On a retrouvé Phil McGregor

Phil McGregor, c’est le coauteur de Space Opera, à qui on doit également entre autres le diptyque Operation Morpheus / Sydney – The Wilderness Campaign pour Aftermath!.
Il vient de lancer un kickstarter pour un JdR militaire futur proche intitulé Road to Armageddon. Personnellement, ça me laisse assez froid, mais ceux que ça intéresserait peuvent toujours télécharger les règles pour se faire une idée.

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Kro en résumé : Le Hobbit

Longue trilogie cinématographique de Peter Jackson, adaptant Bilbo le hobbit, un livre pour enfants pourtant pas si épais que ça

Le Hobbit : Un voyage inattendu
The Hobbit : An Unexpected Journey
2012hobbit1Ce premier volet de la trilogie, qui va jusqu’au moment où les aigles qui les ont sauvés de l’attaque des orques déposent leurs passagers, est à lui seul beaucoup trop long : 2 h 49 mn.
Je ne vous détaille pas l’histoire, vous avez lu le bouquin et vu les films.
Je n’ai plus de souvenirs très précis du roman, mais suffisamment quand même pour me rendre compte que Peter Jackson a, non seulement amplement délayé, mais rajouté des tas de trucs avec plus ou moins de bonheur (franchement, les scènes avec Radagast (qui frisent bien souvent le ridicule), il aurait pu s’en passer). Le film a aussi parfois le cul entre deux chaises, entre la grande épopée digne du Seigneur des anneaux et le film d’action à grand spectacle dont Indiana Jones n’est qu’un tout petit représentant (la poursuite dans les cavernes des gobelins) ; sans parler du comique de répétition pour initiés (avec Gandalf qui passe son temps à dire aux nains « Fuyez ! », et les qualifie parfois de « pauvres fous »).
À part Thorin, on s’y retrouve encore moins parmi les nains que dans le bouquin (au moins dans le bouquin on pouvait éventuellement imaginer un physique correspondant à tel ou tel nom ; là, on nous impose des visuels sans vraiment nous permettre d’en mémoriser les noms : il y a bien deux ou trois nains qui ont une tronche suffisamment reconnaissable pour qu’on les distingue de la masse des autres, mais ils n’ont pas plus de nom que leurs comparses pasque le film ne fait pas l’effort de nous les présenter posément).
Les monstres ont des sales gueules, mais ne sont pas à mon goût : trop différents de l’imaginaire personnel que je me suis créé à la lecture du bouquin. À part éventuellement Gollum, qui a le même aspect que dans les films du Seigneur des anneaux. Mais le reste, orques, gobelins, trolls, je dis bof, bof, bof. L’espèce de cerf géant qui sert de monture au roi elfe n’est pas terrible (sans que je parvienne à mettre le doigt sur ce qui me gêne à son propos). Les géants ne sont pas du tout comme je les imagine, mais ils sont corrects. Les aigles et les ouargues sont eux aussi corrects, par contre (je ne ferai pas de commentaire sur les lapins ou les hérissons de Radagast). Et côté décors, j’aime bien le smial de Bilbo (enfin, là c’est Bilbon, comme dans le Seigneur des anneaux).
Au chapitre des regrets, il y a encore le fait que la V.F. n’est pas toujours conforme à la traduction du bouquin ; ce qui, quand on a quand même des bribes de souvenirs de dialogues du livre, est décevant.

