J’parle aussi bien la France que toi !

C’est apparemment ce que doit croire l’auteur de Secrets of Morocco, supplément pour Call of Cthulhu consacré comme son nom l’indique au Maroc dans les années ’20.

Mais malheureusement pour lui, c’est loin d’être vrai, en dépit des régionalismes et expressions argotiques qui émaillent ma prose et ma conversation…

Quelques exemples ?

On passera sur les choses banales que sont les prénoms inventés (Guerin, Onfroi, Perrin), ou sur les petits détails d’orthographe ou d’accord, comme l’Hotel de Parc, l’Hôtel Grand de Paris (au passage, pourquoi le second a t-il droit à son accent circonflexe alors que le premier en est privé ?), ou le Consulate de France.

Car le bouquin contient des horreurs beaucoup plus navrantes.

On commence par le Gouvernement à la chambre des dossiers historiques : en anglais dans le texte, cette horreur dépourvue de sens se dit Government House of Historical Records.

On continue avec ce petit lexique anglo-français de mots et phrases usuels, dont je vous épargnerai les fautes les plus banales pour ne relever qu’une seule entrée : savez vous comment on traduit Call the police! en français ?
Appelez les pompiers! (sic)

Mais attendez, il y a encore plus fort ! Deux articles de journal qui sont présentés, à la fois en version française (pour faire couleur locale auprès des joueurs américains) et en version anglaise. Et que je me dois impérativement de vous citer dans leurs deux versions, dans un but d’exemple ou d’illustration (comme le veut, si ma mémoire est bonne, la formule consacrée sur le copyright) :

Lost Expedition français!
Parole de la perte presque complète une expédition archéologique qui a quitté Agadir a été signalé au Résident général cette semaine. Bien que protectorat gouvernement n’a pas fait de déclaration officielle, les rumeurs abondent. Il est dit un seul survivant reste. Le survivant a été dont le nom n’a pas dit avoir trouvé le chemin de Zagora. Une source privée dans le gouvernement dit que le survivant ne parlaient que charabia pour les cinq premiers jours. Le mot « Katuris » tout ce qu’il a été répété. -1919

En anglais, cela donnait :

French Expedition Lost!
Word of the near complete loss an archeological expedition that departed from Agadir was reported to the Resident-General this week. While there Protectorate government has made no official statement, rumors abound. It is said only one survivor remains. The unnamed survivor was said to have found his way to Zagora. A private source in the government says that the survivor only spoke gibberish for the first five days. The word « Katuris » was all he repeated. -1919

(au passage, vous noterez que le texte anglais ne semble pas tout à fait correct non plus…)

L’autre est le premier passage du bouquin que j’ai lu (ça commençait mal…). La ponctuation est d’origine :

Enfant américain manquant dans Rabat!
Aujourd’hui, les parents de James Penn l’ont rapporté manquant à la police la préfecture locale. Selon des autorités, le vieux garçon 16-year a fait une promenade la nuit précédente et n’est jamais retourné. Son père, industriel américain riche Jonathan Penn offre à des $10.000 la récompense pour son retour. M. Penn a été fait à un rapport, le?I négociera avec des rebelles ou des kidnappers. Mais je ne cesserai pas la recherche de lui jusqu’à ce qu’il soit trouvé? Penn en a continué pour offrir des menaces contre qui blesseraient le sien soudain.
Actuellement, il y a une recherche de citywide de jeune James Penn. Bien que les sources à l’intérieur de la préfecture signalent qu’elles considèrent l’enfant d’être bien caché dans le Rif ou le haut atlas.
-Dateline Rabat.

En version anglaise, c’est nettement plus intelligible :

American Child Missing in Rabat!
Today, the parents of James Penn reported him missing to the local police prefecture. According to authorities, the 16-year old boy went for a walk the previous night and never returned. His father, wealthy American industrialist Jonathan Penn is offering a $10,000 reward for his return. Mr. Penn made a statement, « I will bargain with rebels or kidnappers. But I will not stop looking for him until he is found. » Penn went on to offer threats against any who would hurt his son.
Presently, there is a city-wide search for young James Penn. Although police sources report that they believe the child to be well hidden in the Rif or High Atlas.

-Dateline Rabat.

