Kro en résumé : Resident Alien

série télé en dix épisodes de 45 mn chacun environ, vaguement inspirée de la série BD éponyme, avec Alan Tudyk dans le rôle-titre
(2021)

J’ai déjà eu l’occasion de vous dire à quelques reprises à quel point j’appréciais la BD Resident Alien. Donc quand j’ai appris qu’elle allait être adaptée en série télé, je ne pouvais qu’être intéressé. Et donc, je me la suis regardé.
Du départ, j’ai eu du mal à accrocher : certes, il y avait dans l’épisode pilote des trucs vraiment à mon goût (dont la scène où Harry pêche sur sa barque, très similaire à la case correspondante du premier volume) ; mais il y avait surtout beaucoup, BEAUCOUP de différences, et pour la plupart pas à mon goût. Je vous la fais en vrac, et en en oubliant certainement pas mal :
– la ville de Patience, cadre de l’action, a été déplacée de la côte ouest vers le Colorado ;
– Harry n’a pas le même caractère que dans la BD (il tue froidement, dès son arrivée sur la Terre, il n’aime pas les humains (il venait chez nous pour déposer un appareil censé annihiler notre espèce, et il a toujours l’intention de mener à bien sa mission)), et contrairement à la BD il est absolument dépourvu d’empathie et (au moins au début) absolument incapable de se fondre dans la société humaine (il commet donc toutes sortes de maladresses plus ou moins graves socialement parlant, censées être plus ou moins amusantes pour le spectateur, mais choquantes quand on compare ça à son talent d’immersion dans la BD) ;
– contrairement à ce qui se passe dans la BD, Harry a pris l’identité d’un individu réel (ou plus précisément, l’ET a pris l’identité d’Harry Vanderspeigle, après l’avoir tué ; il a remodelé son apparence pour lui ressembler point par point) ;
– Harry n’est pas compétent du tout en médecine (au moins à la base ; il se forme en faisant une recherche internet avant chaque patient) ;
– les personnages secondaires n’ont rien à voir avec ceux de la BD.
À partir de l’épisode 5 ou 6, les choses commencent à devenir un peu plus intéressantes. Des militaires américains sont sur la piste d’Harry et ils se rapprochent dangereusement (pour lui). Mais à ce moment là, on est désormais très loin de l’intrigue de la BD.
Donc en gros, la série repose sur le fait qu’un extra-terrestre naufragé sur Terre, au contact des humains et de leur société, devient de plus en plus humain ; sur ses difficultés d’intégration au sein de la société humaine (l’aspect comique) ; et sur le contraste entre cette évolution et le fait qu’il ait pour objectif de détruire l’humanité (pour des raisons environnementales, ce qui, vu ce que nous avons fait de notre planète, est farpaitement compréhensible) et de repartir vers sa planète.
À partir du moment où ça a très nettement divergé de l’histoire des BD (au moins des cinq premiers tomes, vu que le sixième et dernier n’est pas encore paru), et donc qu’on ne regarde plus ça comme une adaptation des BD mais comme une série indépendante, c’est nettement plus regardable. Mais l’ensemble reste moyen, c’est très loin de valoir les BD, et je ne sais pas si je ferai l’effort de chercher à regarder la prochaine season.

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Vidéos rôludiques du soir

Deux vidéos avec des élucubrations intéressantes de François Letarte : l’une sur la distribution des points d’héroïsme et autres :

et l’autre sur l’initiation des néophytes :

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Triste constat

Ceci est hélas la vérité.
(trouvé sur le touitteur de Mithriel)

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Kro en résumé : Blue Sun Rising, Part One

Firefly
Blue Sun Rising
Part One
Greg Pak, Lalit Kumar Sharma, Daniel Bayliss, Marcelo Costa
Boom! Studios
ISBN : 978-1-68415-659-7
Avril 2021

BD mettant en scène les personnages de Firefly et faisant suite à New Sheriff in the ‘Verse, Part Two

Comme d’habitude, le dessin n’est ni très ressemblant aux acteurs incarnant les personnages de la série, ni à mon goût (j’ai la très nette conviction que c’est encore plus moche que d’habitude).
Mal se voit désormais flanqué d’adjoints robotisés. Il y en a de deux sortes : ceux qui appliquent strictement les procédures (genre « un gamin pique une pomme à l’étalage et part en courant ? Criminel en fuite, usage létal de la force autorisé »), et ceux qu’on a dotés d’un fonctionnement informatique vaguement basé sur son propre comportement comme shériff (et aussi d’une gueule ressemblant vaguement à la sienne). Ni dans un cas ni dans l’autre ces robots ne semblent adaptés à leurs fonctions, mais il est manifeste que pour Blue Sun, ils représentent l’avenir du boulot de shériff.
Je trouve tout ça de plus en plus bof. À réserver aux browncoats collectionneurs.

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Pour les jeux, la liste est dressée ; pour la stratégie, c’est un autre sujet

La liste des ouvrages de JdR mentionnés dans Jeux & Stratégie est enfin en ligne.

