Steve Jackson le glas

Autre décès notable, jeudi dernier, celui de Monica Stephens, dont on retrouvait le nom (sur des postes « techniques ») au générique de plusieurs suppléments GURPS, et dont j’apprends à cette occasion qu’elle était la compagne de Steve Jackson l’Américain. Elle avait 59 ans.

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Ash to ashes

L’acteur Ian Holm, qui incarnait Ash dans Alien, mais aussi Bilbo dans Le seigneur des anneaux, le docteur Gull dans From Hell ou le père Cornelius dans Le cinquième élément, entre autres, est mort aujourd’hui. Il aurait eu 89 ans dans quelques mois.

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Liens intéressants et dernières infos rôludiques

Une nouvelle adaptation rôludique du cycle des Faiseurs d’univers de P. J. Farmer est en projet chez une nouvelle structure, Ludika, qui vient d’être formée par Mnémos et les XII Singes. Elle devrait passer par un financement participatif l’année prochaine.

La version *.pdf du zine travellerien XBoat No. 1 est désormais accessible à tous (moyennant finances, évidemment).

Au rayon liens intéressants, un billet richement illustré sur les versions japonaises de D&D et des considérations sur l’opposition entre sandbox et railroading.

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Mon pote philosophe

Dossier bac philo aujourd’hui dans le quotidien local. En l’absence de sujets à commenter, ils ont demandé à quelques autochtones un peu connus de raconter leurs souvenirs de l’épreuve. Et parmi les gens interviewés, j’ai eu la surprise de trouver un copain du lycée (qui avait eu une meilleure note que moi, s’il faut en croire ce qu’il a déclaré au journaliste).
Il a pris un coup de vieux, aussi (mais ça, je le savais, car je l’avais vu en photo je ne sais plus où il y a quelques mois ou années).

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Avenue de la Grande Armée

Drôle de rêve la nuit dernière, dont bien entendu je n’ai plus désormais que de vagues bribes de souvenirs.
J’y rencontrais dans les coulisses d’une GMS ou d’une entreprise agro-alimentaire (le rêve n’était pas très net là-dessus) une jolie blonde nommée Manon Duchamp (que je n’ai hélas pas la chance de connaître dans le monde éveillé). Une fois son service terminé, elle m’avait donné je ne sais plus dans quelles circonstances (il me semble qu’elle me faisait sérieusement du gringue) son numéro de téléphone portable (qui commençait par 09 et se finissait par 102-7 ; j’ai malheureusement oublié au réveil les quatre autres chiffres) et son adresse : 6, avenue Sabaton, 63000 Clermont-Ferrand.
La seule avenue clermontoise dont je me souvienne du nom est celle de l’Union Soviétique, qui si ma mémoire est bonne passe devant la gare (et me semblait-il le quartier Desaix du 92e RI, mais si j’en crois le plan, auquel je viens de jeter un œil et sur lequel pullulent les avenues, elle change de nom juste avant). Mais je doute que l’avenue Sabaton existe, qu’elle tire son nom du groupe suédois ou du terme anglais pour soleret.
Bref, ça m’étonnerait que je retrouve cette dame un jour…

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Un colis, des coliques

Passé dernièrement une commande auprès d’un de mes principaux fournisseurs américains de JdR.
Pour l’expédition, j’avais pas trop le choix : alors que d’habitude il propose plusieurs transporteurs, dont les services postaux, là c’était un transporteur privé, ou le même transporteur privé mais plus cher. J’ai donc pris l’option la moins chère.
Cette nuit, je reçois un msg dudit transporteur, m’annonçant une livraison pour tel jour. Sans horaire même approximatif bien sûr, et comme c’est un jour où je travaille, le livreur va se casser le nez sur la porte, sauf s’il passe en soirée (ce qui m’étonnerait).
On me propose quand même de me connecter à leur site pour d’autres possibilités de livraison : je regarde, et ô miracle, ils proposent plein d’options, dont la livraison chez le voisin, ou à une autre adresse, ou en point de retrait.
Ouais. Sauf qu’évidemment, une fois connecté, pour ma livraison à moi il n’y a plus que deux possibilités : donner des instructions complémentaires au livreur ou demander un autre jour de livraison. Ce qui, vu que je bosse tous les jours sauf le ouéquande, me fait une belle jambe, surtout que la précédente fois où j’avais eu le malheur d’avoir affaire à eux, il n’était pas possible de demander une livraison le samedi.
Bref, je m’inquiète très sérieusement à propos de ce colis… et de mes éventuelles futures commandes auprès de ce fournisseur, s’il persiste à ne passer que par ce transporteur.

