Kro en résumé : Les dépossédés

Les dépossédés
Ursula Le Guin
Le Livre de Poche
ISBN : 978-2-253-11315-7
© Robert Laffont, 1975
V.O. : The Dispossessed, © Ursula Le Guin, 1974
446 pages

Roman de SF d’Ursula Le Guin, appartenant au cycle de l’Ékumen (dont il est le premier dans l’ordre chronologique des évènements)Le roman a pour cadre deux planètes jumelles : Urras, planète balkanisée verdoyante et riche (et plus spécialement un État à la société capitaliste et patriarcale (bien plus que la nôtre)), et Anarres, planète en grande partie désertique sur laquelle les conditions de vie sont difficiles, peuplée par des émigrants d’Urras venus y fonder une société anarchiste et communautariste idéale (utopique ?), sans propriété, où chacun prend sa part des tâches nécessaires à la survie et au fonctionnement de la communauté. Entre les deux sociétés, les échanges sont pratiquement nuls, et chacune connait l’autre principalement par des racontars et des récits caricaturaux vieux de plusieurs générations.
Le personnage central est un physicien de génie, vivant sur Anarres et qui est invité par ses confrères d’Urras à venir chez eux.
Comme souvent chez Ursula Le Guin, tout tourne autour du contraste entre les civilisations, de la découverte de l’une par quelqu’un n’en connaissant rien, du sentiment de supériorité que chacune a sur sa voisine. Et bien évidemment, plus on creuse le sujet et plus on se rend compte qu’aucune des deux n’est idéale, plus leurs mauvais côtés apparaissent. Au passage, on voit comment les idéaux anarchistes se pervertissent lorsqu’ils sont exposés à la réalité.
Comme d’hab’ avec la SF d’Ursula Le Guin, j’ai bien aimé.

Publié dans Kros, SF | Marqué avec | Laisser un commentaire

Ça recommence…

Et allez !
On m’a encore volé une heure la nuit dernière, pendant que je dormais… Et va encore me falloir sept mois pour m’en remettre.
C’est pas bientôt fini ces conneries ?

Publié dans Ma vie est un drame | Laisser un commentaire

À dada sur ma girafe

Les nomades de Prax n’avaient pas osé.

Publié dans Insolite | Marqué avec , | Laisser un commentaire

GURPS revient aux versions papier

Bon OK, c’est juste de l’impression à la demande, et c’est juste pour des vieilleries épuisées depuis belle lurette ; mais dedans, il y a quand même la 3rd edition, revised, ce qui parait très incongru, vingt-quatre ans après sa parution et quatorze après celle de la quatrième édition (qui est quand même un poil mieux au niveau règles).
M’demande s’il y en a vraiment une, de demande…

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

Un nouvel épisode de Flash Gordon

Avis aux amateurs : un scénario pour The Savage World of Flash Gordon vient de paraître en *.pdf.

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Une MEGA-surcharge de travail

La partie sur laquelle nous travaillons pour le futur MEGA 5 vient de voir son volume multiplié par 3,5. Ça, c’est une bonne nouvelle…
La moins bonne nouvelle, c’est que l’échéance pour la remise du texte n’a pas été repoussée.
Mais vu que le synopsis proposé faisait déjà les cinq-sixièmes du volume initialement prévu pour le texte définitif, non seulement ça ne devrait pas nous poser de problème insurmontable, mais je me demande même si cette augmentation nous suffira pour raconter tout ce qu’on a à dire.

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

Découvertes rôludiques du soir

Quelques considérations sur Marc Miller et Traveller.

Un supplément *.pdf pour Dark Conspiracy, apparemment sorti en septembre dernier, mais qui m’avait complètement échappé. 254 pages pour moins de 7 brouzoufs, ça ne vaut vraiment pas le coup de se priver ; mais vu le volume, c’est dommage qu’il n’y ait pas de version en impression à la demande…

Publié dans JdR | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Femme de…

L’auteure de SF et de fantasy Karen Anderson, surtout connue chez nous pour être la femme de Poul Anderson (et dans une moindre mesure, la belle-mère de Greg Bear), est morte hier. Elle aurait eu 86 ans cette année.

Publié dans SF | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Le château va rouvrir ses portes

Une édition anniversaire de Castle Falkenstein est prévue l’année prochaine, pour les vingt-cinq ans du jeu.
(merci à Jérôme pour l’info)

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Kro en résumé : Le dit d’Aka suivi de Le nom du monde est forêt

Le dit d’Aka
suivi de
Le nom du monde est forêt
Ursula Le Guin
Le Livre de Poche science-fiction
USBN : 2-253-11092-2
Le dit d’Aka © Ursula K. Le Guin, 2000 (The Telling)
Éditions Robert Laffont, S.A., Paris, 2000, pour la traduction française
Le nom du monde est forêt © Ursula K. Le Guin, 1972 (The Word For World
is Forest)
Éditions Robert Laffont, S.A., 1979, pour la traduction française
539 pages

Recueil de deux romans d’Ursula Le Guin, appartenant au cycle de l’ÉkumenDans Le dit d’Aka, Sutty, historienne de formation, est l’une des quatre observateurs envoyés par l’Ékumen sur Aka, une planète dirigée par une Corporation qui a fait disparaître récemment toute trace du passé de la civilisation locale. La Corporation, malgré sa nature capitaliste, m’évoque fortement le communisme à la Chinoise et sa révolution culturelle, qui fut manifestement une forte inspiration de l’auteure. Les envoyés de l’Ékumen aimeraient bien redécouvrir l’histoire locale, mais les autorités les en empêchent ; jusqu’au jour où Sutty obtient la permission de se rendre dans une petite ville paumée dans les montagnes, où elle va réussir à rencontrer des gens qui se souviennent encore de certaines traditions et vont accepter de les lui transmettre malgré l’interdiction officielle.
Ce roman m’a quelque peu laissé sur ma faim, peut-être parce qu’il ne s’y passe pas grand-chose et que la SF y est réduite à la portion congrue.

Le nom du monde est forêt est un roman nettement plus ancien. Écrit pendant la guerre du Vietnam, dont il s’inspire en partie pour ses rapports entre colons terriens et peuple autochtone, il a aussi un thème environnemental : l’humanité a saccagé la Terre, et elle est en train de recommencer la même chose sur une autre planète. Le récit a pour cadre la Nouvelle-Tahiti, une planète récemment colonisée par les Terriens. Quelques milliers de colons ont commencé à mettre les ressources locales en coupe réglée et à exploiter les indigènes, de petits humanoïdes couverts de fourrure qu’ils considèrent comme primitifs (ce qui est technologiquement exact) et peu intelligents (ce en quoi ils se trompent carrément). Mais au bout d’un moment, ils se soulèvent ; et ils sont beaucoup plus nombreux que les colons…
Il y a trois personnages principaux dans ce roman : un colon sans scrupule, presque caricatural, pour qui les indigènes ne sont que des animaux et les Terriens ont tous les droits sur la planète, y compris celui de la saccager complètement pour en piller les ressources ; un scientifique qui étudie les autochtones ; et un indigène qui devient le leader de l’insurrection.
J’ai bien aimé.

Le recueil est suivi d’un essai de Gérard Klein d’une centaine de pages, Malaise dans la science-fiction américaine, que j’ai abandonné à une trentaine de pages de la fin. Trop long, beaucoup trop long avant d’en arriver réellement à parler d’Ursula Le Guin et de ses œuvres : quand il a enfin commencé, je saturais depuis un moment, et ma motivation a fini par s’évaporer complètement.

Publié dans Kros, SF | Marqué avec , | Laisser un commentaire