Eeencore une BD en ligne ?

Ça a parfois plus l’aspect du crobard vite griffonné sur un coin de feuille que d’une vraie BD chiadée comme on a l’habitude d’en lire.

Pour bien tout comprendre, il faut se taper les archives depuis le tout premier épisode, et avoir une certaine connaissance des bestioles du Monster Manual et du Fiend Folio : car les personnages principaux sont presque tous des monstres d’AD&D (gobs, orcs, beholders et autres drows… il y a même un grell !).

Mais ça faisait longtemps qu’un « nouveau » ( nouveau, tout est relatif : je l’ai découvert il y a quelques jours (merci tonton Alias !), mais l’épisode d’aujourd’hui est le n° 967) webcomic ne m’avait pas paru aussi intéressant.

Alors si vous êtes dans le cœur de cible, allez donc jeter un œil à Yet Another Fantasy Gamer Comic.
(mais j’insiste : lisez les archives ! Si vous prenez le truc en route, vous risquez de rater l’essentiel…)

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Quand on est bourré, on ne drague pas, on importune.

Ou alors, on fout la honte à ses ami(e)s en public…

En images chez Ana.

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C’est çui qui dit qui y est !

Comme tous les soirs, je fais un tour d’horizon des grandes lignes de l’actualité sur le site du Monde.

Dans la colonne centrale, des liens vers certains articles se présentent sous la forme d’une photo surmontant le titre de l’article qu’elle illustre ; en passant la souris dessus, tout ceci est remplacé par une phrase présentant très rapidement le sujet de l’article.

Au moment où je vais cliquer pour ouvrir l’article 60 millions d’analphabètes dans le monde arabe, je suis estomaqué par la phrase que je vois apparaître : « Un rapport de l’UNESCO fait un état des lieux de l’illétrisme ».

Pas besoin d’aller dans le monde arabe, il suffit de commencer en France, parmi les journalistes du Monde : illettrisme, avec deux T, comme dans lettre

J’ai quand même vérifié deux fois dans deux dicos différents, des fois qu’une nouvelle orthographe soit désormais autorisée, tellement ça me paraissait gros…

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Ce n’est plus tout à fait la saison…

… mais je n’avais pas encore eu le temps d’en faire une cette année.

galette

Elle est largement aussi jolie que ce que j’aurais pu trouver dans le commerce… et je suis certain que ma frangipane est bien meilleure que 99 % de ce qu’on peut acheter (vu que de nos jours, c’est la croix et la bannière pour trouver une bonne galette des rois à la frangipane).

Et si la pâte feuilletée n’était pas aussi longue à préparer… j’en ferais plus souvent, des galettes des rois !

Publié dans La bouffe, c'est sacré | Laisser un commentaire

Grandeur et décadence…

Le héros ne survit ni à l’échec ni au triomphe. Vaincu, il meurt ; vainqueur, il se dégrade en chef.

(Marc Guillaumie, Le roman préhistorique)

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Le mot du jour

Starie :
Nom féminin, du néerlandais star (immobile).

Temps prévu dans l’affrètement d’un navire de commerce pour charger ou décharger une cargaison.

Synonyme : jours de planche, car les opérations se faisaient au moyen de planches jetées entre le bord du navire et le quai.

Je n’ai plus qu’à placer ce terme dans une partie de Traveller

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Notes pour une histoire du jeu de rôle (1)

Plusieurs fois, on m’a demandé de me lancer dans la rédaction d’une histoire du JdR, un domaine sur lequel j’ai beaucoup lu et je possède une documentation fournie (à défaut d’être complète). On m’a même proposé une fois un projet de coopération, suite à ma relecture de la traduction française de l’histoire du JdR de Steve Darlington, publiée sur la V.F. de Places to Go, People to Be.
Mais j’ai toujours refusé. Non seulement je n’ai pas le temps de me lancer dans un projet d’une telle envergure, mais je n’étais pas encore joueur pendant les toutes premières années du Hobby (ce qui fait que je ne me sentais pas franchement qualifié pour ce genre de rétrospective), et je suis en grande partie déconnecté de son évolution depuis une dizaine d’années environ.

Évidemment, il m’arrive parfois de me dire que je pourrais au moins compiler ma doc de façon à la rendre accessible au public ; et une fois ce travail fait, pour en faire une histoire du JdR rédigée, il n’y aurait plus qu’un pas. Mais la brièveté de l’existence me laisse penser que ça ne se fera jamais…

Quoi qu’il en soit, il m’arrive aussi de réfléchir spontanément à divers aspects du sujet.
Jusqu’à présent, ces réflexions d’un instant ne débouchaient sur rien, puisque je n’en prenais pas note. Mais finalement, je me suis dit que maintenant je pouvais toujours les noter ici, afin d’en faire profiter mes lecteurs (et, très hypothétiquement, de les reprendre si jamais un jour je décidais d’en faire quelque chose de concret).

