Motivation du Giannirateur

La monotonie du Giannirateur de scénarios, qui selon les critiques produirait toujours des scénarios « à mission » dans lesquels le Commanditaire confie une tâche aux PJ, m’a amené à cogiter sur les améliorations possibles. Car s’il est certain que je parviens à contourner le problème en triturant un peu le résultat obtenu, ça n’en reste pas moins du bricolage, et non une solution « propre », clé en mains.
J’ai donc eu l’idée d’introduire un tirage supplémentaire définissant la motivation des PJ pour accomplir le scénar en question (ce qui diffère de la solution proposée par Rappar, qui consistait en gros en un tirage définissant la nature du « Commanditaire », et se rapproche en fait de la solution avancée par Gianni, sans systématiquement lier la motivation au type de Commanditaire).

Par exemple, on aurait le tableau suivant (auquel je n’ai pas forcément aussi bien réfléchi qu’à celui des Actions, il manque peut-être des aspects importants) :

1D14 Motivation
1 Obéissance (à un patron, une hiérarchie, etc…)
2 Bénéfice matériel (argent, objets, terres, etc…)
3 Bénéfice immatériel (réputation, gloire, amour, etc…)
4 Bénéfice spirituel (bénédiction, absolution, etc…)
5 Survie
6 Contrainte (PJ prisonniers, otages en jeu, etc…)
7 Vengeance (peut inclure la résistance à l’occupant)
8 Plaisir (gourmandise, luxure, sadisme, etc…)
9 Fanatisme (zèle religieux, patriotisme, racisme, etc…)
10 Solidarité (envers sa famille, ses amis, ses collègues, ses concitoyens, etc…)
11 Altruisme
12 Adrénaline (se dépasser, accomplir un exploit, etc…)
13 Autodestruction (sacrifice, mutilation, etc…)
14 Autre ou au choix

Évidemment, il faut avoir un dé à quatorze faces, mais ça se trouve relativement facilement de nos jours, au moins sur internet.

Concrètement, pour élaborer un scénario avec cette nouvelle version (3.1 ?) du Giannirateur, il faut procéder ainsi :

– détermination de l’Action (1D20) ;
– détermination (optionnelle) de la Motivation (1D14) ;
– détermination du Commanditaire, en tenant compte des deux résultats précédents ;
– détermination des cinq autres aspects (Destination, Objectif, Antagoniste, Lieu de la Confrontation, Élément intéressant) ;
– lissage du résultat obtenu.

J’ai quand même quelques doutes sur une motivation qui serait 1°) imposée aux PJ par le MJ et 2°) déterminée aléatoirement sans tenir compte du contexte et du passé de la campagne concernée.

Bien entendu, ceci n’a pas encore été testé, mais vous pouvez compter sur moi pour faire quelques essais dans les jours qui viennent.

EDIT : J’ai à peine posté ce billet que je trouve déjà des lacunes dans mon tableau. Il me manque encore deux lignes et je pourrai utiliser 1D20, donc attendez vous à la publication d’une version améliorée d’ici quelques temps (mais que ça ne vous retienne surtout pas de faire des suggestions, remarques ou critiques en attendant !).

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Où ? Où ? Fait le hibou (qui Ulule)

Le mystère de la non-apparition dans ma boîte aux lettres de la campagne lupanar pour Tigres Volants est résolu : la souscription ayant eu lieu avant mon déménagement, j’avais par mesure de sécurité fourni une adresse de secours pour la livraison ; et quand j’ai modifié mes coordonnées postales sur Ulule après avoir déménagé, ça n’a pas modifié les coordonnées de livraison. À vrai dire, je m’en doutais un peu.
Mon exemplaire m’attend donc bien sagement… à l’autre bout du pays !
Je vais devoir prendre mon mal en patience pendant quelques semaines encore avant de pouvoir aller le chercher…

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Crash-test du Giannirateur dans la ziquothèque

