La chasse aux sorcières reprend !

J’ai failli m’agacer en découvrant cet article sur le site de l’université de Melbourne : encore une fois, on nous ressortait le vieux fantasme du metal qui rend dépressif (moi ça va, merci).
Et puis j’ai relu ça de plus près, et je me suis rendu compte que le titre n’était pas exactement sur la même ligne que l’étude présentée dans l’article.
Le titre, racoleur, affirme que le heavy metal a un impact négatif sur les jeunes. Alors que l’étude, quant à elle (du moins si l’on en croit la première phrase de l’article) dit simplement que les jeunes qui sont dépressifs ont une plus forte probabilité d’écouter du metal : c’est-à-dire que ce n’est pas le metal qui rend dépressif, mais la dépression qui fait écouter du metal. Ce qui n’est pas du tout la même chose. D’autant que selon moi, cette écoute peut avoir des vertus thérapeutiques…
Mais évidemment, présenté comme ça, c’est tout de suite moins vendeur…
Ceci étant dit, n’ayant pas lu l’étude en question, je ne peux évidemment pas me prononcer sur son contenu réel.

Mais remarquez, le sensationnaliste qui a pondu le titre n’a peut-être pas tout à fait tort : la preuve…

Et la version originelle du second morceau :

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2 réponses à La chasse aux sorcières reprend !

  1. Régis dit :

    le lien entre métal et dépression, c’est pas par rapport à l’imagerie gothique-noir-mort-rébellion, avec laquelle la personne dépressive se sentirait plus en phase?

    juste ma philo à deux centimes… ;)

    • Imaginos dit :

      Mouaif…
      Je vais rester dans l’analyse à deux balles, pour dire que d’un côté ce que tu décris (à part ptêt le côté rébellion) ne vaut que pour une petite partie du metal, et que d’un autre côté il vaut par contre farpaitement sans doute pour tout ce qui est musique de goths / d’émos (je suis pas connaisseur en la matière, c’est pas mon truc).
      Pasque devenir dépressif en écoutant Wildpath, par exemple, ça me parait difficile.

      Quant au côté rébellion (qui n’est pas spécifique au metal et qu’on retrouve à des degrés divers dans les différentes branches du rock, même s’il est sans doute plus présent dans le metal et surtout dans le punk), à partir du moment où il inclut un aspect « actif », j’ai du mal à l’associer à la dépression.

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