Défi 2014 : scénario n° 23 : Mort sur ordonnance

Scénario pour Psi World, dans le contexte développé pour les modules Underground Railroad et Cause for War.

Ce scénario se déroule de préférence avant le dernier scénario d’Underground Railroad, et quoi qu’il en soit, avant l’assassinat de l’ambassadeur Robertson de l’Union des Plaines (Plains Union) et l’attaque de l’État Libre (Free State) par la Confédération des États du Centre (Central States Confederacy) : un cadre futur proche (par rapport à l’époque de parution des modules : 1985 et 1986) mais avec une technologie restée globalement la même qu’au milieu des années ’80.
Les références PW renvoient aux pages correspondantes du livret de règles, les références UR à celles d’Underground Railroad, les références CW à celles de Cause for War.

Si vous êtes censés participer à ce scénario en tant que joueurs, ne lisez pas plus loin…

Les personnages vivent dans l’État Libre et font partie de l’underground railroad, l’organisation clandestine pro-psi de l’État Libre qui apparait dans les scénarios des deux modules précités. Leur chef de cellule est l’empathe Mary Anderson (UR 4, 12, CW 7).

Mary Anderson est malade. Elle souffre d’épisodes fébriles répétés (s’accompagnant de migraines terribles, liées à son état d’empathe), durant à chaque fois plusieurs jours (et de plus en plus longs). séparés d’une période de rémission de quelques jours. Son médecin a diagnostiqué une forme de sodoku, une maladie bactérienne généralement transmise par morsure de rat. Malheureusement, la souche de spirille en cause s’est révélée résistante aux antibiotiques utilisés. Il faudrait employer une molécule puissante, commercialisée sous le nom de Cefaxcel®, mais du fait de la situation internationale (et en particulier des tensions avec la Confédération des États du Centre, où il est fabriqué), ce médicament n’est plus importé dans l’État Libre.
La pharmacie Fosbarr, auprès de qui Mary Anderson s’approvisionne habituellement en médicaments, s’est renseignée par téléphone auprès de ses confrères de l’Union des Plaines, qui lui ont confirmé que le Cefaxcel restait disponible chez eux. Mais les pharmacies de l’Union ne peuvent délivrer ce médicament que sur présentation d’une ordonnance signée par un médecin de leur pays. Mary Anderson va donc, munie d’une lettre de son docteur, se rendre à Glengarry (ville de l’Union située près de la frontière avec l’État Libre) pour y consulter un médecin, avant de pouvoir se procurer le précieux remède. Du fait de son état, il ne serait pas recommandé qu’elle prenne elle-même le volant, et en raison de son importance au sein de l’underground railroad, une escorte lui est attribuée pour le voyage : les personnages.

Glengarry

Le voyage vers la petite ville de Glengarry (8.000 habitants) dure plusieurs heures et se fait pendant l’une des périodes de rémission d’Anderson. Au passage de la douane, l’empathe (et/ou éventuellement les personnages, selon ce qu’ils ont accompli lors des précédents scénarios) est reconnue par un agent au service de la Confédération des États du Centre, qui va aussitôt en informer son contact, Kenneth Richards, un inspecteur de la police psionique de la Confédération (Psionic Police, UR 3) membre du réseau d’espionnage de son pays dans l’Union des Plaines. Mary Anderson est connue pour être un élément clé de l’underground railroad, et Richards va donc tenter de l’éliminer.

Le programme d’Anderson à Glengarry est simple : se rendre chez un médecin à qui elle remettra la lettre de son docteur, afin qu’il confirme le diagnostic de sodoku et lui prescrive du Cefaxcel ; aller retirer l’antibiotique dans une pharmacie ; puis reprendre la route de l’État Libre.

Peu après leur arrivée en ville, les personnages rencontreront Trevor Maxwell, l’adjoint du shérif de Glengarry : leurs plaques d’immatriculation étrangères ont attiré son attention, et il vient s’enquérir de la raison de leur présence ici. Il sera manifeste à certains de ses propos qu’il fait preuve de forts préjugés anti-psi, ainsi que d’une méfiance manifeste envers les ressortissants de l’État Libre.