Ma réflexion d’hier portait sur un aspect fondamental de ce genre d’études : la structuration chronologique. Et je me disais qu’on pouvait distinguer dans l’histoire du JdR des origines à nos jours quatre grandes époques, chacune correspondant grossièrement à une décennie :

les origines, ou les temps héroïques, commenceraient avec les précurseurs de Dungeons & Dragons à la fin des années soixante, et couvriraient à peu près les années ’70, s’arrêtant après la parution de trois jeux majeurs : Advanced Dungeons & Dragons (dont la parution des trois livres de base s’échelonna de 1977 à 1979), Traveller (1977) et RuneQuest (1978).

l’Âge d’Or, ou la grande époque, correspondrait à peu près aux années ’80. Le JdR se diversifie de façon à occuper un grand nombre de « niches écologiques », et il s’ouvre à d’autres langues que l’anglais, par la traduction, puis par la création de jeux non-anglophones. Mais c’est aussi le début des grandes campagnes de dénigrement aux États-Unis, avec en 1979 le début de l’affaire James Dallas Egbert.

le temps des mutations couvrirait en gros les années ’90, qui connurent à la fois une époque pléthorique (à leur début, dans la droite ligne de l’Âge d’Or), et des chamboulements, les plus importants étant liés à l’avènement de Vampire: The Masquerade et du World of Darkness (à partir de 1991), à l’arrivée des cartojeux, Magic: The Gathering en tête, qui s’accompagna d’un recul du JdR (à partir de 1993), puis, à la fin de la décennie, au développement d’internet et au début du phénomène vintage (les ressorties ou rééditions de JdR épuisés depuis belle lurette, datant des deux premières époques).

– enfin, et en attendant une future cinquième période, l’âge de l’information, ou de la surabondance, correspondant en gros à la décennie 2000, et marqué : par l’explosion d’internet (avec l’apparition d’ouvrages professionnels uniquement vendus sous forme informatique, la quasi-disparition du fanzinat papier au profit des sites internet, et la mise en circulation importante de vieilleries, soit via des sites de vente genre Ebay, soit, après numérisation, par le peer-to-peer ou d’autres moyens d’échanges) ; par l’arrivée d’un standard de JdR, non universellement accepté certes, mais qui a connu une hégémonie jamais vue auparavant, le D20 System (à partir de 2000) ; et (au moins dans les premières années de la décennie), par un fort développement du vintage évoqué précédemment.

Voilà donc comment je structurerais une histoire du JdR, si j’avais à en écrire une aujourd’hui.
En sachant que je serais dans l’incapacité de rédiger quelque chose de correct pour la quatrième époque : je ne suis plus dans le coup !

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Spéciale dédicace

Ma stagiaire du printemps dernier vient de m’envoyer un exemplaire de sa thèse, qu’elle a soutenue avec succès lundi dernier.

En la feuilletant (je n’ai pas encore eu le temps de la lire), je n’ai pas manqué de remarquer une fois de plus combien les thésards d’aujourd’hui se lâchent dans leurs pages de dédicaces et en impriment des tartines.

Quand je pense que les miennes, au-delà des inévitables formules compassées destinées aux membres du jury, tenaient en quatre lignes…

Mais il est vrai que j’avais pour ma part réservé à une vingtaine de privilégiés une édition de luxe numérotée, avec (outre la dédicace manuscrite personnalisée) une couverture de meilleure qualité, et toute une section supplémentaire à la fin.

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Les femmes aux fourneaux !

Cet après-midi, alors que j’aurais eu grand besoin d’aller faire la sieste, j’ai passé plus de trois heures à l’audience du tribunal de police (pour le boulot, je vous rassure tout de suite).

Au milieu du triste spectacle de la violence des jeunes d’aujourd’hui (vous imaginez, un type de 26 ans qui casse la gueule à un autre parce que ce dernier l’avait traité de bouffon sur son blog ? ! ! Comme quoi, internet, c’est quand même vachement dangereux…) et d’autres affaires affligeantes, deux phrases notables relevées au cours de l’audience.

D’abord, ce boucher, qui comparaissait pour d’importants défauts d’hygiène dans son établissement, qui à la barre remercie les deux agents des Services Vétérinaires présents dans la salle pour les conseils qu’ils lui ont prodigué, conseils qui lui ont permis de réaliser les travaux nécessaires à sa mise aux normes à moindre coût. Sachant qu’ils l’avaient fait fermer et qu’ils lui ont collé un PV, c’était une phrase pour le moins inattendue.

Et puis, moins classe, cet avocat qui, lors de sa plaidoirie pour défendre le client d’un restaurant qui s’était bagarré avec les tenanciers de l’établissement, déclare au sujet de la restauratrice (dont sa plaidoirie vise à démontrer la culpabilité dans le déclenchement de la bagarre, puisqu’avant qu’elle ne quitte la cuisine pour venir dans la salle rencontrer le client, tout se passait correctement) :
« Elle était aux fourneaux, qu’elle y reste ! »

Comme phrase-choc, on a fait plus élégant.

Mais encore une fois, j’ai pu constater à quel point il était important, même quand on se sent sûr de son bon droit, de faire appel aux services d’un avocat. Car dans l’affaire en question, la plaidoirie a complètement renversé l’image de la situation…

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Rêve à rallonge

Je suis sûr que ça vous est déjà arrivé à de multiples reprises : vous êtes en plein dans un rêve agréable, quand brusquement vous vous réveillez inopportunément. Vous tentez aussitôt de vous rendormir, espérant continuer dans le même rêve, mais rien à faire, votre activité onirique part dans une toute autre direction, et c’est foutu pour connaître la suite de l’histoire…

Eh bien, figurez vous que la nuit dernière, je me suis réveillé DEUX FOIS alors que je faisais un rêve formidable (je ne me souviens plus des détails précis, et puis d’abord c’est très personnel quand même, mais j’avais la grande joie d’y retrouver une copine très chère que j’ai hélas perdue de vue depuis une douzaine d’années), et à deux reprises, j’ai repris le fil du même rêve. Quelque chose qui jusqu’à présent ne m’était jamais arrivé…

Par contre, évidemment, au réveil, pas plus de nouvelles d’elle qu’auparavant, hélas…

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