Avec tout ça, j’allais oublier de vous dire…

J’ai les clés de la baraque, depuis hier matin.

Pour le moment, j’ai juste passé un coup de balai et amené une pleine bagnole de bazar.

L’herbe a été fauchée et ramassée, et le voisin d’en face, un brave retraité à la langue bien pendue, m’a assuré que le terrain était propice au jardinage.

Y a l’électricité, l’eau, en principe le téléphone (il devait être mis aujourd’hui, mais de toutes façons j’ai qu’un seul poste téléphonique alors je n’ai pas pu vérifier), et lundi matin j’aurai le gaz (et donc l’eau chaude…).

Par contre, comme j’ai vaguement dû vous le mentionner au détour d’un ou deux précédents billets… y a pas internet.

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Fracture numérique, bis

Mais vous êtes un petit malin.

Car vous savez pertinemment comment faire pour échapper à la misère tiers-mondiste qui règne ici : ça vous coûtera un peu plus cher, mais c’est pas grave : vous ne déménagez plus votre ligne téléphonique et tout ce qui va avec, vous vous contentez d’ouvrir une nouvelle ligne, en expliquant à la ptite dame gnangnan à l’autre bout du fil, arc-boutée sur son « c’est pas possible monsieur », que c’est exactement pareil que si vous preniez une résidence secondaire : vous faites installer une deuxième ligne téléphonique, et bien entendu, vous faites ouvrir une deuxième connexion internet ; et une fois que ceci sera fait, vous résilierez la première. Et tant pis pour la messagerie actuelle, malgré son insistance horrifiée, vous vous en foutez, vous ne vous servez pas de celle-ci. Ce qui vous importe, c’est de conserver un accès ouvert en permanence.

Et c’est là que vous auriez dû vous méfier : pasque la ptite dame, à laquelle que vous croyiez avoir finalement réussi à faire comprendre ce que vous vouliez, n’a même pas cherché à comprendre. Elle s’en fout. Elle ne connait qu’une chose, c’est la procédure by the book. Le reste, tout ce qui sort de l’ordinaire, comme un client qui n’en aurait rien à foutre de perdre sa messagerie ou de payer double tarif pendant un mois, ce n’est pas possible, ça ne peut pas exister. Donc elle vous dit « d’accord » pour vous faire plaisir, vous raccrochez content de votre coup, et derrière… elle lance sa procédure standard, officielle, approuvée par le Comité central du Parti. La seule qui existe dans son petit esprit sans imagination.

Vous, naïf et insouciant, vous vous dites que finalement, tout va bien se passer, que vous avez été plus rusé que la machine administrative, même si vous allez perdre un peu de flous dans l’affaire.

Et puis vous êtes rattrapé par la dure réalité : deux jours plus tard, vous êtes tiré de votre sieste par la ptite dame qui vous rappelle pour vous dire que finalement, ça ne sera pas possible.

Déjà, on vous a arraché au plumard au beau milieu d’un rêve dont vous ne vous souvenez déjà plus, ce qui ne vous met pas franchement dans des conditions idéales pour accueillir sereinement et patiemment ce genre de déclarations. Surtout quand elle ajoute que vous n’aviez pas voulu comprendre l’autre jour, alors que c’est ELLE qui a refusé de vous écouter.

Mais c’est pas grave, vous allez lui réexpliquer : vous NE déménagez PLUS votre ligne. Vous en ouvrez juste une nouvelle à cette nouvelle adresse. Et sur cette nouvelle ligne, vous voulez aussi une connexion internet.

Et là, imperturbable, la ptite dame vous annonce que c’est trop tard. Que votre ligne va être déménagée. Que vous ne pouvez plus rien faire pour stopper ça. Que plus personne ne peut stopper ça (au passage, si un mauvais plaisant s’était fait passer pour vous pour faire déménager votre ligne téléphonique à Pétaouchnok-les-Bains, vous l’auriez dans l’os : le temps de recevoir un courrier pour vous le confirmer, ce serait trop tard… surtout si le plaisantin l’a fait envoyer à votre « nouvelle adresse ». Il n’y a rien de sécurisé, il suffit de connaître les coordonnées de la personne, et on peut lui faire cette mauvaise blague absolument imparable). Que non, il n’est pas possible de vous ouvrir une nouvelle connexion internet à votre future adresse, puisque vous en avez déjà une qui va être déménagée et qu’ils ne peuvent pas vous en ouvrir deux. Et que donc, vous allez rester sans connexion pendant un temps indéterminé.