C’est vraiment lamentable. Pourquoi se livrer à des simulacres ratés de traduction à deux balles (sans doute à l’aide d’un logiciel quelconque), surtout qu’en plus, ces textes sont présentés comme du bête texte normal sur fond grisé ? Si encore ils avaient eu l’aspect d’un véritable article de journal, j’aurais pu comprendre…

Et quand on sait que le supplément contient aussi un petit lexique anglo-arabe, ainsi qu’un texte écrit en arabe et sa traduction en anglais, il y a de quoi inciter à la plus grande prudence au sujet de ces éléments.
C’est là que je regrette que mes bases en arabe (algérien certes, mais on fait avec ce qu’on a) soient si lointaines et si infimes…

Quant au fond de l’ouvrage, il n’y a pas de quoi se rouler par terre. Plus de détails dans une prochaine kro.

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Votre fric m’intéresse

Samedi, arrêt à la première agence de caisse d’épargne sur mon trajet (ou presque, depuis qu’ils ont fait une voie express, je dois faire un détour), pour retirer du liquide : agence fermée, enseigne démontée, un mot sur la vitrine « à partir de mardi prochain, notre nouvelle agence vous accueillera à telle adresse »…

Après ce détour qui m’a fait perdre une dizaine de minutes, j’ai continué ma route et j’ai finalement pu retirer des sous à mon agence habituelle, peu avant la fermeture.

Je n’ai pas jugé utile de passer à la banque voir si mon nouveau chéquier était arrivé. Heureusement qu’il n’y avait pas urgence de ce côté là, du reste, car on a appris le lendemain matin dans le journal que l’agence avait été braquée à l’ouverture et était ensuite restée fermée pour les besoins de l’enquête…

Y a des jours comme ça…

Épilogue : on m’apprend ce soir que la nouvelle agence de caisse d’épargne évoquée plus haut a ouvert ses portes mardi dernier. Y avait aucune date sur le mot collé sur la vitrine, c’est intelligent…

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Noyés sous la paperasse…

En ces temps où la qualité vraie du boulot qu’on fournit passe à l’arrière-plan, occultée par la course aux statistiques (je n’ai jamais compris ce besoin impérieux de faire du chiffre au détriment de l’efficacité de notre travail et de l’accomplissement de nos missions) et par le besoin artificiel d’écrire tout ce qu’on fait (j’ai vécu la mise sous ISO 9002 il y a huit ans, cette année c’est récidive avec l’accréditation COFRAC), j’ai vraiment eu l’impression d’être en terrain connu en lisant cette case de l’épisode 23 de Grease Monkey (cliquez dessus pour la voir correctement, ci-dessous elle est quelque peu distordue).

Malheureusement, chez nous y a pas d’amiral Stettler qui remette à sa place notre équivalent du colonel Henniker…

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Les héros sont fatigués…

Comme vous avez pu le constater à la lecture du billet précédent, je viens de me procurer Grease Monkey, la BD de Tim Eldred, dont je n’ai que récemment découvert qu’elle comportait nettement plus d’épisodes que ce qui est en ligne sur le site officiel.

L’histoire se passe dans le futur, à bord d’un vaisseau spatial servant de base à plusieurs escadrilles de chasse, et le héros, Robin Plotnik, est un jeune cadet en fin d’adolescence, qui sert comme assistant-mécanicien pour l’une de ces escadrilles.

Il y a quelques années, je me serais identifié sans difficulté à lui lors de ma lecture. Mais là, je me suis rendu compte que ça ne marchait pas et que le personnage dans lequel je me projetais spontanément était, non pas le héros, mais son chef et mentor, le très expérimenté mécanicien-chef Mac Gimbensky.

Et là, je me dis que j’ai encore pris un coup de vieux…

(au passage, j’ai parfois trouvé des similitudes entre certaines scènes de la BD et mes relations avec ma Pupille…)

Je voulais vous coller dans ce billet un scan d’une case qui m’a rappelé le boulot, mais l’insertion d’images déconne ce soir… ce sera pour une autre fois.

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La citation du jour

I almost always listen to music or have some riff going through my head while I draw. Music is such an energizing, inspirational, creative force, I can’t imagine getting through a workday without it.

Tim Eldred, dans les Liner Notes de Grease Monkey

Un point de vue que je partage… Sauf que si je mettais ma musique au boulot, je bosserais certainement plus facilement, mais je ne suis pas certain que mes collègues apprécieraient.

