Kro en résumé : Opération Dragon

Opération Dragon
V.O. : Enter the Dragon

Film d’arts martiaux de 1973, avec Bruce Lee dans le rôle principaloperationdragonLee, qui a suivi l’enseignement martial du temple shaolin (bien qu’il soit chevelu), est invité à participer à un tournoi d’arts martiaux organisé par un certain M. Han sur son île privée (située en limite des eaux territoriales de Hong Kong, donc britanniques à l’époque). Avant de s’y rendre, il apprend que M. Han est lui aussi un ancien élève du temple, mais qu’il n’en a pas respecté les principes, il est chargé par les services secrets britanniques d’enquêter sur ce M. Han, et il apprend que le garde du corps de M. Han est à l’origine de la mort de sa sœur : ça lui fait beaucoup de raison de vouloir l’affronter…
Tout ça n’est qu’un prétexte à nous montrer une succession de bastons, dans la plupart desquelles l’adversaire du héros (ou des seconds rôles) est expédié en un ou deux coups de poing ou de pied (ce qui est quelque part bien frustrant à la longue).
Ce film me semble proche de la caricature du genre (caricature dont je crains qu’elle ne soit involontaire ; encore que ce sont ptêt les films ultérieurs qui sont des caricatures, et celui-ci qui aurait posé les grands principes du genre), avec un tournoi qui réunit les meilleurs combattants du monde et des sous-fifres qui attaquent le héros l’un après l’autre ; ajoutez à ça quelques poncifs du film d’espionnage à la James Bond (la base secrète du grand méchant, dans laquelle se trament des activités pas toutes très rationnelles).
Malgré la réputation du film, on peut sans aucun problème s’abstenir (même si on peut quand même le regarder sans honte).

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Kro en résumé : La fureur du dragon

La fureur du dragon
V.O. : The Way of the Dragon

Film d’arts martiaux de 1972, avec Bruce Lee dans le rôle principalfureurdudragonBruce Lee vient spécialement de Hong Kong à Rome pour protéger un restaurant chinois aux prises avec un promoteur immobilier qui souhaite le racheter pour raser le pâté de maisons et construire des immeubles à la place.
Avec une belle baston contre Chuck Norris dans les galeries du Colisée.
Il y a deux versions françaises de ce film, et cette fois-ci j’ai pu voir la plus récente, celle de 2002, complète et mieux traduite ; dans l’autre, il manquait des scènes (ce qui rendait certains passages du film, et en particulier la fin, difficiles à comprendre), et le personnage incarné par Bruce Lee s’appelait tout simplement… Bruce Lee.
Correct mais pas extraordinaire.

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Kro en résumé : La fureur de vaincre

La fureur de vaincre
V.O. : Fist of Fury

Film d’arts martiaux de 1972, avec Bruce Lee dans le rôle principalfureurdevaincreDans Shanghai au temps de la concession internationale, deux écoles d’arts martiaux s’affrontent : une chinoise, paisible, et une japonaise qui cherche à faire fermer sa rivale dont le maître vient de mourir mystérieusement.
En gros, c’est une suite de bastons dans l’une ou l’autre école, la plupart entre Bruce Lee et des adversaires qui l’affrontent le plus souvent l’un après l’autre et ne parviennent que rarement à le toucher.
Pas un grand intérêt au delà des scènes de baston (vous me direz, c’est un peu le propre des films d’arts martiaux…).

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Kro en résumé : Big Boss

Big Boss

Film d’arts martiaux de 1971, avec Bruce Lee dans le rôle principalbigbossLe premier « grand » film de Bruce Lee. Il y incarne un jeune Chinois émigré en Thaïlande, embauché comme ouvrier dans une usine dont plusieurs ouvriers disparaissent mystérieusement. L’usine n’est qu’une couverture pour un trafic de drogue… Pas de bol pour le spectateur, il a promis à sa vieille mère de ne plus se battre ; mais rassurez vous, ça ne durera pas.
Les bastons ne sont pas toujours très réalistes : les gugusses qui font des bonds de plusieurs mètres en l’air dans tous les sens, ou Bruce Lee qui enfonce ses doigts nus dans la poitrine de son adversaire pour le finir, ce n’est pas crédible (après, c’est comme dans beaucoup de domaines, y a des films « réalistes » et d’autres plus ou moins fantastiques).
Très correct, mais faut être capable de supporter les combats non-réalistes.