Rendez-vous chez le docteur

Mary Anderson a pris (par téléphone avant le début du voyage) un rendez-vous auprès de l’unique médecin de Glengarry, le docteur Donald Travers. Celui-ci est un généraliste qui a installé dans sa maison entourée d’un jardinet une sorte de petite clinique occupant tout le rez-de-chaussée (lui-même habitant à l’étage) : elle comporte un vestibule (sur lequel donnent les escaliers conduisant à l’étage et à la cave), une salle d’attente, une salle de consultation, une petite salle d’opérations, une salle de radiologie avec une chambre noire attenante, deux chambres pour les patients hospitalisés, une pharmacie, un local carrelé servant entre autres de laboratoire et où sont stérilisés instruments et linges, un bureau, une salle de repos pour les infirmières, et des sanitaires. L’une au moins des quatre infirmières est toujours présente (il y a une chambre pour l’infirmière de garde à l’étage).

Dans la salle d’attente, Mary Anderson sera prise par un nouvel épisode fébrile accompagné d’une migraine encore plus violente que les précédentes. Le docteur Travers, apprenant son intention de repartir immédiatement pour l’État Libre, estimera qu’elle n’est pas en état de faire la route, et l’hospitalisera d’office pour la durée de la crise dans l’une des deux chambres de sa petite clinique. Certes, le traitement devrait s’avérer efficace, mais Travers préfère garder sa patiente en observation pour s’en assurer ; et il ajoutera même que ces migraines l’inquiètent et (sur un ton allusif) que, si jamais la malade avait sans le savoir des capacités psioniques, il craint qu’elle ne développe une méningite foudroyante (évidemment, si le fait qu’Anderson est empathe lui a été révélé, il ira droit au but au lieu de se contenter d’allusions ; Travers est pro-psi).
Le médecin estime qu’avec le Cefaxcel, la crise ne devrait durer qu’environ trois jours ; après quoi, si l’examen clinique indique une amélioration de l’état de sa patiente, il l’autorisera à reprendre la route vers l’État Libre.

Agent infectieux ou agent secret ?

Kenneth Richards essaiera d’assassiner Mary Anderson pendant qu’elle est hospitalisée. Peu subtil, l’inspecteur de la police psionique emploiera la force et se fera aider d’un ou plusieurs hommes de main (leur nombre dépendra des capacités des personnages). L’attaque aura lieu pendant la nuit. Les personnages devraient être en mesure d’intervenir pour sauver la vie de l’empathe.
Si les personnages déjouent la tentative d’assassinat et si Richards est encore en vie, des attaques ultérieures seront menées pour les éliminer, afin que l’inspecteur et ses sbires aient ensuite le champ libre pour tuer Mary Anderson.
Tôt ou tard dans l’une de ces confrontations, Richards sera tué (au corps à corps, par balle si les personnages ont réussi à passer la douane avec une arme à feu ou à s’en procurer une sur place, en faisant une mauvaise chute, dans un accident de la circulation, ou autre).

Si les personnages examinent son visage, ils se souviendront de l’avoir croisé plus tôt en ville, en compagnie de l’adjoint du shérif. Maxwell avait de bonnes relations avec Richards, dont il partageait les opinions anti-psi. Il ignorait par contre tout de son appartenance à la police psionique de la Confédération et de ses activités d’espionnage.

Cours après moi shérif

Une fois Richards mort, ses sbires, s’ils sont encore vivants, ne poursuivront pas les tentatives d’assassinat (sauf si le MJ estime que cela rend la vie trop facile aux persos). Mais cette mort violente attirera l’attention de la police. Le shérif chargera son unique adjoint, Trevor Maxwell, de mener l’enquête. Celui-ci devrait probablement assez facilement pouvoir remonter jusqu’aux personnages…
Ces derniers vont donc devoir trouver un moyen d’échapper à la police tout en continuant à protéger Mary Anderson.

