Kro en résumé : carte de Tschaï

Carte de Tschaï format A2 pour le JdR Tschaï

Cette carte n’apporte rien : elle n’est pas plus détaillée que la double page dans le bouquin du jeu (dont c’est une simple reprise) : au-delà des contours des terres émergées, elle montre en tout et pour tout trois fleuves, six zones vertes (dont en l’absence de légende je présume qu’il s’agit de forêts), quelques zones montagneuses matérialisées par des dessins de monts, et un certain nombre de villes. Il y a aussi le nom de certaines régions, des continents, des mers, de certaines îles, et l’emplacement de l’épave de la navette d’Adam Reith. Et l’île-continent de Holangar, décrite comme un bac-à-sable dans le jeu, n’y apparait même pas. Bref, on est à des lieues des grandes cartes des boîtes pour AD&D, en particulier…

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Kro en résumé : Tschaï

Tschaï
une planète d’aventures
Khelren
500 nuances de geek
ISBN 979-10-90692-36-7
Dépôt légal 3e trimestre 2018
160 pages

Adaptation officielle du cycle de Tschaï de Jack Vance aux règles de Dungeon World

La vraie couverture met bien un -s à aventures

Le bouquin, tout en couleurs, est illustré de dessins de Caza (à qui l’on devait les couvertures emblématiques de la réédition des quatre romans du cycle chez J’ai Lu dans les années ’80) et d’extraits d’une adaptation BD du cycle par Li-An. La police de caractères, étroite et sans empattements, est relativement pénible à lire.
Le jeu ne parle pas de wankhs mais de wannek. J’ai déjà dit autrefois et sur un autre écran tout le mal que je pensais de cette concession vancienne au politiquement correct (to wank signifiant se branler en anglais, Vance a dans les années 2000 fait transformer wankh en wanek), mais je ne pensais pas la retrouver dans un ouvrage en français. Je me demande si ce révisionnisme affecte aussi la réédition des bouquins de Vance en français…

Tschaï contient toutes les règles nécessaires pour jouer. Le système de jeu est proche dans ses grandes lignes de celui d’Apocalypse World (je n’ai pas poussé la comparaison très loin), bien que les caracs ne soient pas les mêmes. L’influence des règles se fait nettement sentir dans la présentation du contexte, qui est plus pensé comme un bac-à-sable que décrit cliniquement. Ça peut avoir son intérêt, mais comme ouvrage de référence, il vaut mieux utiliser GURPS Planet of Adventure.

Les adeptes du narrativisme peuvent investir en toute confiance. Ceux qui en sont restés à une manière de jouer plus « classique » n’y verront qu’un complément mineur à leur bon vieux GURPS Planet of Adventure.

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Une technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie…

Et quand ça tombe en panne, ça cause les mêmes problèmes.

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Actualité rôludique de début d’année

Le *.pdf fac-similé du vieux supplément Borderlands pour RuneQuest est disponible.
M’demande qui ça peut intéresser, le contenu de la boîte ayant été réédité en 2005 dans le recueil Borderlands & Beyond de chez Moon Design…

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Extension du bilan 2018

Shannon Appelcline a lui aussi fait son bilan rôludique de l’année 2018, et il y mentionne un décès qui m’avait totalement échappé : celui de Donald Saxman, l’auteur de Superhero 2044, le tout premier JdR de super-héros.

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L’heure des bilans (2) : 2018 en musique

Comme d’habitude, après celui du JdR, voici le bilan musical de l’année écoulée.

Ça a décédé sec en 2018 : plus de vingt recensés sur ce blog, parmi lesquels on rappellera ceux de « Fast » Eddie Clarke, Dave Holland, Ed King, Marty Balin et Jimmy Farrar ; et dans un genre moins dur, Dolores O’Riordan, Jacques Higelin et Rose Laurens (que j’avais oublié de relever ici ; le 29 avril, elle avait 65 ans). Entre autres.

