Je l’avais zappé à l’époque : un nouveau scénario pour FrontierSpace a été publié en *.pdf par Holman Design Group le 12 octobre dernier. A priori, ce n’est pas la suite de la série commencée avec Harvest Moon et Gremlins… Et en l’absence de version papier, je vais faire l’impasse.
Un supplément pour Alien RPG consacré aux colonial marines va sortir (et on peut déjà le précommander). Malgré la similitude des titres, faudra pas le confondre avec ce bouquin…
Le dernier supplément pour Cavaliers of Mars est désormais disponible en *.pdf, de même qu’un nouveau scénario au même format pour Star Trek Adventures.
Jon Peterson nous en dit plus sur son nouveau bouquin qui sortira ce mois-ci : The Elusive Shift.
Je viens d’accepter mon troisième stagiaire de la même promotion de la même École pour cette année scolaire. Non seulement c’est mon record personnel (jusqu’à présent j’en étais à deux de la même promo et de la même École dans la même année scolaire), mais à un effectif qui doit se situer quelque part entre 120 et 150 étudiants, moins peut-être un ou deux objecteurs de conscience qui parviennent à se faire exempter de stage, ça représente une proportion de l’effectif, certes minime, mais qui n’est plus tout à fait négligeable… Et au téléphone, le gars (car c’est un gars cette fois-ci, ce qui n’était plus arrivé depuis deees années… il y en a donc encore dans les Écoles !) m’a fait répéter au moins deux fois que j’étais bien d’accord pour le prendre en stage… Comme s’il avait du mal à y croire.
Décidément, il ne fait pas bon avoir été sportif de haut niveau en ce moment : hier, c’est Arnie Robinson, champion olympique du saut en longueur en 1976, qui est mort à l’âge de 72 ans, et aujourd’hui, c’est au tour du décathlonien Rafer Johnson, champion olympique en 1960 et plusieurs fois recordman du monde, à l’âge de 85 ans (et je découvre qu’il avait ensuite fait une petite carrière d’acteur, apparaissant notamment dans Permis de tuer).
Série animée franco-canadienne en 26 épisodes de 24 mn chacun (1998 / 1999)
La musique du générique est une variation instrumentale sur la chanson d’Indochine L’aventurier, ce que j’ai trouvé assez plaisant (même si j’aurais préféré que ce soit carrément la chanson elle-même). Côté contenu, ça se rapproche nettement plus des BD (et, je suppose, des romans, mais je ne les connais pas) que la série télé de 1965 : outre Morane et Bill Ballantine, il y a Sophia Paramount (très souvent présente aux côtés du duo, et pas pour faire de la figuration), l’Ombre Jaune, Tania Orloff, le SMOG, miss Ylang-Ylang, le professeur Clairembart, etc… Bref, cette fois je me retrouve en terrain familier. Je ne sais pas à quel point les épisodes sont conformes aux romans, puisque je n’en ai lu aucun. Il y en a un seul dont je connaissais la BD : Les poupées de l’Ombre Jaune, et les intrigues sont complètement différentes, même si on retrouve un certain nombre de détails communs aux deux. La plupart des épisodes peuvent se regarder indépendamment, mais les quatre derniers constituent un tout qui fait partie du cycle d’Ananké, dans lequel les personnages se retrouvent accidentellement projetés dans un monde parallèle où ils doivent survivre avant de réussir à en trouver la sortie. Évidemment, comme souvent avec les dessins animés le public cible est plus jeune que nous. Donc c’est parfois un peu « simpliste », et plus d’une fois j’ai été affligé par certaines décisions ou actions des personnages. Tout ça est quand même plutôt sympathique, maiiis… c’est du Bob Morane. Ça veut dire que pour pouvoir réellement apprécier bon nombre des épisodes (dont tous ceux avec l’Ombre Jaune ou le docteur Xathan, entre autres), il faut être capable d’admettre le postulat de départ « savant fou + plan à la con (pour dominer le monde, en général) + « science » ne tenant pas debout (voire carrément magie) ». Malheureusement, chez moi, ça coince. Ce fut une distraction plaisante, mais loin d’être inoubliable. N’empêche que c’était vachement mieux que la série télé de 1965.
Série et films d’animation japonais, à thème cyberpunk
Environ un siècle dans le futur, le Japon a fermé ses frontières et sa société est régie par un système informatique (le système Sibylle) qui affecte chacun au poste pour lequel il est le mieux adapté, et détermine le risque de passage à l’acte criminel au moyen d’un indicateur chiffré, le psycho-pass. Lorsque le psycho-pass d’un individu atteint un certain seuil, la police le capture pour rééducation, ou l’élimine s’il est vraiment trop élevé. Pour ce genre de tâche, elle emploie des équipes spéciales de la Brigade de la Sécurité Publique (BSP), constituées d’inspecteurs et d’exécuteurs. Les exécuteurs sont de par leur psycho-pass élevé des criminels potentiels, qui agissent sous la responsabilité des inspecteurs. Les uns comme les autres emploient des pistolets spéciaux, les dominateurs, qui ne peuvent être utilisés que par des personnes autorisées (il y a un blocage informatique pour ça), et ne peuvent tirer que sur des gens dont le psycho-pass est suffisamment élevé (il y a aussi un blocage pour ça). Et donc, vous voyez tout de suite le problème : si le système de lecture du psycho-pass déconne, ou si le psycho-pass lui-même n’est pas fiable, un criminel ne peut être, ni détecté, ni flingué même s’il est pris sur le fait. En dehors de ces aspects centraux, c’est cyberpunk, il y a des drones, de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée, des réseaux informatiques omniprésents, de la vidéosurveillance partout, des cyberprothèses, des robots de combat, etc… Le niveau technologique approche celui de Ghost in the Shell.