Pour échapper à Maxwell, il leur suffit de sortir du comté, qui mesure environ quarante kilomètres sur quarante, Glengarry étant située à peu près en son centre.
Le docteur Travers s’opposera à la sortie de sa patiente avant la fin de la crise et un examen clinique approfondi. Il autorisera finalement la sortie de Mary Anderson trois jours après le début de son hospitalisation. Bien entendu, les personnages pourraient passer outre et l’évacuer discrètement ; mais le médecin n’a pas encore rédigé l’ordonnance qui permettra à sa patiente de se procurer du Cefaxcel… Il faudra lui ramener Mary Anderson (ou l’emmener là où elle se trouve) afin qu’il puisse l’examiner avant qu’il ne délivre le précieux papier (à moins évidemment que les persos ne parviennent à le persuader de le faire avant).
À noter que si Trevor Maxwell a réuni suffisamment d’éléments pour penser que les personnages sont liés à la mort de Richards (et le simple fait qu’ils soient étrangers en est déjà un), il pourrait leur tendre un piège à la clinique si Mary Anderson s’y trouve encore (ou s’il apprend qu’elle doit y revenir pour chercher la fameuse ordonnance).

Délivrance(s)

Grâce à l’ordonnance du docteur Travers, le Cefaxcel peut être obtenu auprès de n’importe quelle pharmacie de l’Union des Plaines (sous réserve que l’officine en question en ait en stock, ce qui est le cas de celle de Glengarry ; sinon, il faudra le commander, ce qui imposera un délai supplémentaire de quarante-huit heures). À noter que Mary Anderson n’a pas besoin d’aller elle-même retirer le médicament : un personnage muni de la précieuse ordonnance peut parfaitement le faire à sa place.

Puis ce sera le retour vers l’État Libre. Selon la façon dont se seront déroulés les évènements, il pourra être paisible, ou comprendre une course-poursuite avec Maxwell. Dans ce dernier cas, les personnages seraient bien avisés de ne pas chercher à franchir la frontière là où l’État Libre borde le comté de Glengarry, mais de changer d’abord de comté (du moins, s’ils comptent s’arrêter au poste de douane pour remplir les formalités réglementaires).

Épilogue

Grâce au traitement, Mary Anderson guérira complètement de sa maladie.
Mais peut-être d’autres cas surviendront ils. Et comme l’empathe n’avait pas été mordue par un rat, il pourrait s’agir en réalité d’une arme bactériologique employée par la Confédération des États du Centre pour préparer son invasion à venir en affaiblissant la population de l’État Libre (et tout particulièrement les psis).

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Défi 2014 : scénario n° 23, le tirage

Tirages :
Commanditaire : Space Atlas page 43 : Fosbarr Pharmaceuticals
Destination : Cause for War page 10 : the Plains Union
Action : détruire (tuer)
Objectif : Personnel Files 2 The Meme Team page 9 : a detective with Scotland Yard
Motivation : pris dans le cours des évènements (les PJ sont au mauvais endroit au mauvais moment)
Antagoniste : Robin Hood (GURPS) page 54 : the second-in-command at the Glengarry garrison
Théâtre : Psionics (Role Aids) page 119 : within 60 yards of the empath
Élément intéressant : The Cyclopedia Talislanta page 69 : such infestations generally last only three days
Quarante.

Résultat :
Fosbarr Pharmaceuticals amène les PJ à se rendre dans l’Union des Plaines pour y tuer un inspecteur de Scotland Yard. Pris dans le cours des évènements (les PJ sont au mauvais endroit au mauvais moment), les PJ seront gênés par le commandant en second de la garnison de Glengarry à moins de 60 yards de l’empathe. Un élément majeur du scénario sera le fait que de telles infestations ne durent généralement que trois jours. (+ quarante)

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Crise de foi

Écouté récemment Crisis Cult, le nouveau Voices of Destiny.crisiscultIls ont changé de hurleuse : la nouvelle, Ada Flechtner, est une ancienne de Coronatus.
Cet album est pas mal, même s’il ne figurera pas parmi les meilleurs de l’année.

