À cran

Ce soir, j’ai franchi un cran.
Jusqu’à présent, j’étais en général relativement poli avec les spammeurs téléphoniques : après tout, ce sont de pauvres bougres (ou plus souvent, de pauvres bougresses) qui font un métier pas marrant ; ils ne sont que des instruments, pas les vrais responsables de l’emmerdement qu’ils suscitent quand ils appellent (et comme je suis sur liste rouge, ils appellent rarement, quoique trop souvent quand même).
Ce soir, il y en a une qui m’a appelé, je n’ai pas trop compris (la liaison étant mauvaise ou alors elle ne parlait pas dans le micro) qui elle représentait ni ce qu’elle voulait, « nous faisons une étude ». Mais au lieu de la laisser débiter son boniment pour lui répliquer sèchement que non, je ne suis pas intéressé et lui souhaiter le bonsoir avant de raccrocher, cette fois-ci je ne l’ai pas laissée finir, j’ai explosé un « Ouais, c’est ça » peu amène et je lui ai violemment raccroché au nez dans la foulée.
Je crois que le point auquel je vais me mettre à insulter ces emmerdeurs n’est plus très éloigné désormais.
Et le pire, c’est que je ne crois pas que j’en éprouverai le moindre remords. On vit vraiment dans un monde où les valeurs fondamentales du « vivre ensemble » se perdent…

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