Deuxième crash-test du Giannirateur : il va s’agir cette fois de tirer, non plus des pages dans des bouquins, mais des morceaux sur les albums de ma ziquothèque, pour voir si ça aboutit à un résultat exploitable (ne sont concernés que les disques, dont j’ai une liste facilement manipulable pour ce genre de choses ; mais ni les cassettes, ni les albums que je n’ai qu’à un format informatique).
Dans un premier temps, je compte combiner les titres des morceaux tirés au sort ; si ça ne donne rien de bon, j’irai gratter dans les paroles des chansons.
Pas de contrainte supplémentaire cette fois-ci : il faut déjà voir si ça donne quelque chose.

Allons y : je lance le D20, il me donne 8 : venger.

Premier tirage : Spellbound, Paula Abdul : Rock House.
Deuxième tirage : Stoppe la machine, Vulcain : Encore et encore.
Troisième tirage : Spitfire, Jefferson Starship : St. Charles.
Quatrième tirage : Dominator, WASP : The Burning Man.
Cinquième tirage : À l’eau de Javel, Anaïs : Sombreros et mantilles.
Sixième tirage : The Time of the Oath, Helloween (disque bonus) : Take It To The Limit.

Résultat :
La maison en pierre / maison du rock amène les PJ à se rendre encore et encore venger Saint Charles. Les PJ seront gênés par l’homme qui brûle à [sombreros et mantilles]. Un élément majeur du scénario sera le/la pousser au maximum.

Qu’est ce qu’on peut faire de ça ? Plein de choses, sans doute. Voici une piste de réflexion assez cohérente :
Maison en pierre, maison de pierre… La maison de Pierre, avec une majuscule, c’est l’Église de Rome (je sais que je m’écarte du texte en anglais, mais qu’importe ; je suis là pour produire une ébauche de scénar, pas pour brider mon imagination). Et il est presque logique que le Vatican envoie les PJ venger un saint (si ce n’est que la vengeance est quelque chose de bien peu chrétien). Des saint Charles, il y en a une tripotée, choisissons en un qui est mort en martyr. Par exemple, saint Charles Spinola, brûlé au bûcher en 1622 dans le Grand martyre de Nagasaki.
À cette époque, et plus encore dans les décennies qui suivent, le Japon des Tokugawa s’est fermé aux missionnaires chrétiens, et aux Occidentaux d’une manière générale. Les PJ pourraient donc faire partie d’une énième tentative pour forcer le blocus (encore et encore) et tenter de convertir quand même les Japonais (au risque d’être exécutés s’ils sont découverts). Le Dictionnaire de la civilisation japonaise m’indique que « des communautés souterraines (kakure-kirishitan) réussissent à se perpétuer à Kyûshû, transmettant, grâce à un minimum d’encadrement, rites et prières essentiels » : on pourrait donc imaginer que les PJ sont envoyés évangéliser cette île plutôt que Honshû, la grande île : on n’est pas loin de Nagasaki et du martyre de Spinola, mais les chances de réussite sont plus élevées.
L’homme qui brûle, ça peut être aussi celui qui fait brûler : sur un bûcher, par exemple. Sombreros et mantilles évoque l’Espagne, nous disons donc l’Inquisition espagnole. Comme celle-ci n’a pas dû être active au Japon, on pourrait imaginer une rivalité avant le départ d’Europe entre cet inquisiteur (ou carrément l’institution entière de l’Inquisition espagnole) et les Jésuites, ordre dont font certainement partie les PJ ; rivalité aboutissant à un certain nombre d’obstacles à franchir pour pouvoir monter l’expédition, et pouvant culminer avec la révélation aux autorités japonaises de la présence illégale des missionnaires sur le sol de l’archipel.
Il reste encore à intégrer l’élément majeur, que l’on pourrait traduire par le fait que les difficultés du scénario forceront les PJ à se surpasser (à moins que ce ne soit une référence à pousser les feux du bûcher auquel seront condamnés les PJ s’ils échouent et se font prendre par les autorités).

