Tronches de trolls

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir dans ses amis un illustrateur qui utilise ses traits pour représenter un PNJ dans un supplément pour Te Deum pour un massacre (ce n’est pas de moi qu’il s’agit, cherchez pas, l’intéressé se reconnaîtra s’il me lit).
Mais si vous avez un peu d’argent à dépenser et des envies de gloire dans l’iconographie rôludique, vous pouvez peut-être réussir à vous faire croquer le portrait par Liz Danforth pour la nouvelle version de Buffalo Castle (pour T&T) ?
Il y a quatre illustrations possibles, et les enchères se terminent le 5 février.

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Une table d’un style différent

Ce billet de blog propose quelques idées de règles pour Pathfinder, inspirées du comportement des Knights of the Dinner Table.
Ce sont des idées tordues, comme on pouvait s’y attendre vue leur source ; mais je ne doute pas qu’il y aura des joueurs aussi tordus que les Knights pour vouloir les mettre en application…

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Archives exhumées

Suite à une discussion portant sur les circonstances de l’apparition de l’actuelle quatrième édition de GURPS, j’ai passé « quelques heures » hier et aujourd’hui à éplucher les archives de la liste de diffusion francophone du jeu. Je n’ai pas tout relu, mais ça m’a permis de retrouver quelques trucs intéressants (ou cocasses, comme ce type qui était persuadé, allez savoir pourquoi, qu’il avait affaire à une femme, et parlait de moi en disant la webmistress (ici et ici ; toute la discussion est accessible ) ; on n’a jamais su les raisons de sa confusion…).

Deux extraits choisis de ma prose de l’époque, dont je ne me souvenais plus et que j’ai eu envie de déterrer pour l’occasion :

Réponse à un intervenant qui voulait que la façon de jouer soit différente selon les contextes med-fan’, et demandait : « Sinon, à quoi bon jouer dans tel ou tel univers de fantasy ? » :

Pouvoir dire « j’y étais » ? :-)

Considérations sur les différents types de campagne :

De mon point de vue, il existe trois grands types de campagne :

– la campagne sur rails ;
– la campagne sur route ;
– la campagne tous terrains.

Je m’espique. :-)

La campagne sur rails, c’est la campagne dont l’essentiel du contenu est prévu à l’avance et où les persos n’auront en principe pas d’occasion ou de raison pour s’en écarter : exemple : les personnages font partie d’un groupe de mercenaires qui part en campagne (justement), la campagne (rôludique) s’articule sur la campagne (militaire).
Là, en général, t’as pas de problème : il y a un truc qui pousse les persos (une malédiction à faire lever), qui les contraint à rester ensemble (ils sont à bord du même navire), et une durée relativement limitée en temps de l’univers de jeu (une fois que le but de la campagne est atteint, la campagne est finie et les persos repartent chacun de son côté, justement pasqu’ils n’ont plus rien qui les lie en permanence).

La campagne sur route, c’est la campagne dans laquel le MJ a une idée nette de son « arc scénaristique », mais laisse aux joueurs la bride sur le cou pour que leurs persos puissent s’éloigner de la ligne droite et vivre / causer des aventures annexes. Là, les motivations persos des persos (!) commencent à pouvoir s’exprimer et à faire diverger leurs intérêts.
Une solution est alors de faire appel à l’intelligence des joueurs : s’ils sont venus jouer cette campagne, c’est pasqu’ils avaient envie de jouer. Donc ils doivent être prêts à faire un minimum de concessions, à savoir créer des persos susceptibles de rester ensemble pour jouer la campagne, d’une part, et y mettre un peu de bonne volonté (voire parfois de fermer les yeux sur une ou deux incohérences dans les motivations de leurs persos), d’autre part.

