Erreur sur la (deuxième) personne

J’ai échangé récemment quelques courriels avec l’étudiante qui était venue renforcer nos effectifs les deux derniers étés (et dont j’espère pouvoir la recruter définitivement d’ici quelques mois, mais ça, ça dépend d’elle, car ça passe par l’obtention d’un diplôme). Et, alors que quand elle est en face de moi elle me tutoie a priori sans difficulté, à l’écrit elle me donne du vous ; ce que je lui ai fait remarquer. Ça m’a d’autant plus surpris que l’année dernière, quand je l’avais eue au téléphone pour discuter de son retour estival chez nous, elle m’avait aussi vouvoyé, et que je l’avais donc déjà reprise à ce moment là.
La stagiaire que j’ai eue aujourd’hui par contre (et qui n’est pas celle dont j’attends toujours qu’elle reprenne contact avec moi pour fixer des dates précises à son stage) n’a pas eu ce genre d’états d’âme : comme je l’ai évidemment tutoyée d’entrée, elle m’a tutoyé du départ (ce qui, bien évidemment, ne m’a pas gêné). Sauf à la fin de la journée, au moment où j’ai récupéré pour les ranger les équipements de protection que je lui avais confiés et où elle s’est bizarrement mise à me vouvoyer. Était ce pasque j’étais en civil, alors qu’elle m’avait vu toute la journée en uniforme ?
En tout cas, elle avait l’air très contente de son stage ; et comme elle avait commencé la journée en me laissant entendre qu’elle aimerait bien d’ici quelques années, lorsque l’occasion s’en présenterait, postuler pour venir chez nous, j’en suis d’autant plus satisfait. Mais sur ce dernier point, comme sauf départ imprévu ça ne devrait en principe pas être possible avant cinq ans dans le plus rapide des cas, elle a largement le temps de changer d’avis. Ou de trouver autre chose ailleurs…

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Designers & Dragons fait des émules

L’éditeur Yaruki Zero Games (que je ne connais pas) propose sur DrivethruRPG deux *.pdf de 24 pages chacun (que je ne me suis pas procurés), chacun traitant de l’histoire d’un éditeur de JdR : Palladium et Guardians of Order.

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Souvenirs d’un petit ancien

Je viens de découvrir cette intéressante interview de Pierre Rosenthal :

Notez que le véritable titre du scénario qu’il évoque et par lequel il avait mis le pied à l’étrier de Casus Belli (si vous me permettez cette image) est Némésus ou le portrait du diable, et non Le portrait de Némésus

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Infoundibulum

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les illustrateurs de BD représentent les fous avec un entonnoir sur la tête ?

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Kro en résumé : Demain, une oasis

Demain, une oasis
Ayerdhal
Le Livre de Poche, n° 34200
Ce roman a été publié pour la première fois en 1992.
© Éditions Au diable vauvert, 2006, 2015.
ISBN : 978-2-253-13300-1
236 pages

Roman de SF futur procheLe narrateur est un médecin dans un avenir relativement proche (avant la fin du présent siècle) qui ne pratique pas la médecine mais occupe des fonctions bureaucratiques dans un organisme spatial international dépendant des Nations Unies ; les États riches comme l’Europe, les États-Unis et le Japon ont en effet lancé des programmes spatiaux d’envergure, avec des stations habitées et des projets de terraformation de Mars et de Vénus. Mais un jour, il est enlevé en plein Genève et se retrouve quelque part dans une zone désertique en Afrique de l’Est, contraint par ses ravisseurs de soigner des gens qui crèvent de faim, de soif et de maladies, dans l’indifférence totale des pays “du Nord” qui préfèrent engloutir des sommes phénoménales dans leurs projets de conquête spatiale que de résoudre pour beaucoup moins cher les problèmes des populations du Tiers Monde.
C’est bien écrit, et ça montre bien comment les pays du Tiers Monde sont tenus à l’écart du progrès par ceux du Nord, qui pourraient les aider mais préfèrent garder leur pognon pour maintenir, voire augmenter, leur niveau de vie.
J’ai aussi été frappé par le point auquel ce texte qui date de 1992 est aujourd’hui d’une actualité douloureuse et visionnaire, dans sa description des ravages de l’activité humaine sur le climat…
Bref, j’ai bien aimé.

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Rien de nouveau sous le soleil

Petit extrait d’une récente lecture :