Crash test réussi.
Je vais pouvoir revenir à des utilisations plus « confortables » du Giannirateur ; car il faut bien reconnaître qu’en me lançant dans cet essai là, je ne savais pas du tout où j’allais.

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Crash-test du Giannirateur dans la bibliothèque

Je vais procéder à quelques nouveaux essais du Giannirateur ; à commencer par deux qui devraient le mettre à rude épreuve.
Pour le premier de ces deux crash-tests, j’ai décidé de ne tirer que des ouvrages dans ma bibliothèque. Pas de bouquins de JdR, donc (même s’il n’est pas impossible que le sort désigne un bouquin sur le JdR). Je fais le test en mode bibliothèque entière (hors revues), c’est-à-dire que tout livre sera éligible : ouvrages sérieux, dictionnaires, œuvres de fiction, BD, etc… Si jamais ça devait aboutir à une impasse (par exemple pasque les tirages auront désigné des éléments typiques d’univers de fiction « mutuellement exclusifs »), je referai une tentative en mode restreint, excluant littératures de l’imaginaire et BD. Sinon, je passerai (mais pas forcément immédiatement après) au second crash-test.
Accessoirement, suite aux récentes discussions sur la motivation des PJ pour le scénario, je décide de choisir si possible un Commanditaire qui n’en soit pas un au sens strict.

C’est parti ! Le D20 donne 20, je relance et obtiens 6 : explorer (découvrir, étudier, inventer).

Premier tirage : Mémento Larousse encyclopédique et illustré, édition de 1923, p 461 : les effets de l’ivresse.
Deuxième tirage : La Pologne – Histoire, société, culture, Daniel Beauvois, p 117 : l’université de Cracovie.
Troisième tirage : The Zombie Survival Guide, Max Brooks, p 187 : bitumen liquidum.
Quatrième tirage : Sound of the Beast – L’histoire définitive du heavy metal, Ian Christe, p 192 : drag-queens.
Cinquième tirage : Le Pnume, Jack Vance, p 53 : un chemin secret.
Sixième tirage : Belle Starr (Lucky Luke), Morris et X. Fauche, p 7 : un homme du monde.

Résultat :
Les effets de l’ivresse amènent les PJ à se rendre à l’université de Cracovie pour y étudier le bitume liquide. Les PJ seront gênés par des drag-queens dans un chemin secret. Un élément majeur du scénario sera un homme du monde.

C’est cohérent…
L’ivresse peut être celle d’un (ou plusieurs) PJ, qui l’aurait amené à prendre cette décision. Ça peut aussi être celle d’un PNJ, et des tas de variantes sont possibles : en intervenant pour empêcher un ivrogne de tabasser un quidam / en intervenant pour empêcher des quidams de tabasser (ou de détrousser) un ivrogne / en aidant un ivrogne à rentrer chez lui / en sauvant de la noyade un ivrogne tombé dans la rivière / etc…, les PJ font connaissance d’un commanditaire sensu stricto qui les envoie à l’université de Cracovie pour cette fameuse étude.
Selon le lieu de départ des PJ et l’époque à laquelle le scénar prend place, les implications peuvent varier grandement : s’il faut franchir le Rideau de Fer, ou l’occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour se rendre dans les bâtiments désaffectés de l’université, ça sera tout de suite plus une expédition risquée que si on joue ça dans le cadre du programme Erasmus.
Drag queen est un terme moderne, le travestissement une activité beaucoup plus ancienne ; bien que le sens ne soit pas tout à fait le même, si on se place avant la fin du XXème siècle, le scénar reste quand même jouable.
Le chemin secret… si on se place en 39/45, ou pendant la fermeture de l’université sous le régime communiste, ça peut être un passage permettant d’accéder au bâtiment ou à la salle où a lieu une expérience qui intéresse les PJ ou leur commanditaire (expérience qui pourrait être du genre de celle sur la viscosité du bitume dont j’avais parlé ici-même il y a quelques années déjà).
Que viennent faire les drag queens dans l’histoire ? Si on se place à une époque où l’université est fermée, elles sont certainement persécutées (bien qu’elles n’aient rien à voir avec l’université), et utilisent le chemin secret pour des activités en rapport avec leur travestissement. Dans ce cas, elles ne seront pas des opposants frontaux aux PJ, mais pourraient les gêner, par exemple si elles sont recherchées par la police et qu’en les cherchant, les policiers tombent sur les PJ.
L’homme du monde pourrait être l’ivrogne que les PJ ont sauvé d’un mauvais sort et qui les envoie recueillir les résultats de l’expérience sur la viscosité du bitume en cours à Cracovie.

