On se persuade comme on peut

Voici pourquoi la prochaine cinquième édition d’AD&D pourrait présenter un quelconque intérêt.
Avouez que si c’était vrai, ce serait bien léger…

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La question du soir

How can someone say « I am an Old Timer » and « I started with 2nd Ed » in the same breath?

Timothy Brannan

Moi aussi, ça me parait quelque peu antinomique. Je suppose que je commence à accuser mon âge…

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Kro en résumé : The Soldier’s Pocket-Book For Field Service

The
Soldier’s Pocket-Book
For Field Service
by
Colonel Sir Garnet Joseph Wolseley
C.B., K.C.M.G.
Assistant Adjutant-General, Horse Guards
Second edition, revised and enlarged
with illustrations
MacMillan and Co., 1871
(Nabu Public Domain Reprints ; ISBN : 9781147163759)

Recueil de conseils et d’informations pratiques destiné aux officiers de l’armée britannique autour de 1870Ce manuel est bourré de conseils et d’infos pratiques sur la vie militaire dans l’armée britannique de l’époque, en particulier sur des sujets qui ne devaient alors guère être enseignés aux officiers : logistique, intendance et autres. Et donc, il est fort intéressant en JdR pour donner de la profondeur à toute expédition (militaire ou non) à une époque allant grosso modo de Waterloo à l’attentat de Sarajevo (donc en particulier à l’ère victorienne ; donc pour des JdR comme Space 1889, Space 1890, Castle Falkenstein, Dark Continent et d’autres ; et même pour le Far West et la guerre de Sécession) : des armés hippomobiles, organisées rationnellement (ou tentant de l’être), et les débuts du chemin de fer, du télégraphe, et de leurs utilisations militaires.
Il y a plein de petits détails, et c’est un ouvrage vraiment riche, qui rappelle quelque peu (en version adulte) les manuels pour scouts écrits par Baden-Powell.
Un regret quand même : c’est simplement un scan non retouché de l’original de 1871, sans la queue d’une préface, d’un texte de présentation pour remettre le livre dans son contexte, d’un petit topo sur l’auteur, rien du tout. Juste une note pour nous dire que c’est un texte qui est dans le domaine public aux États-Unis. C’est un peu gonflé.

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L’Imperium est en expansion

À l’heure où l’éphémère (et bien tardive) version française de Traveller a été abandonnée par son éditeur, le jeu semble ne jamais s’être aussi bien porté sur l’internet francophone : puisque c’est au tour de Mithriel d’y consacrer une section de son site.

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Les chœurs de l’armée rouge

Du temps de Staline (mais aussi de ses successeurs), un certain nombre de photos furent retouchées pour en faire disparaître des individus tombés en disgrâce.
Sur le même principe, ce site montre des jaquettes de disques dont ont été retirés les musiciens décédés depuis.

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Homo parental

Il y a quelques minutes, cette petite phrase entendue sur Transes-Info dans un sujet sur l’adoption par les couples homosexuels m’a rendu perplexe :

tant de % d’enfants vivent dans une famille avec un parent gay
(citation approximative pour ce qui est du début)

Un parent ?
S’il n’y en a qu’un, l’autre est donc hétérosexuel… Et par conséquent, il ne s’agit pas d’un couple homosexuel.

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Re-enter Sandman ?

Goblinoid Games, éditeur qui avait déjà récupéré les droits de Timemaster, originellement publié par le défunt éditeur Pacesetter, a désormais aussi acquis la marque Pacesetter.
Ils annoncent qu’ils vont désormais la coller, non seulement sur Timemaster, mais aussi sur leurs autres JdR. Mais la grande question est de savoir s’ils comptent également récupérer les droits des autres jeux de l’éditeur, et les ressortir… Il y a même déjà des gens qui rêvent de voir enfin une suite à la première boîte de Sandman !

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Un président de la République ne doit pas diviser, il doit rassembler

La récente idée de la candidate écologiste à la prochaine présidentielle, d’instaurer des jours fériés pour des fêtes religieuses juive et musulmane (et pourquoi ces deux religions là et pas d’autres, d’ailleurs ?) va grandement me simplifier le choix du bulletin à glisser dans l’urne au premier tour de l’élection (non que je me posais beaucoup de questions, d’ailleurs ; vue la situation : un vote utile plutôt qu’un vote engagé me semble encore plus nécessaire qu’en 2002).
Car une telle mesure, si elle était appliquée, tendrait à mon avis à renforcer le communautarisme plutôt qu’à faciliter l’insertion homogène des croyants de diverses confessions (et des incroyants, d’ailleurs) au sein d’une société égalitaire.
Faut il rappeler que la République est laïque, et que l’élément central de sa devise est Égalité ?
Alors si Madame Joly veut lancer une bonne proposition de campagne en matière religieuse, je lui suggère l’abolition du régime concordataire en Alsace-Moselle, un archaïsme aberrant qui perdure depuis bientôt un siècle et qui n’a pas de raison d’être.

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Esclaves de l’informatique

Voilà donc deux semaines que la nouvelle pointeuse informatique a été mise en service au boulot.
Voilà presque dix jours qu’elle a connu de soudains changements dans notre dos, entraînant au sein de mon équipe ce que j’appellerais pudiquement quelques problèmes de manadjmént.
Voilà une semaine que j’ai eu une discussion téléphonique argumentée avec mon chef afin de lui exposer en long en large et en travers la situation, et de lui proposer une solution simple qui satisferait tout le monde ; solution avec laquelle, accessoirement, il s’était déclaré d’accord.
Voilà une semaine que nous n’avons aucune nouvelle et que la situation n’a pas évolué, malgré un courriel reprenant mes explications afin que la direction puisse prendre connaissance de la situation sans qu’elle ne soit déformée par le téléphone arabe, et malgré une relance en milieu de semaine.
Tout ceci nous donne la sale impression que la direction cherche à enterrer l’affaire en faisant la sourde oreille : ma réclamation ne figurait même pas à l’ordre du jour du comité de direction de lundi dernier, si j’en crois le compte-rendu que j’ai pu lire hier matin.
Bref, il était temps de passer à l’étape suivante.

