Souffler n’est pas jouer

J’ai terminé ma lecture de Jouer avec l’Histoire, le premier (et pour l’instant le seul) volume de la série L’atelier du jeu de rôle, chez Pinkerton Press.

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Et, bien franchement… l’ouvrage n’est pas à la hauteur de mes attentes (et de ses ambitions).

Seule l’intro et les quatre premiers chapitres (sur neuf) présentent un réel intérêt. Le reste oscille entre l’enfonçage de portes ouvertes, le superficiel, et le désespérément creux.

Quelques extraits intéressants, quand même :

Le monde que partagent les [joueurs de JdR] n’est jouable que s’ils possèdent un socle commun de connaissances.

(Olivier Caïra)

Ô combien vrai !
Combien de fois ai je réalisé (plus ou moins douloureusement) que mon imaginaire n’était pas le même que ceux de mes compagnons de tablée, ou qu’un même univers de fiction, pourtant abondamment décrit, n’était pas interprété de la même façon que moi par un MJ…

[C]e n’est pas tant l’historicité d’un univers qui crée la contrainte que la connaissance qu’en ont les joueurs autour de la table. Des univers très documentés comme ceux de Pavillon Noir, de Qin ou de Miles Christi (1995) peuvent s’avérer remarquablement faciles à faire jouer, tandis que des mondes fictionnels comme ceux du Seigneur des anneaux (2002), de C.O.P.S. ou du Livre des Cinq Anneaux (1996) susciteront d’interminables querelles encyclopédiques. La tendance des romanciers et des scénaristes de télévision à produire des formats narratifs longs renforce cette densité des univers de fiction : les [joueurs de JdR] en sauront souvent plus long sur la cour des Lannister dans le cycle du Trône de fer (1996), ou sur le mode de vie des Cylons dans la série télévisée Battlestar Galactica (2003), que sur l’entourage de Catherine de Médicis ou de Franklin D. Roosevelt.

(Olivier Caïra)

Tout comme le lecteur qui ouvre un roman suspend son incrédulité, les joueurs d’un jeu de rôle, en s’asseyant à une même table, passent tacitement un pacte fictionnel. En apparence, c’est bien peu de choses : « Tiens !, on se fait un bon vieux Donj’ ? » ou « Tiens !, on se fait un ptit Maléf’ ? » En réalité, le pacte fictionnel est bien plus large que la seule dénomination du jeu. De même qu’un roman peut être l’objet d’autant d’interprétations qu’il a de lecteurs, un même jeu de rôle n’a pas forcément le même sens entre les mains de deux meneurs de jeu différents.

(Daniel Dugourd)

Personnellement, je ne me serais pas limité aux MJ : les attentes de deux joueurs différents vis-à-vis d’un même jeu peuvent fortement diverger, comme je l’ai là encore souvent constaté ; et c’est une erreur (que l’on fait, moi inclus, en cédant aux sirènes de la facilité) que de proposer de jouer à tel JdR sans définir plus avant ce que l’on sous-entend derrière le titre (style de jeu, types d’aventures, niveau de puissance des PJ, etc…).

Le jeu de rôle tient davantage de l’espace d’expérimentation alternative d’univers familiers que du lieu de découverte totale.

(Antoine Dauphragne)

Curieusement, je pense que c’est vrai ; de la même façon qu’on s’épanouit mieux (en campagne au moins) dans des rôles qui sont faciles à appréhender évoluant dans un contexte facile à appréhender qu’en incarnant des créatures éloignées de l’humain dans un contexte nécessitant de fréquentes explications (raison pour laquelle en SF, il est plus facile de faire du space opera années ’50, où les personnages sont des individus « normaux » dans un décor superficiellement futuriste ou des ET qui ne sont au fond que des guys in funny suits, que du Transhuman Space en incarnant des humains fortement modifiés (ou des IA) dans un univers bouleversé de fond en comble par l’évolution technologique).

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On ferme le forum !

Le forum francophone de Traveller va bientôt disparaître.

Les lecteurs intéressés par la conservation de certaines de ses discussions feraient bien de se précipiter pour les sauvegarder…

Après cela, ne restera plus comme espace de discussion francophone autour de Traveller que la liste de diffusion, bien moribonde.

