Plus que les tables sur les distances de tir ou de poursuites, ça m’évoque en premier lieu le recueil de scénarios War on a Distant Moon, pour Spacemaster. Je n’ai plus guère de souvenirs des scénarios pour Spacemaster, que j’ai en outre lu dans le désordre au fur et à mesure que je parvenais à mettre la main dessus. Il faudrait que je trouve le temps de les relire, mais c’est vraiment pas gagné.
… date d’hier : c’est celui du prolifique scénariste de BD Rodolphe, à l’âge de 78 ans. Je le connaissais en premier lieu pour le cycle de Taï-Dor (dessiné par Serrano, qui avait auparavant signé les couvertures de plusieurs numéros de Runes), mais aussi pour Mary la Noire avec Florence Magnin, et je redécouvre qu’il avait scénarisé le dernier tome de Comanche.
Bien plus que les tas de pièces d’or amassés par des aventuriers sans scrupule dans des dungeons porte-monstre-trésor interminables, ça m’a fait penser au supplément Solo of Fortune pour Cyberpunk (et à son petit frère Solo of Fortune 2).
Ensemble de six séries animées cyberpunk (avec des éléments mecha) dans un même contexte
Bubblegum Crisis (1987/1991) 8 épisodes
Les éléments mecha (c’est-à-dire principalement armures de combat motorisées), globalement ça me laisse froid, pour ne pas dire que ça me déplait plus ou moins fortement. Par contre, le côté cyberpunk est visuellement chouettement rendu, et ça j’aime bien. Évidemment, la série est sortie à l’époque où le genre cyberpunk a commencé à avoir un nom chez nous, et c’est donc parfois daté, entre les fax et les cabines téléphoniques : on imprime le journal pour le lire sur papier et y a pas de téléphones portables, par exemple. Y a pas non plus de cyberprothèses comme dans les JdR cyberpunk de l’époque. L’histoire se passe en 2032 / 2033, dans la mégapole tentaculaire de MegaTokyo, construite suite à un énorme séisme qui a détruit Tokyo dans les années 2020. On suit un groupe de quatre jeunes femmes qui, à côté de leurs vies normales (il y a une directrice de magasin, une monitrice d’aérobic, une fliquette et une chanteuse rock) constituent secrètement les Knight Sabers, un groupe de justicières en armures motorisées qui lutte contre les boomers ayant échappé à tout contrôle et semant la destruction dans MegaTokyo. Les boomers sont des formes de vie artificielles robotiques, pilotées par intelligence artificielle et ayant souvent un aspect humain (jusqu’à ce qu’ils pètent un câble et décompactent leur armement, faisant au passage éclater leur enveloppe humanoïde ; pourquoi on bourre d’armement des robots créés à la base pour servir de main d’œuvre, ça m’échappe totalement). En arrière-plan de tout ça, il y a une mégacorporation, la Genom, qui est à l’avant-garde de la production de boomers et à qui les Knight Sabers ont une raison particulière d’en vouloir. Notez qu’en théorie, la lutte contre les boomers incontrôlés incombe à une unité de police particulière, l’AD Police, mais cette dernière est affreusement mal équipée : sans déconner, envoyer des flics avec de bêtes armes à feu individuelles contre des robots blindés, alors que pour obtenir des résultats ils devraient utiliser au minimum des lance-roquettes, voire des pièces d’artillerie, et qu’on constate à chaque intervention que leur armement est inefficace, c’est profondément débile. Enfin bref. Donc dans chaque épisode on a droit à des bastons entre Knight Sabers en armure et boomers dont on se demande où ils planquaient toutes les munitions qu’ils balancent et pourquoi ils ne faisaient pas de profonds trous dans le sol en marchant tellement ils doivent être lourds (notez, le problème des munitions vaut aussi pour les Knight Sabers), bastons qui ne sont pas spécialement intéressantes à mes yeux. Heureusement, les épisodes ne se limitent pas à ça. Je ressors de mon visionnage avec un sentiment mitigé. Huit épisodes c’est court, et je me demande s’il n’était pas prévu de mieux développer l’arc narratif sans que ça ait pu être réalisé. Du coup, l’histoire est un peu légère. Pour moi, le principal intérêt de Bubblegum Crisis, c’est l’esthétique cyberpunk, qui est vraiment bien réussie. À réserver aux fans de cyberpunk donc.
Bubblegum Crash! (1991) 3 épisodes
Suite de Bubblegum Crisis qui se passe un peu après la série originelle (en 2034). L’esthétique cyberpunk est moins chouette (ou alors c’est moi qui suis blasé par mon visionnage de Bubblegum Crisis). On voit des téléphones portables (primitifs, à clapet et antenne) mais il y a toujours des cabines téléphoniques. Les armures des Knight Sabers sont plus balèzes que dans Bubblegum Crisis. Quant à l’histoire… Elle tourne autour d’un nouveau modèle d’I.A., plus balèze, mais ça finit quand même plutôt en n’importe quoi. Disons que je n’ai pas aimé le troisième et dernier épisode, les deux autres sont potables. Et donc, c’est dans la droite ligne de Bubblegum Crisis, on a vraiment l’impression que la première série avait été interrompue prématurément et que ces trois épisodes viennent la conclure. Je dirai donc qu’il faut voir Bubblegum Crash! dans la foulée de Bubblegum Crisis, les deux séries formant un tout.