Extrait :

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Petits miquets du mercredi soir

Le site de Yet Another Fantasy Gamer Comic, probablement la meilleure BD en ligne sur un thème rôludique, a fait peau neuve ! Et quand je dis peau neuve, c’est pas seulement pasqu’il y a du vert partout : aujourd’hui, il y a aussi plein de nichons partout…
Espérons qu’ils vont reprendre les mises à jour quotidiennes !

Ceci est hélas très vrai.
(j’ai la troublante impression de l’avoir lu ailleurs, hier ou avant-hier, mais sans pouvoir me souvenir d’où)

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Défi 2014 : scénario n° 22, les commentaires

Ce tirage était le dix-neuvième du défi.

Je ne me souviens pas de la facilité avec laquelle j’ai opté pour le contexte de Dune. Je pense que le mot-clé qui a fait tilt a été planeur.

Je suis parti du principe qu’à l’époque, les Fremen n’employaient pas d’ornithoptères ; un choix qui ne semble pas faire l’unanimité, si j’en crois ce que j’ai pu voir dans d’autres scénarios disponibles en ligne.

Pour le reste, ma lecture de Dune remontait au milieu des années ’80, j’ai donc dû me rafraîchir la mémoire en reprenant de grosses parties du roman (d’ailleurs, j’ai fini par le relire en entier ; ainsi que ses suites, mais ça, c’était après avoir écrit mon scénar), et j’ai complété par plusieurs entrées de la Dune Encyclopedia, un ouvrage fort utile (mais pas toujours pleinement compatible avec le roman ; ainsi, on peut y lire que les ornithoptères n’ont pas besoin de carburant (Dune Encyclopedia p 416), alors que dans le roman on lit « nous brûlons du carburant », ou encore « Les appareils et le carburant doivent être mis en réserve »). En fait, le lissage du résultat était antérieur à ma relecture, alors que le développement du scénar en était concomitant.

L’auberge est devenue un lieu d’hébergement (donc un sietch accueillant les persos), ce qui l’a fait passer complètement à l’arrière-plan de l’intrigue. L’étang est devenu de l’épice (il me semblait qu’on parlait à l’occasion de mare ou de flaque d’épice, mais je n’ai pas retrouvé d’occurrence de ce genre d’expression). Le reste des choix me semble assez clair.

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Défi 2014 : scénario n° 22 : Les ailes du désert

Scénario sur Dune (de Frank Herbert).

Ce scénario sur déroule sur Arrakis entre 10170 et 10190 (alors que la planète est un fief Harkonnen).

Si vous êtes censés participer à ce scénario en tant que joueurs, ne lisez pas plus loin…

Quelques repères chronologiques pour situer le scénario :
10169 : premières cultures fremen (au sietch Tabr), sous l’impulsion du Planétologiste Impérial, Pardot Kynes (en poste depuis 10149).
10173 : le comte Hasimir Fenring est assigné comme agent impérial sur Arrakis, pour espionner les Harkonnen et s’assurer que l’approvisionnement de l’empereur en mélange ne soit pas perturbé.
10175 : mort accidentelle de Pardot Kynes à cinquante-quatre ans ; son fils de dix-neuf ans (que les Fremen connaissent sous le nom de Liet) lui succède comme Planétologiste Impérial.
10190 : après quatre-vingts ans de domination Harkonnen sur la planète, la maison Atréides reçoit Arrakis en fief.

