Tout ça pour ça ?

Bien sûr, le dénouement était quasiment couru d’avance.
Bien sûr, c’est facile de causer quand on ne connait des faits que ce que les médias ont bien voulu, su, et pu, en rapporter.
Mais quand même, je ne peux m’empêcher de penser que, devant l’ampleur des moyens engagés, ne pas avoir réussi à capturer vivant le nouvel ennemi public numéro 1 est quelque part un échec.
Et je me demande dans quelle mesure la responsabilité de cet échec n’est pas à mettre en bonne partie sur le dos des gouvernants, qui ont probablement voulu précipiter la fin pour obtenir un résultat à porter fièrement à leur crédit, quel que soit ce résultat, au lieu de laisser les professionnels gérer l’affaire de bout en bout. Alors qu’en l’absence d’otages (à moins de considérer les voisins évacués de force comme des otages ; disons donc « en l’absence d’otages dont la vie ou l’intégrité physique était en jeu »), il aurait sans doute été possible de se donner le temps d’épuiser complètement le gibier pris au piège avant de lancer l’assaut final (un choix qui ne l’aurait évidemment pas empêché de se suicider, mais dans l’état actuel des moyens dont disposent les forces de l’ordre, je ne vois guère comment il aurait été possible de le capturer vivant sans coup férir).

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Venise et ses canaux (martiens)

La planète Mars (du moins, dans sa version avec réseau de canaux reliant à travers le désert des villes bâties par une ancienne civilisation sur le déclin) est à la mode ces derniers temps. Y compris en JdR, où on devrait sous peu avoir droit à un énième contexte basé sur cet archétype planétaire : Cavaliers of Mars.
Un bref kit d’introduction est déjà téléchargeable gratuitement : certes, il manque de précisions sur le contexte, et le scénario proposé est plutôt léger : mais comme il repose sur des poncifs bien connus, et se déroule dans une ville manifestement inspirée de Venise, son contenu est relativement aisé à cannibaliser pour d’autres contextes martiens à canaux : Space 1889 ou autres. D’ailleurs, je compte moi-même y piquer quelques petits détails pour Space 1890…

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Mankind (re)discovers the stars

La version Mongoose de 2300 AD (sous la forme d’un supplément pour Rikki-Tikki-Traveller) est désormais disponible en *.pdf, en attendant la parution prochaine de la version papier.
Comme c’est désormais l’habitude avec les productions Mongoose, j’attends de pouvoir mettre la main sur un exemplaire en dur, avec un mélange d’impatience et d’appréhension. Car je crains que la qualité ne soit pas tout à fait au rendez-vous, tant sur la forme que sur le fond : certes, sur ce dernier point, j’aurais plutôt tendance à faire confiance à Colin Dunn, à qui l’on doit déjà 2320 AD, la version T20 de 2300 ; mais il y a dans l’extrait gratuit téléchargeable sur RapideJDR une phrase qui n’est pas spécialement pour me détendre :

As an adaptation, this version of 2300AD departs from the original in several ways, including the addition of DNA modifications and a slightly different background.

Je me demande bien ce qu’ils appellent a slightly different background… Et également, quelle est leur notion de slightly, qui pourrait bien dépasser ce que j’entends moi-même par là. Mais il est vrai que 2300 fait partie des contextes pour lesquels je pense être slightly puriste…

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Dérapage présumé

Indépendamment du faisceau d’éléments (incluant apparemment des aveux) qui converge pour indiquer que l’assiégé toulousain qui tient en haleine la France entière depuis la nuit dernière (mais peut-être plus pour très longtemps à l’heure où j’écris ceci…) est bien le meurtrier qui a frappé trois fois ces derniers jours, on ne m’ôtera pas de l’idée que l’utilisation par le sinistre de l’intérieur de l’expression présumé coupable pour le désigner, alors qu’en l’absence du verdict d’un tribunal, il devrait comme n’importe quel autre justiciable être qualifié de présumé innocent, est volontaire. Car il aurait tout aussi bien pu parler du suspect.
Alors quand les médias nous affirment que la campagne s’est mise en veille, ça me fait doucement rigoler.

