Noyés sous la paperasse…

En ces temps où la qualité vraie du boulot qu’on fournit passe à l’arrière-plan, occultée par la course aux statistiques (je n’ai jamais compris ce besoin impérieux de faire du chiffre au détriment de l’efficacité de notre travail et de l’accomplissement de nos missions) et par le besoin artificiel d’écrire tout ce qu’on fait (j’ai vécu la mise sous ISO 9002 il y a huit ans, cette année c’est récidive avec l’accréditation COFRAC), j’ai vraiment eu l’impression d’être en terrain connu en lisant cette case de l’épisode 23 de Grease Monkey (cliquez dessus pour la voir correctement, ci-dessous elle est quelque peu distordue).

Malheureusement, chez nous y a pas d’amiral Stettler qui remette à sa place notre équivalent du colonel Henniker…

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Les héros sont fatigués…

Comme vous avez pu le constater à la lecture du billet précédent, je viens de me procurer Grease Monkey, la BD de Tim Eldred, dont je n’ai que récemment découvert qu’elle comportait nettement plus d’épisodes que ce qui est en ligne sur le site officiel.

L’histoire se passe dans le futur, à bord d’un vaisseau spatial servant de base à plusieurs escadrilles de chasse, et le héros, Robin Plotnik, est un jeune cadet en fin d’adolescence, qui sert comme assistant-mécanicien pour l’une de ces escadrilles.

Il y a quelques années, je me serais identifié sans difficulté à lui lors de ma lecture. Mais là, je me suis rendu compte que ça ne marchait pas et que le personnage dans lequel je me projetais spontanément était, non pas le héros, mais son chef et mentor, le très expérimenté mécanicien-chef Mac Gimbensky.

Et là, je me dis que j’ai encore pris un coup de vieux…

(au passage, j’ai parfois trouvé des similitudes entre certaines scènes de la BD et mes relations avec ma Pupille…)

Je voulais vous coller dans ce billet un scan d’une case qui m’a rappelé le boulot, mais l’insertion d’images déconne ce soir… ce sera pour une autre fois.

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La citation du jour

I almost always listen to music or have some riff going through my head while I draw. Music is such an energizing, inspirational, creative force, I can’t imagine getting through a workday without it.

Tim Eldred, dans les Liner Notes de Grease Monkey

Un point de vue que je partage… Sauf que si je mettais ma musique au boulot, je bosserais certainement plus facilement, mais je ne suis pas certain que mes collègues apprécieraient.

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Caca d’oie (ou : l’oie blanche se lâche)

Vous vous souvenez sans doute que j’avais qualifié Margaux Motin de sœur jumelle thrash de Pénélope Jolicœur, dans un billet du 13 novembre.

Eh bien, figurez vous qu’aujourd’hui, à l’occasion de la sainte Catherine (qui était hier), la sœur sage se lâche (c’est le cas de le dire !)…

Au passage, hier j’en ai vu un très chouette, de chapeau de catherinette, avec des lumières clignotantes. Malheureusement, je n’avais pas d’appareil photo sur moi (et je l’ai vraiment regretté, pasqu’outre le chapeau, j’ai assisté à une course de vachettes improvisée, et à l’écroulement de ma Pupille sur la table pour piquer un roupillon à la pause de 15h30…).

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Les yeux dans les yeux

Ça n’arrive pas que dans les films !

En rentrant à la maison ce soir à la fin du stage, après avoir posé la bagnole de service et ma Pupille saoûle de fatigue, j’ai croisé sur la rocade près du nouveau MardeDrive une bagnole à contre-sens.
Heureusement pour moi, c’est une portion courte entre deux ronds-points, sur laquelle je ne double qu’exceptionnellement, quand le type devant moi se traîne vraiment. J’étais donc bien sagement sur la file de droite, et j’ai même mordu sur la piste cyclable déserte, on ne sait jamais.