Je n’ai pas spécialement suivi les dissolutions, fins de carrière et remaniements au sein des groupes qui m’intéressent. Je reste à l’affût d’un signe de vie du côté de Yotangor, mais j’ai bien l’impression que je me fatigue pour rien (hélas…).

Si l’année rôludique aura été prolifique, on ne peut pas en dire autant de l’année musicale. Je ne me suis procuré que 44 albums, ce qui fait de 2018 la plus mauvaise année depuis le désert musical des années ’90 (et encore, à l’époque je ne me procurais pas toutes les sorties qui m’intéressaient ; si on tenait compte ce qui manque à ma collec’ sur ces années là, il faudrait remonter à 1971 pour trouver une année aussi pauvre en volume sur le plan des sorties musicales).

L’album de l’année est sans conteste Arcane Astral Aeons, le nouveau Sirenia.Il précède Sign of the Dragonhead, de Leaves’ Eyes, son dauphin indiscutable.
Pour compléter ce podium, le choix est plus délicat, mais j’ai bien envie de citer La morsure du temps, le retour de Venin, un choix qui n’est pas forcément complètement objectif de ma part.
Parmi les bons albums sortis cette année, citons (dans l’ordre alphabétique des groupes), ceux d’Amorphis, Judas Priest, Kalidia, Saxon, U.D.O., Visions of Atlantis et Vulcain. Et hors metal, Halestorm et Michael Schenker Fest.

Outre les cornemuseux qui font des reprises rock, ma découverte de l’année aura été Blue Ruin.

Pas de grosse déception à déplorer, pour une fois.

Voilà ce que je retiendrai de l’année musicale 2018…

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L’heure des bilans (1) : 2018 en JdR

Il est temps de faire le bilan de l’année écoulée ; sur le plan rôludique pour commencer.

Cinq décès recensés cette année, et non des moindres : Greg Stafford (le 11 octobre), Pierre Lejoyeux (le 2 novembre, à l’âge de 57 ans), Carl Sargent (le 12 novembre ?), Clifford VanMeter, alias Gideon (en novembre), et Michel Gaudo (en novembre aussi).

Au rayon des mauvaises nouvelles mais un net cran en dessous, on peut également citer la fermeture de l’éditeur Mayfair Games. Et la perte de la licence Call of Cthulhu par Sans-Détour, qui nous prive d’un supplément annoncé sur Marseille.

Du côté des sorties, l’année aura été relativement prolifique, avec 61 titres qui ont rejoint les étagères de ma ludothèque (sans compter les dernières parutions gloranthiennes, au nombre de trois si je ne me trompe pas (un nouveau RuneQuest, 13th Age Glorantha, et le Glorantha Sourcebook), que je ne me suis pas encore procurées), ce qui en fait et de loin la meilleure année depuis longtemps.

Une fois n’est pas coutume, les parutions francophones représentent une proportion significative de ce total, avec en particulier la nouvelle édition de MEGA (l’occasion de retrouver mon nom au générique d’une publication rôludique professionnelle, pour la première fois depuis près de dix-huit ans) et son écran, les rééditions de Rêve de Dragon (avec divers suppléments) et de Ryuutama (avec son écran), et Les carnets du capitaine Francis de Vercourt, supplément accompagnant la nouvelle édition de Pavillon Noir ; sans oublier, côté vraies nouveautés, l’adaptation du cycle de Tschaï motorisée par le système Dungeon World. J’ajouterai encore, bien que ce ne soit pas un jeu de cette année, la version en impression à la demande de Trucs Trop Bizarres, que je me suis empressé de commander mais que je n’ai pas encore reçue.

