Dork Traveller

John Kovalic vient de mettre en ligne la toute première BD à thème rôludique qu’il a publiée (bien avant Dork Tower) : c’était dans le fanzine travellerien anglais Alien Star.

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(C)rêve charogne

Les rêves, c’est un peu comme l’excès d’alcool et autres substances désinhibitrices : on a tendance à y exprimer des facettes de sa personnalité qu’on préfère en temps normal réprimer sous un vernis de convenances sociales ; facettes dont on n’est pas toujours très fier de découvrir l’existence.
Pendant ma sieste de tout à l’heure, j’ai rêvé que je regardais un reportage dans lequel des manifestants d’extrême-droite franchouillards avaient affronté des policiers anti-émeutes, avaient eu le dessus sur eux, et avaient réussi à en coincer un dans un bus et à s’emparer de son bouclier avec mitrailleuse incorporée (non, ce n’est pas une erreur, je connais la différence entre une mitrailleuse et une mitraillette et n’emploie pas indifféremment les deux termes ; et oui, dans la réalité non-onirique, ce genre de choses serait impossible à utiliser efficacement). À ce stade là du rêve, il n’y avait plus qu’un seul émeutier, un moustachu au long nez légèrement ventripotent, qui ressemblait un peu au réplicant Leon dans Blade Runner, qui allait se servir du bouclier contre son légitime propriétaire. Là, mes souvenirs du rêve sont un peu incertains, et je ne me souviens plus si j’ai soudain fait irruption dans le reportage pour m’emparer de l’objet et le retourner contre le bas-du-front en le lestant d’une bonne quantité de plomb, ou si j’ai continué à être simple spectateur et si c’est lui qui a canardé le flic qui avait réussi à sortir du bus et s’enfuyait en courant. Mais ce dont je me souviens bien, outre le fait qu’une bonne quantité de bastos avait été tirée en automatique, c’est d’avoir très vocalement souhaité la mort du connard, tout en constatant avec un mélange d’embarras honteux et de satisfaction morale que je m’étais aussitôt dit que c’était mal de dire ce genre de choses ; un sentiment qui m’a un peu rassuré sur la solidité de mes propres verrous-inhibiteurs, puisque même dans un rêve, je suis encore capable de savoir ce qui est bien et ce qui est mal.

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En eau trouble (musculo-squelettique)

(oui, je suis encore vivant… simplement, d’une part je suis plutôt occupé, entre mes soucis domestiques (de domus, la maison) et mes journées de boulot à rallonge, et d’autre part, quand je n’ai rien d’intéressant à raconter ici, je ne poste pas…)

Suite à la dernière réunion du CHSCT, nous sommes en train de rédiger au boulot le document unique qui fait un tour d’horizon des dangers et risques d’accidents auxquels nous sommes exposés, et des moyens de prévention mis en place ou envisageables. Ce n’est pas moi qui m’y colle, j’ai confié le boulot à ma responsable hygiène et sécurité, mais je suis l’affaire d’assez près.
Aujourd’hui, après avoir fait le tour des dangers dans l’usine elle-même, nous nous sommes penchés sur ceux auxquels nous sommes exposés dans d’autres locaux : le bureau et les vestiaires.
Entre autres risques dans ce dernier endroit, les chutes sur un sol mouillé et glissant au sortir de la douche. Et puis, comme la moitié au moins de mon équipe est ou a été affectée par des troubles musculo-squelettiques liés au boulot (dont mes problèmes d’épaule de cet été, et l’actuel arrêt-maladie de mon adjointe pour plusieurs semaines, qui me plombe salement dans l’organisation de l’équipe), ce qui fait que nous sommes particulièrement sensibilisés à ce genre de problèmes et qu’il a été mentionné à plusieurs reprises dans le document unique, nous sommes partis dans un délire sur les risques de TMS liés à de mauvais gestes et postures sous la douche, au cours duquel j’ai expliqué pince-sans-rire à ma collègue que, comme elle prenait sa douche à l’usine (pour avoir une moins grosse facture d’eau à payer…), il fallait qu’on regarde comment elle s’y prenait afin de lui permettre si nécessaire de corriger le tir. Ça l’a beaucoup amusée et elle a même proposé, puisque nous allons avoir bientôt une session de prévention avec un formateur spécialisé en prévention des TMS, de le faire passer, non seulement dans l’usine pour voir comment nous travaillons, mais aussi dans le vestiaire ; proposition que je ne manquerai pas de lui ressortir le jour venu, même si je crains qu’elle prétendra alors qu’il s’agissait d’une plaisanterie…

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La musique, ça déménage !

