Le scénario du jeudi soir…

… est le premier volet d’une campagne pour The Troubleshooters.

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RPGaDay 2026, mot n° 10

Le dixième mot est Secret.

Le premier truc que ça m’évoque est évidemment l’Adventure 12 Secret of the Ancients, pour Traveller, qui dévoile le grand secret du jeu (secret sans lequel on peut d’ailleurs très bien jouer, et qui est par ailleurs depuis le temps (1984) un secret de Polichinelle).
Mais les secrets en JdR, c’est pas ça qui manque, et j’aurais aussi pu évoquer celui du Domaine des trois sources, ou le JdR Top Secret, ou le sulfureux Les ténébreux secrets de Sherlock Holmes, et j’en passe.
Mais c’est aussi l’occasion de faire plaisir à [Alt+Fred] en mentionnant Empires & Dynasties, qui est l’exemple type (mais pas unique) de ce qu’il ne faut surtout pas faire avec un jeu à secrets : les cacher pendant des années, histoire de laisser aux amateurs du jeu le temps de développer des campagnes qui s’avéreront incompatibles avec ces foutus secrets. Si vos secrets sont de nature à chambouler le cadre du jeu, ils doivent impérativement être expliqués dans le bouquin de base.

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RPGaDay 2026, mot n° 9

Le neuvième mot est Privilege.

À brûle-pourpoint, ça ne m’inspire pas grand-chose. Le premier truc auquel j’ai pensé, c’est la noblesse dans l’OTU, qui jouit certes de privilèges, mais finalement pas plus que d’autres castes de parasites sociaux dans d’autres contextes de JdR.
Alors je vais plutôt élargir le cadre et évoquer la série de vidéos sur « comment décoloniser le JdR ? » (ou un titre du genre ; je n’ai pas les vidéos sous la souris, mais il y en a eu deux jusqu’à présent), dont les intervenants, pour certains « racisés », font bien prendre conscience qu’être un mec blanc « de souche » cis-hét CSP+ est un privilège dont, justement, on n’est pas réellement conscient.

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Kro en résumé : Cluster Truck

Cluster Truck
Martin Dougherty
Mongoose Publishing
MGP 40144
ISBN 978-1-916675-52-0
© 2026 Mongoose Publishing Ltd
160 pages

Supplément pour Rikki-Tikki-Traveller 2 visant à y recréer l’ambiance des films américains mettant en scène des routiers (à l’époque de la C.B.) ayant souvent des démêlés avec la police

Il décrit un amas de dix systèmes stellaires situé au-delà de la frontière centrifuge de la Confédération Solomanie, dont le niveau technologique est relativement bas (9) et où beaucoup du transport de marchandises est assuré par des truckers, en concurrence avec une grosse entreprise très puissante (et très riche, au moins pour l’amas). Tout ça joue ouvertement sur la « mythologie » des camionneurs, leur argot, leur mode de vie, etc… ; jusque dans les illustrations.
Outre la description de l’amas, il y a des règles (en particulier sur les déplacements spatiaux), des infos sur le mode de vie des truckers, des engins spatiaux, et une campagne d’assez grande envergure pour des persos voulant devenir truckers (à bord d’un engin dans un état plutôt lamentable).
Personnellement, j’estime qu’avoir placé ça dans un amas était une erreur : ça ne change pas vraiment de la situation « normale » de Traveller avec des transports par petits vaisseaux genre Beowulf, et le côté truckers qu’on vient nous coller ici fait caricatural, quelque part entre le lourdingue et le loufoque. Il aurait été préférable de situer le supplément dans un unique système stellaire (isolé et paumé), où les truckers, à bord d’engins incapables de saut (donc de quitter le système), auraient assuré les liaisons entre les multiples astres (planètes, astéroïdes, stations spatiales…) de façon beaucoup plus crédible et cohérente. On aurait également pu ainsi retrouver une ambiance à la Firefly.
Tel qu’il est écrit, Cluster Truck a le cul entre deux chaises, mais il me semble aisé de corriger ça. Mon conseil serait donc de virer le contexte interstellaire décrit, de le remplacer par un système stellaire unique (ce qui nécessitera d’adapter légèrement la campagne, mais ça ne devrait pas poser de gros problèmes), de situer ça ailleurs que dans l’OTU, et de pouvoir ainsi jouer tranquillement à fond sur les clichés camionneurs et l’ambiance à la Firefly.