Bref, encore une fois c’est exploitable, même si j’ai l’impression que cette ébauche est plus un prétexte à scénario qu’une ossature d’intrigue de scénario.

Crash test réussi.

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Pendant ce temps là, suite

Gregory P. Lee a annoncé hier qu’il préparait un kickstarter pour sa campagne Traveller 5 mettant en scène un cirque itinérant interstellaire. Évidemment, je vais suivre ça de près.

Autre kickstarter qui serait en préparation, celui pour un CityBook VIII chez Flying Buffalo (en bas de la page). Celui-là aussi va m’intéresser…

J’aurais bien aimé aussi vous parler de la campagne lupanar pour Tigres Volants : il parait que certains souscripteurs ont déjà reçu leur exemplaire, et qu’elle est disponible en boutiques. Toujours rien dans ma boîte aux lettres aujourd’hui, hélas… Je vais devoir attendre encore un peu (vous me direz, c’est pas comme si je n’avais rien d’autre à lire pour patienter).

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Bientôt la fin du monde : ne tombez pas dans le panneau !

J’apprends ce soir que le supplément post-cataclysmique Warlords of the Apocalypse pour Pathfinder, initialement annoncé chez Adamant Entertainment en 2010, sortira finalement chez Super Genius Games (un éditeur dont j’ignorais jusqu’à l’existence).
Non, en fait, ma phrase est légèrement inexacte : j’aurais dû écrire : « J’apprends ce soir le projet d’un supplément post-cataclysmique pour Pathfinder nommé Warlords of the Apocalypse« , car ce machin m’avait jusqu’à présent échappé.
Je ne joue pas à Pathfinder, je n’en ai même aucun bouquin (je n’ai même pas les bouquins de règles du D20 System, dont il dérive). Mais connaissant mon intérêt pour le genre post-cataclysmique, il n’est pas impossible que je cherche à me procurer ce supplément, s’il finit par sortir, si je l’apprends, et si ce que je lis sur internet au sujet du produit fini me semble mériter qu’il rejoigne ma collection.
Mais surtout, mon œil a été durablement marqué par la couverture du projet :Non, ce n’est pas la petite dame court vêtue qui m’a marqué (j’ai internet, je suis blasé), mais la nature de son bouclier : un panneau routier STOP, thème récurrent sur les couvertures des suppléments post-cata américains ces dernières années : car on avait eu en 2007 celle de Post-Apocalyptic Hero :Et avant elle, en 2005, celle de D20 Apocalypse :(pas trouvé d’image suffisamment lisible sur internet, j’ai dû scanner la couv’ de mon exemplaire perso)

En fait, cette attirance des JdR post-cata pour les panneaux de signalisation remonte à bien plus loin, puisque déjà en 1981, Aftermath! prévoyait leur utilisation comme boucliers :

Dans un genre différent mais proche, j’en profite pour ressortir une autre couv’ ornée d’un panneau de signalisation et qui me plait bien, celle de la seconde édition (1996) de GURPS Autoduel :

Et pour mémoire pendant que le scanner était allumé, la bien moins chouette couv’ de la première édition (1986) du même supplément :Avouez qu’on a gagné au change avec la seconde édition !