Au passage, je me demande ce qui se passerait (ce qui se passera ?) quand la France sera menacée par des attentats terroristes d’une toute autre ampleur (comme par exemple en 1986 ou en 1995) : si on a déjà atteint là le niveau le plus élevé du plan Vigipirate, faudra t-il en créer un nouveau ? Ou le niveau écarlate sera t-il suffisant, en dehors d’une campagne présidentielle ?

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La Pythie manque d’inspiration

Je viens de m’écouter The Serpent’s Curse, le nouvel album de Pythia.Et j’en suis quelque peu déçu. Non qu’il soit mauvais, car il est farpaitement écoutable ; mais il n’y a rien qui le fasse se dégager de la masse du symphonic metal à hurleuse.
(pour mémoire, j’avais déjà posté un extrait de cet album ici même il y a trois mois)

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Voyageurs dans l’ombre

Many Traveller games sound like taking Shadowrun players into an econ. simulation.

Flyndaran, sur le forum Traveller de Steve Jackson Games

Il y a du vrai dans cette affirmation…

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Petits miquets du soir

Pas grand-chose de transcendant à se mettre sous la souris ce soir.

J’ai bien aimé cependant le dernier épisode de Dilbert.

Quant à la dernière case de la nouvelle planche de Girl Genius… c’est quand même plus impressionnant quand c’est River Tam qui fait ce genre de choses.

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Les tribulations d’un paquet au bureau de poste