Voici un petit tour d’horizon des principaux disques récemment écoutés que le déménagement, et surtout la fâcheuse interruption de ma connexion internet, m’avaient empêché de vous présenter plus tôt :

La Futura, le nouveau ZZ Top.Déception : c’est le son classique auquel ils nous ont habitués depuis longtemps, ce disque n’a rien de novateur, il laisse le désagréable sentiment que le trio tourne en rond depuis un certain temps.
Bon, ceci dit, il n’est pas mauvais non plus, hein. C’est juste que j’ai l’impression de l’avoir déjà entendu avant même de l’avoir écouté. Mais c’est comme pour de trop nombreux groupes dont la musique n’arrive plus à se renouveler, et les inconditionnels apprécieront.

Alexandros, de Sacred Blood.Un groupe grec de power metal, que j’ai récemment découvert et dont c’est le deuxième album (consacré comme son titre l’indique à Alexandre le Grand).
J’aime bien.
Extrait :

Hellcats, de Hellcats, groupe féminin slovène dont je vous avais déjà parlé.Le disque est sorti l’année dernière, et j’ai dû me le procurer directement auprès d’elles.
C’est pêchu, et j’aurai un seul et unique reproche : c’est un maxi et c’est donc bien trop court. Vivement un vrai album !

Empire in Ruins, autre disque slovène sorti en 2011.Le groupe s’appelle ShadowIcon, c’est du power metal à hurleuse, et l’album parle de l’Empire Romain après la mort de Jules César.
C’est pas exceptionnel, mais ça se laisse bien écouter. Pas de clip, mais quelques morceaux en ligne, dont celui-là :

Enfin, Voyage of the Damned, des Danois d’Iron Fire.Un album carrément bon !
Extrait :

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Captchaaains !

Je suis tombé il y a peu sur ce captcha pour le moins surprenant :

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Ça devient sérieux !

Ça y est, avec la sortie du nouvel album dans la « grande distribution », non seulement le nouveau site de Yotangor ressemble enfin à quelque chose, mais ils ont mis en ligne un clip tiré du nouvel album :

C’est le premier morceau du disque, qui n’en est certainement pas le meilleur et qui m’avait un peu destabilisé à la toute première écoute, mais c’est toujours mieux que rien.
On attend encore le programme de leur tournée…

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Kro en résumé : Trois pas vers le bagne

Trois pas vers le bagne
La Voix des Ombres n° 1
Chef de gang : Yann Lugrin
2 dés sans faces
ISBN13 : 978-2-9700314-6-8
2dsf0251
pas de copyright, ni la moindre date de publication dans l’ouvrage, qui date de 2007
32 pages

Recueil de scénarios pour Nightprowler deuxième éditionLe gros du supplément est constitué par trois scénarios se déroulant à Bejofa. Dans le premier, assez court et peut-être un peu léger, les persos sont victimes d’une autre bande de voleurs, et cherchent à récupérer ce qui leur a été subtilisé. Dans le second, ils se retrouvent emprisonnés après avoir été donnés, mais la justice leur propose un marché pour éviter la condamnation à mort… Enfin, le troisième est un cambriolage après lequel l’objet volé, modifié par le commanditaire, devra être ramené discrètement là où il a été pris. Mais évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu. Ce scénario est à mon goût le plus intéressant des trois, mais il souffre d’un gros problème : à la fin de sa lecture, il reste un certain nombre de mystères concernant un PNJ central de l’intrigue, laissés volontairement non expliqués par l’auteur du scénar, et en l’absence d’une suite publiée, c’est un peu facile et franchement agaçant.
Un recueil fort correct.

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Kro en résumé : Bejofa

Atlas des Sept Cités
Bejofa
Le maîstre caché : Yann Lugrin
2 dés sans faces
ISBN : 978-2-9700314-9-9
2dsf0203
pas de copyright ; l’ouvrage date de 2008
96 pages

Supplément pour Nightprowler deuxième édition, présentant la ville de Bejofa, et contenant un grand plan en couleursOutre la description de Bejofa, l’ouvrage contient quelques règles additionnelles et deux scénarios.
Un bon supplément, assez facile à cannibaliser pour d’autres contextes med-fan’ « renaissants » que celui de Nightprowler.

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Kro en résumé : Écran de jeu Nightprowler

Nightprowler seconde édition
Ecran de jeu
Chef de gang : Yann Lugrin
2 dés sans faces
ISBN13 : 978-2-9700314-5-1
2dsf0202
pas de copyright, mais l’impression est de novembre 2006

Écran à quatre volets pour Nightprowler deuxième édition, accompagné d’un livret de 32 pagesC’est un écran, quoi : un machin à peu près indispensable pour le MJ. Le livret quant à lui, au contenu hétéroclite (dont un scénario et des errata) n’apporte pas grand-chose, d’autant que les errata sont disponibles en ligne ; son principal intérêt est le scénar, ce qui est quand même un peu court.

