FaenyX reprend sa rétrospective Chroniques d’Outre Monde avec le numéro 10.
Une biblio des articles parus dans la version Mongoose du JTAS. Non seulement elle ne couvre que les six premiers numéros (alors qu’ils en sont désormais au 18), mais Mongoose a publié The Index of the Travellers’ Aid Society, qui couvre l’ensemble des numéros parus à ce jour (bon OK, il n’est pas gratuit, et par ailleurs je ne suis pas certain qu’il soit disponible en dehors du financement participatif des numéros 13 à 18).
Supplément pour Fringeworthy prétendant décrire plus de 1800 mondes parallèles
S’il y a effectivement une palanquée d’entrées, les descriptions des mondes (qui sont d’ailleurs souvent plutôt les descriptions des alentours du portail) sont pour le moins minimalistes : certaines ne font qu’une simple ligne (et les plus fouillées, un paragraphe). Par ailleurs, toutes ne sont pas inspirantes. Alors certes, dans le tas il y a des idées intéressantes, mais même pour celles-là, tout reste à développer. Tout ça ne vaut vraiment pas le coup : si vous êtes capables de développer quelque chose sur une base aussi succincte, vous êtes parfaitement capables d’avoir l’idée de base vous-mêmes.
JdR sans MJ dans lequel on joue des rebuts qui vivent dans les bas-fonds d’une station spatiale (genre Deep Space Nine)
C’est pas ma came. Chaque joueur (y a pas de MJ, rappelons le) gère à la fois un Primary (PJ) et une Situation (une source potentielle de problèmes pour les PJ). Je n’entrerai pas dans les détails du système, mais en très gros, l’un des joueurs raconte ce que fait son perso, un autre peut faire intervenir une situation, et l’histoire progresse ainsi à base de questions réponses. Y a aucun hasard (dés ou autre), c’est uniquement et exclusivement un jeu de discussion, de questions réponses, dans lequel tout est basé sur les relations entre les persos. Et bien entendu, aucun contexte n’est défini par le jeu (autre que « ça se passe dans les bas-fonds d’une grosse station spatiale »). La station spatiale elle-même est créée par les joueurs en répondant à quelques questions (un peu comme dans Le métal froid des anneaux de Cerbère, mais en moins bien cadré). Et c’est pas encore là qu’on nous parlera de la vie à bord de telles stations. Le bouquin propose six scénarios (chacun avec ses « prétirés », et bien entendu ses situations, pasque sans ces deux éléments, ben y a pas de scénario ; d’ailleurs, les scénars se réduisent à ça et à une très brève introduction présentant le cadre dans lequel chacun d’eux se déroule). Avec un peu de boulot, on pourrait probablement les transformer en bacs à sable pour MJ n’ayant pas peur d’improviser. À moins d’être intéressés par un JdR sans MJ, vous pouvez vous abstenir, il n’y a rien de concret dans ce jeu.
Le système de règles est dérivé de celui d’Apocalypse World, donc narrativiste, « artificiel » et pas à mon goût. Or y a que ça dans le bouquin : des règles. Conséquence, je suis passé très vite dessus. Elles m’ont quand même paru un peu moins « floues » que celles d’Apocalypse World. La création de persos est plus « personnalisée » aussi, on ne choisit pas une classe de perso parmi un éventail proposé, mais on construit son perso en combinant en particulier son métier (ou plus précisément ses métiers, puisqu’on choisit deux careers parmi un éventail de dix) et ses origines. Enfin, notez que contrairement à ce que faisait un peu gratuitement Apocalypse World, Uncharted Worlds ne met en rien l’accent sur l’acte sexuel. Que des règles dans ce bouquin donc, et un petit chapitre destiné aux MJ (avec, surprise, un scénario : alors que les tenants des jeux powered by the apocalypse nous ont pourtant seriné qu’il n’y a pas de scénarios pour ces jeux ! M’enfin bon, j’appelle pas ça un scénario : les PJ doivent récupérer une caisse dans l’épave d’un vaisseau qui s’est écrasé, mais même le MJ ignore qui essaie de les en empêcher (puisqu’il va le demander à l’un des joueurs) et ce qu’il y a dans la caisse (puisqu’il va aussi le demander aux joueurs), entre autres éléments essentiels de l’histoire). Pas la queue d’une esquisse de contexte. C’est donc exclusivement à réserver aux amateurs de règles à la Apocalypse World qui veulent faire jouer de la SF interstellaire.