Depuis quelques années (en gros, depuis que j’ai déménagé ; même si j’avais commencé sporadiquement un peu avant), je fais venir plus ou moins régulièrement par un fournisseur américain vieilleries (et même parfois nouveautés) rôludiques. « Plus ou moins régulièrement », ça veut dire selon les arrivages et l’état de mon compte en banque, d’un colis tous les deux mois à deux colis par mois.
Quasiment à chaque fois, le colis (généralement constitué d’un carton dans un sac) est trop gros pour tenir dans ma boîte aux lettres. Quasiment à chaque fois, je suis au boulot quand le facteur passe, et je vais donc retirer mon bien au guichet le lendemain, en présentant l’avis de passage, et en général une pièce d’identité.
La procédure est bien rodée, le facteur a l’habitude, les postières au guichet aussi. Le pire pépin que j’avais eu jusqu’à présent avait été quand la guichetière avait dû regarder deux fois avant de tilter que c’était du sac informe qu’il s’agissait, alors qu’elle cherchait instinctivement un carton.
Rentrant du boulot jeudi dernier, j’ai eu la bonne surprise de découvrir, m’attendant bien sagement dans la boîte aux lettres, un petit colis de mon fournisseur français de JdR, et déposé par dessus, un avis de passage qui devait forcément correspondre à ma dernière commande outre-Atlantique. Et vendredi aprème, toujours en sortant du boulot, je me suis pointé la bouche en cœur au bureau de poste pour retirer mon bien.
Sauf que là-bas, pas de colis… La jeune guichetière (à qui j’avais pourtant déjà eu affaire pour ce genre de retrait), après avoir regardé dans son stock et être allée se renseigner au « centre courrier » (c’est-à-dire dans le local à côté), revient en m’expliquant qu’il s’agit probablement d’une « erreur du facteur » : selon elle, l’avis de passage correspondait au colis trouvé dans ma boîte, car je n’avais qu’un seul colis d’enregistré ce jour là.
Dubitatif, car je vois mal pourquoi le facteur se serait emmerdé à faire un avis de passage pour un colis tenant manifestement dans une boîte aux lettres standard, puis aurait poussé le vice jusqu’à poser ledit avis sur le colis qu’il concernait, je suis reparti bredouille, mon avis de passage dans la poche, avec la ferme et très nette intention de repasser le samedi matin, ce que m’avait d’ailleurs conseillé la postière afin que sa collègue puisse vérifier.
Mais j’avais beau tourner la situation dans tous les sens, y avait pas à tortiller du cul pour chier droit, si vous me permettez l’expression : l’avis de passage ne pouvait QUE concerner mon colis américain.
Le samedi matin, après avoir laissé passer l’heure du facteur (au cas où il m’aurait miraculeusement (r)apporté mon colis tant attendu), je suis donc retourné au bureau de poste, où j’ai eu affaire à une autre guichetière. Mais toujours pas de colis. J’ai eu beau lui indiquer qu’il s’agissait probablement d’un sac, rien. Ce qui commençait à ne pas franchement me détendre.
La postière m’a promis de se renseigner auprès du facteur à son retour de tournée, et de me téléphoner ensuite, « aujourd’hui ou lundi ». Bien entendu, le samedi, le téléphone est resté muet.
Tout à l’heure en rentrant du boulot, râlant pasqu’ils ne m’avaient pas appelé alors que je leur avais même laissé le numéro du service, et bien décidé à retourner au bureau de poste demain après-midi, je vérifie mon téléphone comme d’habitude, et constate que j’ai eu un appel en absence. Un petit coup d’annuaire inversé m’indique qu’il s’agissait de la poste du village. Aussi sec, je décide d’y retourner, plutôt que de leur téléphoner : pasque s’il faut râler, n’est ce pas, j’aime mieux être en présence physique des gens : ça leur évite de se sentir protégés par l’impunité de leur combiné téléphonique. Et je m’attendais à devoir râler.
Arrivé sur place, pas d’attente aux guichets, et les postières présentes sont justement les deux auxquelles j’avais eu affaire précédemment : ça tombe bien.
Ah tiens, elles ne sont pas au courant qu’on m’a appelé. « Ça doit être le centre courrier, qu’est ce qu’ils vous ont laissé comme message ? »
Rien, j’ai pas de répondeur. Et le numéro, c’est bien celui de la poste.
Et voilà donc ma postière qui retourne se renseigner auprès de sa collègue du centre courrier (coup de bol, malgré l’heure avancée elle n’était pas encore partie).
Et là, miraculeusement, tout s’arrange : mon colis était bien là, dans un sac comme je l’avais expliqué, simplement elle n’avait pas pensé qu’il puisse s’agir de ça… C’est vrai que c’est un sac qui ne ressemble pas à grand-chose, et pas un sac postal français. Et comme c’est un code-barres de la poste américaine, il n’est pas enregistré (pas enregistrable ?) dans leur système informatique de gestion des colis, ce qui explique qu’on m’ait affirmé vendredi que je n’avais qu’un seul colis jeudi. Et la postière de se confondre en excuses, de même que ses deux collègues du centre courrier, sorties l’une après l’autre de leur tanière pour l’occasion (par contre, la guichetière du vendredi a quand même osé prétendre que le sac n’était là que depuis vendredi soir… à mon avis, elle aurait mieux fait de fermer sa gueule plutôt que de mentir pour se dédouaner).
Enfin bref. Je n’ai pas fait d’esclandre (y en n’avait plus besoin), et suis reparti avec mon fameux sac sur l’épaule. Mais j’espère que ça ne se reproduira pas, pasque des arrivages dans ce genre, je risque d’en avoir un paquet d’autres dans les années à venir (le prochain est d’ailleurs en principe déjà en route). Et comme la Poste est de mon expérience la seule boîte sérieuse pour le transport des colis dans nos régions, ça m’embêterait de ne plus pouvoir compter sur eux.

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Kro en résumé : Serenity Found

Serenity Found
More unauthorized essays on Joss Whedon’s Firefly universe
Edited by Jane Espenson
BenBella Books, Inc, 2007
ISBN 978-1-933771-21-2
217 pages (format 15,2 × 22,8 cm environ)

Recueil non officiel d’essais et d’analyses (aux sujets variés) sur la série Firefly et le film SerenityDans l’ensemble, ça m’a paru moins intéressant que Finding Serenity, même s’il y a quelques articles fort bons.

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Kro en résumé : Finding Serenity

Finding Serenity
Anti-heroes, Lost Shepherds and Space Hookers in Joss Whedon’s Firefly
Edited by Jane Espenson
BenBella Books, Inc, 2004
ISBN 1-932100-43-1
238 + ix pages (format 15,2 × 22,8 cm environ)

Recueil non officiel d’essais et d’analyses (aux sujets variés) sur la série FireflyC’est assez vite lu, c’est d’un intérêt inégal selon les articles (à la louche, les deux-tiers ou les trois-quarts valent le coup à des degrés divers et le reste est un peu du blabla de remplissage), et c’est de toutes façons à réserver aux browncoats.

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