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Impair et passe

Je m’étais demandé à plusieurs reprises ces derniers temps si exceptionnellement, je ne ferais pas DEUX cinés annuels en 2009, pensant peut-être aller voir le nouveau Star Trek (d’autant qu’il s’agit du onzième film sur le sujet ; or j’ai beau ne pas être un trekkie, je connais la règle selon laquelle les films « impairs » seraient bons, et les films « pairs » mauvais).

J’avais finalement décidé, après m’être quelque peu renseigné sur le sujet, de laisser tomber. Et je viens de lire une longue critique argumentée en deux actes qui a achevé de me convaincre que j’avais fait le bon choix.

La première partie détaille le film en relevant une pléthore d’incohérences et d’absurdités, tant au niveau de l’histoire elle-même que de la fidélité à l’univers de Star Trek.

La seconde partie, lisible par ceux qui ont sauté la première pour ne pas se voir dévoiler le contenu du film, enfonce le clou en montrant comment, à vouloir produire un potentiel succès commercial, le cinéaste s’est éloigné de l’esprit Star Trek. Ainsi que le critique l’explique, ce n’est pas un film de Star Trek mais un film sur Star Trek. Star Trek prémâché pour le grand public, Star Trek formaté pour être à la mode et faire du pognon.
Ce qui en soit, n’est pas vraiment criticable (il faut bien vivre…). Mais le problème, c’est que désormais, ce sera l’aune à laquelle on mesurera tout ce qui porte l’étiquette Star Trek, passé, présent et à venir. Et ce n’était certainement pas la référence à adopter.

Mais je ne peux pas en parler en connaissance de cause : je ne l’ai pas vu, et ne le verrai probablement pas de sitôt.

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Contes et légendes inachevés

Au hasard d’un clic, je suis tombé ce soir sur le dessin animé de Ralph Bakshi The Lord of the Rings, adapté du bouquin de Tolkien, saucissonné en plusieurs clips sur youtube.

Comme ça fait une vingtaine d’années que j’en entends parler sans jamais l’avoir vu, je me suis dit que c’était l’occasion, et j’ai patiemment téléchargé les douze clips que j’ai trouvés avant de les visionner.

Malheureusement, ils ne couvrent pas la fin du film… Oh, je sais bien que celui-ci ne couvre pas l’ensemble de la trilogie, mais il va cependant plus loin que là où s’arrête ce que j’ai pu trouver, presque au début du deuxième tome.

Alors, j’ai beau connaître l’histoire, la coupure in media res m’a agacé. J’aurais bien aimé voir le dessin animé en entier.

En plus, si l’on ne tient pas compte de la qualité moyenne due au format youtube, il est loin d’être aussi mauvais que certains intégristes tolkienniens veulent bien le clamer.

Certes, il y a (comme chez Peter Jackson) des raccourcis (on ne voit pas Tom Bombadil, par exemple). Certes, je n’accroche pas à la façon dont certains personnages sont représentés (Boromir qu’on dirait sorti d’un dessin d’Erol Otus pour D&D, avec son casque à cornes, Gimli et sa calvitie, Sam qui a une pauvre tête (non qu’il ne soit pas conforme à l’idée que l’on peut s’en faire d’après le texte, mais simplement je n’aime pas les traits qu’ils lui ont faits), et même Aragorn auquel j’ai mis un grand moment à m’habituer) (Galadriel par contre est très bien). Certes, voir Gandalf se déplacer en claudiquant ou les nazgûls se traîner comme des zombis de série Z m’agace. Certes, le style est parfois particulier. Certes, ça ne se hisse pas à la qualité de la trilogie cinématographique de Peter Jackson.

Mais dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plutôt pas mal.

Pour tout vous dire, ça m’a même donné envie de relire les bouquins (ou tout au moins, d’en reparcourir certains passages). Ce qui, sachant qu’au fur et à mesure que mes souvenirs de lecture s’estompent, je retiens plus du Seigneur des Anneaux le côté verbeux et souvent pénible de la prose de Tolkien que la qualité de l’histoire, est une preuve indiscutable de la qualité du dessin animé.

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Si t’as rien d’intelligent à dire, ferme ta gueule !

C’est en gros le sentiment que m’a donné la lecture d’un msg de mon (plus pour très longtemps) chef, suite au fait que je viens de poser mon reliquat de congés d’un bloc, ce qui va amener mon adjoint et suppléant à devoir assurer l’interim pendant presque deux semaines et trois jours.

Et l’autre de me demander si mon adjoint va être capable d’assurer une suppléance aussi longue.