Les personnages sont des Fremen (il est envisageable que certains d’entre-eux soient des étrangers « ayant pris un coup d’épice » et alliés aux Fremen ; et il est même possible (quoique très délicat) que certains se trouvent initialement à bord de l’ornithoptère lorsque les autres persos tentent de s’en emparer, et rejoignent les rangs des assaillants (mais exception faite du pilote qui leur sera utile, ceux-ci risquent fort de les tuer et de prendre leur eau, plutôt que de s’embarrasser de bouches supplémentaires à abreuver)).

Choisis un bon ver
(formule traditionnelle fremen)

Une grave épidémie, probablement introduite accidentellement par un Fremen ayant côtoyé un outre-mondien (contrebandier ou agent des Harkonnen), frappe la population d’une des palmeraies du sud. La population allogène, disposant déjà des anticorps adaptés, n’est pas affectée, mais les Fremen, n’ayant jamais auparavant été exposés au virus en cause, sont beaucoup plus sensibles : les adultes s’en tirent avec quelques jours d’une forte fièvre qui les contraint à rester alités, mais chez les plus jeunes enfants, la maladie est le plus souvent mortelle en quelques jours.
Grâce à la description des symptômes, la maladie a pu être facilement identifiée, et un traitement obtenu auprès des outre-mondiens (grâce aux contrebandiers traitant avec les Fremen). Reste à acheminer les médicaments jusqu’à la palmeraie, dont l’emplacement doit rester secret pour les non-fremen. Cette mission est confiée aux personnages, qui devront faire le long voyage (vingt marteleurs, un marteleur correspondant à environ 500 à 600 km) à dos de ver des sables.
Le trajet se fera sans incident majeur (bien que le passage d’un orni explorant le désert à la recherche d’un gisement d’épice puisse contraindre les personnages à descendre précipitamment de leur monture pas encore épuisée (et donc, dangereuse) pour se dissimuler dans le sable). Mais il durera plusieurs jours, et lorsque les chevaucheurs de vers arriveront à destination, il sera trop tard pour sauver la plupart des enfants : tous ceux âgés de sept ans ou moins sont morts, et certains des plus vieux décéderont eux aussi, le traitement n’ayant pas démarré suffisamment tôt. Alors que si les médicaments avaient été acheminés plus vite, les victimes auraient probablement pu être sauvées.

Mais pour aller plus vite qu’un ver, il n’existe qu’une seule possibilité : l’ornithoptère.
Si les personnages n’en prennent pas eux-mêmes l’initiative, ce sera Kaber, leur jeune (et donc relativement progressiste par rapport à la mentalité fremen) naib, une fois qu’ils seront de retour à leur sietch, qui aura l’idée et leur confiera la mission de capturer un orni ; et son pilote, car l’appareil n’a aucun intérêt si personne ne peut le manœuvrer.

Remarque : il est également possible de laisser les personnages capturer un orni et réaliser alors, une fois le pilote éliminé avec le reste des occupants, qu’ils sont dans l’incapacité de s’en servir, ce qui les forcera donc à répéter l’opération pour s’emparer d’un nouvel appareil, avec son pilote cette fois. Ils pourraient aussi avoir l’idée de camoufler l’orni et d’enlever un outre-mondien capable de le piloter, par exemple en se rendant dans une ville comme Carthag ; mais il ne faut pas oublier que les Harkonnen ont interdit aux Fremen de pénétrer librement dans les zones urbaines, ce qui ne leur facilitera pas la tâche.
Il serait également envisageable de faire appel à l’un des rares sietchs qui possèdent déjà des ornithoptères. Mais dans ce cas, la suite du scénario sera sans doute bien moins intéressante.

Opération Tempête du Désert

Pour capturer un ornithoptère, les Fremen doivent lui tendre une embuscade et l’amener à se poser. Les personnages pourraient par exemple se dissimuler sous le sable à proximité d’une veine d’épice non exploitée dans une zone en cours de prospection, ou en répandant de l’épice sur le sable pour faire croire à un tel gisement (comme ils le font dans Dune pour capturer l’appareil des contrebandiers de Gurney Halleck), l’attirer au moyen de signaux lumineux, ou bien encore mettre en scène un faux site d’accident en répandant des débris sur le sol du désert.

