Zero pointé

Or donc, l’information que je recherchais dans CB n° 113 était le Coup de projecteur sur le JdR Zero :

L’univers de Zero n’est carrément pas enchanteur. Dans un complexe souterrain à l’étendue indéterminée, vit un peuple d’Humains réduit à l’état de ruche, chacun étant affecté à une tâche précise, sous la direction de la reine Zero qui surveille par le biais de la conscience collective partagée par tous. Certains (les PJ) se retrouvent débranchés de cet esprit, forcés de se créer une individualité et de fuir pour échapper au courroux de Zero, laquelle n’appréciant pas les électrons libres qui risquent de mettre en péril sa société. Ne reste aux renégats que la fuite dans les galeries du complexe pour s’y cacher, et espérer survivre aux confins d’une civilisation devenue étrangère.
Doté d’un système simple et efficace, d’une imagerie haute en couleurs autour de laquelle a été bâti le jeu, très bien écrit (ce qui mérite d’être signalé), Zero est une bonne surprise malgré un prix un peu excessif.

À l’époque, ce coup de projecteur (signé P.M. ; je ne me souviens pas de qui pouvait bien porter ces initiales dans CB, et l’ours est incomplet ; et je n’associe pas vraiment le nom de Patrice Mermoud à CB…) m’avait donné envie de découvrir ce jeu ; mais voilà, mes finances étaient limitées (j’étais en pleine période de reconversion professionnelle), il y avait d’autres nouveautés qui m’intéressaient plus, et j’avais dû me résoudre à faire l’impasse (le machin coûtait quand même la bagatelle de 160 FF selon CB et 165 FF chez mon fournisseur attitré de l’époque).
Quinze ans plus tard, j’ai eu l’occasion ce ouéquande de feuilleter ce jeu de Lester Smith (monsieur Dark Conspiracy) ; enfin, plus précisément, d’en feuilleter la seconde édition, parue en 1999 ; et je me dis que finalement, ne pas avoir pu me le procurer à l’époque, c’est pas si grave.
Pasque non seulement le contexte est squelettique, pour ne pas dire inexistant au delà du concept du jeu, mais après lecture de la partie baquegronde et du scénario, je me demande bien ce qu’on peut en faire.
Oh, la réponse à cette question est sans doute plein de choses ; mais rien de tout cela n’est permis par le jeu à proprement parler, le concept de base suffisait.
Et comme l’auteur parle de campagnes, je ne peux faire autrement que classer Zero parmi ces JdR dont le contexte est amplement développé dans l’imagination de leur créateur, mais est resté squelettique, voire quasi-inexistant, pour sa partie publiée.
Sans déconner, prenez votre vieux Paranoia, faites jouer un groupe de persos devenus hors-la-loi et n’ayant plus de clones de secours, virez éventuellement le côté humoristico-loufoque pour pouvoir faire de l’ambiââânce et des persos à la psychologie torturée, et vous obtiendrez à peu de choses près le même résultat.

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Brillons en société à peu de frais

J’ai ressorti tout à l’heure quelques vieux (forcément…) numéros de Casus Belli (le seul, le vrai, l’unique), à la recherche d’une info précise, que j’ai fini par trouver dans le numéro 113 (avril-mai 1998) et dont je vous parlerai sous peu.
Cette info trouvée, j’ai feuilleté les pages de nouveautés et de critiques, qui étaient à l’époque mon principal centre d’intérêt à l’ouverture du canard et le restent encore quinze ans plus tard. Et j’ai retrouvé en page 10 cet entrefilet :

Dans la série « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », une deuxième édition de la 4e édition de Traveller est en cours d’écriture. Non, pas une cinquième : une deuxième de la quatrième ! Merci à eux, au nom des collectionneurs des années 2010, qui pourront briller en société à peu de frais !

Comme nous sommes justement en plein dans les années 2010, retomber là-dessus aujourd’hui m’a amusé.
Il faut toutefois préciser que cette « deuxième de la quatrième » n’a à ma connaissance jamais vu le jour ; la seule variante dont j’ai retrouvé trace est l’existence de deux versions pour le bouquin de base de T4, une à couv’ souple et une à couv’ rigide.
Vérifiez vos infos avant d’essayer de briller en société, donc…

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Médicaments génériques

L’un des deux auteurs de Space Quest est Paul Hume, à qui l’on (co-)devra ensuite Aftermath!, Bushido, Daredevils, et Shadowrun.
Aussi n’ai je pas été complètement surpris en découvrant dans la liste de médicaments du jeu des noms familiers : car polycellulac, hyperdexamylophet et anarad se retrouveront un peu plus tard (et avec des propriétés similaires) dans les pages d’Aftermath!…

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Basic Slide Rules for Role Playing Simulation

J’ai finalement réussi à me procurer Space Quest, le seul des tous premiers (la première édition date de 1977) JdR de SF auquel je n’avais jusqu’à présent jamais eu accès, et j’en ai tout juste commencé la lecture.
Tout au début de l’ouvrage, dans la liste du matos nécessaire pour jouer, on trouve cette ligne :

A calculator or table of squares and square roots, or a slide rule.

