La citation du soir :
« Ses cheveux étaient de ce blond que seules possèdent les brunes. »
Albert Londres, Le chemin de Buenos Aires.
La citation du soir :
« Ses cheveux étaient de ce blond que seules possèdent les brunes. »
Albert Londres, Le chemin de Buenos Aires.
Le sixième numéro de la nouvelle formule de Pyramid (et dernier de mon reliquat d’abonnement à la précédente formule) vient de paraître.
Il est consacré au thème de la colonisation de nouvelles planètes, et bien qu’il ne mesure que 44 pages et que plusieurs d’entre elles soient visiblement du remplissage pur et simple, je l’ai trouvé pas mal dans l’ensemble.
Les cinq articles mentionnés sur la couverture sont respectivement : la description de quelques intéressantes créatures pour lesquelles il vaut mieux ne pas se fier aux apparences (caracs fournies pour GURPS, et l’auteur n’est certainement pas biologiste de formation, mais l’article est intéressant) ; un sujet sur la psychologie des spationautes lors de longs voyages, et les risques de péter un boulon ; un article sur la création de nouvelles colonies ; un article sur les super-héros (qui n’est pas inintéressant, mais à la place duquel j’aurais préféré lire quelque chose de plus « SF classique ») ; et quelques considérations technologiques hard science sur les voyages interstellaires.
Ce numéro est pour l’instant le meilleur de la nouvelle formule… dommage qu’il n’arrive qu’à l’expiration de mon abonnement.
Car à 7,95 $ le numéro, c’est loin d’être sûr que j’investisse dans la suite (déjà, j’ai accumulé un important retard sur les parutions pour GURPS…).
Consultant le site du Monde, comme tous les soirs, je suis interpellé par le titre d’un article dans les pages Culture : De la musique pour menhirs.
Pensant y voir une allusion aux sculpteurs de menhirs de Francis Zégut, je clique pour consulter l’article. Mais point de hard rock ni de heavy metal ici : il s’agit de techno.
Pas de bol.
Ce matin sur France Info, des journalistes, discutant d’une nouvelle combinaison italienne pour nageurs ayant apparemment contribué à l’amélioration de plusieurs records aux championnats de France, parlaient à son sujet de dopage.
Faudrait ptêt pas non plus raconter n’importe quoi.
Que cette combinaison, par ses propriétés, accorde au nageur qui l’endosse un avantage sur celui qui n’en est pas pourvu, soit, c’est fort possible.
Mais ce n’est pas du dopage, qui est, il faut apparemment le rappeler pour les journalistes qui ont quelques difficultés avec la langue française, la prise de substances interdites pour améliorer les performances sportives.
Jusqu’à preuve du contraire, aucun de ces nageurs n’a mangé, fumé, sniffé, pris en suppositoire, ou ne s’est injecté sa combinaison…
Par ailleurs, on pourrait initialement penser que les journalistes en question ont confondu dopage et tricherie.
Mais il ne s’agit pas plus d’une tricherie, car le port d’une telle combinaison n’est pas interdit par les actuels règlements de la FINA (Fédération Internationale de Natation).
Bref, il y a des journalistes qui feraient bien d’accorder un peu plus d’attention et de conscience à la façon dont ils exercent leur métier.
Comme tous les soirs, je fais un petit tour sur DriveThruRPG pour voir les nouveautés disponibles.
Rien ne m’intéresse, mais mon œil est attiré par la gueule du produit Bikers, une bête planche de « figurines » imprimées, censées représenter des bikers : des membres d’un gang de motards, quoi.
Or que voit-on sur l’image ? Un piéton armé d’un flingue.
Intrigué, je vais voir de plus près la gueule du produit, et je constate que les huit bonshommes dessinés sur la planche, pour autant que je puisse en juger sur l’aperçu à échelle réduite, sont tous piétons et qu’aucun d’entre eux ne porte le moindre casque de moto. Et il n’y a même pas une moto à imprimer, ne serait-ce que pour le décor…
Bref, rien ne distingue ces prétendus bikers de simples membres d’une bande.
En d’autres mots, le titre est trompeur, voire mensonger.
Je viens de m’écouter Don’t Hate Me, le nouvel album de Maxine (Petrucci), la guitariste du défunt groupe Madam X.
Il est fort correct. Mais pour ce qui est de la jaquette, on peut difficilement faire moins : ce n’est pas un livret, ce n’est même pas une feuille pliée, c’est simplement une feuille recto-verso…
Alors certes, la jaquette n’est pour moi qu’un élément secondaire ; l’important, dans un disque, c’est sa musique. Mais j’ai quand même trouvé que c’était bien léger…
Des manifestants ont saccagé hier les bureaux d’une sous-préfecture. Un comportement lamentable et inexcusable. Le « désespoir » n’explique pas tout, et n’autorise pas toutes les dérives.
Le premier sinistre a condamné cet acte et déclaré que ses auteurs seraient traduits en justice.
Je trouve que c’est parfaitement normal, et j’espère que les coupables seront sanctionnés. Je ne paie pas des impôts pour qu’ils servent à réparer les conneries volontaires des autres.
Là où je tique, par contre, c’est qu’il y a quand même deux poids deux mesures devant ce genre d’actes inadmissibles : lorsque les dégradations sont commises par des manifestants adhérant à la FNSEA, il n’y a jamais la moindre poursuite.
Et ça, c’est pas normal.
Quand on parle de jeux de rôle, les jeunes générations ont de plus en plus tendance à considérer qu’il s’agit de jeux sur ordinateur (en anglais : CRPG, pour Computer RolePlaying Games).
Ce qui nous vaut ce commentaire de lecteur sur un récent article de Grognardia (consacré entre autres à l’écrivain Clark Ashton Smith et aux interactions entre les fans de SF et les amateurs de JdR) :
Mark Nelson said the following about Ken Rolston this year at GDC: « You know Ken’s old because he still calls them CRPGs. »
Moi aussi, je me sens vieux : peut-être encore plus que Ken Rolston, puisque je dénie à ces jeux sur ordinateur l’appellation « jeu de rôle ».
James G. Ballard, écrivain britannique de SF qui refusait qu’on le restreigne à cette seule étiquette, est mort hier.
Il aurait eu 79 ans cette année.
Le soir je m’assieds avec Beatrice au milieu des sculptures soniques et nous les écoutons chanter tandis que les nuages du beau temps s’élèvent au-dessus de Corail D, et nous attendons que revienne, poussé par le vent dans son planeur aux ailes noires (mais elles sont peut-être maintenant rose bonbon) celui qui façonnera pour nous des hippocampes et des licornes, des nains, des bijoux et des visages d’enfant.
J. G. Ballard, Les sculpteurs de nuages de Corail D (1967).
Où est le bonheur ? Dans l’accord avec son milieu. Si nous vivons parmi les Crétins, soyons crétins.
Régis Messac
Je ne suis pas complètement d’accord avec lui. Jouer les crétins pour s’abaisser au niveau d’un entourage de crétins, ça évite assurément certains ennuis, mais ça ne procure pas pour autant le bonheur.