Un scénario clé en mains (ou presque) pour Blue Planet

Sur la suggestion de Rappar, voici un essai d’utilisation du Giannirateur avec un éventail de bouquins réduit pour le tirage : une seule gamme de JdR, à savoir Blue Planet (uniquement les deux premières éditions, je ne me suis pas encore procuré la nouvelle), + les numéros de Undercurrents, et GURPS Blue Planet pour faire bonne mesure.

Le D20 s’arrête sur 11 : défendre (protéger / aider / escorter).

Premier tirage : Archipelago, p 29 : ça commence mal, c’est le plan du Baffin Island settlement. Je décide d’échanger ce tirage contre le suivant.
Premier tirage, bis : Moderator’s Guide, p 74 : Steven Crawford, Director of Operations, GenDiver.
Troisième tirage : Player’s Guide, p 214 : un marshall de la GEO.
Quatrième tirage : Access Denied, p 13 du livret : the Flying Fish.
Cinquième tirage : Fluid Mechanics, p 60 : va trouver un lieu dans un recueil de matos ! Pas sur cette page en tous cas. Je décide d’échanger encore une fois ce tirage avec le suivant, et je choisis trained experts executing custom demolitions applications.
Sixième tirage : Ancient Echoes, p 27 : je tombe encore sur une planche d’illustrations, de Cétacés bien sûr, avec un homme-grenouille pour donner l’échelle. Ce sera donc sous l’eau.

Résultat :
Steven Crawford, directeur général de GenDiver, demande aux PJ d’accompagner un marshall de la GEO au Poste de Baffin. Les PJ devront affronter the Flying Fish (le groupe de musiciens bien connu) sous l’eau. Un élément majeur du scénario sera des démolitions par des experts artificiers entraînés.

Reste à étoffer un peu tout ça (et c’est là que je réaliser amèrement que je suis sacrément rouillé en matière de Blue Planet… J’aurais dû en rester à l’une des époques de Traveller ou me rabattre sur Serenity RPG).
Bon alors… Pourquoi un marshall de la GEO aurait il besoin d’être escorté (protégé) par des personnes à la solde de GenDiver ? Certainement que GenDiver veut faire pression sur la justice, de façon plus ou moins subtile. L’Île de Baffin se trouve dans l’archipel de la Sierra Nueva, un « haut lieu » de la guérilla que se livrent GenDiver et certaines tribus de natifs (qui s’opposent en particulier sur la « propriété » des lieux). D’ailleurs, les habitants du Poste de Baffin ne sont certainement pas les derniers à s’attaquer aux intérêts de la firme (ils sont les premiers suspects dans la récente destruction d’un convoi de GenDiver, coulé à l’explosif ; du travail de pro). Le marshall V. Eng, dont c’est le secteur, se rend sur place pour enquêter (en partie suite à l’insistance de l’entreprise), et les PJ sont là pour lui mettre gentiment la pression et éviter qu’il ne se fasse influencer. Comme ils ne sont pas officiellement affiliés à GenDiver, ils peuvent encore faire semblant d’être neutres.
The Flying Fish est en tournée et se produit au Poste de Baffin juste quand les PJ y sont. Sans vouloir dévoiler les secrets d’Access Denied, certains des musiciens sont des sympathisants de la cause native, et quand l’enquête amènera les PJ avec le marshall sur les lieux du naufrage,  pour examiner les épaves au fond de l’eau, ils tenteront d’éliminer une partie du groupe, par exemple en les coinçant dans une épave au moyen d’explosifs judicieusement placés.

Ce contenu a été publié dans JdR, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

2 réponses à Un scénario clé en mains (ou presque) pour Blue Planet

  1. Rappar dit :

    Alors, quelle impression? :) Il me semble que tirer dans la même gamme donne des résultats non seulement cohérents et exploitant le contexte, mais assez profond; car ton scénario mélange astucieusement relationnel (convaincre le Marshall), enquête (qui est le pro de l’explosif? Un des musicos?), et action, :)

    • Imaginos dit :

      Mon impression est qu’ « intellectuellement », le défi est bien moindre : c’est beaucoup plus simple d’articuler des éléments faits pour fonctionner ensemble que de prendre un truc de Traveller, un truc d’AD&D, un truc de Call of Cthulhu, etc…, et de devoir se creuser la cervelle pour en faire quelque chose qui fonctionne.
      Après, si le but est de créer un scénar pour utilisation dans une campagne existante, ça peut être plus judicieux que de passer par l’étape du joyeux fourre-tout ; mais c’est ce côté fourre-tout et défi à l’imagination qui fait le charme du Giannirateur, et par extension, la motivation pour le défi que je me suis collé : j’ai beau être un grand travellerien, je ne me serais certainement pas lancé dans un défi « 31 ébauches pour Traveller en 31 jours ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.