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Blogs météo

Faisant mon petit tour vespéral de la Toile en général et des blogs des copains en particulier, j’ai souri en voyant cette juxtaposition du dernier billet en date d’Alias et du précédent mien dans la blogroll de Grignak :Non, même si ça nous arrive parfois, cette fois-ci nous ne parlions pas du tout du même sujet !

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Présentatrice météo-nirique

Drôle de rêve pendant ma sieste de tout à l’heure.
Entre (ou pendant) des scènes se passant au boulot, on y voyait un groupe de femmes « célèbres » (ou en tous cas, plus ou moins connues du grand public) se rendre à une réunion (ou une conférence dans le cadre d’une formation pour adultes, je ne sais plus trop) à laquelle je devais aussi assister (sans doute pour le boulot). C’était dans un de ces escaliers qui se divisent en deux à chaque étage, se rejoignant pour former un palier intermédiaire entre deux niveaux, et le gros dudit groupe occupait l’une des moitiés de l’escalier. Pour ne pas arriver en retard, je prenais l’autre demi-escalier, et je m’y retrouvais derrière Brigitte Simonetta, qui présentait la météo sur une chaîne publique dans le milieu des années ’80, à une époque où j’avais encore la télé. Je n’ai aucune idée de ce que cette brave dame est devenue, je n’ai pas dû la revoir (ni même entendre parler d’elle) depuis cette relativement lointaine époque, et je ne sais plus du tout à quoi elle ressemblait (ni à quoi elle peut bien ressembler de nos jours) ; je me souviens cependant que c’était bien elle dans mon rêve, sauf que de visage (que je serais incapable de reconnaître, donc) elle n’avait rien à voir…
Enfin bref. Comme cette brave dame (une petite brune un peu trop bronzée pour le bon état de son épiderme, dans une robe rose bonbon flashante, la soixantaine active ou pas loin) se tenait au milieu des marches, m’empêchant de la dépasser sans la bousculer, même en me tirant contre la rampe à l’intérieur d’un virage, je me plaçai juste derrière elle et lui chantonnai dans l’oreille : « J’y serai avant toi » (le nananè-reu était sous-entendu). Et elle de se mettre à courir (ce qui était l’effet escompté) pour arriver la première, tout en continuant à occuper le centre des marches (et donc à m’empêcher de la doubler, car je ne voulais pas non plus jouer les bourrins et la pousser, ce que j’aurais pourtant pu faire aisément). Ce qui nous permit à tous les deux d’arriver en même temps que le gros de la troupe, passé par l’autre moitié de l’escalier…
Je ne cherche pas la logique dans cette histoire (d’autant que tout le monde descendait l’escalier alors que la conférence avait lieu tout en haut du bâtiment). Mais j’aimerais bien savoir quel stimulus a fait remonter à ma mémoire (et jusque dans mon rêve) une présentatrice météo dont je n’avais pas dû entendre parler depuis largement plus de vingt ans et que je serais bien en peine de reconnaître si je la croisais dans la rue.

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Giannirateur V3.0

Suite aux commentaires de ce billet, voici une nouvelle modification visant à améliorer le Giannirateur de scénarios, déjà redoutable.
En gros, il était reproché au Giannirateur que ce soit toujours la même chose : un commanditaire envoie les PJ quelque part faire quelque chose.
C’est un problème que j’avais déjà décelé, et partiellement circonvenu, soit en feintant au moment du lissage, soit en choisissant comme commanditaire un évènement extérieur plutôt qu’un individu, groupe d’individus, ou organisation (cherchez pas, cette dernière option n’a pas été mise en œuvre lors des précédents tirages).
Ma conclusion est que c’est la phrase qui structure le résultat qui est susceptible de brider l’imagination de l’utilisateur : il faut donc la modifier. Elle pourrait par exemple devenir :

[Le Commanditaire] amène les PJ à se rendre à [la Destination] pour y exercer [l’Action] sur [l’Objectif]. Les PJ seront gênés par [l’Antagoniste] au [Lieu de la confrontation]. Un élément majeur du scénario sera [l’Élément intéressant].