AD Police (1990) 3 épisodes
Cette série situe son action avant Crisis (en 2027) et reprend le personnage de Léon, un flic de l’AD Police (à laquelle cette courte série est comme son nom l’indique consacrée) qui était l’un des personnages principaux de Crisis et de Crash!. Ici, il est nouvellement affecté à l’AD Police. Contrairement à ce que j’avais relevé à propos de Crisis, ici les cyberprothèses en tout genre sont relativement courants (cyberbras, cyberœil, cyberviscères…) ; c’est donc un peu surprenant de n’en voir ni dans Crisis, ni dans Crash!. Et comme on n’est pas ici dans les délires de bastons entre boomers surarmés et armures de combat motorisées, c’est finalement du pur cyberpunk. Tout ça aurait pu donner une série intéressante, mais trois épisodes, c’est bien trop court pour être plus qu’anecdotique. Bon certes, mais anecdotique.
Bubblegum Crisis Tokyo 2040 (1998/1999) 26 épisodes
« Reboot » de la série originelle (qui n’existe pas en V.F.). En vingt-six épisodes on peut mieux développer quelque chose qu’en huit, on a donc une histoire plus « suivie » (avec développement d’arcs scénaristiques successifs) et plusieurs épisodes qui se terminent sur des « cliffhangers ». Les personnages aussi sont plus développés. C’est donc plus intéressant. Je n’aime toujours pas le principe des robots qui se métamorphosent en monstres (avec des dents, des yeux rouges, etc…), et l’épidémie de boomers fous m’évoque très nettement les infestations de zombis qui ne seront pourtant à la mode me semble t-il que quelques années plus tard (mais n’étant ni amateur, ni spécialiste des zombis, je peux me tromper). Et sur les derniers épisodes, ça tourne au n’importe quoi, plus magique que science-fictionnel. La fin est même carrément du grand n’importe quoi. Dommage, pasqu’il y aurait eu du potentiel à exploiter…
AD Police : To Protect and Serve (1999) 12 épisodes
Nouvelle série consacrée à l’AD Police, qui n’est pas à proprement parler un « reboot » car on n’y retrouve pas les personnages de la série d’origine. La série suit un unique arc scénaristique, qui voit l’équipe de l’AD Police lutter contre un trafic de boomers jusqu’à mettre au jour un programme de production de boomers expérimentaux, produits à partir d’un corps humain et pouvant se faire passer pour humains. C’est pas mal, et au moins cette fois on échappe aux boomers qui absorbent leur environnement, deviennent énormes, et contiennent plus d’armes que le volume de leur corps « normal ».
Parasite Dolls (2002) 3 épisodes
Cette courte série met en scène de tous nouveaux personnages, membres de la branche corporated : les service secrets des forces spéciales. Il n’y a qu’une seule transformation de boomer en machin énorme, dans le deuxième épisode. Le premier épisode est une histoire de boomers qui deviennent fous (et donc tuent des gens), dans le deuxième c’est des meurtres en série de boomers prostituées, et dans le troisième le chef de la branche corporated a disparu et pendant que ses collègues mènent l’enquête (et se font éliminer) une série d’attentats ravage Genom City (le nouveau nom de Tokyo). Notez qu’en dehors des boomers et du nom de Genom, il n’y a rien qui relie Parasite Dolls aux autres séries dans le même contexte, donc ça peut se voir totalement indépendamment. C’est pas mal, sauf le deuxième épisode qui est un peu faible par rapport aux autres.
On reprend l’ordre normal des mots avec le vingt-deuxième, Grit.
Comme pour le onzième mot, le premier truc que ça m’évoque n’est pas du JdR, mais le western Cent dollars pour un shérif, en V.O. True Grit. Mais c’est pas du JdR, donc ça compte pas. En JdR, ça me fait penser à l’ambiance de Warhammer, telle qu’elle est exprimée dans le sous-titre du jeu :
A Grim World of Perilous Adventure
Mais ils n’emploient pas le terme grit, donc je vais me rabattre sur 2300 AD, dont la critique en franglais incompréhensible de la version RTT1 dans « Casus Belli » avait qualifié le système d’« assez gritty ».
(qui est en réalité le mot n° 20, puisque j’ai répondu au n° 21 hier, mais en mettant n° 20 en titre, enfin bref, vous m’avez compris…)
Le mot du jour (comme ça je n’embrouille personne…) est Promise. C’est le nom d’un des mondes (2827) du secteur Diaspora (dans l’OTU), et également celui du sous-secteur dont il est la capitale. Ce monde occupe également une place essentielle dans la campagne contenue dans le supplément Vampire Fleets pour The New Era, mais je ne l’ai pas relue depuis sa sortie en 1995 et n’en ai plus vraiment de souvenirs.