La première season (2012 / 2013 pour la V.O.) compte onze épisodes d’environ 45 mn chacun. Les personnages principaux sont une toute jeune inspectrice, Akane Tsunemori, qui vient d’être affectée à sa sortie de l’école et est encore naïve et idéaliste, et un exécuteur un peu plus âgé et nettement plus aguerri (et désabusé), Shinya Kogami, l’un de ceux avec lesquels elle travaille. Bien entendu, l’histoire tourne autour de gens dont le psycho-pass reste désespérément « normal » et qui en profitent pour commettre des crimes au nez et à la barbe de Sibylle et sans que les dominateurs, la seule arme à feu des policiers, puissent fonctionner contre eux. Mais si la population apprenait que Sibylle n’est pas infaillible, on risquerait le mouvement de contestation sociale et la mise à bas de ce système si idyllique sur le papier, mais qui quand on se penche dessus s’avère finalement être une dystopie…
La deuxième season (2014 pour la V.O.) comporte elle aussi onze épisodes, mais ils sont moitié plus courts. Ça se passe en 2114. Exit Kogami, Tsunemori est la seule personnage principale, et on lui colle dans les pattes Shimotsuki, une inspectrice débutante pour travailler avec elle (reproduisant ainsi plus ou moins la paire qu’elle constituait dans la première season avec son collègue inspecteur expérimenté). Là encore, ça tourne autour de criminels dont le psycho-pass reste normal, et qui ont pour point commun de mentionner un certain Kamui dont les collègues de Tsunemori pensent (contrairement à elle) qu’il n’existe pas. Mais évidemment, c’est elle qui a raison… (au passage, c’est quand même dingue que le système Sibylle ait de tels dysfonctionnements sans qu’on ne le remette en question ni qu’on équipe la police d’armes autres que les dominateurs, qui leur permettraient de « neutraliser » quand même les criminels pris en flag…)
Il y a une troisième season qui date de 2019, mais je ne l’ai pas vue.
Le premier des films d’animation, Psycho-Pass – The Movie, date de 2015 et prend place en 2116, trois ans après la fin de la première season de la série animée. Le Japon est en train d’exporter le système Sibylle vers l’Union des États d’Asie du Sud-Est (ou un nom dans ce genre), une dictature militaire qui utilise le système, qui lui permet d’encore mieux contrôler sa population, pour l’aider à éradiquer l’oppo… la rébellion. Kogami apparaissant sur des images de ladite rébellion, Tsunemori part là-bas pour enquêter sur son rôle. On n’est plus vraiment dans l’enquête policière, plutôt dans la guerre technologiquement avancée, ce qui fait que Tsunemori est spectatrice passive des évènements pendant une bonne partie du film (vous me direz, quelque part, pendant qu’elle poursuivait des criminels à Tokyo avec toujours un ou deux coups de retard sur eux, on ne peut pas dire qu’elle jouait un rôle vraiment actif dans l’intrigue…). J’ai trouvé ça pas mal, même si j’ai un peu de mal avec la transformation de Kogami qui de flic d’élite devient mercenaire d’élite.
Après celui-ci, il y a eu en 2019 une série de trois autres films d’animation d’environ une heure chacun, intitulés Psycho-Pass : Sinners of the System. Dans le premier (Psycho-Pass : Sinners of the System Case 1), qui se passe en 2117, c’est Shimotsuki qui mène l’enquête, Tsunemori ne jouant qu’un rôle secondaire. Une femme s’est évadée d’un complexe où sont enfermés pour rééducation des criminels latents (qui n’ont pas (pour l’instant) commis de crime, mais dont le psycho-pass est anormalement élevé), isolé en plein dans les montagnes loin de Tokyo, et après l’avoir ramenée là-bas, Shimotsuki et ses exécuteurs enquêtent sur ce qui se passe sur place. C’est moyen. Le second (Psycho-Pass : Sinners of the System Case 2) se passe en 2116, après le premier film, mais il consiste principalement en une longue réminiscence d’évènements qui se sont déroulés quelques temps avant le début de la série animée et l’affectation de Tsunemori dans la BSP). Un officier des forces de défense japonaise, sacrifié lors d’une opération dans l’Union des États d’Asie du Sud-Est (et là, je me demande en quoi une opération militaire dans un pays étranger entre dans les fonctions d’une « force de défense »… Je m’interroge aussi sur la logique de l’opération en question, puisque pour ce qu’on nous en explique, il n’y avait aucun besoin de sacrifier qui que ce soit) et porté disparu depuis, réapparait pour commettre des attentats contre le ministère de la défense, et le BSP mène l’enquête. Ces évènements ont amené au recrutement comme exécuteur d’un autre officier, grand ami du disparu et suspect dans la présente affaire. C’est pas mal. Enfin, le troisième (Psycho-Pass : Sinners of the System Case 3) revient sur le personnage de Kogami, qui se rend dans l’Alliance Tibet-Himalaya, ensanglantée par un conflit inter-ethnique. Il ne veut pas y jouer les mercenaires, il souhaite se ranger des bécanes, et il se retrouve à prendre sous son aile une gamine dont la famille a été massacrée dans le conflit, et qui, elle, veut se venger. On n’est plus du tout dans de l’enquête policière (encore moins que dans le premier film). C’est pas trop mal encore une fois.
Il y a eu un autre film (en trois épisodes de 45 mn chacun environ), Psycho-Pass 3 : First Inspector, qui est censé faire suite à la troisième season. N’ayant pas pu voir cette dernière, je ne les ai pas regardés non plus.