Supplément pour Rikki-Tikki-Traveller 2 sur le fonctionnement et la vie à bord des vaisseaux spatiaux
Il présente les différents éléments d’un vaisseau spatial et leur fonctionnement (avec pas mal de détails, peut-être trop dans certains cas). Il y a aussi des infos sur les équipages et la vie à bord. À la fin, on trouve la présentation des différentes parties de trois types de vaisseaux différents : le vaisseau de safari de classe Animal, l’estafette de classe Sulieman, et le vaisseau marchand de classe Impératrice Marava, avec des illustrations légendées. C’est intéressant, mais malheureusement dans certains cas on n’a pas les illustrations correspondant aux trois types de vaisseaux, alors qu’on a les légendes qui devaient les accompagner… C’est fort regrettable. Malgré ses quelques défauts, c’est un bon supplément, cannibalisable vers d’autres contextes interstellaires avec des vaisseaux spatiaux. Il entre dans mon top 5 nouveautés.
Nouvel épisode du runecast (non, ce n’est pas encore celui dans lequel je suis interviewé). Je l’ai trouvé moins intéressant que la plupart des précédents : il ne cause que de règles (et d’une édition de RuneQuest que je n’ai jamais pratiquée, qui plus est), et pas de Glorantha. En outre, le comparse de Gianni révèle vers la fin être l’un de ces joueurs pour lesquels une partie de JdR ne se conçoit pas sans combat, et ce n’est pas du tout ma conception des choses.
La nouveauté rôludique du jour est la première partie de la nouvelle version d’Invasion, pour la version Rikki-Tikki-Traveller de 2300 AD. Comme d’hab’, j’attendrai la version papier, théoriquement prévue pour novembre. Et y a pas à dire, le kafer (oui, je sais que métnan on écrit kaefer, mais je suis un vieux de la vieille et j’emmerde les révisionnistes) de la couv’ est foutrement moche. Vous me direz, la couv’ de l’Invasion originel n’était pas franchement réussie non plus…
Au niveau nouvelles sorties en *.pdf, il y a un nouveau supplément pour GURPS (le précédent datait d’avril, ça commençait à ne plus sentir très bon pour l’avenir de la gamme). En plus, ce n’est ni du Dungeon Fantasy, ni sur la magie, mais un supplément historique sur Constantinople / Istanbul entre 1453 et 1703, ça peut être intéressant. Mais évidemment, en 38 pages, ça va aussi être trop court pour être réellement utilisable sans aller consulter des sources complémentaires. Y a aussi un nouveau supplément dans la série des Pavis & Big Rubble Companions. J’attendrai tranquillement la version papier qui finira bien par arriver : de toutes façons, ce ne sera qu’une acquisition de collectionneur.
Et puisqu’on parle de *.pdf, Tonton Alias a annoncé dans son direct de ce soir qu’il comptait vendre Tigres Volants sur DrivethruRPG. Y aura t-il en plus une version en impression à la demande, il ne me semble pas qu’il l’ait indiqué. Et dans le même direct (au cours duquel il m’a fait l’honneur de me citer à deux reprises), il nous a également annoncé que la Tivipédia allait revenir en ligne, ce qui est quelque chose que j’attends de pied ferme depuis longtemps…
Autre truc qui m’a amusé, ou plutôt qui m’a fait ricaner sur un ton méprisant, la description de ce tout nouveau JdR de SF, heureusement pour moi uniquement disponible en *.pdf (donc hors du champ de ma collectionnite) :
Trailblazer is a game about the Grand Galaxy, a setting made up of three star systems that are heading into a civil war.
J’ai comme l’impression que l’auteur n’a aucune idée de ce qu’est une galaxie. Ni peut-être de ce que signifie l’adjectif grand…