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Kro en résumé : Nightprowler

Nightprowler
Seconde édition
édité par 2d sans faces, sous licence Asmodée éditions
direction du projet : Yann Lugrin
ISBN : 2-9700314-2-6
2dsf0201
pas de copyright (le jeu date de 2006)
336 pages

Jeu de rôle med-fan’ urbain pour personnages appartenant à la pègreNightprowler 2 a pour contexte le futur de celui de Nightprowler première édition : la date a été avancée de quelques années et d’une guerre civile (l’écart entre les deux éditions devrait être d’au moins vingt-huit ans, puisque l’actuel prince, sur le trône depuis douze ans, est le fils de celui de Nightprowler 1, qu’il a vingt-huit ans et qu’il n’était pas né du temps de la première édition… ; sauf que je crois que ce détail a échappé aux auteurs, et on passe seulement des années 2650 à la fin des années 2660 ; mais comme un autre PNJ est passé de 85 ans à plus d’un siècle, ce qui cette fois ci ne devrait pas avoir pu échapper aux auteurs, il y a au moins quinze ans d’écart) ; du coup, la situation politique a également évolué. Les évènements qui séparent les contextes des deux éditions du jeu ont vu la disparition d’une des plus puissantes familles de la pègre, ce qui dépaysera les habitués. Les sciences sont désormais comparables à celles de la Renaissance (ou plutôt, à celles d’une Renaissance où les machines volantes de Léonard de Vinci seraient une réalité). Pour ceux qui ne connaitraient pas, le cadre géographique ressemble au bassin méditerranéen, suffisamment modifié pour qu’il ne s’agisse pas d’une copie conforme, mais suffisamment proche pour qu’on le reconnaisse encore ; un peu comme le Vieux Monde de Warhammer. Les sept cités y occupent l’emplacement qui correspondrait en gros à Carthage.
Le système de jeu, présenté après le contexte en commençant par la création de personnages, n’est pas le même que dans la première édition. Les nouvelles règles n’utilisent que le D20.
Il y a entre autres choses dans l’ouvrage un chapitre décrivant un quartier de Bejofa, l’une des sept cités (la voisine de Samarande, qui était la ville au cœur du contexte de la première édition ; Nightprowler 2 a déplacé son centre d’intérêt de l’autre côté du fleuve qui sépare les deux villes). Ce genre de choses manquait dans le livre de base de l’édition précédente, et c’est donc une très bonne idée, même si un quartier, c’est quand même bien petit et donc limité.
Le premier des deux scénarios proposés nécessite que les persos acceptent de se lancer dans un plan visiblement foireux, chose que tout PJ doté d’un minimum de jugeote refuserait (à moins peut-être d’être vraiment désespéré). Le second, plus gros et nettement plus intéressant, se veut destiné aux MJ débutants.
On ne retrouve pas dans cette édition le panorama des principaux types de gouris (gouris-castors, gouris-muscardins, etc… ; or il leur est fait référence à plusieurs reprises dans le corps du texte), ni le peuple d’Heloderma.

Je n’ai jamais vraiment été intéressé par le contexte développé pour Nightprowler ; ce qui m’intéressait dans ce jeu, c’était le côté med-fan’ urbain, exploitable dans des villes que je connais mieux et qui m’intéressent plus, comme Laelith, Lankhmar ou les villes de l’Empire de Warhammer. Du coup, je n’ai pas vraiment étudié de près les modifications et les ajouts apportés au contexte dans cette nouvelle édition, modifications et ajouts qui m’ont laissé froid ; et comme le système de jeu ne m’a absolument pas intéressé, je crois que cette nouvelle édition ne m’aura pas apporté grand’chose. J’ai par ailleurs la confuse impression (peut-être basée sur des souvenirs en partie erronés) que Nightprowler 2 est moins complet que Nightprowler 1, qu’il est moins un jeu autosuffisant et proposant tout le nécessaire pour faire du med-fan’ urbain à base de pègre ; et ce, malgré la présence d’une description (avec plan) d’un quartier de ville, chose qui, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire remarquer, faisait cruellement défaut à la première édition.
Bref, à part rendre à nouveau disponible le jeu, ou du moins son contexte, ou plus précisément, une version modifiée du contexte originel, avec un système de règles différent, Nightprowler 2 n’apporte dans le fond rien par rapport à Nightprowler 1. Ceux qui comme moi voient surtout en ce jeu un « sourcebook » pour du med-fan’ urbain peuvent aisément se contenter de la première édition.

Et puis, ressenti tout personnel, je dois dire que je n’ai pas retrouvé dans cette nouvelle édition l’atmosphère de joyeux fourre-tout à peu près complet et donnant envie de jouer qui émanait de la première. Un peu comme Warhammer 2 par rapport à Warhammer 1, Nightprowler 2 fait grise mine à côté de son ancêtre. Peut-être que la maquette, nettement moins dépouillée dans les deux cas, joue, mais ça vient aussi du contenu. Nightprowler 2 est moins complet, plus « sérieux » (ou peut-être plutôt, car le sérieux serait plutôt pour moi une qualité dans un JdR, plus triste, plus terne). Dommage.

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