20 jeux en 20 questions, question n° 11

Le JdR dont vous parlez tout le temps

Facile ! C’est Traveller.
Ou alors c’est GURPS…
Ou Traveller.
Ou non, plutôt GURPS.
À moins que ce ne soit Traveller.
Ou GURPS.
En tous cas, c’est l’un des deux.
Ou l’autre.
Voire les deux…

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20 jeux en 20 questions, question n° 10

Le JdR que vous auriez aimé écrire

Je ne sais pas trop comment prendre cette question.
J’ai bien envie de répondre par un JdR que j’ai effectivement écrit : MEGA, dont j’avais proposé le gros de la quatrième édition à la fin du siècle dernier, lorsqu’un projet de réédition sous la houlette de Didier Guiserix avait été monté (principalement par trois habitués de ces lieux et moi-même).
Malheureusement, Didier avait trouvé mon système trop lourd, un autre participant spectateur passif du projet s’était violemment plaint que je n’avais pas conservé la compatibilité avec la troisième édition, et même si j’avais essayé de proposer dans la foulée une version simplifiée du système, le projet avait tourné court, en bonne partie pasque Didier n’avait pas le temps de s’impliquer dedans et que j’étais le seul à faire quelque chose de concret ; or moi, je n’avais pas besoin d’un nouveau système pour jouer à MEGA : j’avais déjà mon GURPS MEGA qui me donnait toute satisfaction, et sinon je pouvais toujours, malgré ses quelques défauts, me rabattre sur la deuxième édition du jeu.
Mais le jour où je me lancerai dans mon hypothétique JdR générique, je compte bien reprendre les bases de ce système (quoique, plus de vingt ans après, il ne corresponde sans doute plus aussi bien à mes goûts).

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20 jeux en 20 questions, question n° 9

Le JdR dont vous avez préféré un des dérivés

Faudrait d’abord s’entendre sur ce qu’on entend par dérivé.
S’agit il d’un JdR dont le système de règles dérive de celui du JdR répondant à la question ? Auquel cas je vais répondre un peu abusivement AD&D, en pensant à la première édition de HackMaster, un JdR dont la gamme me semble particulièrement intéressante, mais dont je n’ai jusqu’à présent jamais terminé la lecture (faut dire que j’avais dû commencer par une première impression du Player’s Handbook, celle avec une tripotée de pages d’errata, et que ça m’avait très vite gonflé de devoir m’y référer en permanence ; heureusement, depuis j’ai mis la main sur une seconde impression, censée incorporer ces errata et qui devrait donc me permettre une lecture plus fluide).
Ou s’agit il plutôt d’une sous-gamme proposant de jouer dans un autre contexte que celui habituel du jeu ? Auquel cas je pourrais là aussi sortir la même réponse, mais en pensant à Spelljammer.
On pourrait même cumuler les deux interprétations en pensant à HackJammer, la version HackMaster de Spelljammer…

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20 jeux en 20 réponses

Ça y est, je viens de finir de préparer les douze questions restantes de la série.
J’en profite pour rappeler au camarade FaenyX qu’il envisageait d’y répondre lui aussi, et pour taguer également Mithriel, qui sera ptêt plus inspiré que par la série précédente…

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20 jeux en 20 questions, question n° 8

Le JdR que vous avez fini par apprécier

Celle-là, je l’ai déjà racontée : c’est Star Frontiers.
Mais à bien y réfléchir, et ça risque d’en surprendre plus d’un, j’aurais aussi pu citer GURPS, jeu sur lequel je m’étais fait une opinion (fausse) à la lecture de la tête d’affiche consacrée à la deuxième édition du Basic Set dans Casus Belli n° 35, avant de finalement me procurer deux suppléments, puis la troisième édition du jeu, et de constater qu’une fois encore, le critique de CB avait raconté n’importe quoi.

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Sortie au compte-gouttes

Le quatrième supplément du GURPS 2020 PDF Challenge vient de sortir pour les non-souscripteurs.

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On n’est pas sortis de l’hospice

Reçu ce matin en vue d’un éventuel recrutement l’année prochaine une jeune femme bossant actuellement dans mon ancienne équipe mais dont il n’est pas certain que le contrat soit renouvelé.
Dans la discussion, elle m’apprend qu’elle est infirmière de formation, sortant d’un congé parental. De deux trois trucs qu’elle me dit, je déduis qu’elle est en phase de reconversion professionnelle (ce que je peux aisément comprendre, étant moi-même passé par là il y a quelques décennies) et que la crise sanitaire actuelle a contribué à cette décision (ce que je peux aisément comprendre, voyant à quel point le système de santé du pays, sursollicité, est en train de s’effondrer, et qu’il n’est donc pas confortable d’y travailler).
Sauf qu’un peu plus tard, échangeant avec l’un de mes subordonnés, le sujet de la covid arrive sur la table, et là, elle nous explique qu’elle refuse de se faire vacciner, avant de sortir une série d’arguments faux sur le vaccin, la mortalité due à la maladie, le taux de contamination et autres. Malheureusement, si je suis le sujet d’un œil intéressé, je n’ai pas en tête des connaissances suffisamment précises pour pouvoir contrer ses salades. Et puis de toutes façons, je doute que j’aurais réussi à la faire changer d’avis.
Si j’avais été en position de faire la fine bouche sur mes recrutements à venir, je l’aurais probablement quand même contrée. Mais là, ça me paraissait une mauvaise idée. N’empêche que de voir qu’une professionnelle de santé censée avoir un certain bagage scientifique était capable de gober de tels bobards m’a encore plus fait perdre le peu de foi en l’humanité qui pouvait peut-être me rester bien caché tout au fond.
On est mal barrés…

