James Maliszewski est de retour et nous parle du numéro 13 de White Dwarf (contrairement à ce que prétend un des commentateurs de son billet, ce n’est pas dans Casus Belli, mais dans Info-Jeux (n° 6) que fut traduite la classe de la houri).
Le gros du livret est constitué d’un scénario, long et assez peu détaillé (va y avoir du boulot de préparation pour le faire jouer, même en faisant beaucoup d’impro). Les PJ (qui sont bien des MEGA cette fois, contrairement à pas mal de scénarios déjà publiés pour MEGA 5) doivent se rendre sur Gharkane, une Planète Naïve (qui ignore l’existence de l’Assemblée Galactique) récemment victime de l’explosion d’une supernova proche qui a détruit l’essentiel de sa couche d’ozone et entraîné une mortalité massive due aux ultraviolets (ouais, moi aussi ça me gratte, mais passons). Leur mission est de se rendre secrètement sur place pour y organiser des secours à grande échelle et aider les survivants à remonter leur civilisation. Donc concrètement, ça va consister à se rendre à la communauté de survivants dont fait partie la contact locale qui a appelé la Guilde à l’aide, l’aider à s’organiser, puis chercher où sont passés les anciens dirigeants de la planète pour… euh, pour quoi faire au fait ? Le plus intéressant du livret est l’annexe sur les relations entre les Planètes Naïves et l’Assemblée Galactique, et sur la procédure suivant laquelle ladite AG révèle son existence à ces planètes. Malgré ça, je ne peux décemment pas vous recommander ce supplément.
La preuve : le seul et unique candidat que j’avais eu suite à l’annonce passée chez popaul emploi n’est pas venu à son entretien d’embauche cet aprème (ce qui, pour être franc, ne m’a qu’à moitié surpris). Sans daigner me prévenir qu’il ne viendrait pas, bien entendu (ce qui, pour être franc, ne m’a qu’à moitié surpris). C’est pas comme si j’avais autre chose à faire que de poireauter en attendant qu’il se pointe. Qu’il n’ait pas envie de bosser ou que le poste ne l’intéresse pas (mais pourquoi avoir postulé alors ?), je peux à la limite le comprendre. Mais qu’il n’ait pas la décence d’appeler pour se décommander, ça, j’ai vraiment du mal à le comprendre. Sans doute pasque je suis vieux jeu… En attendant, on n’est pas dans la merde pour ce recrutement.
EDIT : j’ai râlé en partie pour rien : le gars avait laissé un msg le matin même sur le répondeur du bureau pour dire qu’il ne viendrait pas, je ne l’ai découvert que le lendemain.
J’avais décidé de ne plus suivre ce que sortait Rockets, trop éloigné à mes oreilles de ce qu’ils faisaient à leur grande époque. Mais leur dernier disque, AlieNation, date justement de cette grande époque, puisque ce sont des morceaux enregistrés en 1980 et 1981.
Du coup, c’est bon (même si ça faiblit un peu sur la fin de l’album). Pas trouvé d’extrait en ligne…
Ayant actuellement deux arrêts maladie de longue durée dans mon équipe, nous avons fini par obtenir des crédits pour recruter quelqu’un en CDD pour nous dépanner. Et comme cette fois-ci, nous n’avons personne sous le coude par réseautage, nous sommes contraints de nous reposer entièrement sur une annonce passée chez popaul emploi. L’annonce a été passée il y a une semaine. J’ai eu en tout et pour tout le total mirifique d’une seule et unique candidature. Passée qui plus est par quelqu’un qui a dû arroser large et ne se souvenait même plus de l’annonce en question quand je l’ai appelé. Bref, j’ai sacrément du souci à me faire pour ce recrutement. Alors que les précédentes annonces passées chez popaul nous avaient ramené à chaque fois une ou deux poignées de candidats, pas toujours très intéressants certes. Faut il en déduire qu’il n’y a plus de chômeurs en France ? Je présume que ce serait une conclusion un peu hâtive. Et entre ça et les soi-disant candidats qui ne daignent même pas répondre quand on les contacte, je me demande si ça n’est pas plutôt qu’ils n’ont plus envie d’aller bosser. Et sachant que je m’attends à perdre trois personnes (dont les deux actuellement en arrêt) d’ici quelques mois, j’ai peur qu’on n’ait pas fini de faire des heures sup’ pour pallier notre sous-effectif.
