Kro en résumé : Starships & Spacemen

Starships & Spacemen
Carry out missions in the final frontier
Second Edition by Daniel Proctor
Goblinoid Games
GBD9001
copyright 1978, 2010-2013, Daniel Proctor
pas d’ISBN sur le bouquin
98 pages

Deuxième édition de ce JdR de SF à la Star TrekCette nouvelle édition reprend des passages entiers de la première, mais son système de règles est complètement différent : il est censé être compatible avec Labyrinth Lord, jeu med-fan’ old school du même éditeur.
Le jeu est passé du système métrique au système merdique, ce qui est lamentable.
Comme c’est principalement des règles, je suis souvent passé assez vite. Il y a toujours un intéressant système de gestion de l’énergie disponible à bord du vaisseau. Le bestiaire est plus étoffé que celui de la première édition, et il y a une table originale sur laquelle on peut tirer parmi 100 formes différentes de fronts et de hauts du crâne pour les ET humanoïdes (puisqu’il est bien connu qu’en SF à l’écran, les ET sont souvent des humains avec simplement du maquillage et quelques bidules collés sur le front pour faire original).
Bref, comme la première édition, c’est une plutôt bonne émulation de la SF à la Star Trek, mais question règles j’en resterai comme d’hab’ à GURPS.

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Kro en résumé : Hell Followed

Palladium Books Presents :
A Dead Reign Sourcebook :
Hell Followed
by Taylor White and Kevin Siembieda
ISBN-13 : 978-1-57457-237-7
copyright 2016 Palladium Books Inc & Kevin Siembieda
158 pages

Supplément pour Dead Reign

La véritable couverture porte également le nom de Kevin Siembieda

Le contenu est fourre-tout : théories de la conspiration en rapport avec l’apparition des zombis, considérations sur ce qui peut rester des autorités et de l’administration, panorama des effets de diverses catastrophes naturelles ou industrielles (la partie qui m’a le plus intéressé), quelques PNJ, nouveaux types de zombis, nouvelles classes de perso, et quelques bricoles supplémentaires.

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Die and Let Live

L’acteur américain Clifton James, qui incarna en particulier le shériff beauf J. W. Pepper dans deux des parodies de James Bond avec Roger Moore, est mort hier. Il aurait eu 97 ans le mois prochain.

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Traveller 2017 : Les sauveteurs

Compte-rendu d’une partie de Traveller basée sur le scénario The Rescue paru dans Signs & Portents n° 55
(le nom de la campagne est toujours provisoire…)

Damien Parker, Lonyi Yundis Barek, Lerbert Von Garthel et Quentin Williamson, à bord de l’estafette En Fâcheuse Posture (matricule S001838-C), en provenance de Zircon (Marches Directes / Joyau 1110), arrivent dans le système de Pequan (Marches Directes / Joyau 1210), dépourvu de géante gazeuse mais doté d’une ceinture d’astéroïdes.
Pequan est un monde indépendant, principalement agricole, d’environ sept millions d’habitants. Le spatioport n’est qu’un simple terrain d’atterrissage. Lerbert obtient l’autorisation de ravitailler en écumant un océan, et pendant que Lonyi parvient à peine à conserver sa mise de fonds en jouant au casino et que Damien fait de l’herboristerie touristique, Lerbert et Quentin se trouvent une plage tranquille pour buller.

Vient le moment de reprendre l’espace. Les voyageurs décident de ne pas faire escale dans le système de Tremous Dex (Marches Directes / Vilis 1311), qui a la vague réputation d’héberger des pirates, et choisissent donc de passer par Rangent (Marches Directes / Vilis 1411). Mais alors qu’ils arrivent à peine en orbite, ils captent un appel de détresse provenant de Mabrin, la principale ville de Marquan, la lune de Pequan : une navette faisant la liaison avec la planète a raté son alunissage et s’est écrasée près du spatiodrome, causant d’important dégâts à la centrale électrique, coupant de ce fait l’alimentation électrique de la ville. Il n’y a donc plus sur place ni renouvellement de l’air, ni chauffage (entre autres), et des secours sont espérés d’urgence. D’autres villes de Marquan ont annoncé qu’elles envoyaient des équipes sur les lieux, mais l’estafette des aventuriers n’est qu’à une vingtaine de minutes de la ville sinistrée, et ils décident de proposer spontanément leur aide.