Le Hobbit : La désolation de Smaug
The Hobbit : The Desolation of Smaug
2013hobbit2Le second film va de l’arrivée des nains chez Beorn (avec sur leurs talons les orques précis auxquels les aigles leur avaient permis d’échapper à la fin du précédent film : faut croire qu’entre les deux, ils étaient retournés les chercher (et ce n’est hélas pas la seule incohérence temporelle du film (ni d’ailleurs de la trilogie), et encore moins la seule incohérence tout court du film (ni d’ailleurs de la trilogie)) : apparemment, la Terre du Milieu, ça doit être tout petit et tous les lieux doivent être serrés les uns à côté des autres, mais comme les nains ont de courtes jambes, c’est les seuls à qui il faut du temps pour aller d’un point à un autre) à l’envol de Smaug pour Lacville.
Je ne tiens pas deux heures sur un film comme ça (non, ce n’est pas de ma vessie que je parle). Cela dit, ce volet là est plus rythmé, plus « enlevé » que le premier, et donc plus supportable.
Smaug est pas mal, mais ils ne lui ont fait que quatre pattes (les ailes sont sur les pattes avant), et ça n’est pas conforme à ce que j’imagine ni à ce qui est représenté habituellement (je me demande ce qu’en écrivait Tolkien).
Globalement, cet épisode est potable, et meilleur que le premier, à quelques points près. D’abord, on nous y colle Legolas, qui ne figurait pourtant pas dans le bouquin (et dont l’acteur a (inévitablement) vieilli depuis, puisqu’on est dix ans après Le retour du roi, alors que l’action se déroule plusieurs décennies plus tôt), ce qui nous impose de subir des scènes de cascades à grand spectacle mais faible crédibilité (pour rester poli) avec ce personnage (la baston contre les orques pendant que les nains s’échappent dans les tonneaux, par exemple). Ensuite, l’introduction d’un personnage majeur totalement absent des textes de Tolkien, l’elfe Tauriel, introduction sur laquelle j’ai un avis mitigé : d’un côté, je comprends l’intérêt pour le public d’un rôle féminin dans l’histoire, dans laquelle sinon il n’y aurait que des mecs (comme c’est le cas dans le premier volet, à part quelques passages courts et mineurs avec Galadriel) ; mais d’un autre côté, ça s’éloigne encore plus du bouquin, et qu’est ce que ça apporte à l’histoire au final ? Une idylle interraciale potentielle rendant Legolas jaloux ? C’est un peu court je trouve.
Un autre truc qui m’a gonflé, c’est les scènes de baston avec Legolas et/ou Tauriel : on se croirait dans un film d’arts martiaux moderne.
On parvient à mettre un nom sur certains des nains autres que Thorin : Balin, Bombur et Kili.
Dans l’ensemble, ce film est correct ; mais comme c’est le milieu de la trilogie, il ne peut guère être regardé isolément.

Le Hobbit : La bataille des cinq armées
The Hobbit : The Battle of the Five Armies
2014hobbit3Le dernier volet, fort heureusement plus court que les autres (il dure quand même 2 h 24 mn), couvre la partie allant de la destruction de Lacville par Smaug au retour de Bilbon chez lui.
C’est un film à grand spectacle mais sans grande cohérence (par exemple et pour n’en citer qu’une flagrante, d’où sortent les bouquetins servant soudain de montures à Thorin et compagnie ?), avec son lot d’excès vraiment excessifs autour du personnage de Legolas (la scène où il gravit les pierres en train de tomber dans le vide d’un escalier est du grand n’importe quoi ; et là encore, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres).
La bataille du titre emprunte visuellement beaucoup à Warhammer (à commencer par le roi nain Dain, rouquin à crête armé d’un marteau de guerre et monté sur un cochon). Évidemment, les mange-terre (dont j’ignore s’ils étaient ne serait ce que mentionnés dans le bouquin) rappellent plutôt Dune (ou peut-être les mongolian death worms ?). Et le Beorn parachutiste aurait dû s’écraser lamentablement en arrivant au sol.
On peut voir un joli mur de boucliers nains (par contre, le coup des elfes qui bondissent par dessus pour aller attaquer les orques alors qu’ils avaient dit qu’ils laissaient les nains se massacrer (et que donc, vues les circonstances, il n’y avait aucune raison que l’armée naine les laisse passer), ça n’est qu’une incohérence supplémentaire).
Et j’ai pu mettre vaguement le doigt sur ce qui me gênait avec le cerf servant de monture au roi elfe Thranduil : ça n’est (au moins sur certains plans) qu’un cheval déguisé.
Le générique de fin, sur fond de croquis, est joli.
C’est dommage qu’il y ait plein d’incohérences dans le déroulement des évènements, pasqu’en dehors de ça c’est un film à grand spectacle fort regardable.

En conclusion, cette trilogie est bien moins fidèle au bouquin qu’elle est censée adapter que ne l’était la précédente (celle du Seigneur des anneaux). Les ajouts plus ou moins gratuits de Peter Jackson (les scènes avec Radagast et autres emprunts au reste de l’œuvre tolkiennienne, l’invention de Tauriel, l’introduction de Legolas pour le seul plaisir de coller des scènes « exagérées ») ne sont vraiment pas heureux : il est loin d’avoir le talent de créateur d’histoires de Tolkien, et aurait dû se limiter à nous donner sa vision de ce qui était écrit dans le livre, sans chercher à délayer tout ça pour en faire trois looongs films.
C’est sympa mais trop long, et c’est bien loin de valoir la trilogie cinématographique du Seigneur des anneaux.