Après avoir tenté en vain de joindre à nouveau mon chef par téléphone ces derniers jours, j’ai réussi à le « coincer » au bout du fil ce matin. Pour apprendre que, selon ce que lui a dit (ou plutôt écrit, visiblement la communication s’est simplement faite par petits mots déposés sur les bureaux des uns et des autres, ce qui n’aide assurément pas les personnes intéressées à prendre la mesure de l’ampleur du problème) le service du personnel, il n’est techniquement pas possible de réaliser la modification demandée sur la pointeuse. Modification demandée qui est rappelons le relativement simple : il s’agit de comptabiliser forfaitairement le temps de vestiaire de chacun d’entre nous, au lieu de nous faire pointer en civil et de créer des disparités importantes entre celui qui se douche sur place pour profiter du système et celui qui préfère se laver tranquillement chez lui (écart d’au minimum dix minutes par jour, voire nettement plus quand il s’agit d’une demoiselle qui en profite pour se raser les guibolles ; je n’invente rien).
Mais non, ajouter un temps de vestiaire forfaitaire au temps passé en uniforme comptabilisé par l’ordinateur n’est techniquement pas possible. Alors que dans l’autre sens, c’est-à-dire retirer systématiquement aux agents un temps de pause méridienne supérieur à ce dont nous bénéficions en réalité pour avaler un casse-croûte sur le pouce, ça ne posait visiblement strictement aucun problème (informatiquement parlant, s’entend ; devant la levée de boucliers qui a suivi cette autre mauvaise idée, la direction a (pour l’instant) laissé la question en suspens). Je me demande dans quelle mesure il y a de la mauvaise volonté de la part du service du personnel, de la part de nos informaticiens, et de la part du service après-vente de la boîte qui nous a vendu (sans doute bien cher) le logiciel utilisé (service auquel nous avions déjà eu affaire dans notre ancien poste et qui nous avait effectivement fait une réponse du même genre : en gros, leur pointeuse (c’était une version antérieure) n’était pas capable de s’adapter à notre façon de travailler, et c’était à nous d’adapter notre fonctionnement à la pointeuse) ; et dans quelle mesure l’alibi technique, un peu facile, sert à la direction à se cacher pour ne pas aller au bras de fer.

Quoi qu’il en soit, après avoir dûment râlé au téléphone, j’ai envoyé ce soir avant de partir un courriel à mon chef, mais également à la directrice et au directeur-adjoint, leur annonçant ce que j’avais dit de vive voix au chef ce matin : à compter de lundi prochain, et jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à notre problème, nous avons décidé d’un commun accord de cesser d’utiliser la pointeuse informatique et de revenir à notre ancien système, parfaitement cadré et sans possibilité de dérives. Et on va bien voir à quel niveau ça coince : directorial, ou informatique…

Mais si c’est effectivement un problème informatique, alors c’est une preuve de plus que notre civilisation occidentale marche de plus en plus sur la tête : quand ce sont les outils prétendument conçus pour nous aider qui nous imposent de nous plier à des façons de faire aberrantes, au lieu d’être adaptés à nos besoins.
Devant le peu d’énergie déployé pour résoudre le problème (s’il est informatique) et le doute subsistant quant à la nature du blocage (doute qui sera très certainement levé lundi quand je relèverai ma messagerie professionnelle et prendrai connaissance des réactions directoriales), j’en viens également à me demander si désormais, vu de la direction, notre tâche la plus importante n’est pas de bien rentrer nos heures dans la pointeuse, et non pas de bien faire notre boulot (auquel la directrice ne connait rien (elle n’est pas du métier) mais dont elle semble se contrefoutre (je lui avais suggéré l’année dernière de venir rencontrer les agents sur leur lieu de travail ; je n’ai pas l’impression qu’elle ait l’intention de le faire un jour ; à moins que le conflit qui débute n’en soit l’occasion ?)). J’ai vraiment de plus en plus l’impression que le manadjmént moderne consiste à gérer des pions interchangeables dans un programme informatique, et non des personnes qui travaillent au sein d’une équipe.
Vivement la retraite…

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Voyageur en retard

Pas grand-chose à mettre sous la dent de sa souris ce soir, à part sur Anniceris le début d’une série de billets consacrés aux univers développés pour Traveller (qui était au départ, rappelons le, un jeu dont le contexte n’était pas développé au-delà de quelques postulats technologiques : l’OTU n’est apparu que quelques années plus tard).
Petit à petit, Traveller commence à acquérir une petite visibilité sur l’internet francophone. Mais quel dommage qu’il n’ait pas bénéficié de cette (toute relative) notoriété au milieu des années ’80, là où elle lui aurait permis d’intéresser les éditeurs et peut-être de se tailler la place qu’il mériterait au sein du paysage rôludique francophone…
Mais hélas, Casus Belli s’était montré incompréhensiblement frileux pour lui ouvrir ses colonnes, et de la presse de l’époque, il n’y a guère que Runes qui l’ait traité à sa juste valeur (voire peut-être un peu trop largement).

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