Mabrin occupe le fond et les parois d’un astroblème de quelques kilomètres de diamètre, le cratère de Mabrin. La ville, en grande partie souterraine, s’est développée sans aucun plan rationnel d’urbanisme autour d’une mine de monazite (minerai de lanthane dont Marquan possède d’importants gisements). La navette a percuté le réacteur électrique et provoqué une forte explosion. L’accident et le tremblement de lune qu’il a provoqué ont soulevé d’importantes quantités de poussière qui mettront des années avant de retomber, la gravité locale n’étant que d’environ 0,15 à 0,16 g.
Lorsque le vaisseau s’approche, il est rapidement contacté par Emmanuelle Astina, responsable des transmissions au centre de sécurité de Mabrin. Jeune et inexpérimentée, elle doit cependant gérer elle-même la crise et coordonner les secours, car tous les cadres importants des services municipaux ont été tués ou blessés dans l’effondrement de la tour administrative, heurtée de plein fouet par la navette et que l’explosion a fini de démolir : elle se trouve donc être la responsable la plus gradée encore en vie. Des équipes de sauvetage sont déjà à pied d’œuvre en ville, mais plusieurs groupes de personnes sont encore coincés à des endroits divers. Elle en indique deux qui lui semblent particulièrement urgents à secourir : les occupants d’un dôme résidentiel situé sur la paroi extérieure est du cratère, le Dôme du Soleil levant, et un petit groupe d’ouvriers tunneliers coincés dans le réseau souterrain sous la ville.

Les aventuriers annoncent à Emmanuelle Astina qu’ils vont secourir les habitants du dôme, qui sont une petite quarantaine (alors que les ouvriers ne sont que trois). Pendant qu’ils se rendent sur place, ils reçoivent un autre appel, émanant d’un certain Yal haut-Oylne, un noble d’origine impériale vivant dans un manoir sous dôme au sommet du cratère, qui leur demande avec insistance qu’ils viennent le secourir. À la question de Lonyi, il indique qu’il est seul dans son manoir, et s’entend répondre qu’il n’est pas prioritaire et qu’il sera secouru après les habitants du Dôme du Soleil levant. Oylne insistant, elle coupe la communication, non sans lui avoir répliqué, alors qu’il se plaignait qu’en l’absence d’électricité la température de son habitation avait baissé : « Mettez un pull ! ».