En anglais (ce qui représente quand même la majorité de mes acquisitions), il y aura eu neuf sorties travelleriennes, une pour Traveller5 et huit pour Rikki-Tikki-Traveller (non compris les *.pdf dont j’attends la version papier), dont deux chez Christopher Griffen, un nouvel éditeur. Le gros morceau aura été The Great Rift et les scénarios qui l’accompagnaient, une belle bête qui compense largement le tassement du nombre des parutions.
Côté GURPS aussi, les parutions se tassent, avec seulement huit sorties : sept machins *.pdf d’intérêt souvent discutable, et un supplément Dungeon Fantasy en dur paru chez Gaming Ballistic.
Huit, c’est aussi le nombre de suppléments papier sortis pour la dernière édition de Space 1889.
Derrière ce podium finalement peu fourni, on trouve Flash Gordon The Roleplaying Game (adaptation de Flash Gordon à Savage Worlds) et ses suppléments. Le reste des sorties anglophones intéressantes consiste principalement en deux suppléments pour Aftermath! (pour l’instant uniquement disponibles en *.pdf, et je doute qu’on en ait une version papier dans un avenir plus ou moins proche), deux machins pour Alpha Blue (dont l’éditeur arrête a priori la gamme), un supplément gloranthien pour HeroQuest (The Eleven Lights), un scénario pour The Morrow Project, un *.pdf pour Twilight: 2000, quelques machins mineurs, et un gros morceau pour terminer cette énumération : la quatrième édition de Warhammer. J’ajouterai encore Cavaliers of Mars, sorti avec un an d’avance sur la date annoncée lors du financement participatif…

Ce qui nous amène à parler des financements participatifs. Cette année, il y en a eu pas mal qui m’ont intéressé, et j’ai participé (sauf oubli de ma part) à onze d’entre-eux, dont les adaptations officielles de John Carter (déjà disponible en *.pdf), Princess Bride, et The Expanse, mais aussi (entre autres) la nouvelle boîte pour Rikki-Tikki-Traveller, le Mars Sourcebook pour Space 1889, et le nouveau Berlin XVIII.

Qui dit financement participatif dit retards. Je ne ferai qu’évoquer le nouveau Laelith (prévu pour 2017 et dont la maquette n’a probablement toujours pas commencé), m’apesantir sur son cas ne ferait que m’agacer un peu plus à ce sujet.

En vrac, 2018 aura comme les années précédentes vu un certain nombre de rééditions (*.pdf le plus souvent) de vieux JdR, dont je n’ai pas tenu de liste. On notera quand même le financement participatif (auquel je n’ai pas contribué) pour une nouvelle édition de The Fantasy Trip, dont Steve Jackson a fini par récupérer les droits. Il y a également un nouveau JdR adapté de Warhammer 40.000 : Wrath & Glory, pour l’instant uniquement disponible en *.pdf.

Il me reste encore à aborder l’actualité des zines (ça sera vite fait, d’autant que ça fait des années que je ne suis plus aucun magazine spécialisé). J’ai seulement noté en 2018 deux numéros de The Dark Times, qui au feuilletage n’ont pas su éveiller mon intérêt, et un seul du Frontier Explorer : le dernier d’ailleurs, puisque Wizards of the Coast en a hélas fait cesser la publication. Dommage pour eux sans doute, car c’était quand même le principal moyen d’attirer l’attention sur Star Frontiers…

Finissons ce bilan avec la littérature spécialisée : je me suis procuré le richement illustré Art & Arcana, sur l’évolution iconographique d'(A)D&D au fil des années, mais n’ai bien entendu pas encore eu le temps de le lire.

Voilà pour cette nouvelle rétrospective annuelle, un peu décousue sans doute.

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Valise diplomatique

Ceci m’aurait amusé si ça ne se rapportait pas à une actualité affligeante.

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Trucs Trop Bonnards

On l’aura attendue un bout de temps, mais elle est enfin là, la version en impression à la demande de Trucs Trop Bizarres, le JdR d’Olivier Legrand et Laurent Lepleux dans lequel on incarne des gamins américains des années ’80 confrontés à des Choses Carrément Cheloues !
N’oubliez pas d’appliquer les codes ONESHIP et SFP18 sur votre commande si vous la passez bientôt (après, il sera trop tard…).

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Souffrance et agonie

C’est un JdR qui ne m’intéresse pas, mais tous mes lecteurs ne sont pas du même avis : les anciens numéros du zine Le Souffre-Jour pour Agone sont téléchargeables gratuitement ici.

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