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Kro en résumé : Rituel de chasse

Rituel de chasse
Sheri S. Tepper
J’ai lu S-F/Fantasy 3244
© Éditions J’ai lu, 1992
V.O. : Grass, © Sheri S. Tepper, 1989

Roman de SF tendance planet opera

Plusieurs siècles dans le futur, l’humanité a essaimé hors du système solaire ; mais malgré les distances, une épidémie incurable et mortelle se répand de monde en monde. Seule une planète semble épargnée : la Prairie, qui doit son nom au fait qu’elle est couverte d’herbe, à part dans la Zone Franche où se trouve le spatioport. En dehors de cet endroit, il n’y a que peu d’habitants, regroupés en sept villages et sans aucune route (on se déplace dans les airs ou à dos de monture). Les sept villages sont des exploitations agricoles, peuplées de roturiers et appartenant chacun à une riche famille noble : il y a une nette ségrégation sociale, entre ces nobles et le reste de la population. Les nobles, xénophobes, vivent coupés du reste du monde, confinés dans leurs traditions immuables. L’élément central de leur mode de vie est la chasse à courre, avec des animaux locaux : ils chassent des « renards » qui n’ont pas vraiment de point commun avec ceux de chez nous, utilisent pour ce faire des « chiens » qui sont grands comme des chevaux, et pour montures des hipparions, qui n’ont rien à voir avec nos Équidés fossiles mais sont intelligents, vivent en liberté dans la prairie, et ont un lien psychique particulier avec leurs cavaliers.
La Terre est sous la coupe d’une dictature religieuse qui envoie un ambassadeur sur la Prairie pour tenter de découvrir pourquoi la planète reste indemne et d’en rapporter un traitement.

Marjorie Westriding, la femme de l’ambassadeur, va peu à peu, et malgré l’hostilité des nobles, comprendre ce qui se trame ici, les réalités de la chasse à courre, et pourquoi la planète est épargnée par l’épidémie, avec l’aide d’un moine archéologue qui étudie les ruines d’une ville édifiée par un peuple depuis longtemps disparu, les Arbai.

L’exotisme de la société de la Prairie m’a un peu fait penser à celui fréquent dans les romans de Jack Vance, mais avec une différence majeure : là où Vance fait de l’exotisme « pour être exotique », celui de Sheri Tepper est cohérent, réfléchi.

C’est pas mal, même si sur le plan biologique, l’explication ne m’a pas tout à fait convaincu.

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ai ou ia

Un nouveau volume de la Stafford Library est disponible en *.pdf (avec une coquille dans le titre de la page, et une couverture différente de celle de mon exemplaire) : The Entekosiad.

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Une nouvelle calamité biologique venue d’Extrême-Orient

Après la covid-19, c’est le retour de Godzilla :

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Kro en résumé : Great Science Fiction About Doctors

Great Science Fiction About Doctors
18 Choice Tales of the Outermost Worlds of Medicine
Edited by Groff Conklin and Noah D. Fabricant, M.D.
Collier Books
copyright © 1963 by the Crowell-Collier Publishing Company
412 pages

Recueil de 18 nouvelles censées être de SF et censées avoir pour thème les médecins

Les nouvelles sont :

The Man Without an Appetite (1916), de Miles J. Breuer, traite d’un médecin qui ne mange plus, ce qui inquiète sa femme qui fait alors appel au narrateur, lui aussi médecin et ami de la famille. C’est lisible, mais vieillot.

Out of the Cradle, Endlessly Orbiting (1959), d’Arthur C. Clarke, ne traite pas de médecin mais de conquête spatiale (et plus spécialement lunaire).

The Brothers (1952), de Clifton L. Dance, Jr, n’est pas de la SF mais du fantastique-contemporain. C’était ptêt original à l’époque de sa parution, mais en 2020 on le voit venir de très loin : c’est l’histoire d’une goule qui vit dans un cimetière, se fait ramasser par les flics (qui ne savent bien évidemment pas qu’ils ont affaire à un mort-vivant) et coffrer en hôpital psychiatrique.

The Great Keinplatz Experiment (1885), d’Arthur Conan Doyle, texte que j’avais déjà lu en français sous le titre La grande expérience de Keinplatz : ça n’est ni de la SF, ni original de nos jours : c’est une expérience d’hypnotisme dans laquelle l’hypnotiseur et son sujet d’expérience échangent accidentellement leurs esprits.

Compound B (1954), de David Harold Fink, met en scène un médecin qui invente un produit qui rend les gens géniaux mais ne fonctionne que sur les personnes à la peau noire, et qui cherche à comprendre pourquoi, tandis que sa femme, raciste, ne pense qu’au profit. C’est moyen.