Lonyi tente de contacter les habitants du Dôme du Soleil levant, mais leur réponse est surprenante, car elle se fait traiter de terroriste et on lui dit de les laisser tranquilles. Elle se demande s’il ne s’agirait pas d’un délire lié au manque d’oxygène…
Sur la face supérieure du dôme, plusieurs lignes de fracture sont bien visibles. Lerbert pose le vaisseau de telle sorte que son sas supérieur soit à peu de distance du sas de secours inférieur du dôme. Quentin met en place un sas portable entre les deux, puis tente d’ouvrir le sas du dôme, mais il est verrouillé. Il tente d’en forcer l’ouverture, mais n’étant pas spécialiste des serrures et systèmes de sécurité, ses efforts restent infructueux. Tandis qu’il s’escrime en vain sur le mécanisme de verrouillage, Damien, qui se trouve avec lui dans le sas portable, perd patience, se téléporte à l’insu de tous de l’autre côté de la porte, la débloque de l’intérieur, puis revient derrière Quentin et lui tape sur l’épaule pour le féliciter d’avoir enfin réussi à ouvrir cette fichue écoutille.
Le sas donne sur un tunnel de service qui traverse la partie inférieure du dôme et s’ouvre dans le sol d’une coursive, qui est déserte. Entendant des voix provenant du centre du dôme, les aventuriers s’avancent dans cette direction. Lonyi remarque que deux des portes, qui donnent probablement sur des habitations, sont entrebâillées. Elle les dépasse prudemment, et un jeune gringalet d’environ dix-sept ou dix-huit ans jaillit de derrière celle de droite, la menaçant d’un pistolet et la traitant d’esclavagiste. La Darrienne parvient sans difficulté à lui faire lâcher son pistolet et à le maîtriser, et il l’implore de ne pas l’enlever. Restée cachée derrière l’autre porte, une femme d’une quarantaine d’années, elle aussi armée, est assommée d’un seul coup par Quentin. En interrogeant leurs « victimes », les voyageurs comprennent qu’un de leurs concitoyens, un dénommé Krohn, les a persuadés que l’explosion à la centrale électrique était due à un attentat terroriste, et qu’ils devaient s’organiser pour résister à des esclavagistes venant les enlever. Lonyi et Lerbert tentent en vain de leur faire entendre raison et venir à bord du vaisseau pour qu’ils soient conduits ailleurs, car le dôme perd peu à peu son atmosphère interne et va devenir inhabitable d’ici quelques heures.
Atteignant la place centrale du dôme, les aventuriers y trouvent la plupart des habitants du dôme, rassemblés autour d’un orateur debout sur le piédestal d’une statue. Il s’agit d’un homme d’une cinquantaine d’années, bien bâti et faisant preuve d’un magnétisme certain. Il harangue la foule, lui expliquant que Mabrin est attaquée par des terroristes, que des esclavagistes viennent enlever les habitants, et qu’ils doivent s’organiser pour leur résister. Lonyi l’interpelle et démonte ses arguments un par un, mais l’individu (qui est bien le fameux Eneri Krohn évoqué par l’adolescent) a de la répartie, et insiste sur le fait que le discours de la Darrienne est « exactement ce que je dirais si j’étais un esclavagiste venu enlever les habitants ! ». Le doute est toutefois semé dans l’esprit de la foule, d’autant que Lerbert et Damien insistent sur le fait que des esclavagistes n’emploieraient pas un vaisseau aussi ridiculement petit qu’un Sulieman pour accomplir leurs basses besognes. Perdant patience, Lerbert finit par indiquer la voie d’accès au vaisseau, en indiquant que ceux qui veulent partir par ce moyen sont libres de le suivre, que le décollage aura lieu dans vingt minutes, et que les premiers arrivés auront droit à un café. Puis les voyageurs rebroussent chemin et regagnent leur bord.
Peu à peu, les habitants du dôme les rejoignent. Les premiers arrivés sont installés dans le carré de l’équipage, les autres (dont Krohn lui-même) entassés dans la soute. Lonyi contacte alors Emmanuelle Astina pour savoir où il faut les déposer. « Ça dépend », lui répond cette dernière. « Est ce que votre pilote est doué ? » Lonyi ayant confirmé que Lerbert sera en mesure de poser En Fâcheuse Posture dans un mouchoir de poche, ou plus précisément sur l’étroite zone à peu près dégagée et encore utilisable du spatiodrome, elle lui demande d’emmener les rescapés ici, où des équipes de secours pourront les prendre en charge et les mettre en lieu sûr.

L’emplacement est effectivement étroit, mais Lerbert se pose sans difficulté. Le spatiodrome est dans un état lamentable : le sol s’est affaissé, plusieurs hangars se sont effondrés, il y a des gravats partout, et la carcasse de la navette accidentée gît à peu de distance, écrasée sur des transformateurs électriques.
Tandis que les habitants du dôme débarquent et sont pris en charge, et que Lonyi (qui n’a pas manqué de faire remarquer à Eneri Krohn à quel point il s’était fourvoyé dans son évaluation de la situation, ce à quoi celui-ci, qui n’a pu qu’acquiescer, lui a quand même répondu que « Vous admettrez que compte tenu du peu d’informations que nous avions, c’était un raisonnement parfaitement compréhensible ») ne répond plus au harcèlement téléphonique de Yal haut-Oylne qui insiste pour qu’on vienne le secourir de toute urgence, Quentin propose de se rendre avec son robot à la centrale électrique : s’il parvenait à rétablir l’électricité, cela remettrait en route le recyclage de l’air et le chauffage, et procurerait donc aux survivants des conditions bien meilleures. En outre, le fait que la génératrice auxiliaire n’ait pas pris le relais du réacteur principal lui semble étrange.
Après avoir prudemment traversé les décombres en combinaison spatiale et évalué les dégâts, Quentin réalise que la génératrice auxiliaire semble fonctionner correctement : l’accident a simplement arraché ou détruit une partie de sa connexion au réseau électrique de Mabrin. Il donne les instructions nécessaires à son robot pour qu’il procède aux réparations, puis rejoint Lonyi et Lerbert pour aller tenter de secourir les ouvriers bloqués dans leur tunnel. Pendant ce temps, Damien, agacé par les appels incessants de Oylne pour qu’on vienne le secourir, décide d’y aller seul en aéromobile (après avoir infructueusement tenté d’obtenir de Lerbert qu’il lui prête sa motograv).