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Kro en résumé : Les 24 heures

Notes
8 – Les 24 heures (sur la couverture)
Saison 8 : Histoires longues 2007-2013 (sur la page de garde)
Boulet
Delcourt, collection Shampooing
ISBN : 978-2-7560-4169-8
copyright 2013 Éditions Delcourt
208 pages

Recueil de planches publiées sur le blog de Boulet à l’occasion des 24 heures de la BDboulet24heuresCe sont des histoires complètes improvisées en 24 heures chrono, avec la contrainte d’incorporer un ou plusieurs élément(s) bien précis. Le résultat est très inégal. Ce qui m’a le plus intéressé finalement, ce n’est pas de relire les histoires, mais le fil conducteur qui les relie au sein de l’album, qui parle d’improvisation, de création de scénario, et qui pourrait pour l’essentiel aussi bien concerner la création de scénarios de JdR (d’ailleurs, qu’est-ce que le Giannirateur de scénarios, sinon un moyen d’écrire un scénario à partir de la contrainte d’éléments précis ?).
Comme d’habitude (et même plus que d’habitude) c’est à réserver aux grands amateurs du blog de l’auteur.

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Kro en résumé : Requins

Requins
De la Préhistoire à nos jours
Gilles Cuny
Illustrations Alain Bénéteau
ISBN 978-2-7011-5423-7
© Éditions Belin 2013
224 pages, format 20,6 × 26,4 cm environ

Ouvrage bien illustré de paléontologie des Chondrichthyens (« poissons cartilagineux »)requinscunybeneteauEn fait, ce que le bouquin appelle sous le terme générique de requins comprend également les raies et quelques groupes fossiles (il s’agit en fait de l’ensemble des Élasmobranches) : du coup, il s’agit d’un groupe très varié et qui n’a finalement pas grand-chose à voir avec l’image que se fait le grand public des requins.
C’est accessible à l’amateur éclairé, mais ça nécessite de s’accrocher, pasqu’il y a pas mal de termes compliqués et surtout pasque le sujet est quand même franchement pointu. C’est une lecture qui devient à mon avis vite indigeste pour le non-initié (et même, pour le non-passionné : moi-même, ça m’a parfois lassé).

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Kro en résumé : La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre

La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre
Nouvelle édition augmentée
Yves Lacoste La Découverte
ISBN 978-2-7071-7472-7
© Éditions François Maspero 1976
© Éditions La Découverte 2012
245 pages, format 13,5 × 22 cm environ

Réédition, augmentée d’une longue préface autobiographique et de commentaires (voire parfois de rectifications) de l’auteur lui-même sur la plupart des chapitres, d’un texte fondateur de 1976 du géographe gauchiste Yves LacostelageographiecasertdabordafairelaguerreL’auteur part du constat que la géographie telle qu’elle est enseignée dans le système scolaire français est une discipline d’apprentissage par cœur sans applications pratiques (il ne le dit pas en ces termes, mais presque). Partant de là, il explique quelles sont les applications de la géographie (qui sont effectivement, sinon principalement militaires, du moins principalement consacrées à l’établissement, au maintien et à l’extension d’un pouvoir, qu’il soit politique ou économique), pourquoi (pour quelles raisons historiques) la géographie scolaire en France est ainsi éloignée de ses applications, et plus ou moins à quoi sert la géographie et comment doit travailler le géographe pour se réapproprier sa discipline et la rendre accessible aux masses, au lieu de la réserver au service des puissants ; le tout, sur un discours politiquement marqué bien à gauche.
J’ai un peu de mal à partager le constat de départ : certes, j’ai toujours été fasciné par les cartes donc j’ai une bonne part d’autodidactisme (si tant est que ce terme existe) dans mes connaissances de cette matière, ce qui me donne sans doute, surtout aussi loin après, une perception faussée de ce qu’on en apprenait en classe ; et puis je ne conteste pas que mes souvenirs de l’enseignement de la géo confirment que c’était surtout du bachotage, mais ça allait quand même au-delà, certes timidement mais quand même.
Pour le reste, c’est principalement un pamphlet destiné à foutre un coup de pied dans le derrière d’une discipline sclérosée et à faire évoluer ses pratiquants, les amener à se remettre en question et à avoir un regard différent sur leur matière et sur leur activité professionnelle.
C’est intéressant certes, mais ça l’était sans doute beaucoup plus en 1976 qu’aujourd’hui, les mentalités ayant quand même pas mal évolué. Et j’aurais très bien pu continuer à vivre sans l’avoir lu. J’imagine que ça parlera beaucoup plus aux géographes, qui seront intéressés pour un regard épistémologique sur leur discipline ; encore que ça soit sans doute pour eux désormais des évidences.