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Kro en résumé : Les 14 amazones

Les 14 amazones
1972

Film de sabre hongkongais (de la Shaw Brothers), inspiré du folklore chinois14amazonesLa famille Yang a fourni plein de généraux talentueux à l’empereur chinois (Song). Lorsque le dernier se fait tuer par les Xia, ne laissant pour seul homme dans la famille que son fils de douze ans (incarné par une femme, (au moins) deux fois plus âgée qui plus est, et franchement ça se voit), les femmes du clan décident de prendre les armes et de mener une (petite, un ministre veule les ayant empêché de prendre la tête des troupes impériales) armée le venger et repousser les Xia.
C’est franchement pas terrible.
D’une part, pasque les personnages font preuve d’une connerie affligeante : du genre : « L’ennemi nous a tendu une embuscade à tel endroit ? Marchons en plein dedans pour qu’il ne se doute de rien… » (ça, c’est pour les gentils) ; ou bien encore : « Nous avons des arcs en grand nombre et avons amplement prouvé plus tôt dans le film que nous savions nous en servir habilement ? Laissons venir l’ennemi au corps-à-corps pour la baston finale, au lieu de le massacrer à distance sans coup férir… » (ça, c’est pour les méchants).
D’autre part, pasque le film contient des éléments (vaguement) comiques qui me font une fois encore me demander s’il n’y aurait pas des codes du cinéma hongkongais qui m’échapperaient, pasque c’est pas la première fois que ça me fait le coup pour un film de là-bas.
Également, pasque c’est du cinéma « fantastique » (ou plutôt, fantaisiste), avec des bonds humainement impossibles dans tous les sens, des combats trop chorégraphiés, trop acrobatiques, trop… trop, pour être crédibles, et même des figures qui tournent au grand n’importe quoi absurde et imbécile (le pont humain, par exemple). En fait, ça aurait pu faire un bon dessin animé pour enfants, du genre de ceux où les personnages courent dans le vide au dessus des ravins et autres trucs du genre (on ne voit pas ça dans le film, c’est juste pour vous situer) ; par contre, comme film pour adultes, c’est tout de suite bien moins bon.
Je passe sur la difficulté qu’il y a pour le téléspectateur occidental à distinguer une série d’actrices toutes habillées pareil et dont les personnages portent des noms chinois à trois éléments (ou pire, sont désignées par « première tante », « deuxième tante », « troisième tante », et ainsi de suite (des tantes, y en a comme ça une petite dizaine) : ça n’a rien à voir avec la qualité (ou non) du film, mais ça ne fait rien pour aider non plus.

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Kro en résumé : Musa, la princesse du désert

Musa, la princesse du désert
2001

Film de sabre coréenmusaprincessedesertEn 1375, une délégation diplomatique coréenne auprès de l’empereur chinois est condamnée à l’exil et emmenée dans le désert. Des Mongols attaquent leur convoi, laissant les Coréens libérés en vie, et ceux-ci décident de retourner chez eux (à pied par la Chine et surtout dans le désert). Les diplomates étant morts, c’est un jeune général inexpérimenté (et incompétent) qui prend le commandement de la délégation. Croisant un petit groupe de Mongols ayant fait prisonnière une jeune et jolie princesse chinoise (qui ne s’appelle pas Musa…), ils la libèrent, et bien entendu, les Mongols (plus nombreux, mieux armés) leur courent après pour la récupérer, jusqu’à les acculer avec un groupe de civils dans un fort abandonné au bord de la mer.
C’est pas mal.