Eh mec, tous les ans quand je me barre trois semaines consécutives l’été, personne ne s’est jamais demandé s’il était capable de gérer la situation.
Pas même l’année dernière, où j’ai enchaîné sur une semaine de formation continue en sortie de mes trois semaines de repos estival…

Y a vraiment des gens qui n’ont rien d’autre à faire que de poser des questions idiotes. Mais à mon avis, il n’avait pas réalisé la quantité de jours qu’il me restait à poser, il comptait me coller des trucs à faire juste avant mon départ, et déjà que j’ai catégoriquement refusé de participer à ses réunions prévues pour mon dernier jour ici, ça doit l’agacer encore un peu plus.

Je m’attends à ce qu’il me fasse chier avec la « journée de solidarité » (solidarité avec qui ? les patrons ?) du premier juin, et qu’il me demande de poser un jour de congés au lieu d’une récupération horaire.

Essaie toujours mec. J’ai suffisamment d’heures d’avance pour me permettre de demander une petite récup’ horaire, et si tu veux jouer au con… je peux aussi poser mes congés différemment. Genre, par demies journées.
Ce qui pourrait se traduire de la façon suivante : je viens, je pointe, je dépointe. Le manquant, ça sera déduit de ma montagne d’heures sup’ bénévoles. Et moi, ça me double mes congés restants.

J’espère quand même ne pas avoir besoin d’en arriver à ce genre d’attitudes, qui sont quand même étrangères à ma façon de travailler.

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Ne partez pas sans elles…

Bien choisir son équipement, pour un aventurier, c’est fondamental.

C’est pourquoi j’ai bien aimé la toute dernière case de cette planche de Féréüs le Fléau, la BD de fantasy cheap but funky de Monsieur Le Chien.
Surtout sortie de son contexte, en fait.

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Sans T

Mots-clés utilisés récemment pour atterrir sur mon site :

rhastpody online kim wilde

Je crois bien qu’il y a une lettre en trop (et un peu de désordre aussi)…

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Rock the casbah

J’ai visité tout à l’heure une maison à louer.

Comme il fallait s’y attendre, elle présente des avantages et des inconvénients, et je suis en train de peser le pour et le contre avant de prendre une décision.

Côté contre :

  • le loyer est cher (j’ai réussi à le faire baisser un peu, mais pas beaucoup) ; mais c’est un peu moins cher que ce que je paie actuellement ;
  • le garage ne communique pas avec la maison (donc il faut se coltiner les courses sous la pluie et la neige et dans l’escalier d’accès) ; mais ça, c’est pas pire (l’escalier excepté) que ce que j’ai actuellement ;
  • la maison est ancienne (donc risques de mauvaises surprises à l’usage, et doutes sur la mise aux normes de l’installation électrique, entre autres) ; mais là encore, c’est sûrement pas pire que ce que j’ai actuellement ;
  • la cuisine est défraîchie (c’est la seule pièce qui n’a pas été refaite, et il y a du papier peint sur les murs ; j’ai jamais compris pourquoi on pouvait avoir l’idée de coller du papier peint dans une cuisine…) ;
  • la moitié des prises électriques de la cuisine sont pour du triphasé ; or tout mon électroménager est à prises « normales »… (je suppose qu’on trouve facilement des adaptateurs) ;
  • la cuisine n’est ni encastrée, ni équipée ;
  • la machine à laver s’installe dans la cuisine (c’est pas un gros problème, mais j’aime pas ça) ;
  • l’accès au sous-sol se fait par la cuisine ;
  • l’escalier du sous-sol est bas de plafond (je suis obligé de me baisser pour descendre, c’est pas pratique) ;
  • il y a une pièce dont je ne sais vraiment pas quoi faire (ben ouais, c’est un point négatif, quelque part…) ;
  • la fenêtre de l’escalier du grenier est en simple vitrage (bon OK, actuellement je dois avoir une seule fenêtre en double vitrage dans toute la maison, alors si ici c’est l’inverse, c’est ptêt pas un drame) ;
  • il n’y a pas de possibilité de rentrer dans le terrain avec une voiture (autrement que pour accéder au garage), encore moins avec un camion (par contre, y a de la place pour se garer dans la rue, juste devant) ;
  • il y a un énorme tilleul qu’il faudra tailler ;
  • il y a aussi une vigne vierge à tailler (et pour faire les deux correctement, va falloir que j’investisse dans une échelle…) ;
  • les haies sont hautes (plus de deux mètres) ;
  • il n’y a pas d’arbres fruitiers (pour une fois qu’on pouvait espérer avoir des cerises en quantité conséquente, ce qui n’était pas arrivé depuis quatre ou cinq ans !).

