Booby trap

Coup dur pour les illustrateurs d’heroic fantasy : non seulement ils se font allumer quand ils représentent des jolies femmes plantureuses mais peu vêtues, mais voici qu’on leur explique que les armures avec nichons moulés ne sont pas non plus une bonne idée
(lien trouvé via BoingBoing)

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In Kansas City evermore

Autre groupe des années ’80 dont j’ai découvert ce soir qu’ils s’étaient reformés (là aussi avec pas mal de changements) : Banshee.
Ils ont sorti un album l’année dernière, Mindslave ; je vais essayer d’y jeter une oreille.
En attendant, je vous ai exhumé ce vidéoclip ozien qui date de leur premier album, Race Against Time (1989) :

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C’est pourtant pas carnaval !

Je viens d’apprendre tout à fait par hasard que le groupe de metal anglais Masque, qui avait sorti un maxi plutôt sympa en 1988 (The Dead of Night), s’était reformé cette année.
Enfin, reformé n’est peut-être pas le terme adéquat : car du groupe originel, ne reste que le bassiste Pete Jansko ; les autres musicos et la hurleuse sont des nouveaux.
Du coup, je ne sais pas si ce qu’ils feront éventuellement ressemblera à The Dead of Night (d’autant qu’ils n’ont même pas de site sur lequel on pourrait se faire une petite idée de ce qu’ils valent maintenant, juste une bête page facebouque) ; mais du coup, je suis en train de me le réécouter.

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Et puis quoi ?

Je me suis écouté cette fin de semaine le nouvel album de Deep Purple, Now What ?!.nowwhatIl est franchement décevant. À éviter.

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Your jersey is kinda a brownish color…

C’est le printemps, une saison où on ne porte plus de manteaux (fussent-ils bruns), mais des vêtements un peu plus légers

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Kro en résumé : Solar Queen series

Les naufrageurs de l’espace
Andrew North
Éditions Ditis, n° 161
dépôt légal 1er trimestre 1960
V.O. : Sargasso of Space, 1955
188 pages format pochenaufrageursdelespace

Fusée en quarantaine
Andrew North
Éditions Ditis, n°167
dépôt légal 2e trimestre 1960
V.O. : Plague Ship, 1956
189 pages format pochefuseeenquarantaine

Voodoo Planet
Andre Norton (mais tout me laisse à penser que le bouquin est originellement paru sous le nom d’Andrew North)
reprinted 2010, General Books (éditeur dont je vous ai déjà dit ce que je pensais)
ISBN 978-1-4432-0518-4
44 pages, format 15,2 × 22,8 cm environvoodooplanet

Postmarked the Stars
Andre Norton
copyright 1969 Andre Norton
Magnet edition first published 1980 by Methuen Children’s Books Ltd
ISBN 0 416 88300 1
223 pages format pochepostmarkedthestars

Série de romans de space opera ayant eu une influence sur le développement de Traveller

Si ces textes sont restés obscurs chez nous, c’est en partie dû au fait que la SF a longtemps été (et est peut-être toujours, dans le fond) chez nous une littérature élitiste, ce qui fait que seuls des textes cérébraux avaient droit de cité (et encore, souvent à condition que l’auteur n’ait pas pris position en faveur de l’engagement américain au Vietnam). Or ces bouquins sont très clairement des récits d’aventure spatiale sans prétention littéraire, du niveau du Fleuve Noir.
La série, qui porte le nom du vaisseau spatial dont l’équipage vit les aventures narrées par les romans (nom qui en français est devenu, un peu étrangement, Le Solitaire), et est parfois également appelée Dale Thorson, du nom du personnage principal, comprend à la base quatre titres, qui sont de simples récits d’aventures de SF interstellaire, sans grande valeur littéraire ni intrigues chiadées. En fait, ça pourrait être des comptes-rendus de parties de JdR de space opera, de Traveller par exemple : c’est à peu près le niveau. Et corollaire, il serait relativement aisé d’en tirer des scénarios (qui seraient plutôt linéaires par la force des choses, puisqu’ils suivraient les actions des personnages des bouquins).
C’est parfois relativement daté, mais ça vient en particulier des choix de traduction pour les deux premiers tomes.

Le Solar Queen a un équipage de douze hommes (ben oui, à l’époque et même sous une plume féminine, la SF est une littérature de mecs) qui ressemble fort à un groupe de persos de Traveller ou de Space Opera (avec éventuellement quelques PNJ pour le compléter) : le capitaine, son second (astronavigateur), un chef mécanicien, un maître de cargaison, un radio, un médecin, un cuistot-steward-jardinier, trois mécanos, un aspirant astronavigateur et un aspirant chef de cargaison.

