être connu et à prendre le melon).
Envoyé par sa chaîne de Pittsburgh dans une petite ville paumée (et dont il méprise ces ploucs d’habitants) pour y couvrir le « jour de la marmotte » (une tradition météo locale se déroulant chaque 2 février), il s’y retrouve bloqué le soir avec son équipe (caméraman et productrice) à cause du blizzard. Mais le lendemain matin, à six heures pile, il se réveille à nouveau le 2 février et revit la même journée, encore et encore…
Et donc, il passe par diverses étapes, en particulier (mais pas seulement) abuser de la situation (puisque ses actions sont sans conséquences le « lendemain »), et tenter désespérément de se suicider pour échapper enfin à cette boucle temporelle (mais à chaque fois, il se réveille ensuite à six heures du mat’ le 2 février). Lui seul a conscience que la journée se répète et lui seul évolue au fil de ces répétitions.
Ça se finit bien, ce qui m’a un peu déçu, y avait plusieurs façons de faire une belle fin qui ne finit pas bien. Mais malgré ça, c’est un film que j’ai trouvé très sympathique.

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J’aime pas Blacksad

Par contre, ceci m’a amusé (si vous avez du mal à saisir, regardez aussi l’épisode précédent).

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Nouveautés musicales récemment écoutées

J’ai écouté ces derniers jours :

Condition Hüman, le nouveau Queensrÿche.conditionhumanCorrect, mais il ne m’a pas enthousiasmé, ni laissé beaucoup de souvenirs après écoute.
Extrait :

I Worship Chaos, le nouveau Children of Bodom.iworshipchaosJe pourrais faire exactement le même commentaire.
Extrait :

King of Kings, le nouveau Leaves’ Eyes.kingofkingsSi je me fie à la jaquette, ça devrait être l’un de leurs meilleurs albums. Et c’est effectivement le cas, mais perdu dans la masse du metal symphonique à hurleuse, il n’a rien qui lui permette de sortir du lot.
Extraits :

Enfin, dans un genre différent, Nos histoires, le nouvel album de La Grande Sophie.grandesophienoshistoiresInégal certes, mais plutôt pas mal dans l’ensemble.
Extrait (loin d’être le meilleur morceau de l’album, mais c’est le seul clip officiel avec des images qui bougent) :

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Kro en résumé : Jungle City

Jeremiah
34. Jungle City
Hermann
Dupuis, copyright 2015
ISBN 978-2-8001-6458-8

Trente-quatrième volume de la série BD JeremiahjunglecityJeremiah et Kurdy arrivent dans une nouvelle ville et se retrouvent une nouvelle fois mêlés malgré eux à un conflit entre les autochtones.
Sans doute l’un des meilleurs parmi les plus récents albums de la série.

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Il a encaissé son dernier but

Dominique Dropsy, qui était le gardien du Racing Club de Strasbourg et de l’équipe de France à l’époque lointaine où je m’intéressais au foot, est mort aujourd’hui. Il aurait eu 64 ans à la fin de l’année.

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Kro en résumé : Handbook for Space Pioneers

Handbook for Space Pioneers
A Manual of the Galactic Association (Earth Branch)
Prepared by L. Stephen Wolfe and Roy L. Wysack
Grosset & Dunlap
© 1977-1978 L. Stephen Wolfe & Roy L. Wysack
ISBN : 0-448-16185-0
198 pages, format 20,2 × 27 cm environ