La campagne tous terrains, c’est celle où le MJ a une situation de départ, un monde dans lequel évoluent les persos, et où il leur demande : « qu’est ce que vous faites ? » ; et là, il y en a un qui veut explorer les contrées inconnues à l’est, un qui veut faire du commerce avec les pays voisins de l’ouest, un qui veut conquérir les pays voisins du sud, et un qui veut rester sur place et faire de la politique. Ça peut donc partir dans n’importe quelle direction, y compris des directions différentes suivant les persos ; et là, ça tourne souvent pas mal au jeu « hors table » par échanges épistolaires interposés entre chaque joueur et le MJ (pour ça, internet a apporté un réel plus…), et t’es vraiment dans la merde pour constituer un groupe récurrent.
Une solution peut alors être de centrer ta campagne sur UN perso ; en principe, celui de ton joueur le plus motivé / le plus assidu. Ce perso va se taper toute la campagne (dont il devient donc le fil directeur), et les autres joueurs, selon les scénars, vont incarner des persos différents (ou non, évidemment, ça dépendra bien entendu de beaucoup de choses).
Une autre solution, c’est de convertir ta campagne à l’un des types précédents : par exemple, si tu fixes des limites de temps et un but précis, tu peux ptêt arriver à la remettre sur rails…

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L’Appel (avec un manche) de Cthulhu

Cthulhu, un jeu d’ambiance et d’enquête ? Laissez moi rire ! C’est toujours le même vieil oncle éloigné qui vous demande de l’aide. Aide que vous lui accordez sans réfléchir (alors que vous hésiteriez à prêter 1000 $ à votre propre frère mais bon, pour ce vieil oncle lointain, pas de problème, vous êtes prêt à risquer votre peau). Ensuite, vous écumez toujours les journaux et la bibliothèque locale. La compétence bibliothèque est la plus importante ! Mettez le paquet dessus à la création de votre perso. Puis vous tombez toujours sur des lieux interdits dans lesquels se trouvent des indices importants : église désaffectée, caveau familiale, cave sous une maison… Il vous faut alors vous y introduire, de nuit, en n’hésitant pas à assommer ou à flinguer le sempiternel gardien humain. Pas d’état d’âme à avoir. De toute façon, c’est un pourri de cultiste qui veut détruire le monde. Puis vous tombez toujours sur quelques créatures mineures ou un groupe de cultistes. Que vous flinguez bien évidemment à grands coups de fusil de chasse, parce que c’est l’arme qui fonctionne le mieux et qui est la plus discrète face aux autorités. Ben oui monsieur l’agent, je suis un chasseur… Et tous les indices que vous réussissez à réunir convergent vers alors un lieu oublié où se trouve la créature principale ou la cérémonie censée l’invoquer. N’y allez pas ! Faites tout péter à la dynamite, sans quoi vous mourrez ou deviendrez inexorablement fou… En fait, une aventure de Cthulhu, c’est toujours la même chose !

Gollum, sur la liste de diffusion francophone consacrée à GURPS
d’après L’appel de Cthulhu vu par Gérard, un article de Gérard paru dans Backstab n° 17, page 26 (septembre octobre 1999, F.C. Publications)

À bien y réfléchir et quand on regarde une bonne partie des scénars proposés pour ce jeu dans les années ’80 et ’90 (et peut-être encore maintenant), ce n’est peut-être pas si caricatural que ça…

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Pirates et forbans

L’évènement qui fait la « une » d’internet aujourd’hui, c’est la fermeture brutale du site megaupload par les autorités américaines.
Indépendamment du fond du problème (le piratage, l’hébergement en toute connaissance de cause de contenus piratés tout en clamant être blancs comme neige, etc…), sur lequel personne n’est dupe, ça m’amène un certain nombre de réflexions.

– d’abord, le fait que ça survienne 24 heures après le blackout anti-SOPA de l’internet américain est un peu gros pour être une simple coïncidence : j’y vois plutôt un signal fort (genre bras d’honneur, mais à la puissance mille) adressé par les autorités américaines (ou par les agences qui devraient leur être soumises) aux défenseurs de la liberté d’internet.