Et quand vous demandez des explications, quand vous osez râler (car vous estimez, à juste titre, qu’il y a largement de quoi râler), la ptite dame a cet argument imparable : c’est VOUS qui ne l’avez pas écoutée l’autre fois. C’est VOUS qui n’avez pas voulu comprendre.

Vous, vous constatez surtout que c’est elle qui a lancé le déménagement de la ligne alors que vous lui aviez demandé de ne plus procéder ainsi (« Arrêtez tout. Je ne déménage plus. », que vous lui aviez dit), mais à quoi bon le lui faire remarquer ? Dans sa tête, il y a une certitude absolue : c’est ELLE qui a raison. Vous êtes face à un mur, un mur mou certes tellement elle est gnangnan, mais un mur quand même.

En clair : c’est ELLE qui a fait une connerie, sans votre accord, sans que vous n’ayiez rien signé, mais c’est irréparable (c’est en tous cas ce qu’elle vous affirme) et c’est VOUS qui en pâtissez.

BREF : résultat des courses : non seulement ce blog sera mis à jour à une fréquence des plus irrégulières pendant une durée indéterminée (vu que je vais devoir pour cela squatter les connexions des autres, ou utiliser celle du boulot, qui est filtrée et ne me permet pas d’aller partout, selon une logique que je n’arrive pas vraiment à saisir : par exemple, on peut aller sur le site de l’Équipe, hautement utile dans un cadre professionnel, mais Boules de Fourrure est bloqué pour pornographie, cherchez l’erreur), mais je suis dans la merde pour (entre autres) coordonner mon déménagement, l’organisation s’en faisant jusqu’à présent par internet interposé, justement.

Mais ça, la ptite dame au bout du fil, elle s’en fout, puisqu’elle m’a expliqué que je pouvais toujours consulter ma messagerie en ligne.

Ouais, et je fais comment si j’ai pas de connexion, grosse maline ?

Au moins huit jours, je vois venir gros comme une maison que ça va durer bien plus longtemps, c’est pas encore commencé, et j’en ai déjà marre.

Je commence vraiment à penser sérieusement à abandonner mes principes, puisqu’en face on les a abandonnés depuis longtemps, et à changer de fournisseur d’accès.

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Fracture numérique

Imaginez que vous soyiez en train de préparer un déménagement.
Imaginez que la scène se passe en 2009, dans un pays occidental moderne, industrialisé, dans lequel internet est devenu un élément incontournable de la vie quotidienne de chacun.

Vous pouvez sans difficulté, d’un simple appel téléphonique, faire arriver dans votre futur logement l’eau, l’électricité, le gaz.
Vous pouvez même faire ouvrir votre nouvelle ligne téléphonique avant la fermeture de l’ancienne.
Vous vous extasiez devant les miracles de la technologie moderne.

Et puis vous vous préoccupez de faire de même pour votre connexion internet.
Mais là, c’est pas possible.
Pas possible.
PAS possible.

On vous annonce un délai de « huit à quinze jours minimum » entre la coupure à votre ancienne adresse et l’ouverture à la nouvelle.
Huit à quinze jours.
Minimum.

Bien entendu, pour vous calmer, l’opératrice anonyme bien tranquillement planquée à l’autre bout de la ligne vous déclare que dans votre cas personnel, ça ne durera sûrement que huit jours.
Alors que vous savez que toutes les personnes qui y sont passées avant vous ont dû attendre nettement plus longtemps.

C’est là que vous vous rendez compte que, technologiquement parlant, on vit encore dans un pays du Tiers-Monde.

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Mal cadré

J’ai récupéré tout à l’heure les photos prises par des collègues à mon pot d’hier.

Y a quand même un truc qui m’embête, c’est que sur certaines des plus intéressantes, mon chef de service apparait sur le côté de l’image.