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Kro en résumé : Du yéti au calmar géant

Le bestiaire énigmatique de la cryptozoologie
Du yéti au calmar géant
Benoît Grison
Delachaux et Niestlé
ISBN : 978-2-603-02409-6
© Delachaux et Niestlé, Paris, 2016
400 pages

Ouvrage de cryptozoologie sérieux

C’est un grand panorama de plein de cryptides et de ce qu’on sait (ou ne sait pas) à leur sujet. Ça reste toujours rationnel et scientifique, mais il y a des moments où j’aurais apprécié un peu plus de scepticisme (surtout en ayant lu Abominable Science!, qui figure pourtant dans la biblio du présent ouvrage). Ce bémol mis à part, ça fait un bon tour d’horizon du sujet.

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Kro en résumé : Cryptozoologicon

Cryptozoologicon
The Biology, Evolution, and Mythology of Hidden Animals
Volume I

John Conway, C.M. Kosemen, Darren Naish
Irregular Books
ISBN 978-1-291-62153-2
ni copyright ni date de publication
99 pages

Ouvrage de cryptozoologie pas complètement sérieux

C’est un recueil de cryptides variés ; il y a même la Bête du Gévaudan ! Mais hélas ni l’ours nandi, ni le mokolé mbembé (ni, et c’est surprenant, le monstre du Loch Ness, ni bigfoot / sasquatch)), avec pour chacun d’eux un bref topo sur les « faits », une analyse sceptique (pas toujours très bien documentée), et une description de ce que pourrait être la créature si elle existait vraiment. Sur un plan purement cryptozoologique, c’est léger, mais les descriptions des créatures peuvent servir d’inspiration pour mettre en scène ces cryptides en JdR (c’est d’ailleurs pour cette raison que je me suis procuré l’ouvrage).

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Kro en résumé : Abominable Science!

Abominable Science!
Origins of the Yeti, Nessie, and other famous cryptids
Daniel Loxton, Donald R. Prothero
Columbia University Press
ISBN 978-0-231-15321-8
Copyright © 2013 Daniel Loxton and Donald R. Prothero
Paperback edition, 2015
411 pages

Ouvrage de cryptozoologie sérieux

Outre quelques généralités sur la cryptozoologie, le livre présente quelques cryptides sous un angle que je n’avais jamais vu envisager aussi sérieusement jusqu’à présent : en montrant comment leurs « mythes » sont apparus (et, corollaire, en permettant donc de conclure à l’inexistence desdits cryptides). Par exemple, il n’existe pas de trace d’un monstre du Loch Ness dans le folklore écossais, et les premiers témoignages décrivant une créature reptilienne au long cou sont apparus peu de temps après la sortie du film King Kong en 1933, film dans lequel une scène mettait des explorateurs aux prises avec un diplodocus…
Pour chacun des cryptides présentés, les auteurs font également le tour des observations et témoignages recueillis, et des études qui ont été faites sur le sujet ; et à chaque fois, la conclusion est assez flagrante : ces bestioles n’existent pas, ou du moins, ne sont pas des animaux encore inconnus de la science.
Sont abordés successivement : le bigfoot, le yéti, le monstre du Loch Ness, les serpents de mer (et en particulier cadborosaurus, sur la côte pacifique du Canada) et le mokolé mbembé. Bigfoot et les serpents de mer me laissent assez froid, le premier pasque je l’ai découvert tardivement, les seconds pasque je les ai toujours considérés comme des créatures imaginaires, mais les trois autres sont (avec l’ours nandi, dont je regrette l’absence dans l’ouvrage) mes cryptides préférés : j’ai donc trouvé ce bouquin très intéressant. Et donc, si j’avais encore eu le moindre doute quand à l’inexistence de ces créatures, sa lecture aurait fini de m’en convaincre.
La conclusion porte un regard assez sombre sur la cryptozoologie, qui semble s’éloigner de plus en plus de la science et qui est en lien avec une montée de l’illettrisme scientifique (l’existence du mokolé mbembé par exemple est principalement soutenue par des créationnistes).
À ne pas lire si vous voulez conserver vos illusions ou vos rêves d’enfants sur l’existence des bestioles présentées.

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Kro en résumé : Tigres et léopards mangeurs d’hommes

Tigres et léopards mangeurs d’hommes
Jim Corbett
Montbel, collection Les aventuriers voyageurs
ISBN 978-2-914390-12-5
© Paris, Éditions de Montbel, 2004 pour la présente édition
578 pages

Recueil de récits de chasse au fauve

Écrit par Jim Corbett, un ancien officier britannique ayant vécu longtemps aux Indes où il est devenu un chasseur de fauves célèbre, le présent ouvrage rassemble trois de ses bouquins : Les mangeurs d’hommes du Kumaon, Les léopards mangeurs d’hommes du Rudraprayag et Le tigre du temple et autres mangeurs d’hommes du Kumaon. Ce sont des récits de traque de félins mangeurs d’hommes, que l’auteur a vécus dans le Kumaon (tout au nord de l’Inde) dans les années ’20 et ’30.
Ça se lit facilement, c’est plutôt agréable, ça montre bien à quel point ce genre de chasse peut être difficile (et l’importance de connaître le comportement de l’animal chassé, en particulier), et à ma relative surprise, ce n’est ni paternaliste envers les indigènes, ni colonialiste, et l’auteur n’est pas un viandard (ou pas trop).

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Oh please, don’t let these shakes go on

J’ignore ce que vaut ce JdR, mais je ne pouvais que remarquer son titre…

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