– se pose ensuite le problème de la méthode : en faisant fermer megaupload de force, les cowboys du FBI se sont essuyé les bottes sur les utilisateurs « honnêtes » du site : les couillons qui l’employaient pour partager des fichiers personnels farpaitement légaux.
On peut déblatérer sur la naïveté de ceux qui confiaient leurs documents à une plate-forme de piratage notoire qui risquait d’être tôt ou tard rattrapée par la justice, mais si les naïfs ne devaient s’en prendre qu’à eux-mêmes lorsque les autorités outrepassent leurs pouvoirs, nos prétendues démocraties occidentales seraient encore plus totalitaires qu’elles ne le sont déjà.
Et des solutions techniques autres existaient pour « résoudre » le problème.

– je passe sur l’intervention d’une agence purement américaine dans des États souverains. Que je sache, ni la Nouvelle-Zélande ni Hong-Kong ne sont le cinquante-et-unième État de l’Union.

Quelles vont être les conséquences de tout ça ?
Pour le piratage, à part les sanctions qui seront éventuellement infligées à ceux qui ont été attrapés dans l’affaire, strictement aucune : des sites de partage peu regardants sur la faune qui les fréquente et le contenu qu’ils hébergent (deux caractéristiques qui dans le fond me semblent être le signe d’un bon site de partage), c’est pas ça qui manque. Je ne donnerai pas de noms, vous en connaissez peut-être plus que moi. Et je ne suis pas certain que les autorités russes se montreront aussi serviles que leurs homologues néo-zélandaises ou hongkongaises quand l’oncle Sam voudra faire pareil avec certains de ceux qui se trouvent sur leur territoire.
Pour la liberté d’internet par contre, c’est salement inquiétant. Pasque ça prouve, pour ceux qui ne voulaient pas encore l’admettre, que les Américains ont les moyens de garder la main sur l’ensemble du réseau, y compris les parties situées hors de leur territoire. Peut-être quand même que ça fera avancer plus vite le développement d’un réseau vraiment libre, techniquement possible mais dont on est encore loin dans la pratique, en montrant la gravité de la situation actuelle. Pasque de vous à moi, aujourd’hui c’est « juste » megaupload et Obama président, demain ça sera peut-être des sites évolutionnistes, ou pro-avortement, ou droits-de-l’hommistes, ou simplement anti-américains, sous un vieux réac encore pire que dobeuliou…

Et puis il y a encore quelque chose d’autre qui me gêne, c’est la réaction du bouffon élyséen, qui s’est empressé d’approuver l’action du FBI, montrant bien, s’il en était encore besoin, qu’il s’intéresse plus aux intérêts des industriels de la (sous-)culture que des libertés des individus.

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Aurait mieux valu y penser avant

Autre annonce du soir, Mongoose va procéder à un Great Traveller Clean-Up.
En gros, ça signifie qu’ils vont reprendre la gamme Rikki-Tikki-Traveller et en corriger les erreurs, avant j’imagine de proposer des rééditions corrigées (mais sans doute pas complètement, connaissant l’éditeur j’ai quelques préjugés défavorables) plus chères que les versions d’origine.
Ils annoncent aussi des comprehensive (and free!) correction PDFs. À la première lecture, je pensais qu’il s’agirait d’errata disponibles gratuitement. Mais à la réflexion, je me demande si ça ne seraient pas plutôt des versions *.pdf corrigées des bouquins, que ceux qui ont déjà acheté le *.pdf original pourraient télécharger à l’œil, tandis que les couillons qui préfèrent acheter des livres devront repasser par la caisse…
De toutes façons, je ne suis guère concerné, quand j’y réfléchis bien : je n’utilise pas les règles de RTT, donc je me fiche des erreurs qui auraient pu s’y glisser ; quant aux divergences avec l’OTU, je suis assez expérimenté pour déceler la plupart d’entre-elles.