Les naufrageurs de l’espace raconte l’arrivée de Thorson à bord du Solar Queen en sortant de l’école et sa première aventure spatiale : l’équipage achète les droits d’exploitation d’une planète mystérieuse, Limbo, et y découvre des vestiges de la civilisation des Précurseurs disparue il y a longtemps après plusieurs guerres en laissant derrière elle des ruines et des objets qui ont une valeur marchande : tout ça crie très fort Anciens pour le vieux travellerien. Sauf que ces vestiges sont utilisés par des naufrageurs pour faire s’écraser les vaisseaux de passage et les empêcher de repartir. Et ces naufrageurs ont l’intention de s’emparer du Solar Queen, qu’ils ont laissé se poser sans encombre pour qu’il soit en état de voler.
Ça ferait un scénar assez facilement.

Dans Fusée en quarantaine, l’équipage du Solar Queen a pu échanger ses droits sur la planète sans valeur du premier tome contre ceux de Sargol, la planète d’où proviennent les très recherchées pierres Koros (et là, je me suis demandé si ça n’avait pas inspiré les auteurs du JdR du même nom). Mais c’est sans compter avec les manigances de la puissante compagnie intersolaire (l’une des plus puissantes compagnies marchandes) qui n’a visiblement pas l’intention de respecter les droits commerciaux du Solar Queen. Dans un premier temps, le roman raconte les démêlés de l’équipage indépendant avec ses concurrents malhonnêtes sur Sargol. Puis le Solar Queen repart chercher une cargaison à échanger contre de nouvelles pierres Koros, mais une mystérieuse maladie affecte presque tout l’équipage, sauf Thorson et trois autres jeunes spationautes. Les quatre indemnes doivent chercher l’origine de la maladie, puis, alors que leur fusée a été mise en quarantaine et n’a le droit de se poser nulle part, se débrouiller pour forcer le blocus et prouver que la situation est sous contrôle, et ce, suffisamment rapidement pour pouvoir honorer le contrat conclu sur Sargol.
Là encore, c’est transposable sans difficulté en scénario (et c’est sans doute le plus intéressant des quatre à exploiter ainsi).

Dans Voodoo Planet, l’aéromobile, pardon, le flitter des persos tombe en panne en plein dans des étendues sauvages inhabitées mais peuplées de fauves, et ils doivent s’en sortir malgré la nature hostile. Ça pourrait encore faire un scénar de JdR, mais peut-être pas pour Traveller, car l’intrigue repose sur des hallucinations provoquées qui ressemblent plus à de la magie qu’à autre chose (elles sont de nature psionique, mais une puissante suggestion psionique collective, dans ma conception des choses ce n’est pas vraiment travellerien).

Postmarked the Stars est un peu mieux écrit que les autres, un peu plus soigné. C’est un sympathique récit d’aventures qui pourrait faire un scénar de JdR, mais plus difficilement de Traveller, parce que tout repose sur des radiations qui induisent des mutations « dévolutives » (je veux dire par là, que les êtres qui y sont soumis reviennent en arrière sur le chemin de l’Évolution de leur espèce), ce qui pour moi est purement de la science fantasy, que même un Objet des Anciens ne réussirait à mettre en œuvre sans se heurter à ma suspension of disbelief. C’est dommage, parce qu’à part ce détail qui est quand même à la base de l’intrigue, le reste est très travellerien dans le fond. En y réfléchissant un peu, on peut sans doute modifier ça pour en tirer quelque chose d’exploitable.

La série comporte trois autres titres, Redline the Stars, Derelict for Trade et A Mind for Trade, datant des années ’90 et que Norton n’a pas écrits seule, qui sont trop récents pour avoir eu une quelconque influence sur le Traveller des débuts, et sur lesquels je soupçonne que son nom ne figure que pour mettre le pied à l’étrier d’auteurs débutants inconnus et qui le sont d’ailleurs restés.

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Le câble à couper le beurre

Ceci aurait dû être inventé il y a bien longtemps déjà !

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Le JdR mène à tout… à condition d’en sortir

J’apprends ce matin qu’Hervé Darmenton, alias Achdé, le dessinateur qui a repris le personnage de Lucky Luke à la mort de Morris, aurait gribouillé dans le milieu du JdR dans les années ’80, et même failli être publié professionnellement.
Ou alors il s’agirait d’un homonyme ; mais la coïncidence est quand même très forte.

EDIT : on me confirme à l’instant que c’est bien lui.