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Kro en résumé : Prometheus

Prometheus
2012

Film de SF plus ou moins censé être un prélude à la tétralogie des AlienprometheusJuste avant Noël 2093, une expédition scientifique (financée par la Weyland Corporation) arrive (après plus de deux ans en cryogénie (ce qui, sachant que dans les Alien (sauf le quatrième, mais là je crois que ce n’est pas volontaire mais que c’est plutôt dû à l’ignorance des scénaristes) les vaisseaux se déplacent moins vite que la lumière, indique que c’est juste à côté d’ici), sauf un, euh… comment s’appellent déjà les robots dans Alien : des synthétiques, c’est bien ça ?) sur une planète loin de la Terre, où elle pense découvrir les (traces des) Ingénieurs, des ET qui, selon la théorie des deux chercheurs qui la mènent, ont créé les humains (ou la vie sur Terre, c’est pas très clair, et de toutes façons on s’en tape, le film n’est pas à ça près dans les approximations). Ce qu’ils découvrent sur place est apparemment un vaisseau contenant des armes biologiques. Et évidemment, ça tourne mal…
Voilà pour le postulat de base, qui aurait pu donner quelque chose de pas trop mal. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur : l’expédition scientifique n’est pas crédible deux minutes (pour le scientifique, on nous raconte et on nous montre n’importe quoi ; même pour le non-scientifique, elle manque complètement de rigueur, sans même parler de prendre des précautions de base pour sa propre sécurité). Bref, j’ai TRRRÈS vite trouvé que c’était du n’importe quoi.
Niveau cohérence aussi, c’est pas ça non plus (genre, les types qui ont été envoyés aussi loin de la Terre ignorent totalement ce qu’ils viennent foutre ici (! ! !) ; mais ça, c’est rien : ce qui est beaucoup plus gênant par exemple, c’est tous les évènements notables qui surviennent sans que personne ne leur donne suite après, n’en reparle, bref, il se passe des trucs pas normaux mais ça ne défrise personne et on les oublie aussitôt sans même en parler à ceux qui ne les ont pas vus ni bien sûr les faire remonter aux chefs ; mais de toutes façons, rien ou presque n’a de conséquences dans ce film, et c’est ainsi que l’héroïne peut se mettre à galoper et à faire des efforts dans tous les sens juste après avoir subi une importante laparotomie). Et donc, j’ai pas aimé du tout.
Ceux qui croyaient voir un film qui fait flipper seront déçus sur ce point aussi (c’est pas flippant pour deux sous, et encore moins quand on est affligé devant son écran).
Parmi les récriminations d’ordre personnel qui n’ont pas vraiment à voir avec la qualité du film (ou plutôt son absence de qualité), l’alien à la fin n’a pas exactement l’aspect auquel nous sommes habitués, et il y a beaucoup de place à bord du vaisseau. Et puis, j’ai trouvé que le film manquait d’énergie, de passion, en fait on a l’impression qu’il ne s’y passe rien, au début je me disais qu’ils faisaient doucement monter la tension, mais même pas : ça fait un flop.
Connaître déjà les quatre Alien aide à percevoir certains éléments différemment, mais franchement, Prometheus n’a pas beaucoup de rapports avec eux, bien qu’il en reprenne des éléments.
Un navet calamiteux à éviter rigoureusement.

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Kro en résumé : La course à la mort de l’an 2000

Death Race 2000
1975

Film de SF se déroulant dans un futur dystopique (en 2000, comme le titre l’indique ; souvenez vous qu’à l’époque, l’an 2000 nous paraissait TRÈS lointain…)coursealamortdelan2000Le film, dont l’esthétique est datée et bien ancrée dans les années ’70, met en scène une compétition violente télévisée qui fascine les foules américaines (ce qui convient fort bien au pouvoir en place, qui l’encourage même) : une course automobile à travers les États-Unis, où écraser des piétons rapporte un plus ou moins grand nombre de points selon l’âge et le sexe de chaque victime (ceci, et d’autres éléments, préfigure Car Wars). Cette compétition annuelle, dont c’est la vingtième édition, a été instituée pour détourner l’esprit de la population des soucis causés par la crise économique de 1979.
Pendant que Frankenstein (David Carradine), ainsi nommé pasqu’il a subi de multiples accidents lors de précédentes éditions, ayant conduit au remplacement de la majeure partie de son anatomie, et Mitraillette Joe Viterbo (Stallone, encore jeune mais pas encore célèbre à l’époque, et pas ici pour jouer les gros costauds (même s’il se bastonne avec Carradine à un moment)), aidés de leurs copilotes féminines, se disputent la victoire, « la résistance » tente de saboter la course pour affaiblir le président (qui pour sa part nie l’existence de la résistance et met les sabotages sur le compte des… Français).
Je n’ai jamais vraiment réussi à entrer dans le film. C’est daté, c’est kitsch, la résistance (pourtant censée être les gentils) est ridicule, l’histoire n’est pas terrible et peu crédible, ça a mal vieilli… Oh, la fin est à peu près correcte. Mais vous pouvez vous abstenir sans problème.