Accessoirement, la fin de l’annonce semblerait indiquer qu’une seconde édition de RTT serait envisagée… Il se pourrait bien que ce soit la toute première édition de Traveller qui ne figurera pas dans ma collection.

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C’est ÇA, la cinquième édition ?

Toujours dans la série des ressorties de JdR datant d’une époque que pas mal de joueurs désormais n’ont pas connue, voilà pas que WotC va ressortir les trois bouquins de base de la première édition d’AD&D !
Ils annoncent toutefois qu’ils auront de nouvelles couvertures. En ce qui concerne le Players Handbook, je trouve ça dommage, mais pour les deux autres, c’est plutôt salutaire (enfin, reste à voir ce qu’ils mettront à la place… on n’est pas à l’abri d’horreurs dans un genre bien différent)

S’ils pouvaient dans la foulée rendre à nouveau disponible les *.pdf de vieilleries qui étaient autrefois vendus sur DrivethruRPG et dont certains m’auraient intéressé (en tant que collectionneur), ça serait encore mieux…

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Métamorphose rétrograde

On peut désormais se procurer sur Lulu une nouvelle version de l’édition originelle de Metamorphosis Alpha, le tout premier JdR de SF (1976) (enfin, en fait de SF, c’était quand même plutôt du PMT à bord d’un vaisseau spatial gigantesque…)

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Le réveil d’un Grand Ancien Générique et Universel

Après avoir vivoté pendant des années, et même avoir carrément connu pendant plus de six mois une période d’inactivité totale, la liste de diffusion francophone consacrée à GURPS est repartie sur les chapeaux de roues depuis vendredi dernier, avec presque autant de messages en cinq jours qu’au cours des deux années précédentes.
C’est super, mais je commence à avoir un peu de mal à suivre et à y passer chaque soir un temps assez conséquent.
Et encore, heureusement qu’il n’y a pour l’instant qu’un nombre réduit de discussions… Je n’ai plus l’habitude que ça parte dans tous les sens !

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Ta gueule, esclave !

La saison des élections approche.
Et avec elle, réapparait le fantasme de certains petits chefs de la fonction publique, qui croient qu’ils peuvent, en invoquant l’existence d’une hypothétique période de réserve, obliger leurs subordonnés à la fermer en invoquant un non moins hypothétique devoir de réserve (ou obligation de réserve).
En clair, les agents de l’État en période préélectorale seraient selon ces cheffaillons contraints de fermer leur gueule, de ne pas exprimer publiquement leurs opinions, de ne pas prendre part à des réunions publiques, des manifestations ou autres.
Le problème, c’est que tout ceci ne repose sur aucune base juridique. Mais ça doit beaucoup arranger les dirigeants de faire croire à « leur personnel », dont on a vu ces dernières années à quel point ils ne les respectent pas, à quel point ils s’essuient les chaussures dessus, à quel point ils s’efforcent de démanteler le peu qui reste du service public, bien mal en point, qu’il se voit soudainement privé de droits fondamentaux de tout citoyen, parmi lesquels la liberté d’expression.
Je me demande bien comment un fonctionnaire ou assimilé peut cumuler le respect de cette fumeuse obligation de réserve avec l’exercice d’un quelconque mandat électoral ; et auparavant, avec une quelconque candidature à une élection.
Et accessoirement, je me demande si, pendant cette fumeuse période de réserve, les préfets et autres directeurs départementaux de tels et tels services de l’État s’abstiendront de participer, qui plus est auréolés du prestige de leurs fonctions officielles, à des inaugurations et autres pinces-fesses.
Et puis finalement, je me demande si par exemple un enseignant a, selon les abrutis qui pondent ces instructions illégales et liberticides, le droit de faire cours en période de réserve : après tout, face à sa salle de classe, n’est il pas tout simplement dans le cadre d’une réunion publique ?

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