Côté pour :

  • le quartier semble calme, tout en n’étant pas très loin du boulot, et sur une commune suffisamment importante pour qu’on y trouve un certain nombre de commodités et pour que le démantèlement du service public (poste et autres) n’y soit pas encore à l’ordre du jour ;
  • il y a de la place dans la maison, je devrais pouvoir installer bibliothèque et ludothèque sans être obligé de recourir à des agencements alambiqués pour optimiser mon occupation de l’espace ;
  • la plupart des fenêtres sont en double vitrage, je peux donc espérer une facture de chauffage moins importante que ces dernières années ;
  • il y a un grand sous-sol avec une cave, ce qui devrait me permettre de mieux conserver mes fruits et légumes que ce que je peux faire actuellement ;
  • il y a déjà un placard dans la cuisine (pas bien grand il est vrai, mais c’est toujours ça) ;
  • il y a une vraie salle de bains (c’est-à-dire avec une baignoire), et en plus la baignoire a une cabine de douche pour éviter de foutre de la flotte partout ;
  • le chauffage est au gaz de ville (donc pas de souci de cuve à faire remplir, et pas de grosse ponction sur le budget au moment dudit remplissage) ;
  • la façade est orientée à l’est, et la moitié des pièces aussi par conséquent (ben ouais, moi quand je visite j’emmène ma boussole pour vérifier ce genre de choses) ;
  • il y a une sonnette (ça a quand même un inconvénient : tous les « tapeurs au calendrier » vont pouvoir défiler à la fin de l’année ; mais c’est pas dit que je leur ouvre, je peux aussi faire semblant de ne pas être là (enfin, si jamais par hasard la musique s’entendait du dehors, ça sera difficile à croire)…) ;
  • la maison a un peu d’allure ;
  • il y a une petite terrasse en façade ;
  • le terrain est plat (ce qui va beaucoup me changer !) ;
  • le terrain est de taille raisonnable (autour de 1000 m²) et n’est pas encombré d’une multitude d’arbustes imbéciles (et ça aussi, ça va beaucoup me changer…) ;
  • les haies sont en thuyas, une essence facile à tailler, et à broyer, et moins résineuse que les cyprès contre lesquels je me bats chaque année ici ;
  • quand j’ai parlé d’y faire un potager, ça n’a pas semblé poser de problème (espérons qu’il y ait un peu de sol, contrairement à ici où je tombe presque tout de suite sur le gore) ;
  • il y a un puits (donc je devrais pouvoir arroser mon potager à peu de frais, faudra juste que j’investisse dans une pompe et un tuyau) ;
  • je pourrai ne louer qu’à partir du premier juin (au lieu de payer déjà quelque chose en mai), donc vu que je déménage pour raisons professionnelles, il n’y aura qu’un mois où je paierai double loyer (et vu que je mute au 15 juin, je peux de toutes façons difficilement faire autrement) ;
  • en plus, le proprio devrait faire tailler les haies (et même les raccourcir) et faucher l’herbe (on ne peut plus parler de pelouse, même si la ptite dame qui m’a fait visiter s’est évertuée à n’employer que ce terme), histoire que je rentre dans un terrain décent ; ça sera toujours ça de moins à faire au départ…

Bref, c’est assez équilibré…

Je pense que je vais la prendre, mais je me laisse un peu de temps pour la réflexion.

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Cardiotonique

Toujours dans les bonnes nouvelles des vieux groupes de metal français : Dygitals s’est reformé !

Il se murmure qu’ils pourraient sortir un nouvel album cette année.

(quant à Rozz, dont je vous parlais juste avant, la réédition de Une autre vie serait en bonne voie pour cette année aussi…)

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Rozz en ligne

Depuis environ une semaine (mais je viens seulement de m’en rendre compte, et tout à fait par hasard d’ailleurs), le groupe Rozz a enfin un site digne de ce nom, autre qu’une bête page myspace !

Ça se passe ici.

Mais on attend toujours qu’ils ressortent leur premier album (que je n’ai pas en CD).

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