En raison de l’épais nuage de poussière qui stagne sur la ville, il n’est pas possible de circuler rapidement en aéromobile, la visibilité étant quasiment nulle. Damien prend donc de l’altitude pour ne pas risquer de percuter un obstacle, puis redescend au niveau du dôme habité par Oylne, situé sur la lèvre du cratère, plus haut que le Dôme du Soleil levant, ce qui lui permet en temps normal d’avoir vue sur les deux côtés (la ville et l’extérieur) ; vue désormais durablement gâchée par la poussière.
Damien se pose au pied de la colonne d’accès qui monte à flanc de cratère vers le manoir situé plusieurs centaines de mètres plus haut. Elle est constituée d’un ascenseur central autour duquel s’enroule un LONG escalier en colimaçon, dont il entreprend l’ascension, pas spécialement fatigante du fait de la gravité réduite, mais lente. Alors qu’il arrive dans le dernier quart de la montée, il entend au dessus de lui des bruits de chocs métalliques répétés. Il semble que des gens soient en train de s’acharner sur le sas d’accès au dôme. Profitant d’un énième appel de Oylne, Damien lui demande qui sont les gens qui se trouvent à sa porte, mais le noble n’est au courant de rien.

Les trois autres aventuriers ont établi un contact avec Childéric Varner, le chef du groupe de trois ouvriers coincés au fond des tunnels par un sas qui refuse de s’ouvrir depuis le tremblement de lune, qui a réussi à contacter la surface en connectant son communicateur à une fibre optique. Il explique la situation à Lonyi, et recommande, étant donnée l’instabilité actuelle de certains tunnels suite à la catastrophe, que les sauveteurs ne prennent pas le risque de descendre eux-mêmes pour tenter de les dégager, mais qu’ils se rendent plutôt au centre de contrôle souterrain, où se trouvent deux robots tunneliers qu’ils pourraient envoyer à leur place (munis d’étais gravitiques) en suivant à distance leur progression sur les écrans de contrôle. Guidés par les explications de Childéric Varner, les trois voyageurs atteignent le centre, où ils peuvent consulter un grand plan du réseau souterrain de Mabrin, plan sur lequel clignote une lumière rouge avertissant que le sol sous le spatiodrome risque de s’affaisser d’un moment à l’autre. Lerbert retourne rapidement là-bas pour faire décoller le vaisseau, allégeant ainsi un peu le poids supporté par la zone et mettant surtout l’appareil hors du danger d’un brusque effondrement, tandis que Quentin envoie l’un des robots tunneliers étayer la zone à risque, et le deuxième secourir les trois ouvriers coincés, qui n’ont plus que quelques dizaines de minutes d’air dans leurs combinaisons.

Les branchements ayant été rétablis par le robot de Quentin, l’électricité revient dans Mabrin. L’air se remet à circuler, le chauffage est rétabli, la gravité remonte à environ 0,7 g, et les galeries de la ville souterraine, jusqu’alors bien ternes et éclairées uniquement par l’orange des lumières de secours, retrouvent un aspect bien plus agréable : des hologrammes de ciel bleu cachent les plafonds et d’autres recouvrent les parois d’une végétation luxuriante.

Informé par Damien des présences suspectes au-dessus de lui dans l’escalier de chez Oylne, Lerbert pose le vaisseau à l’extérieur du cratère et se rend en motograv au pied de la colonne d’accès au manoir. Il rejoint son camarade, non sans avoir pris au préalable la précaution de lui apporter un fusil et de s’armer lui-même d’un pistolet.