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Kro en résumé : Un coup de tonnerre

Un coup de tonnerre
et autres nouvelles
avec un dossier pédagogique
Ray Bradbury
Les contemporains, classiques de demain
Larousse
Édition présentée, annotée et commentée par Alexis Liguaire, docteur ès lettres
© Éditions Denoël pour la traduction française
© Éditions Larousse 2010 pour la présente édition
ISBN : 978-2-03-585077-5
143 pages, format 12,5 × 18 cm environ

Recueil de six nouvelles de Ray Bradbury, destiné à des lecteurs à partir de 13-14 ansuncoupdetonnerreJe voulais lire la nouvelle éponyme, mais je ne l’ai trouvée à un prix raisonnable que dans ce petit fascicule destiné à la jeunesse. C’est très dommage, car ça m’a presqu’immédiatement gonflé, à cause des multiples notes de bas de page qui donnent vraiment l’impression que le bouquin s’adresse à un lecteur neuneu. Je ne sais pas vous, mais moi quand j’avais l’âge de lire ça (la quatrième de couv’ précise « à partir de 13-14 ans », mais j’aurais bien pour ma part dit autour de dix ans), j’avais pas besoin qu’on vienne m’expliquer que « voletait » signifie « voltigeait », pour ne prendre que ce seul et unique exemple sur la première page de texte. Or la plupart des notes sont de cet acabit, voire encore plus simplistes (et accessoirement, souvent réductrices ; certaines sont mêmes erronées). J’étais ptêt en avance sur mon âge, mais je pense que ça se lirait très bien sans notes à l’âge de dix ans, et le contenu de ces notes de bas de page me laisse la très triste impression que le niveau de langage et de culture générale des gamins d’aujourd’hui a dramatiquement chuté pour qu’on soit obligé de leur mâcher la compréhension à ce point là. Treize / quatorze ans, merde ! Ça correspond à la classe de quatrième ! Un âge auquel on a déjà lu les classiques de Jules Verne, qui me semblent un peu plus ardus que les courts textes proposés dans ce petit opuscule !
Je vous passe la note de bas de page qui explique « enfreignez » par « transgressez » : il me semble que c’est expliquer un mot par un autre plus compliqué, surtout quand on compare avec le niveau des autres explications ; je doute que le lecteur cible, s’il a besoin de toutes ces notes, sache ce que signifie transgresser.
À l’inverse, des trucs qui à l’aune des notes de bas de page m’auraient paru nécessiter une explication n’y ont pas droit…

Le recueil rassemble six nouvelles :
Un coup de tonnerre (A sound of thunder) est un récit de voyage dans le temps. Un chasseur parti dans un safari au tyrannosaure avec un tour-operator spécialisé commet une petite imprudence qui modifie la trame temporelle. Sympa.
Ils avaient la peau brune et les yeux dorés (Dark they were and golden eyes) a pour personnages des colons terriens sur Mars. Si vous avez aimé Les chroniques martiennes, ça devrait vous plaire aussi.
Le cadeau (The gift) et La fusée (The rocket) sont des textes de SF très mineurs.
L’authentique momie égyptienne faite maison du colonel Stonesteel (Colonel Stonesteel’s genuine home-made truly egyptian mummy) et Le dernier cirque (The last circus) ne sont même pas de la SF.

Je considère, tout en admettant que je ne suis pas forcément le mieux placé pour donner un avis sur ce point, que comme ouvrage pédagogique à l’intention des collégiens, c’est mal fait. Et donc, je ne peux que vous recommander, si vous aimez les récits de voyage dans le temps, de vous trouver la nouvelle éponyme dans un recueil pour lecteur normal (elle figure dans un recueil intitulé Les pommes d’or du Soleil paru chez Denoël en collection Lunes d’encre, et c’est ça que j’aurais dû me procurer… si j’avais su ; les autres sont parues dans d’autres recueils, mais ne valent pas vraiment qu’on leur courre après).

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Kro en résumé : Equoid

Nouvelle fantastique-contemporaine de Charles Stross, dans sa série The Laundry (Le bureau des atrocités) que je ne connais pas mais dont j’ai inévitablement entendu parler par mon entourage plus ou moins proche (c’est d’ailleurs via Tonton Alias que j’ai découvert le présent texte).

Illustration Dave Palumbo http://www.tor.com/galleries/dave-palumbo#thumbs

Illustration Dave Palumbo
http://www.tor.com/galleries/dave-palumbo#thumbs

Equoid est une réécriture du mythe de la licorne, à la sauce lovecraftienne (simple descriptif). Évidemment, tout ça est au final trop fantastico-magique et trop lovecraftien (négatif) pour moi, mais l’idée reste intéressante et il y a quelque chose à en faire en JdR, par exemple pour Dark Conspiracy. N’empêche que le même postulat de base, développé de façon rationnelle, scientifique, aurait été à mon goût plus intéressant.

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Civilization Gone

Encore une démonstration de pourquoi une infestation de zombies tournerait assez rapidement court.
Malheureusement, il ne resterait probablement pas grand monde pour le constater…

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