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Kro en résumé : Earth 2

Une « saison », 21 épisodes
(1994 / 1995)

Série télé de SF

Dans un futur pas si lointain (fin du XXIIème siècle), l’humanité vit désormais à bord de stations spatiales, mais certains gamins y développent une maladie, « le syndrome », qui les tue avant qu’ils n’atteignent l’âge de neuf ans et qui est apparemment liée au fait de vivre dans une boîte de conserve spatiale. Devon, la très riche mère d’un de ces gamins, qui a déjà huit ans, organise et conduit une expédition vers une exoplanète habitable où elle espère fonder une colonie qui pourra ensuite accueillir les familles ayant des gosses atteints du syndrome (familles qui doivent débarquer vingt-six mois plus tard). Non seulement l’expédition ne semble pas être du goût des autorités, qui lui mettent des bâtons dans les roues avant le départ et tentent de la saboter, mais une fois arrivée en orbite autour de l’exoplanète, après vingt-deux ans de sommeil cryogénique, les choses ne se passent pas comme prévu : normalement le vaisseau de transport devait larguer gens et matos depuis l’orbite et s’en retourner, mais le largage se passe mal, le vaisseau va s’écraser, et ses occupants (futurs colons comme équipage n’ayant pas du tout prévu de rester ici) doivent l’évacuer à bord de capsules de secours, et se retrouvent (plus ou moins, et finalement plutôt moins que plus, d’autant qu’il y en a quand même un gros paquet qui étaient dans la même capsule et qui arrivent donc au même endroit) dispersés sur la planète, tout comme leur matos (nettement plus dispersé pour sa part), et à plusieurs mois de voyage du site choisi pour l’implantation de la colonie. Et pour couronner le tout, il semble qu’ils ne soient pas seuls sur place, mais qu’il y ait déjà une (voire deux) civilisations sur la planète (les principaux autochtones étant désignés par les nouveaux arrivants sous le terme de « Terriens », ce qui est source de profonde confusion pour le spectateur (c’était Terrians en V.O., donc un poil moins ambigu))… et qu’ils ne soient pas non plus les seuls humains.
On suit donc leur caravane vers l’ouest (faisant écho aux caravanes de pionniers du XIXème siècle américain), avec les obstacles sur leur chemin, les tensions entre individus, le manque de matos adapté, la faune et la flore inconnues, les difficiles relations avec les autochtones, etc…
Ça n’est pas dépourvu d’incohérences, et quand ça s’aventure sur le terrain de la biologie (médicale par exemple), c’est affligeant de n’importe quoi.
Y a aussi tout un pan fantastique (ou mystico-fantastique) et non SF, et ça, très peu pour moi.
Les effets spéciaux SF ont vieilli, et plutôt mal. Par contre, pour une fois, les enfants sont joués par des acteurs de leur âge, ce qui est une bonne chose pour l’immersion du spectateur.
Ce n’est pas ce que j’avais envie de regarder. Je m’attendais à un truc sur les difficultés de colons sur une nouvelle planète pour établir leur colonie et y (sur)vivre, et à la place de ça j’ai eu droit à un remake de la piste de l’Oregon avec toutes ses difficultés (avec hivernage dans les montagnes enneigées et tout, et même cannibalisme (ou presque : consommation d’un être pensant) : on croirait (en beaucoup moins tragique) la tristement célèbre Donner party, et je suis persuadé que c’est voulu). Ç’aurait quand même pu être intéressant, y avait quelques bonnes idées, mais les incohérences, le n’importe quoi scientifique et les aspects mystico-fantastiques m’ont empêché de rentrer dans le trip (sans parler des fois où j’aurais été plus à même de survivre dans les mêmes conditions que ces rigolos).
Et comme bien entendu c’est encore une de ces séries de SF prématurément interrompues, ça ne se finit pas dans le dernier épisode, ils n’ont même pas atteint le site de la future colonie, ils sont encore paumés en plein milieu de nulle part (quoiqu’ils aient passé l’hiver) et la cheffe de l’expédition est gravement malade.
Bref, encore une série que je ne peux que vous déconseiller.