Rappaccini’s Daughter (1844), de Nathaniel Hawthorne, est un texte à la frontière entre la SF (qui n’existait pas vraiment à l’époque de sa parution) et le fantastique. Ça se passe à Padoue (a priori à la Renaissance), et ça met en scène un médecin spécialiste des plantes vénéneuses, dont la fille est elle aussi vénéneuse. C’est pas mal, même si on voit venir la fin de loin.

The Psychophonic Nurse (1928), de David H. Keller, encore une nouvelle qui n’a rien à voir avec les médecins : un homme fait construire un robot-nounou pour s’occuper de sa fille en bas âge, sa femme se plaignant de ne pouvoir concilier gestion du bébé et vie professionnelle. Correct mais un peu vieillot, et probablement aussi plutôt misogyne.

The Little Black Bag (1950), de Cyril M. Kornbluth, nouvelle que j’avais déjà lue en français sous le titre La petite sacoche noire. Une sacoche de médecin du futur, bourrée d’instruments de très haute technologie et de médicaments hautement efficaces, est placée dans une machine à voyager dans le temps expérimentale et envoyée dans le passé (notre présent, ou du moins celui de l’auteur au moment où il écrivait), où elle tombe entre les mains d’un toubib devenu alcoolique et ayant mauvaise réputation professionnelle. J’aime bien.

Ribbon in the Sky (1957), de Murray Leinster, de la série Med Service.

Mate in Two Moves (1954), de Winston K. Marks, met en scène deux médecins hospitaliers (un homme et une femme) qui découvrent le virus à l’origine d’une pandémie de coups de foudre. Évidemment, ils sont tous deux célibataires. L’histoire est très prévisible.

Bedside Manner (1954), de William Morrison, l’histoire d’un couple dont le vaisseau spatial a un accident et qui est sauvé par des ET à la technologie beaucoup plus évoluée qui les « reconstruisent ». Sans beaucoup d’intérêt de nos jours.

The Shopdropper (1955), d’Alan Nelson, que j’avais déjà lue en français sous le titre Le dévoleur, n’est pas vraiment de la SF (c’est plutôt du fantastique-contemporain, une histoire d’objet magique). Un patient se rend chez son médecin car il porte des gants invisibles qui le poussent à voler des objets, et bien entendu, comme les gants sont invisibles, le médecin ne le croit pas. C’est un récit humoristique, pas déplaisant bien qu’il soit très prévisible.

Family Resemblance (1953), d’Alan E. Nourse, historiette humoristique dans laquelle des internes dans un hôpital font une blague à un professeur. Amusant, mais ça n’est pas de la SF.

Facts in the Case of M. Valdemar (1845), d’Edgar Allan Poe, nouvelle qui fait partie du recueil Histoires extraordinaires et que j’avais donc déjà lue en français sous le titre La vérité sur le cas de M. Valdemar. Comme le texte de Doyle, c’est une histoire d’hypnotisme et ce n’est pas de la SF.

Emergency Operation (1956), d’Arthur Porges, met en scène une opération chirurgicale menée de l’intérieur par un ET microscopique. Correct, mais de nos jours on est trop blasés pour s’esbaudir devant une telle idée.

A Matter of Ethics (1954), de J. R. Shango (qui, renseignements pris, est un pseudo de Clifton Dance, auteur d’une des précédentes nouvelles ; ce seraient d’ailleurs ses deux seuls textes de « SF »), l’histoire d’un chirurgien qui attend depuis deees années d’être admis au sein d’un prestigieux cercle restreint de cardiologues, ce qui lui permettrait de réaliser une opération dont il maîtrise la technique (depuis toutes ces années d’attente) mais que seuls ces quelques initiés sont autorisés à pratiquer, et qui, pendant un voyage spatial, est placé devant un dilemme : opérer un malade sans autorisation, au risque d’être accusé d’assassinat s’il décède, ou le laisser mourir sans rien faire. Pas mal.

Bolden’s Pets (1955), de Floyd L. Wallace, nouvelle que j’avais déjà lue dans le supplément Golden Age Adventures. Je la trouve toujours bien.

Expedition Mercy (1948), de J. A. Winter, texte relativement classique dans lequel une expédition médicale débarque sur une planète où la précédente expédition a succombé à une maladie mystérieuse et cherche à identifier ladite maladie. C’est largement correct.

Au final, un recueil très inégal et plutôt anecdotique, que je ne peux assurément pas vous conseiller, même si vous voulez lire de la SF médicale.

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