La dernière case porte la mention The End, donc je pense que ça conclut la série. Mal se rebelle contre Blue Sun et rejoint le reste de l’équipage (et des passagers) de Serenity (augmenté de quelques personnages apparus au fil des BD) pour frapper un grand coup contre l’entreprise en question. Au fil des épisodes, mon intérêt pour la série BD avait diminué, mais là, sans doute en partie pasque ça se finit enfin, c’était nettement mieux. Pas extraordinaire, mais nettement mieux. À réserver aux browncoats qui ont lu les six précédents tomes.
Livre décrivant la ville de Kadath, dans les Contrées du Rêve
Les illustrations sont sombres ou grises pour la plupart, et pas à mon goût. Y a quasiment que le plan, et ses extraits au fil des pages, qui apporte un peu de couleurs, vert ou bleu. Le contenu du bouquin fait un peu décousu, entremêlant quatre récits de fiction (au lieu que chacun des quatre récits soit présenté d’un bloc, on lit un bout de l’un, puis un bout d’un autre, puis autre chose encore, avant de reprendre le fil du premier plusieurs pages plus loin ; on a fait plus facile à suivre, surtout quand on ne se farcit pas le bouquin d’une traite et qu’il faut se souvenir de ce qui s’était passé dans quatre machins différents lus plusieurs jours auparavant) et des descriptions de certains endroits ou aspects de la ville, ville dont le plan occupe deux pages. Les récits de fiction m’ont gonflé. Les descriptions des éléments de la ville par contre sont nettement plus intéressantes, ne serait-ce pasqu’on sent très nettement qu’elles ont été conçues pour une utilisation rôludique. Malheureusement, ce ne sont que de petits « fragments », on est loin d’une description « complète » de la ville. Ça peut suffire, en s’appuyant également sur le plan, à mettre en scène Kadath si on a suffisamment d’imagination (après tout, c’est une ville des Contrées du Rêve, qu’une partie de la ville soit floue comme le contenu d’un rêve n’a rien d’étonnant). Et on peut aussi cannibaliser des trucs pour les réutiliser dans d’autres villes : certains machins m’ont paru facilement recyclables à Laelith, en particulier vers la terrasse du Châtiment (aussi floue et mouvante que Kadath) et le temple des Anciens ; évidemment, pour ce genre d’usage, l’investissement est sans doute un peu onéreux…
Recueil de fantasy, premier volume d’une intégrale des œuvres de Clark Ashton Smith
Zothique rassemble les textes de Smith ayant pour cadre le continent éponyme (et ses environs), sur une Terre mourante aux civilisations décadentes ou disparues, dans une ambiance très moyen-orientale ; soit dix-sept nouvelles, auxquelles l’éditeur a adjoint une poignée de paragraphes épars sans réel intérêt à part pour les acharnés de l’auteur. La carte de Zothique qui occupe deux pages en début d’ouvrage est peu lisible et ne colle pas aux textes. C’est vite lu, c’est pas déplaisant, mais… ça reste de la fantasy. Et la fantasy, c’est pas mon truc. Si c’est le vôtre par contre, ça peut vous plaire, surtout si vous aimez aussi les machins lovecraftiens (qui sont encore moins mon truc).
Le héros, Jared, est un jeune adulte qui vit dans un réseau souterrain sans aucune lumière. Ses congénères et lui s’orientent et perçoivent leur environnement grâce aux échos. D’autres survivants sont devenus capables de voir l’infrarouge. Tous ignorent ce qu’est la lumière, qui est devenue pour eux un concept religieux qu’ils sont incapables d’appréhender (tout comme l’obscurité, alors qu’ils sont plongés en plein dedans). Ils ne font même pas de feu. Et ils sont menacés par des monstres venus du dessus, qui enlèvent des individus isolés (et dont on découvre plus ou moins rapidement que ce sont d’autres humains, qui vivent à la surface). Jared a une obsession, trouver ce qu’est la Lumière. Pas mal.
Special Supplement 1: Contact! 2020 24 pages format digest
Hors-série du fanzine travellerien XBoat
Il contient des topos sur dix espèces ET (+ un truc sur les robots) : les classiques et quelques espèces un peu moins classiques (Amindii, Bwaps, Clothians (une espèce humanoïde a priori inédite), Llellewyloly et Shriekers). C’est intéressant pour les infos sur les Llellewyloly (mais ça n’occupe même pas deux pages !). Le reste est principalement des redites (à part les Clothians, que je n’ai pas trouvés très intéressants, et les infos pour créer des persos ET à T5). C’est court.
Ce numéro contient : un vaisseau spatial (qui utilise des technologies de 1900, et sera donc délicat à recycler vers la période 990 / 1120) ; une espèce ET ; un flingue ; un article sur les voyages spatiaux ; un sous-marin ; des règles sur les psioniques (pour T5) ; une créature ; deux robots ; un article sur la république de Regina (pas vraiment exploitable aux époques habituelles de l’OTU) ; un planisphère de Regina ; et une pub’ pour une convention de Traveller en ligne en octobre 2020. J’ai trouvé ce numéro plus léger et moins intéressant que lesprécédents.
Ce recueil rassemble principalement des choses déjà parues dans la gamme Hostile ou dans Zaibatsu. Y a pas de flingues (pour ça, il y a Hostile Gunlocker). Une compile pratique qui évite de chercher des infos à gauche à droite dans la gamme et qui là encore sera cannibalisable pour d’autres JdR de SF tendance plus ou moins hard science.
Supplément sur l’exploration de nouveaux mondes, pour Hostile
On est plus dans le concret qu’avec Dirtside : vaisseaux spatiaux, véhicule planétaire, bases modulaires (tout ça avec leurs plans) et combinaisons pressurisées. Mais il y a aussi des choses sur le mode opératoire, les ressources qu’on peut exploiter sur un monde, et les problèmes qui peuvent se poser aux explorateurs. Comme d’hab’, c’est plutôt bien fait, et recyclable dans un paquet d’autres JdR de SF tendance plus ou moins hard science.