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Kro en résumé : Jeremiah

Deux « saisons », 35 épisodes
(2002 / 2004)

Série télé post-cataclysmique prétendument inspirée par la série BD éponyme

La série n’a pas de réel rapport avec la BD, sorti du nom des deux personnages principaux, Jeremiah (incarné par Luke Perry) et Kurdy Malloy (qui est ici devenu un noir, qui cause beaucoup et en est donc pénible (enfin, nettement moins passé le pilote, mais l’impression met un moment à se dissiper ; par la suite j’ai même trouvé qu’il devenait de très loin le plus intéressant des deux)). Ça se passe en 2021, quinze ans après la Ruine, provoquée par la Grande Mort, une pandémie d’un virus qui a tué tous les humains pubères mais épargné les enfants. Les deux personnages errent dans l’Amérique du Nord, Jeremiah à la recherche d’un mystérieux secteur Valhalla où son père aurait pu s’abriter du virus. À la fin du pilote, ils sont recrutés par une organisation planquée à « la Montagne du Tonnerre » (Thunder Mountain en V.O.), un ancien bunker de l’armée américaine (dans une montagne du Colorado) qui a réussi à survivre en autarcie et qui commence très doucement (et surtout sur l’impulsion de Jeremiah) à étendre son influence civilisatrice sur les alentours.
À la fin de la première « saison », le secteur Valhalla (une autre ancienne base secrète de l’armée américaine où des adultes ayant échappé à la pandémie ont réussi à survivre à l’abri et à perpétuer un simulacre de gouvernement américain) s’est révélé comme l’adversaire principal de la Montagne du Tonnerre. Mais au début de la deuxième « saison », pouf, la Montagne du Tonnerre élimine sans aucune difficulté cette menace (trop facilement, même si ça se tient j’ai trouvé ça limite frustrant) et cherche de plus en plus activement à organiser des communautés de survivants en un embryon de nouveaux États-Unis d’Amérique, avec une nouvelle menace venant de l’est (de l’est des États-Unis), son armée de fanatiques dévastant sur son passage, jusqu’à la grande confrontation de la fin.
J’ai souvent eu du mal avec le choix de certains acteurs, manifestement bien trop âgés pour les rôles qu’ils sont censés jouer (les plus vieux ne devraient guère avoir plus de vingt-huit ans, et une gamine censée avoir huit ans jouée par une actrice de onze ans, ça se voit).
J’ai aussi eu du mal avec les connaissances de certains personnages, qui ne l’oublions pas n’ont par la force des choses pas pu avoir de formation universitaire.
Et y a d’autres trucs qui ne tiennent pas debout (et quelques incohérences mineures entre des épisodes). Sans oublier les quelques aspects « fantastiques ».
Et puis y a la fin qui ne tient pas debout : alors voilà, l’armée des méchants va attaquer, mais les gentils ne savent pas où alors ils ont dispersé leurs forces sur un vaste territoire. Mais par chance, ils finissent par apprendre où et quand les méchants vont attaquer. Super ! Ils vont pouvoir rassembler leurs forces là ! Sauf que ça ne tient pas debout une seconde : le plan des méchants, c’est d’attaquer un endroit qui s’avère être complètement désert, en pleine nature, sans le moindre objectif militaire sur place, sans la moindre habitation, sans rien du tout. Je voudrais bien qu’on m’explique ce qu’ils vont attaquer : les arbres ? les brins d’herbe ? les petits zozios ? Et ça arrive en conclusion (prématurée, la série ayant initialement été prévue pour durer plus longtemps) d’une série qui déjà m’avait fait grincer des dents à pas mal de reprises.
Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça plutôt pas terrible. Comme adaptation des BD, vous oubliez, ça n’a vraiment rien à voir ; mais indépendamment des BD, y a beaucoup trop de trucs qui ne tiennent pas debout, d’incohérences et autres, sans oublier l’ode à la toute puissance des États-Unis d’Amérique et à leur drapeau, plus de quinze ans pourtant après leur effondrement et par des gens qui n’étaient que des gosses à l’époque, pour que je puisse vous conseiller d’y jeter un œil.

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20 jeux en 20 questions, question n° 7

Le JdR qui vous a fait aimer un genre

La question peut se comprendre de plusieurs façons différentes :
– soit telle qu’elle est écrite, et je m’orienterai dans ce cas vers des JdR qui m’ont fait découvrir et apprécier des genres que je ne connaissais pas. Je pourrais ainsi mentionner Space 1889 qui m’a fait découvrir la SF victorienne (grosso modo ce qu’on appelle désormais steampunk, mais à l’époque ce terme était si obscur qu’il m’était inconnu) ; voire tirer un peu sur l’interprétation de la question et aller vers des trucs qui m’ont fait découvrir des univers que je ne connaissais pas (War Against the Chtorr pour GURPS) ou seulement de nom à l’époque (Planet Krishna pour le même jeu) ;
– soit avec un sous-entendu : « le JdR qui vous a fait aimer un genre que vous n’aimiez pas auparavant ». Dans ce cas, je répondrais Dark Conspiracy, un JdR que j’ai apprécié bien qu’il s’agisse de fantastique-contemporain (ou plus précisément, fantastique-futur proche, mais c’est tellement pointu comme genre que faire une telle précision s’apparente à du pinaillage).

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