Ça fait quand même un drôle d’effet de voir des phares arriver en face sur la voie de gauche. Et je me demande vraiment comment on peut prendre cette portion là à contre-sens, faut vraiment le vouloir…

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Dindes génétiquement modifiées

Je suis en formation avec ma Pupille pour trois jours, et tout ce que j’aurai appris aujourd’hui, c’est que dans les élevages industriels de dindes (pourquoi parle t-on de poulailler quand il s’agit de dindes ? Ne devrait on pas dire plutôt des dindaillers industriels ?), il vaut mieux que la litière ne soit pas trop sèche (c’est-à-dire qu’il vaut mieux que les dindes piétinent dans la fiente) : en effet, des dindes aux pattes propres se griffent entre elles du fait de leur densité de population ; alors si elles ont de la merde sur les ongles, elles se font moins de dégats, donc il y a moins de problèmes sur les carcasses à l’abattoir…

Seulement voilà : moi personnellement, voir arriver à l’abattoir des volailles aux pattes pleines de merde, je ne trouve pas ça très hygiénique.

Je pense donc que les chercheurs devraient plancher sur le développement embryonnaire de la dinde, plus précisément, sur le développement des pattes : vu que tout ceci est régulé par des gènes de l’embryon, il est théoriquement possible de trafiquer l’ADN des volailles pour que la croissance de leurs pattes s’arrête aux tibias (les « cuisses »), et qu’elles n’aient qu’un moignon de tarse sans griffes.

Moins de lésions sur les carcasses (donc moins de saisies à l’abattoir et une meilleure valorisation en découpe), un ramassage des oiseaux plus facile, et bien sûr des volailles plus propres car maintenues sur une litière sèche, ça n’aura que des avantages !

Ha, décidément, l’avenir nous réserve sans doute bien des surprises…

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Radio nostalgie

L’autre jour en fouinant sur youtube, j’ai retrouvé ça…

Ça sortirait métnan, je dirais sûrement que c’est de la daube.

Mais ça date des années ’80 (1986, pour être précis), de ma jeunesse aventureuse donc, et puis c’est quand même Jean Beauvoir, ancien bassiste des Plasmatics…

Alors on qualifiera ça de séquence nostalgie, et moi je me le remets encore un coup… Feel the Heat !

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QU’EST CE QUE TU DIS ?

La musique trop fort, ça rend sourd, ça fait longtemps qu’on le sait… Et pourtant, il y en a pour qui c’est visiblement une découverte : Pénélope Jolicœur, par exemple…
(notez quand même que son histoire de cils est un peu simpliste)

Au boulot, ils nous ont payé des filtres auriculaires moulés (après empreinte du conduit auditif) pour circuler dans l’usine, et si je refous les pieds dans un concert, j’emporterai les miens : c’est vachement mieux que les bouchons anti-bruits de l’armée !

Et je vous rassure, mes voisins ne se sont pas encore plaints à cause de ma musique… (vous me direz, si la baraque était moins à l’écart, ce ne serait ptêt pas la même chanson !).

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Trou de balle

Une planche fort intéressante aujourd’hui chez Marion Montaigne sur Tu mourras moins bête, avec des explications balistiques pas trop basées sur les infos sujettes à caution qu’on peut trouver sur Wikipédia, et un suicide vraiment, euh… original ? (si toutefois il est authentique)

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Je m’étais pourtant acheté une conduite…

Pendant des années, j’ai essayé de respecter à peu près le code de la route, à deux détails près : la ceinture pour les manœuvres au portail (quand je rentre la voiture après être descendu ouvrir le portail, ou quand je pose avant de partir les poubelles au bac qui est à vingt mètres du portail), et les limitations de vitesse, avec lesquelles je m’accordais de plus en plus de libertés (dans des limites que je considérais comme raisonnable, certes, mais au delà de la limite officielle).

Au début de l’année, prenant conscience qu’au fil des ans, j’accentuais de plus en plus mes dépassements, j’avais brusquement décidé de me mettre à respecter à peu près scrupuleusement les limitations en vigueur.

Eh bien, mardi soir, j’ai quand même réussi à me faire flasher à 56 km/h en ville au lieu de 50, sur un boulevard 2×2 voies, au milieu du flot de la circulation nocturne.
Ce qui va me coûter 90 brouzoufs si je paie rapidement, et un point sur mon permis je pense (le premier !).

Je ne conteste pas l’excès de vitesse. Mais ce qui me fait rager, c’est de me faire prendre sur un truc aussi mineur (une accélération trop prolongée après que le feu soit passé au vert), alors que quand je me permettais de rouler à tombeau ouvert sur des petites départementales sous le prétexte d’une urgence, par exemple, je n’ai jamais été pris…

Vous croyez que si je conteste en expliquant, preuve à l’appui, que quand j’ai appris à conduire, c’était limité à soixante à l’heure en ville, ça va marcher ?

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