Ceci aussi m’a amusé (même si c’était évitable de bien des façons). Accessoirement, c’est aussi l’une des plus chouettes représentations de Méduse en action que j’ai vues.
Ceci m’a amusé (le gaspillage éhonté de pognon, de ressources naturelles, et la désastreuse empreinte environnementale qui vont avec, tout ça juste pour qu’un milliardaire fasse joujou, auraient plutôt tendance à m’indigner, par contre). Malheureusement, je soupçonne fort la photo d’être un montage.
Quelques tables aléatoires pour donner vie au port dans lequel se déroule une partie dudit scénario (étrangement, il n’y est fait aucune mention du festival du Lavage…).
Le cadre est une société interstellaire démesurée et très ancienne, rassemblant des tas d’espèces pensantes différentes coexistant pacifiquement, reliées par le Réseau, une intelligence artificielle qui sert à la fois d’internet, de réalité augmentée, et de moyen de voyager plus vite que la lumière. Le Réseau est à la fois ce lien et la société interstellaire elle-même. Lorsqu’une espèce pensante atteint un certain niveau de développement, le Réseau la contacte et lui propose un choix : soit elle incorpore paisiblement le Réseau, soit elle refuse et reste tranquillement cantonnée dans son système stellaire, sans contact avec le Réseau (qui la surveille quand même pour vérifier qu’elle respecte ces conditions) et renonçant à développer la technologie du voyage superluminique. L’intelligence est mesurée en tiers. Pour être légalement considéré comme une personne (avec des droits), il faut avoir une intelligence de tier 1,8 (plein d’intelligences artificielles sont donc bridées juste en dessous). D’un tier au suivant, l’intelligence est douze fois supérieure. Vous et moi (et la plupart des individus d’espèces pensantes) on serait au tier 2, une intelligence de tier 3 est douze fois plus intelligente (et on aurait du mal à comprendre ses raisonnements), de tier 4, 144 fois plus (et là on ne pannerait plus rien du tout), et ainsi de suite. Il y a aussi des intelligences « collectives », c’est-à-dire des espèces dont tous les membres partagent une même conscience (et généralement, le résultat n’est pas un petit tier 2). Enfin, quand je dis que vous et moi on serait au tier 2, c’est sans compter le fait que les humains ne font pas partie du Réseau, qu’ils ont été éradiqués, et que si jamais on en découvrait un survivant, tout le monde lui sauterait immédiatement dessus pour le tuer ; sans que le lecteur sache pourquoi.
Or la personnage principale, Sarya, est justement la dernière humaine du titre. Adoptée (dans des circonstances dont elle ignore tout, mais qui nous seront progressivement dévoilées) et élevée par une widow (ET ressemblant à une gigantesque araignée), elle se fait passer pour une spaal, une espèce ET ressemblant superficiellement aux humains, mais n’ayant qu’une intelligence de tier 1,8 (ce qui fait que la plupart des gens la traitent comme une demeurée). Sarya, qui achève son adolescence, aimerait bien en savoir plus sur sa véritable espèce, d’où elle venait, pourquoi tout le monde la déteste, pourquoi elle a été éradiquée, mais il n’y a pas d’informations sur le sujet. Croyant avoir découvert quelqu’un qui pourra lui en dire plus, elle se retrouve prise malgré elle dans une série de péripéties. Pendant une bonne partie du bouquin (et jusqu’à la fin), elle n’est qu’un pion de plus en plus manipulé par les deux camps d’un conflit opposant deux intelligences supérieures de plusieurs tiers aux nôtres : le Réseau, et une espèce à l’intelligence collective qui semble avoir un lien particulier avec l’histoire de l’humanité. Le côté « pion manipulé par des intelligences incommensurables et incompréhensibles » est un peu frustrant. Mais malgré ça, le bouquin est carrément bon (je l’ai vu comparé à Hyperion ; je n’irai ptêt pas jusque là, mais c’est clairement un poids lourd que je ne peux que vous recommander).