Une fois l’appareil posé, les personnages devraient assez facilement parvenir à s’en rendre maîtres. Mais, à moins qu’ils n’aient agi extrêmement rapidement, l’un des occupants aura eu le temps de lancer un appel radio pour signaler l’embuscade et demander du secours : il est donc préférable pour eux qu’ils ne s’attardent pas sur place : il leur faut donc contraindre le pilote à faire décoller l’orni et à suivre les directions qu’ils lui indiqueront.
Les personnages pourraient s’enfuir en volant au cœur d’une tempête Coriolis (ce qui deviendra la façon de faire habituelle lorsque des Fremen s’emparent d’un orni, comme expliqué par Kynes dans le roman), mais cela n’a d’intérêt que si le pilote est un PJ. Sinon, une solution qui ne repose pas sur la compétence d’un PNJ (par exemple, éloigner l’appareil en rase-mottes, le faire se poser à nouveau, et le camoufler pour qu’il échappe aux recherches aériennes) est préférable.
Un MJ taquin aura choisi un modèle d’ornithoptère conçu pour transporter moins de personnes que le groupe de persos et le pilote, ce qui contraindra tout le monde à se tasser à son bord, et laissera planer le doute sur les capacités de l’appareil à emporter une charge aussi lourde.

Un taxi pour Tabr

Une fois l’ornithoptère amené en lieu sûr (probablement dans une caverne proche du sietch des personnages), les persos devront apprendre à le piloter, ce qui implique de trouver un instructeur fiable. Il pourra s’agir du pilote capturé, s’ils savent le convaincre, ou sinon d’un contrebandier en lien avec les Fremen ou de l’un des rares Fremen ayant appris à manœuvrer ces appareils.

Une fois que l’un au moins des personnages sera devenu un pilote compétent, capable de voler sans l’aide d’un instructeur, celui-ci sera renvoyé (s’il s’agit d’un contrebandier ou d’un Fremen d’un autre sietch) ou tué (s’il s’agit d’un pilote capturé ; mais les persos auront sans doute fini par avoir de l’amitié pour lui, et ne l’entendront sans doute pas de cette oreille, surtout s’il s’agit d’un PJ ; auquel cas, il leur faudra convaincre leurs congénères de l’épargner et de l’accueillir au sein de leur tribu) ; et l’ornithoptère sera chargé de diverses missions exigeant une certaine rapidité sur de longues distances : transporter des messages urgents plus loin qu’un oiseau ou un cielago distrans, acheminer divers objets ou personnes vers des sietch ou des stations éloignés, voire effectuer des reconnaissances aériennes en se faisant passer pour un appareil prospecteur d’épice. Le tout en circulant trop loin des radars de Carthag et/ou trop bas pour être détectés.
Le MJ définira la nature précise de ces missions selon les besoins de sa campagne.

Le ver et l’oiseau

Les Fremen étant un peuple conservateur, ce recours de plus en plus fréquent à l’ornithoptère comme moyen de transport ne sera pas du goût de beaucoup d’habitants du sietch des personnages. Ces derniers se verront accusés de trahir le mode de vie fremen et de recourir à la facilité trompeuse de la technologie outre-mondienne. Si des tensions existaient déjà entre les persos et certains de leurs congénères, cela pourrait les accentuer.

L’espion venu du ciel

À l’occasion d’un trajet en ornithoptère, les personnages, se croyant à l’abri car ils circulent à basse altitude dans une zone au relief accidenté, sont accrochés par le radar d’un orni militaire harkonnen. L’appareil ennemi s’approche pour en savoir plus à leur sujet et tente de les contacter par radio (ce que les persos ne sauront que si celle de leur orni est allumée et calée sur le canal d’appel général). Quoi qu’il en soit, il est probable que les Fremen ne parviendront pas à donner le change et que l’orni harkonnen va s’intéresser à eux d’un peu trop près à leur goût. Il leur faudra alors (à condition qu’ils l’aient repéré) jouer au chat et à la souris avec lui dans une zone de pics et de canyons (voire tenter de l’abattre s’ils sont armés), pour éviter qu’il ne les suive jusqu’à l’endroit où ils se rendent et qui est un repaire secret du mouvement fremen de lutte contre l’occupant harkonnen.