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Kro en résumé : Still I persist in wondering

Still I persist in wondering
Tales of a darkening world
Edgar Pangborn
Dell Publishing Co., Inc
copyright 1978 by Mary Pangborn (mais les différentes nouvelles que rassemble le recueil sont copyright 1972, 1973, 1974, 1975 by Edgar Pangborn)
ISBN : 0-440-18277-8
288 pages format poche

Recueil de sept nouvelles post-cataclysmiquesstillipersistinwonderingLes sept nouvelles se déroulent dans le même contexte que Davy.
La première, The Children’s Crusade, se déroule trente ans seulement après la Ruine. Les autres nouvelles se déroulent bien plus loin de la Ruine, certaines après les évènements de Davy.
La religion (obscurantiste et « inquisitrice ») tient une place importante dans ces récits (et dans la société future qu’ils décrivent). Par certains côtés, ceci m’a évoqué Un cantique pour Leibowitz de Walter M. Miller Jr, sauf qu’ici le résultat est foncièrement antireligieux, ou au moins anticlérical.

C’est inégal, c’est lisible dans l’ensemble, mais ça n’a rien d’extraordinaire. Et la première nouvelle est de loin la plus intéressante, pour deux raisons : elle ne se passe que quelques décennies après la Ruine (et met donc en scène des personnages qui pour certains ont connu l’Avant), et elle explique certains éléments du contexte de Davy.

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Kro en résumé : Davy

Davy
Edgar Pangborn
Star Books
copyright 1964 by Edgar Pangborn
ISBN 0 352 39767 3
266 pages format poche

Roman de SF post-cataclysmiquedavyDavy, qui figurait dans la bibliographie d’Aftermath!, se passe trois siècles et quelques après la Ruine (principalement due à une guerre nucléaire de vingt minutes en 1993 entre les États-Unis et l’URSS), sur la côte est des États-Unis retombée à un niveau technologique médiéval et maintenue dans l’obscurantisme (pour éviter une nouvelle Ruine) par la Sainte Église Murcaine (pour « américaine » ; pas mal de toponymes sont aussi des déformations de toponymes actuels).
J’ai eu du mal à rentrer dans le bouquin, d’autant que le style d’écriture est souvent un peu particulier, avec l’emploi assez fréquent d’un anglais plus ou moins fortement déformé dans les dialogues qui le rend parfois un peu difficile à comprendre. Il m’a fallu une centaine de pages avant que je ne commence à me prendre au jeu.
Le récit est écrit par Davy alors qu’il a environ trente-cinq ans et se trouve sur l’une des Açores, ayant bravé avec quelques compagnons l’interdit de l’Église qui frappe la navigation hors de vue des côtes, et risqué de ce fait de passer par dessus le bord du monde ; mais il parle principalement de son enfance et de son adolescence, jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Ce qui s’est passé après (en particulier comment a été montée l’expédition qui l’a amené de Boston aux Açores, n’est que vaguement évoqué à divers endroits du bouquin.
Alors c’est sûr, l’histoire d’un orphelin qui s’évade de sa vie de servitude et part à travers les étendues sauvages dangereuses de l’État de New York et de la Nouvelle-Angleterre (dont la géographie a été partiellement remodelée par le cataclysme), on s’y prend assez bien, mais quand on sort brusquement du récit de ces aventures pour avoir un point de vue ou des commentaires bien postérieurs, d’une part ça perturbe le fil de l’histoire et d’autre part on finit par se dire qu’il ne restera plus assez de pages dans le bouquin pour qu’on nous raconte tous les évènements certainement très intéressants qui ont eu lieu entre le point où on en est de la lecture et le moment où le narrateur rédige. Et effectivement, une fois le livre terminé, il y a un manque manifeste.

Et puis, je préfère un post-cata se passant quelques temps seulement après la Ruine, sur le principe des 20 years after d’Aftermath! : ça met en scène des personnages qui ont connu l’Avant et auxquels on peut plus facilement se relier, voire s’identifier (ou au moins, imaginer comment on réagirait à leur place dans un tel environnement). Plusieurs siècles, ça n’est plus du tout la même chose, et quand c’est aussi lointain, donc nettement plus transformé, ça a beaucoup plus de mal à me parler : l’intérêt devient de voir comment a évolué ce que nous connaissions, et quand comme ici ça s’appuie sur les finesses géographiques du nord-est américain, dont je n’ai même pas de carte suffisamment précise, ça a beaucoup plus de mal à me parler. Ce n’est plus le même sous-genre de la SF, en fait.

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