… mais pas seulement : sur la présentation ici-même des nouveautés musicales également. Je dois avoir neuf albums en retard à vous présenter, sans compter les machins passés sous mon radar (et dont je ne vous parlerai probablement pas). Pour éviter de submerger ce billet sous les vidéoclips, je ne vais pas présenter ces neuf disques d’un seul coup. Et on va commencer doucement :
– The Best is Yet to Come, le nouveau Bonnie Tyler :
Je m’attendais à un disque décevant, mais il s’est avéré fort correct, et ce fut donc une bonne surprise. Extraits :
Ou peut-être plutôt, de la parole pestilentielle, vue l’ardente implication de l’individu dans la propagation de la pandémie au sein de la population française. Tout ça pour vous dire que ceci m’a amusé.
L’histoire est basée sur un concept proche de celui de Le dernier train de Gun Hill, film plus connu mais postérieur de deux ans : un représentant de la loi doit embarquer dans un train (à destination de Yuma, comme vous vous en doutiez) avec un criminel devant être traduit en justice, alors que la bande dudit criminel l’attend à la sortie de l’hôtel où les deux se sont installés en attendant l’heure du départ du train. En 2021 et ayant vu et revu Le dernier train de Gun Hill, c’est devenu correct mais pas extraordinaire. Mais vous pouvez le voir quand même pour votre culture western personnelle.
Les quatre textes tournent autour du concept de pantropie : la modification génétique en profondeur des humains pour les adapter aux conditions environnementales régnant sur telle ou telle planète ou lune : gravité, atmosphère, etc… Ça peut aller jusqu’à créer des humains qui, entre autres modifications, sont microscopiques. Peut-on d’ailleurs encore décemment parler d’humains à leur sujet, là est la question (qui est posée mais pas particulièrement creusée dans le bouquin, ou qui en tous cas aurait pu l’être plus) : certains de ces changements sont si radicaux que leur produit n’a plus grand-chose à voir avec les humains « normaux », même s’ils en dérivent génétiquement. La traduction, par Michel Deutsch, utilise d’ailleurs beaucoup le terme de race, sans que je puisse m’en irriter puisque, bien qu’il n’ait aucune valeur scientifique, si on considère que ces humains génétiquement modifiés restent bien des humains, et c’est quand même grosso modo le postulat du livre, ce ne sont donc pas des espèces à part entière. Comme souvent avec la hard science à base biologique, ça m’a bien plu. Mais c’est quand même un peu trop balèze biotechnologiquement parlant à mon goût : ça vient en grande partie du fait que les quatre textes sont initialement parus entre 1952 et 1956 et furent parmi les tous premiers à traiter du sujet (d’ailleurs, c’est Blish qui a inventé le terme de pantropie, pour le troisième des textes du présent ouvrage (le premier paru)) ; on a probablement fait plus adapté à nos goûts « modernes » depuis.