Manuel destiné aux candidats à l’expatriation vers l’une des huit exoplanètes en cours de colonisation par la Terre à la fin du XXIVème sièclehandbookforspacepioneersC’est principalement du texte écrit assez petit, sans empattement, sur deux colonnes justifiées, et au départ il faut faire un effort pour se plonger dedans (ensuite, une fois qu’on est pris par le bouquin, ça devient tout de suite beaucoup plus facile). Les illustrations consistent principalement en quelques cartes spatiales, planisphères et cartes régionales, et schémas techniques d’appareils, tout en N&B et particulièrement austère
Le gros du bouquin est occupé par la description détaillée des huit planètes, qui peut servir d’inspiration pour du JdR. On a droit aux caractéristiques des étoiles, aux données planétologiques, à des infos sur la flore et la faune, à la description de la colonie et à son histoire, et à un topo écrit par un colon sur sa vie sur place (avec des anecdotes dont certaines peuvent donner des idées de scénarios). Tout ça occupe 130 pages en tout, c’est donc nettement plus détaillé que bien des descriptions de planètes en JdR.
Chacune de ces planètes est nettement différente des autres (et de la Terre), sans recourir pour autant au cliché de la planète monopaysage. On n’est pas tout à fait dans la hard science, vu que les colons disposent entre autres d’antigravité, de champs de force et de réacteurs à antimatière, mais ça peut aisément se corriger, et surtout, ça n’a pas de réelle influence sur ce que sont les exoplanètes décrites.
En plus de la description des huit exoplanètes, il y a tout un topo sur les vaisseaux spatiaux (qui sont hard science mais voyagent quand même dans un hyperespace, car l’accélération jusqu’à des vitesses très élevées provoque une déformation de l’espace ; ainsi, en partant de la Terre il faut 59 jours pour atteindre Wyzdom, qui orbite autour d’Alpha Centauri, mais pour un observateur extérieur le voyage semble durer 85 jours ; ces durées deviennent respectivement 79 et 123 jours pour Athéna, la plus lointaine des huit planètes (à 77,6 années-lumière)) ; et des généralités sur les colons ; ainsi que quelques annexes qui, dans un supplément de JdR, seraient des aides de jeu à montrer aux joueurs pour renforcer leur sentiment d’immersion, comme un formulaire à remplir de candidat à l’émigration et son mode d’emploi.
Au final, c’est plus qu’une bonne source d’inspiration pour un JdR de SF interstellaire, c’est carrément un vrai supplément de JdR (sans référence au moindre système de règles) décrivant huit planètes et les vaisseaux spatiaux permettant de les atteindre, avec leurs plans (mais c’est utilisable dans des contextes utilisant d’autres types de vaisseaux interstellaires).

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Kro en résumé : Expédition

Expédition
L’extraordinaire exploration de l’exoplanète Darwin IV
Wayne Barlowe
Mnémos Ourobores
V.O. : Expedition, © 1980 Wayne Douglas Barlowe
© Mnémos 2013 pour la traduction française
200 pages à l’italienne (dont 56 de planches couleurs) format 28,5 × 22 cm environ

Beau livre richement illustré, censé être le carnet de voyage d’un illustrateur ayant participé en 2358 à une expédition vers Darwin IV, une exoplanète abritant des formes de vie complexesbarloweexpeditionMalheureusement, la qualité de la V.F. n’est pas au niveau des illustrations, entre coquilles, fautes de français, utilisation abusive (et parfois carrément incorrecte) du passé simple, termes non traduits, et erreurs de traduction (probablement en partie dues à l’ignorance biologique de la traductrice), et plus j’avançais dans ma lecture, plus j’en trouvais ; il y a même une phrase qui ne veut strictement rien dire !
Le bouquin contient le récit du voyage interstellaire et de l’expédition elle-même, et des observations de l’explorateur, agrémenté de croquis N&B, et une quarantaine de planches couleurs très jolies.
La faune de Darwin IV est vraiment très différente de celle de notre Terre, ce qui m’a demandé un temps d’adaptation avant de pouvoir vraiment apprécier les dessins.
À noter que les caracs de certaines créatures pour divers systèmes de JdR tékumelani figurent dans le troisième numéro (Volume 2, Issue 2) du zine Seal of the Imperium, paru en 2009. Par chance, la V.F. comporte une correspondance entre les numéros des planches et les noms anglais des bestioles qui y sont représentées, ce qui permet de s’y retrouver entre l’article du zine et le bouquin.
En conclusion, un bouquin plutôt chouette, desservi par une V.F. loin d’être à la hauteur. L’exotisme des formes de vie présentées m’a par moments évoqué la Poséidon de Blue Planet, et Expédition peut servir d’inspiration pour une planète vraiment exotique en JdR sans s’écarter d’une SF cohérente tendance hard science (même si c’est bien évidemment possible aussi, comme le prouve l’adaptation à Tékumel évoquée plus haut).

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