Baroud sur le désert

Si jamais leur imprudence permettait aux Harkonnen de repérer l’emplacement du repaire en question, celui-ci sera victime un peu plus tard d’un assaut en bonne forme, qui contraindra probablement les Fremen, surclassés à quarante contre un, à évacuer les lieux en catastrophe et chacun pour soi (non sans avoir fait subir de lourdes pertes à leurs adversaires) et sans doute à laisser derrière eux des indices qui permettraient à un mentat, s’il en avait connaissance, de déduire l’existence d’une opération de terraformation de grande envergure.
Si les personnages s’enfuient à bord de l’ornithoptère, ils seront pris en chasse par un appareil armé, auquel il ne leur sera pas facile d’échapper (si même ils y parviennent).

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Défi 2014 : scénario n° 22, le tirage

Tirages :
Commanditaire : Écran Nightprowler page 5 : (une auberge)
Destination : Dread Pirate Aldo page 3 : down by the pond
Action : convaincre (séduire / soudoyer / convertir / recruter)
Objectif : Vehicles Expansion 2 page 31 : glider pilot
Motivation : paresse, facilité
Antagoniste : Prime Adventures 1 page 12 : law enforcement agencies
Théâtre : The Slayer’s Guide to Harpies page 12 : areas in which there are elevated features
Élément intéressant : Blood Over Gold page 19 : some goods destined for posts farther upstream
Quarante.

Résultat :
Une auberge amène les PJ à descendre au bord de l’étang pour y recruter un pilote de planeur. Motivés par la facilité, les PJ seront gênés par les forces de l’ordre dans des zones avec des points élevés. Un élément majeur du scénario sera des marchandises destinées à des postes plus loin en amont. (+ quarante)

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Kros 729 à 742

Pour mémoire, voici les principaux sujets abordés dans les dernières kros, si des non-abonnés souhaitent un tiré-à-part :

729 :
JdR :
Bucking the Tiger (Firefly)
Livre sérieux :
Les Incas
Musique :
A New Dawn Ending (Ancient Bards)
Yav (Arkona)
Ghosts of Download (Blondie)
The Quantum Enigma (Epica)
Herons (Evenoire)
Redefined Mayhem (Holy Moses)
On the Run (Lawlessness)
The Aftermath (Nightmare)
Revolution (Nightqueen)
Indie Cindy (Pixies)
Heroes (Sabaton)
Corazón (Santana)
Psychic (Shakin’ Street)
Sacrificium (Xandria)

730 :
Musique :
War Eternal (Arch Enemy)
Harp Attack (Camille & Kennerly)
Rock ‘n’ Roll Telephone (Nazareth)
High Road (Night Ranger)
Vous m’emmerdez ! (Les Ogres de Barback)
Outsider (Uriah Heep)
Films :
Condorman
Critters
Critters 2
Critters 3
Critters 4
Les Goonies
Gremlins 2 : la nouvelle génération
La main de fer
Taram et le chaudron magique
Le train

731 : The Suicide Blonde (Resident Alien)

732 : Footfall (Larry Niven et Jerry Pournelle)

733 :
JdR (GURPS) :
Wilderness Adventures
JdR (Savage Worlds Mars) :
Blood Legacy of Mars
Face of Mars
Korium
Sell-Swords of Mars
Sky-Tyrant of Mars
Soul-Thieves of Mars

734 :
JdR :
Esrolia (Glorantha)
Musique :
Blind Rage (Accept)
Magic Forest (Amberian Dawn)
Artemis Revelation (Billy ze Kick)
Origins (Eluveitie)
Redeemer of Souls (Judas Priest)
Shutup & Jam ! (Ted Nugent)