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Nouvelles actualités rôludiques du mercredi

La série des petits machins pour Star Trek Adventures en paye-ce-que-tu-veux dérivés des films continue.

Fred Sapp a déjà épluché Warhammer 5 et nous en présente les règles :

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C’est Neelix qui va être content !

Le Creuset a sorti une gamme d’ustensiles de cuisine Star Trek.

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RPGaDay 2026, mot n° 8

Le huitième mot est Resolve.

Ça m’a fait penser aux trois volumes du Book of Drastic Resolutions, des ouvrages gloranthiens publiés par Stephen Martin dans la deuxième moitié des années ’90.

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Kro en résumé : Sanctuaire

Sanctuaire
James Cleary
Gallmeister
ISBN 978-2-35178-407-5
© Éditions Gallmeister, 2026
V.O. : Sanctuary, © 2026 by James DeVita
484 pages

Roman post-cataclysmique (à ne pas confondre avec Le sanctuaire)

Là aussi, ça raconte l’histoire d’un ultrariche qui a senti venir la Ruine et a fait aménager un ancien silo de missile nucléaire dans les Rocheuses pour s’y réfugier, en compagnie de sa femme, de leurs deux enfants, et d’un peu de personnel (bonne à tout faire, médecin personnel, personnel technique pour gérer le bon fonctionnement de l’abri et équipe de sécurité aguerrie et bien armée). C’est un homme d’affaires avec de fortes connexions politiques, et il est persuadé que quand tout ça sera passé, il ressortira tranquillement de son trou pour jouer un rôle essentiel dans le nouveau gouvernement des États-Unis. Tandis qu’ils sont bien à l’abri dans leur bunker, le reste de la population crève de faim et s’entre-tue pour essayer de survivre au jour le jour. Un petit groupe de survivants, comprenant deux personnes connaissant l’existence du bunker et de ses réserves abonfantes), tente de mettre la main sur une partie des abondantes réserves qui s’y trouvent ; mais bien entendu, il est hors de question pour l’ultrariche de partager avec eux…

C’est vite lu, ça se finit plutôt mal, et j’ai trouvé ça meilleur que le précédent bouquin.

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Kro en résumé : Rocky, dernier rivage

Rocky, dernier rivage
Thomas Gunzig
Au diable vauvert, collection Les Poches du Diable
ISBN : 979-10-307-0746-5
© Éditions Au diable vauvert, 2023, 2025
326 pages

Roman post-cataclysmique

Ça raconte la vie d’une famille de quatre personnes qui s’est réfugiée sur une île déserte pendant la Ruine. Le père, un richissime homme d’affaires, a acheté cette petite île inhabitée de l’Atlantique Nord à environ 600 km des côtes africaines, y a fait construire une maison, l’a fait équiper avec tout le confort moderne, des stocks de bouffe, médicaments et autres impressionnants, un système informatique avec un catalogue encore plus impressionnant de films, disques et autres e-books, et s’y est fait déposer avec sa femme, leurs deux enfants, et un couple de domestiques.
Le père croyait avoir tout prévu pour faire face à cet effondrement dans son refuge insulaire et secret. Tout, sauf les relations avec les autres personnes réfugiées avec lui : sa propre famille, et le couple de domestiques qui finissent par refuser d’être considérés comme des larbins corvéables à merci. Et sauf la panne de leur système informatique, les privant du jour au lendemain de tout son contenu.
Bref, les quatre membres de la famille ont tous développé un grain (à des degrés divers), et la panne informatique ne fait rien pour arranger les choses.

C’est vite lu, c’est relativement bien vu comme post-cata, mais finalement c’est juste moyen : c’est du post-cata sans espoir, c’est un peu trop « réaliste » à mon propre goût vue la vitesse à laquelle notre propre monde court au cataclysme. Pour montrer comment quelqu’un qui croyait avoir tout prévu n’était finalement pas si bien préparé que ça, c’est plus intéressant. Et évidemment, on peut aussi le lire comme le récit d’une déconnexion entre les ultrariches et les réalités de la vie et du monde qui les entoure.

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Quasi-mort

Et même tout à fait mort : Yves Brunier, qui jouait Casimir, est mort vendredi dernier. Il avait 85 ans.

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