D’abord, il y avait un monde découpé en trois zones : les pays industrialisés, riches, les pays en voie de développement, pauvres, et le tiers-monde, indigent. Les uns avaient salopé la planète pour conquérir l’opulence, les autres avaient tenté de les imiter, les derniers cherchaient seulement à bouffer.
Un jour, les riches ont pris conscience des dégâts produits et de l’irréversibilité du phénomène, mais leur technologie avait évolué et ils pouvaient continuer à nager dans le luxe. Alors ils ont demandé aux pauvres de rester propres, de ne pas aggraver la pollution avec des énergies polluantes, de limiter leur croissance. Ils ont même fabriqué des guerres pour bien montrer qui était le plus fort, qu’ils ont gagnées évidemment, mais c’est celui qui casse qui casque, et là, ça ne les amusait plus du tout. Ils ont donc fermé les yeux. Les hommes au pouvoir ont fermé les yeux en aveuglant un peu les masses, et les pauvres se sont enrichis, un tout petit peu, insuffisamment pour s’en sortir, suffisamment pour achever les destructions écologiques que les riches avaient entamées un siècle avant.
L’effet de serre ! Deux degrés en trente ans, une paille, un peu moins de neige sur les pistes, beaux étés, hivers cléments, il faisait bon vivre dans les zones tempérées. Et puis la Méditerranée a commencé à grignoter les plages et l’eau s’est refroidie à Miami, parce qu’elle venait du Pôle. Les écolos se sont mis à emporter les élections, des écolos très rationnels, des politicards, qui ont réorchestré la valse des budgets pour rhabiller ce précepte aussi vieux que l’humanité : charité bien ordonnée… En Europe, la mer gagnait sur le sacro-saint territoire. En Afrique, le désert gagnait sur tout. Les transferts d’investissements nationaux ont oublié l’Afrique, il a suffi de distraire les médias et de déplacer l’intérêt des humanitaires irréductibles vers le sauvetage des acquis, par l’espace.
L’espace coûte cher, mais ce n’est rien à côté de ce qu’il a coûté. Les nations industrialisées y ont englouti des quintillions de dollars. Les nations en voie de développement ont réglé une bonne part de la note, en argent, en sueur, en sang, en dictatures, en exploitation, en tortures, et le tiers-monde s’est fendu de millions de vies, sans jamais y participer. L’Afrique a économisé sur les soins, médicaux et pharmaceutiques, qu’on ne lui donnait plus ; elle a vu réduit à néant l’investissement industriel dont on ne l’exploitait plus ; elle a dû renoncer d’un commun accord unilatéral à reboiser, à adoucir l’eau de mer, à cultiver les terres arides, à construire, à apprendre, à se soigner, à rêver de décence. L’Afrique a même cessé d’exploiter ses mines taries tant les ressources spatiales étaient plus rentables et s’est fait silence pour ne pas déranger. C’est ce qu’on appelle le don de soi.

Vous croyez que ça sort d’un bouquin de SF tout récent ? Perdu ! Ça date de 1992 (il y a vingt-sept ans, donc) et c’est tiré de Demain, une oasis, du regretté Ayerdhal.
Depuis le temps qu’on dit, qu’on crie, qu’on hurle que l’humanité fonce droit dans le mur, et que pourtant rien ne change…

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Va falloir agrandir

J’ai récupéré hier pour une bouchée de pain un lot de quelques dizaines de vieilles revues de JdR. Malheureusement, l’étagère dédiée aux revues dans ma ludothèque était déjà tellement remplie que je n’ai pu y caser en entier cet arrivage. Et comme je n’ai pas l’intention d’arrêter là ma quête de vieilleries, va falloir que je trouve rapidement une solution. J’hésite entre construire un compartiment supplémentaire pour rehausser ladite étagère, ou stocker certaines de ces revues dans des boîtes à archives (ce qui serait plus simple et moins onéreux, mais les rendrait moins facilement consultables).
Et en levant le nez de mon ordinateur, je me dis qu’il va aussi falloir que je réfléchisse à l’extension de ma ziquothèque, qui va arriver à saturation d’ici un ou deux disques supplémentaires, ce qui devrait être l’affaire de quelques semaines…

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J’ai mis les mains dans le caca

Entre erreurs et manque de cohérence du texte, la nullité de certains articles de wikicaca, l’encyclopédie libre où chacun peut écrire n’importe quoi, me gonfle parfois prodigieusement. Heureusement, je ne m’en sers pas comme de référence sérieuse, et je privilégie la version anglophone, un peu meilleure (ne serait ce que pasqu’on n’y tombe pas sur des articles “traduits de l’anglais” par des gens qui font des contresens dans la prétendue version française ; mais y a pas que ça).
Enfin bref.
Tout ça pour dire que tout à l’heure, y consultant un obscur article d’astronomie, j’ai été tellement agacé de lire le même point de détail répété sous deux formes différentes dans deux phrases successives que j’ai cliqué sur modifier pour supprimer la deuxième.
Je ne pense pas que je pousserai l’altruisme jusqu’à faire une habitude de ce genre de choses. Ça fait bien longtemps que j’ai abandonné l’idée de tenter de corriger les conneries qu’on peut lire un peu partout sur internet.

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L’épiphanie, c’était il y a une semaine

Je pose ça là.

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Stagiaire fantôme

J’ai accepté d’accueillir une future consœur en stage pendant deux jours, sur la période allant du 7 janvier au premier février. Elle était censée me recontacter au début de ladite période, pour qu’on fixe les dates des deux jours en question ; mais je suis toujours sans nouvelles.
J’espère qu’elle va se bouger rapidement le derrière, pasqu’il n’est pas question qu’elle m’impose des dates, ni qu’elle vienne les deux derniers jours de la période faute de s’en être préoccupée avant.
Vous me direz, je pourrais prendre moi-même l’initiative de la recontacter, puisque j’ai son numéro de téléphone ; mais d’une part ce n’est pas moi le demandeur dans l’histoire, et d’autre part, la laisser faire me donne une indication sur sa personnalité et sur le déroulement à prévoir du stage (si stage il y a, donc ; mais la convention a bien été signée). Je dois reconnaître que sur ce dernier point, je crains fort qu’elle ne soit pas exactement motivée, et que l’accueillir soit plus une corvée qu’autre chose. Espérons que les évènements me donnent tort…

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