Franchement, le photographe aurait pu faire un peu attention.

Évidemment, pour certaines je peux toujours en couper un bout ; mais il y en a une en particulier, la seule sur laquelle on voit mon ancien (et regretté) chef, pour laquelle il me faudrait les talents d’un retoucheur d’images soviétique des années ’60 afin d’arriver à obtenir quelque chose de propre.

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Le ping-pong, un sport de filles

Aujourd’hui chez Bambiii.

Il y a un an et demi chez Maliki.

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Jusqu’au-boutiste

Aujourd’hui, pour mon dernier jour de boulot dans mon poste actuel, j’avais posé une demie journée de congés.

Et quand on y regarde de près, c’est bien ce qui s’est passé : je n’ai pas tout à fait fait une demie journée de boulot : juste dix heures et des poussières…

Je comptais venir ce matin pour vider bureau et casiers. C’est bien ce que j’ai fait.
Entre autres…

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Continuité du service

J’ai passé ce matin une série de coups de fil pour régler les formalités en rapport avec mon nouveau logement : eau, électricité, gaz, téléphone…

Le problème risque d’être internet. Car l’opératrice au téléphone a eu du mal à comprendre la façon dont je souhaitais qu’elle procède pour m’éviter la moindre coupure de ma connexion… J’ai encore quelques appréhensions à ce sujet, d’ailleurs.

Si tout va bien, je n’aurai pas d’interruption, ça va juste me coûter un peu plus cher.

Si tout ne va pas bien… Je risque de passer quelques jours (voire semaines) difficiles.
Mais je n’ose pas y penser.

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Ça sent le départ…

Tout à l’heure, premier de mes trois pots de départ, au siège. J’ai été surpris, je croyais avoir prévu large en jus de fruits mais c’était limite, alors que côté pinard, il m’en est resté plus que prévu sur les bras.

Dans son discours, mon directeur m’a qualifié de Grincheux du CODIR. Ce en quoi il n’avait pas tout à fait tort, vu que quand je l’ouvrais en comité de direction (ou ailleurs), c’était souvent pour râler.

Mais il a dit aussi que ça allait leur manquer. Ce dont je ne suis pas sûr. Mais il est certain par contre qu’ils ne sont pas près d’en trouver un aussi râleur que moi.

Surtout un qui râle mais fait son boulot quand même (ce qui, à mon avis, vaut mieux que quelqu’un qui ne fait pas de bruit mais laisse aller derrière, bien que si j’avais fonctionné comme ça, j’aurais sûrement moins eu d’ennuis). Je leur laisse une râleuse, certes, mais à côté de moi c’est encore une petite joueuse : j’ai pas eu le temps de la former correctement sur ce point là (et sur bien d’autres points aussi, hélas…).

Par contre, je m’attendais à avoir peut-être un petit coup de blues, mais que dalle. Je pense qu’il y avait des personnes dans l’assistance que mon départ remuait plus que moi.

Ce qui ne veut pas dire que je ne laisse pas derrière des gens que je vais regretter (pas que des gens comme ça, certes, mais un certain nombre de gens comme ça).

Plus qu’une demie journée à tirer !

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Pour savoir ce qu’est la liberté, il faut avoir été enfermé

Et ça vaut aussi en JdR : pour se rendre compte de tout ce qu’on peut faire avec de vieux modules comme il en est paru dans les années ’70 et ’80 pour des jeux variés (de (A)D&D à Traveller, en passant par Aftermath!, RuneQuest ou Twilight: 2000), qui se contentaient de décrire un cadre sans véritablement donner de but aux PJ ni proposer de scénario structuré, il faut s’être senti bridé par les productions plus modernes.

C’est ce que m’a clairement rappelé le billet du jour d’Advanced Gaming & Theory.

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Nom déposé (2)

Je vous avais expliqué la semaine dernière que le propriétaire du nom Black Sabbath était Tony Iommi.

Il semblerait que ça fasse finalement des problèmes avec son ancien complice Ozzy Osbourne, si j’en crois Francis Zégut

Finalement, le groupe reformé avec Dio au micro a peut-être bien fait de prendre un nouveau nom, Heaven & Hell…

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