Les deux autres aventuriers suivent la progression des deux robots tunneliers grâce à leurs caméras embarquées. Depuis la salle de contrôle, Quentin guide leurs interventions. Le voyant rouge s’éteint finalement sur le grand plan du réseau. Quant au sas derrière lequel les trois ouvriers sont bloqués, il avait simplement été coincé par l’affaissement de la galerie, et les étais gravitiques permettent de l’ouvrir à nouveau, in extremis. Sur les caméras de contrôle, Lonyi et son camarade voient Childéric Varner et ses deux compagnons (une femme et un homme) émerger du sas, retirer les casques de leurs combinaisons, et aspirer goulûment l’air du réseau de tunnels, dont l’odeur n’est pourtant pas particulièrement agréable.

Lerbert et Damien entendent au-dessus d’eux le sas du manoir s’ouvrir. Ils montent rapidement en haut de l’escalier. La porte est richement ornée et lourdement blindée, et son mécanisme porte des traces d’effraction. Les deux hommes franchissent le sas et pénètrent à l’intérieur du manoir. Tout ici est cossu et luxueux, les murs sont lambrissés, d’épais tapis recouvrent les sols, et les pièces sont richement meublées et décorées d’œuvres d’art.
Suivant les traces noirâtres sur les tapis, puis un cri féminin chargé de haine « Prends ça, pourriture capitaliste ! » aussitôt suivi par des bruits de violence, ils gravissent plusieurs étages dans l’escalier monumental et finissent par déboucher tout en haut du dôme, dans une salle circulaire aux parois entièrement vitrées, avec plusieurs lunettes permettant d’observer dans toutes les directions et quelques bibelots et statues. Devant eux, quatre individus sont en train de s’acharner sur un gros homme à terre vêtu d’une robe ample décorée de broderies dorées mais les pieds nus : un costaud, un avec un fusil en bandoulière, un plus fluet et un Vargr brandissant un grand coutelas. Chacun des agresseurs a un pistolet à la ceinture.
Arrivant l’arme au poing, Lerbert leur intime de cesser les violences et de lâcher leurs armes, faisant suivre son injonction d’un tir de semonce. Si le costaud lâche l’homme à terre et si le fluet (qui s’avère être une fluette, une très jeune femme d’environ dix-sept ou dix-huit ans) se fige, les deux autres ne semblent pas décidés à obéir. L’homme portant un fusil tente de dégainer son pistolet. Lerbert fait feu une nouvelle fois et le touche au cou, le blessant grièvement, puis il pointe son arme sur le Vargr. Ce dernier, qui s’est mis à couvert derrière sa victime, se montrant menaçant, Lerbert se voit contraint de faire feu deux fois sur lui ; il le rate la première fois, puis le touche à la hanche. Le malfrat manifeste quelques velléités de continuer à se montrer agressif, mais il finit par se calmer.
Damien se précipite au secours de l’homme blessé par Lerbert, dont la blessure est grave et extrêmement mal placée. Il mobilise le costaud pour assurer tant bien que mal la compression tandis qu’il prodigue les premiers soins au Vargr, mais la situation nécessite une intervention chirurgicale de toute urgence. Par l’intermédiaire de Lonyi, les deux aventuriers demandent à Emmanuelle Astina l’envoi urgent de plusieurs ambulances et de forces de police. Yal haut-Oylne ne souffre que de contusions mineures mais est extrêmement choqué. Bien qu’indemne physiquement, la jeune femme semble elle aussi être fortement choquée par la scène d’une extrême violence qui vient de se dérouler, et à laquelle elle a pourtant pris part…
Ambulances et police arrivent. Tandis que les blessés sont pris en charge, Lerbert remet spontanément son arme aux policiers, qui embarquent tous les valides et les ramènent au poste pour les interroger séparément.
Damien est rapidement libéré. Lerbert reste incarcéré deux jours, mais compte tenu de l’implication décisive des aventuriers dans la gestion des conséquences de la catastrophe et des circonstances dans lesquelles il a fait usage de son arme (précédant chaque tir d’un coup de semonce (même si la seconde fois c’était involontaire, il insiste sur cet argument)), les enquêteurs font une légère entorse à la procédure, ne retiennent aucune charge contre lui et, après avoir enregistré son témoignage exhaustif, l’autorisent à quitter le système de Pequan. Soulagé (même s’il aurait accepté sans protester les conséquences pénales de ses actions), Lerbert s’inquiète par contre pour Tish Matuzak, la jeune femme qui faisait partie du groupe d’agresseurs. En effet, si les trois autres étaient là pour commettre un cambriolage crapuleux (si possible avec violence pour le Vargr Pit-Bill) sous le couvert de la situation anarchique régnant à Mabrin pendant la catastrophe, elle n’est pour sa part qu’une jeune idéaliste de Pequan que de mauvaises fréquentations ont amené à participer à un acte de banditisme alors qu’elle voulait simplement faire un geste politique engagé, contre le siphonnage des richesses produites sur sa planète par les élites installées sur Marquan qui selon elle s’engraissent sur le dos du peuple pequanais. Il espère qu’elle bénéficiera d’un bon avocat qui saura lui obtenir la clémence du tribunal.
Quant aux malfrats qu’il avait blessés, tous les deux ont survécu.