Moi qui n’ai jamais fait l’effort d’apprendre à me servir de ma règle à calcul (la calculatrice était tellement plus pratique, même si en comparaison des machines que j’ai pu utiliser quelques années plus tard, elle ne l’était finalement pas tant que ça), mais qui ai toujours trouvé que ce vieil épisode de Guy l’Éclair (pourtant probablement antérieur à Space Quest) dans lequel on voyait les Cadets de l’espace calculer la trajectoire de leur vaisseau avec un tel instrument était complètement daté, je trouve cette mention d’une slide rule particulièrement décalée.
Et pourtant, je me souviens aussi de l’arrivée des premières calculatrices « personnelles » chez nous à la fin des années ’70 ; donc ce n’était pas si incongru que ça finalement…
Ah, les jeux de rôle ont quand même beaucoup évolué depuis les origines (d’ailleurs, pour l’instant Space Quest ne se présente même pas comme un JdR : l’intro parle de science fiction-fantasy wargaming…).

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Sans frontières

Le zine Frontier Explorer vient de sortir son numéro 4.
Si vous comptiez sur moi pour savoir quand sortiraient les prochains numéros, il va vous falloir trouver une autre source d’information : je vais (sauf éventuelle exception notable) arrêter de signaler ici la parution des nouveaux numéros (j’ai déjà failli faire l’impasse sur celui-ci, que j’avais vu hier), car ce zine, qui envisageait initialement de se consacrer aux JdR de SF sans restriction, n’a jamais traité que de Star Frontiers ; et je le trouve nettement moins bon que le Star Frontiersman.

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Les uns partent, les autres reviennent

Je commençais à trouver le temps long depuis la dernière mise à jour de Nodwick ; mais en allant voir tout à l’heure sur le blog d’Aaron Williams, j’ai appris que c’était fini. Dommage, c’était une des rares BD gravitant autour du JdR à n’avoir jamais perdu de son intérêt au fil des années.

Heureusement, YAFGC reprend lundi !

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Future fairies wear bots

Ceci m’a amusé.

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Sous-création ou para-création ?

Lisant tout à l’heure l’article de Seal of the Imperium Vol. 2 Issue 1 levant le voile sur quelques lieux tékumelani bien éloignés de Tsolyánu (Terra Incognita: The « Other Side » of Tékumel), je me disais que, vue la difficulté qu’il y a à appréhender correctement toute la richesse du contexte créé par le professeur Barker, il serait sans doute plus simple de faire jouer dans ces régions plutôt que dans ce que Phersu appellerait le Centre canonique de ce monde (un peu ce qu’exprimait Gianni par rapport à Glorantha dans son commentaire au billet en question).
Mais d’un autre côté, je me dis qu’en procédant ainsi, on aboutirait sans doute à une vision de Tékumel plus proche d’un contexte vancien (du type du Monde magique où déambule Cugel et où chaque colline franchie débouche sur une vallée tout aussi exotique que les précédentes) que de l’esprit de la création de M.A.R. Barker.
Et je me demande si, dans ces cas là, il ne vaudrait pas mieux créer son propre monde (éventuellement en cannibalisant des choses publiées) plutôt que de vouloir se rattacher même de loin à un contexte que l’on n’exploitera pas vraiment à sa juste valeur et auquel on aura peur de faire des entorses.
Il n’y a finalement que dans un contexte aussi vaste (donc peu densément décrit, en dépit du volume des publications sur le sujet) que l’OTU que je me sent pleinement à mon aise pour faire jouer dans la création d’un autre.

(accessoirement, je me disais aussi que j’aimerais bien que la Tékumel Foundation, au lieu de s’acharner à brider la créativité des amateurs de Tékumel par des exigences très lourdes concernant les publications du fandom, ferait bien d’établir et de mettre en ligne un planisphère de Tékumel, pasque les quelques photos du globe du professeur ne sont absolument pas exploitables et ne servent qu’à mettre l’eau à la bouche…)

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Comment appelle t-on un demi-hobbit ?

Ceci (dont j’ai oublié de vous parler hier) m’a amusé.
(évidemment, si vous n’avez pas suivi les épisodes précédents, vous aurez peut-être un peu de mal à comprendre ce qui se passe…)

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Est il plus grand à l’intérieur ?

Pour continuer plus ou moins dans la même veine, voici une décoration de réfrigérateur qui a nettement plus de gueule que ces aimants ridicules (ah, parait qu’on dit des magnets de nos jours…).

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