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Kro en résumé : Expendables

Série de trois films d’action où ça défouraille et ça explose dans tous les sens, réunissant entre autres plusieurs gloires présentes ou passées de ce genre de films (à commencer par Stallone qui est le principal héros)

Expendables : Unité spéciale
The Expendables
2010expendables1Les expendables sont une unité mercenaire d’élite (comme on ne peut en voir qu’au cinéma : ils ne ratent jamais leur cible ou presque, que ce soit au flingue ou au couteau, ils sont capables de flinguer un type en pleine poitrine mais de telle sorte que la blessure ne soit pas mortelle, de toutes petites quantités d’explosifs font avec eux des dégâts énormes (genre faire s’effondrer un palais construit en pierre de taille), leurs couteaux tranchent net les membres, et à la fin ils sont juste éventuellement blessés pasqu’ils ont encaissé un ou deux coups de poing ou de pied). C’est certes les principes de base du genre, mais c’est poussé à un point tel que, soit c’est moi qui manque d’habitude de ce genre de films, soit c’est poussé à un extrême qui se veut plus ou moins parodique. Constituée d’une demi-douzaine d’hommes, basée aux États-Unis et commandée par Barney Ross, incarné par Stallone (qui porte encore beau à soixante-quatre ans), elle est recrutée pour des opérations très difficiles.
Au début du film on les voit éliminer des pirates preneurs d’otages à bord d’un cargo au large de la Somalie (j’ai bien dit « éliminer des preneurs d’otages » : on ne les voit pas évacuer les otages, par contre). Puis « on » (un faux nez de la CIA) leur propose une mission sur une île dans le Golfe du Mexique) pour éliminer le dictateur local. Avant d’accepter ou non, Stallone et Jason Statham (enfin, Barney Ross et Lee Christmas, un blase qui permet quelques jeux de mots perdus avec le passage au français) se rendent sur place pour évaluer la situation, rencontrent leur contact (une jeune femme), et décident que c’est trop dangereux. Ils s’en vont tous les deux (non sans avoir éliminé à eux deux quarante-et-un bidasses locaux), mais Stallone est rongé par le fait d’avoir laissé la fille là-bas (c’est elle qui a voulu rester, eux lui avaient proposé de l’évacuer), et finalement ils acceptent la mission (retournant sur place à bord de leur hydravion très reconnaissable ; on se demande comment ils ont fait, surtout qu’on ne nous le montre pas, on enchaîne directement avec leur arrivée discrète à proximité du palais du général). Je vous passe quelques subtilités du scénario qui est un peu plus soigné que ça et donne un peu de profondeur à certains des personnages (mais pas à tous), mais ça culmine avec une longue et grosse baston avec arts martiaux, couteaux, explosions et mitraillages dans tous les sens (c’est d’ailleurs très confus, et pas tout à fait crédible). Et à la fin ils gagnent.
C’est du cinéma grand spectacle fait pour qu’on en prenne plein la vue (et les oreilles), pas pour qu’on se pose des questions sur l’histoire. Le fait que les héros soient quand même vachement très balèzes me gêne confusément. C’est donc à réserver aux amateurs de ce genre de films : les autres vont comme moi décrocher pendant les bastons (à part ptêt la première sur le cargo).