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Caca d’oie (ou : l’oie blanche se lâche)

Vous vous souvenez sans doute que j’avais qualifié Margaux Motin de sœur jumelle thrash de Pénélope Jolicœur, dans un billet du 13 novembre.

Eh bien, figurez vous qu’aujourd’hui, à l’occasion de la sainte Catherine (qui était hier), la sœur sage se lâche (c’est le cas de le dire !)…

Au passage, hier j’en ai vu un très chouette, de chapeau de catherinette, avec des lumières clignotantes. Malheureusement, je n’avais pas d’appareil photo sur moi (et je l’ai vraiment regretté, pasqu’outre le chapeau, j’ai assisté à une course de vachettes improvisée, et à l’écroulement de ma Pupille sur la table pour piquer un roupillon à la pause de 15h30…).

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Les yeux dans les yeux

Ça n’arrive pas que dans les films !

En rentrant à la maison ce soir à la fin du stage, après avoir posé la bagnole de service et ma Pupille saoûle de fatigue, j’ai croisé sur la rocade près du nouveau MardeDrive une bagnole à contre-sens.
Heureusement pour moi, c’est une portion courte entre deux ronds-points, sur laquelle je ne double qu’exceptionnellement, quand le type devant moi se traîne vraiment. J’étais donc bien sagement sur la file de droite, et j’ai même mordu sur la piste cyclable déserte, on ne sait jamais.

Ça fait quand même un drôle d’effet de voir des phares arriver en face sur la voie de gauche. Et je me demande vraiment comment on peut prendre cette portion là à contre-sens, faut vraiment le vouloir…

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Dindes génétiquement modifiées

Je suis en formation avec ma Pupille pour trois jours, et tout ce que j’aurai appris aujourd’hui, c’est que dans les élevages industriels de dindes (pourquoi parle t-on de poulailler quand il s’agit de dindes ? Ne devrait on pas dire plutôt des dindaillers industriels ?), il vaut mieux que la litière ne soit pas trop sèche (c’est-à-dire qu’il vaut mieux que les dindes piétinent dans la fiente) : en effet, des dindes aux pattes propres se griffent entre elles du fait de leur densité de population ; alors si elles ont de la merde sur les ongles, elles se font moins de dégats, donc il y a moins de problèmes sur les carcasses à l’abattoir…

Seulement voilà : moi personnellement, voir arriver à l’abattoir des volailles aux pattes pleines de merde, je ne trouve pas ça très hygiénique.

Je pense donc que les chercheurs devraient plancher sur le développement embryonnaire de la dinde, plus précisément, sur le développement des pattes : vu que tout ceci est régulé par des gènes de l’embryon, il est théoriquement possible de trafiquer l’ADN des volailles pour que la croissance de leurs pattes s’arrête aux tibias (les « cuisses »), et qu’elles n’aient qu’un moignon de tarse sans griffes.

Moins de lésions sur les carcasses (donc moins de saisies à l’abattoir et une meilleure valorisation en découpe), un ramassage des oiseaux plus facile, et bien sûr des volailles plus propres car maintenues sur une litière sèche, ça n’aura que des avantages !

Ha, décidément, l’avenir nous réserve sans doute bien des surprises…

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Radio nostalgie

L’autre jour en fouinant sur youtube, j’ai retrouvé ça…

Ça sortirait métnan, je dirais sûrement que c’est de la daube.

Mais ça date des années ’80 (1986, pour être précis), de ma jeunesse aventureuse donc, et puis c’est quand même Jean Beauvoir, ancien bassiste des Plasmatics…

Alors on qualifiera ça de séquence nostalgie, et moi je me le remets encore un coup… Feel the Heat !

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QU’EST CE QUE TU DIS ?

La musique trop fort, ça rend sourd, ça fait longtemps qu’on le sait… Et pourtant, il y en a pour qui c’est visiblement une découverte : Pénélope Jolicœur, par exemple…
(notez quand même que son histoire de cils est un peu simpliste)

Au boulot, ils nous ont payé des filtres auriculaires moulés (après empreinte du conduit auditif) pour circuler dans l’usine, et si je refous les pieds dans un concert, j’emporterai les miens : c’est vachement mieux que les bouchons anti-bruits de l’armée !

Et je vous rassure, mes voisins ne se sont pas encore plaints à cause de ma musique… (vous me direz, si la baraque était moins à l’écart, ce ne serait ptêt pas la même chanson !).

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