Je reprends mes explications sur le Commanditaire et la Motivation des PJ, déjà fournies dans les commentaires du billet sus-cité :

il suffit, soit de lisser un peu le résultat obtenu (c’est ce que j’ai fait par exemple pour le second tirage du Rapparthon n° 8 : “Une organisation criminelle importante demande aux PJ [d’échapper à]” devient “Les PJ font partie de l’organisation criminelle importante […]. Pour une raison à déterminer selon la campagne en cours, [ils doivent échapper à]“), soit de choisir avec soin le Commanditaire, dont rien n’impose qu’il soit une entité pensante (ou composée d’individus pensants) : ça peut être des circonstances. Sans oublier tous les cas où le Commanditaire n’est qu’un prétexte dans la construction du scénar et où ce sont les PJ eux-mêmes qui décident d’accomplir l’action (si le Commanditaire est un de leurs proches malade auquel il faut impérativement apporter un remède, ce n’est pas forcément le Commanditaire qui va leur demander d’aller chercher le remède ou le médecin : ils peuvent en prendre eux-mêmes l’initiative ; dans ce cas, on obtiendrait la même chose en choisissant comme Commanditaire la maladie plutôt que l’individu malade.

Tant qu’on y est, précisons que la Destination peut être un lieu, mais aussi une époque (dans les JdR avec voyage dans le temps), ou un état particulier (en transes, par exemple).
Et que l’action de l’Antagoniste n’est pas forcément une agression : l’antagoniste peut par exemple être une circonstance extérieure gênant les PJ (Rapparthon n° 16), ou sa simple présence ou ses actions peuvent gêner les PJ sans qu’ils ne l’affrontent (ils peuvent même être dans le même camp ! NaSceWriMo n° 18).

Bref, je le redis, la clé du Giannirateur, c’est “pense en dehors du cadre”, “utilise ton imagination” et “le résultat est flexible, n’aie pas peur de le tordre dans tous les sens”.

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Kro en résumé : Points chauds

Points chauds
Laurent Genefort
ISBN 978-2-84344-111-0
© 2012, Le Bélial’
245 pages, format 14 × 20,5 cm environ, dont un cahier de croquis signé Manchu

Roman de SF futur proche sur une Terre recevant la visite de nombreux ETL’histoire se passe entre 2019 et 2036 sur notre Terre, sur laquelle se sont ouvertes (et continuent à s’ouvrir) des Bouches, qui sont des passages à sens unique entre notre Terre et d’autres planètes (un peu comme les brèches à MEGA). Par ces Bouches arrivent des ET d’espèces très variées, qui ne font en principe que transiter sur Terre d’une Bouche à une autre au cours d’un voyage de monde en monde. L’ouvrage traite de l’impact (ou plutôt des impacts) qu’a la présence de ces ET sur nos sociétés, principalement au travers du point de vue d’une poignée de personnages (humains) récurrents.
À noter que les différents chapitres ne sont pas placés dans l’ordre chronologique : il n’y a pas de retour en arrière pour les différents personnages, mais on passe de 2026 à 2030, puis 2029, puis 2027, et à nouveau 2030, puis 2032, par exemple. C’est un peu perturbant quand on s’en rend compte, même si ça n’a pas franchement d’impact sur l’histoire.
Intéressant, mais court : ça aurait mérité d’être un peu plus développé (du moins, c’est l’amateur de JdR qui parle ; le lecteur de SF est content que pour une fois, un roman de SF se présente autrement que comme un pavé appartenant à une série de pavés).

(roman lu sur les conseils de Tonton Alias)

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