Expendables 2 : Unité spéciale
The Expendables 2
2012expendables2Suite du précédent. On y retrouve la même équipe, ainsi que les personnages de Schwarzenegger et Bruce Willis, qui sont cette fois plus présents, mais également Chuck Norris (égal à lui-même), et même Jean-Claude Van Damme dans le rôle du méchant (français ?) Jean Vilain (ça ne s’invente pas, et ça sonne franchement bizarre par moments).
C’est la même recette que pour le précédent, mais celui-ci appuie plus sur le côté humoristique, avec des dialogues souvent amusants, de l’autodérision autour des personnages de Schwarzie et de Chuck Norris (au moins ; je manque ptêt de références pour en capter d’autres), et donc ça le rend plus agréable car il se prend encore moins au sérieux.
Stallone vieillissant me fait par certains côtés penser à John Wayne vieillissant : bedonnant et paternaliste (ou au moins paternel) ; ça me le rend plutôt sympathique finalement.
Pour le reste, ça tient encore moins debout que le précédent. En vrac parmi les trucs sur lesquels j’ai tiqué : la quantité de matériel laissé derrière par les mercenaires dans la première scène (y en a pour une somme énorme en véhicules et ils avaient prévu de les laisser sur place, vu qu’ils courent après le pognon ça me parait gros) ; dans le premier film ils avaient été capables de libérer des otages en butant les pirates sans coup férir, mais confrontés à une situation comparable ils sont ici totalement dépassés par les évènements ; l’histoire qui ne tient pas debout (la mission les envoie récupérer les plans d’une mine où les Soviétiques ont abandonné autrefois du plutonium, mais visiblement tout le monde (commanditaire, méchants, Schwarzenegger leur concurrent) connaissait l’emplacement de ladite mine, alors pourquoi monter une telle opération pour récupérer de bêtes plans, sachant que les méchants ne les ont pas attendus pour commencer à fouiller et que quoi qu’il en soit il n’y avait que, soit à explorer la mine, soit à attendre que les méchants mettent la main dessus, pour récupérer le plutonium ?) ; la grande baston de la fin, où les mercenaires embusqués tirent sur les méchants à travers des vitres translucides alors qu’il y a plein de civils dans l’aéroport (et qu’ils risquent donc tout autant de toucher des civils que des méchants) ; le duel final entre Stallone et Van Damme, qui se fait à la main alors que Stallone n’avait qu’à flinguer son adversaire ou au minimum le planter au couteau.
L’arrivée de Chuck Norris par contre, absolument pas plausible mais ouvertement parodique, m’a bien amusé (justement pasqu’elle est ouvertement parodique dans un film qui ne se prend pas au sérieux).
En conclusion, même public que pour le précédent, mais celui-ci est plus amusant, donc.

Expendables 3
The Expendables 3
2014expendables3Troisième (et dernier à ce jour) volet de la série, et comme d’hab’ avec du beau monde : outre les habitués (y compris Schwarzenegger, dont le rôle prend de l’importance), il y a Wesley Snipes, Harrison Ford (qui a beaucoup vieilli, j’ai eu du mal à le reconnaître au début de sa première scène), Antonio Banderas dans le rôle du pénible qui cause tout le temps (pour une fois que ce rôle n’incombe pas à un acteur noir), et Mel Gibson dans celui du méchant. Par contre, exit Chuck Norris et Bruce Willis.
L’histoire : lors d’une opération contre un trafiquant d’armes, ce dernier (Mel Gibson, donc) blesse grièvement l’un des expendables (qui, contrairement à leur habitude, se laissent dans cette scène benoîtement tirer dessus bouche bée sans riposter) avant de leur échapper. De retour aux États-Unis, Stallone décide de dissoudre l’unité, car il est temps qu’ils prennent leur retraite (c’est pas faux, ils ne sont que deux acteurs dans la bande à avoir moins de cinquante ans, et de quelques années seulement). Du coup, quand le faux nez de la CIA lui demande d’aller capturer Gibson pour le traîner devant la cour pénale internationale pour crimes de guerre, Stallone remonte une équipe constituée de petits jeunes inexpérimentés (tous les acteurs ont moins de trente ans). Et bien entendu, ils se font avoir comme des bleus qu’ils sont (faut dire aussi que ça n’a rien d’étonnant, vus leurs profils ; franchement, recruter une videuse de boîte de nuit pour ce genre d’opérations, je trouve ça aussi peu crédible que sa brutale transformation en experte en maniement des armes à feu ; et y en a pas un dont j’ai trouvé la démonstration crédible pour ce genre de boulots lors de son « entretien d’embauche » : donc c’était couru d’avance, et on se demande bien sur quels critères ils ont été recrutés). Stallone parvient à s’échapper mais les autres sont capturés par Gibson, et il décide d’aller les délivrer tout seul (enfin, avec Banderas qui vient s’incruster ; et surtout, avec son ancienne équipe qui arrive à point nommé pour embarquer avec lui).
Tout ça tourne d’emblée au grand guignol et va crescendo ensuite. Une fois de plus, c’est un troisième film qui est le film de trop dans une série. Il n’a pas le côté « nouveau » du premier, il n’a pas l’humour du second, restent le cabotinage pénible de Banderas, les scènes d’action excessives et le scénario incohérent. Et encore une baston à mains nues à la fin, quand Gibson avait Stallone à sa merci et pouvait le descendre sans coup férir.
À éviter.