735 : Les pilleurs d’âmes (Laurent Whale)

736 : The Gaean Reach

737 : The Gaean Reach Gazetteer (The Gaean Reach)

738 :
BD :
Les aubes douces d’Aldalarann (Cyann)
Un gros chien avec une blonde (Jeremiah)
Musique :
Massive Addictive (Amaranthe)
The Unexpected (Beautiful Sin)
The Calm Before the Storm (Chalice)
Popular Problems (Leonard Cohen)
I m Mortel (Charlélie Couture)
In the Red (Crucified Barbara)
Leaves and Blood (Elisa De Palma)
Give My Love To London (Marianne Faithfull)
Karma’s a Bitch (Hellion)
Skin and Bones (Lyriel)
The Stories We Could Tell (Mr Big)
24 Karat Gold : Songs From the Vault (Stevie Nicks)
Kaos (Rockets)
Hideaway (Steffanie)
Pink Noise (Steffanie)
Lost in Cyco City (Sumo Cyco)
Dark Sun (Virus IV)

739 :
JdR :
Death Spells (GURPS)
How to Be a GURPS GM (GURPS)
The Madness Dossier (GURPS)
Wildcard Skills (GURPS)
Imperiallines n° 6 (Traveller)
Type R Subsidized Merchant Operators Manual (Traveller)

740 : Valérian et Laureline (série animée)

741 : Le voyage de Haviland Tuf (G. R. R. Martin)

742 :
JdR :
Adventure Guns (GURPS)
Echoes of War (Firefly)
The Grendelssaga (2300 AD version Rikki-Tikki-Traveller)

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Kro en résumé : The Grendelssaga

The Grendelssaga
Colin Dunn
Mongoose Publishing
Produced under license by Studio 2 Publishing, Inc
© 2014
ISBN 978-1-908460-29-5
MGP 20007
136 pages

Compile des trois scénars de la série Grendelssaga, pour la version Rikki-Tikki-Traveller de 2300 ADgrendelssagaCe supplément rassemble sous une même couverture Rescue Run, Salvage Rights et Black as Pitch, presque à l’identique, pagination exceptée.
Y a même pas une table des matières globales dans le bouquin, qui indiquerait où commence chacun des scénarios ; mais par contre, chaque scénar commence par sa propre table des matières. Ça n’a franchement rien de pratique, mais on a l’habitude de ce genre de blagues venant de chez MGP… Et bien entendu, pour une réorganisation plus pratique (sans même parler de logique) des infos, vous repasserez.

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Kro en résumé : Echoes of War

Echoes of War
Thrillin’ Heroics
Margaret Weis, Andrew Peregrine, Monica Valentinelli, Nicole Wakelin
Margaret Weis Productions, Ltd, © 2014
ISBN 978-1-931567-28-2
264 pages

Compile des premiers scénarios de la série Echoes of War, pour FireflythrillinheroicsIl reprend le contenu de certains des *.pdf de la série Echoes of War (Wedding Planners, Shooting Fish, Friends in Low Places et Freedom Flyer : il manque donc Bucking the Tiger), ainsi que les caracs des neuf personnages principaux de la série (et douze archétypes de persos) en guise de prétirés, un embryon de règles sur les vaisseaux spatiaux, et les caracs du Serenity. Et comme il commence par un abrégé des règles du jeu, l’ouvrage se suffit à lui-même et ne nécessite pas d’avoir un bouquin de règles plus détaillé pour être utilisé : d’un côté c’est une bonne idée, d’un autre côté c’est de la redite pour les collectionneurs.

La version abrégée des règles est à quelques détails près la même que dans les scénarios *.pdf, avec principalement une mise en page quelque peu différente. Pareil pour les scénarios (je n’ai pas relu tout ça en détail, juste comparé dans l’ensemble).

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