En conclusion sur la trilogie, le premier est à réserver aux amateurs de films d’action qui en mettent plein la vue sans souci de la cohérence, en particulier celle du scénario ; le second, parodique et souvent amusant, est le meilleur (et sans doute le seul à retenir) ; quant au troisième… non.

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Kro en résumé : House II : La deuxième histoire

House II : The Second Story
1987

Deuxième de la série de films d’horreur House, a priori sans lien avec le reste de la sériehouse2En fait de film d’horreur, c’est presque plutôt un film d’aventures : passée la scène d’intro, l’histoire proprement dite se passe fin octobre 1986. Un jeune homme d’une vingtaine d’années, Jesse, aménage avec sa compagne dans une vieille maison appartenant à sa famille et où ses parents ont été tués quand il était bébé. Découvrant que son arrière-arrière-grand-père est enterré depuis soixante-dix ans dans le cimetière voisin, il va le déterrer avec son pote Charlie, espérant trouver dans le cercueil un crâne de cristal (du genre de celui du quatrième Indiana Jones). Mais il s’avère que l’ancêtre n’est pas mort (le crâne l’a conservé en vie), et par ailleurs la maison a d’étranges propriétés : certaines de ses pièces donnent sur d’autres lieux et d’autres temps…
Le concept de la maison dont les portes donnent accès à d’autres lieux, voire d’autres mondes, m’avait bien plu à l’époque (et me plait toujours bien, même s’il est finalement moins exploité dans le film que ce dont je croyais me souvenir) : j’avais de vagues velléités d’en faire quelque chose en JdR, mais je n’en ai jamais eu l’occasion.
C’est de la série B, ça ne vole pas bien haut, et je soupçonne que le fait de l’avoir déjà vu autrefois et d’en avoir gardé un bon souvenir doit jouer dans mon appréciation actuelle. N’empêche que c’est un petit film sans prétentions que je ne regrette pas de m’être refait.

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Kro en résumé : Le diamant du Nil

The Jewel of the Nile
1985

Suite du précédentlediamantdunilJack Colton et Joan Wilder font le tour du monde en voilier, mais Joan est « captée » par une sorte de prince de type égyptien (d’un État fictif se trouvant quelque part le long du Nil), qui souhaite qu’elle écrive sa biographie (romancée…) et veut que pour cela elle assiste à son couronnement comme empereur. Jack, resté seul à quai, décide finalement de la rejoindre (accompagné par un opposant au prince, et par Ralph (Danny DeVito), petit malfrat comique du précédent film, appâté par un mystérieux joyau du Nil), cependant que dans ce pays qui n’est pas nommé, la situation politique n’est pas très stable…
Là encore, c’est plutôt sympa, mais le rôle de DeVito est prétexte à un peu trop de bouffonnerie à mon goût, et puis ça ne vaut toujours pas un bon Indiana Jones.

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Kro en résumé : À la poursuite du diamant vert

Romancing the Stone
1984

Film d’aventures contemporaines avec Michael Douglas et Kathleen TurneralapoursuitedudiamantvertJoan Wilder, une auteure à succès de romans à l’eau de rose new yorkaise, célibataire attendant le prince charmant, doit se rendre en Colombie apporter une lettre que lui a envoyé son défunt beau-frère à des bandits qui détiennent sa sœur. Ne parlant pas espagnol, elle se trompe de car, et finit par se retrouver à pied en pleine nature (avec des chaussures à talons et une lourde valise) en compagnie d’un « aventurier » américain, Jack T. Colton, avec à leurs trousses des hommes lourdement armés. La lettre contient une carte au trésor qui semble attirer bien des convoitises.
C’est correct dans l’ensemble, malgré quelques lourdeurs se voulant comiques, mais dans le genre, ça ne vaut pas le premier Indiana Jones (par contre, ça a manifestement inspiré certains éléments de Le temple d’or).

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