Au final, en dehors des pertes directement liées à l’accident, il n’y aura eu que deux morts à Mabrin avant que la situation ne soit à nouveau sous contrôle. Par leur participation très active aux opérations de secours, les aventuriers sont considérés comme des héros et chaleureusement remerciés. Ils décident de continuer leur voyage, et partent pour Rangent sans attendre la tenue du procès des agresseurs de Yal haut-Oylne.

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Traveller 2017 : Orbite de collision

Compte-rendu d’une partie de Traveller basée sur l’Amber Zone Critical Vector parue dans le n° 20 du JTAS
(le nom de la campagne est toujours provisoire…)

Damien Parker, Lonyi Yundis Barek, Lerbert Von Garthel et Quentin Williamson, partis du Saillant de Joyau à bord de l’estafette En Fâcheuse Posture (matricule S001838-C), poursuivent leur périple en direction inverse, vers l’Abysse ou le sous-secteur frontalier de Regina. Ils quittent Quar (Marches Directes / Chronor 0808) pour Gougeste (Marches Directes / Joyau 0909), emportant une petite cargaison de pièces informatiques à destination de ce dernier système.
Gougeste est un monde indépendant d’à peine plus de 4.000 km de diamètre et 400.000 habitants, appartenant à la Société d’Exploitation Coloniale Dagukaan, qui se contente d’en exploiter les ressources sans véritablement s’intéresser à l’administration de la colonie. L’atmosphère est polluée par les rejets industriels, et si les sites importants pour l’entreprise (mines, usines et autres) sont à peu près sûrs du fait de la présence de ses forces de sécurité, c’est la loi du plus fort qui règne un peu partout sur le reste de la planète.

Le saut se passe sans encombre, et une semaine plus tard le vaisseau arrive dans le système de Gougeste, où les communications captées tournent principalement autour d’un seul et unique sujet : le Fléau, un astéroïde de 5 km de diamètre récemment détecté dont la trajectoire, coupant le plan de l’écliptique avec un angle important, va le conduire à heurter la planète dans quelques jours, avec les conséquences cataclysmiques que l’on imagine.
Lerbert met le cap sur la planète qui, en l’absence de géante gazeuse, est le seul endroit où il lui sera possible de faire du carburant. Dès qu’En Fâcheuse Posture est détecté par les autochtones, il reçoit un appel émanant du bureau exécutif de la Dagukaan, lui annonçant qu’étant le seul vaisseau présent actuellement dans le système, il est réquisitionné pour détruire (ou au moins détourner) l’astéroïde. Lonyi ne s’en laisse pas si facilement compter, et bien vite son interlocutrice rabat son caquet, la réquisition se transformant en une demande d’aide. Agacés par l’attitude initiale des autorités, les aventuriers décident de faire passer leur bon cœur après leur portefeuille, et la Darrienne négocie âprement un contrat par lequel la Dagukaan s’engage à les payer 15.000 Crédits, à prendre en charge la réparation d’éventuels dégâts subis lors des opérations, à assurer le ravitaillement de l’estafette en carburant et à fournir un jeu de filtres à air neuf et une aéromobile (une LSP Sirvaan décapotable) ; en échange de quoi les voyageurs acceptent d’aller faire sauter des charges explosives (elles aussi fournies par la Dagukaan) sur le Fléau pour le détruire ou le dévier. Ils demandent en outre que deux mineurs les accompagnent pour implanter les explosifs, et qu’on mette à leur disposition une tente pressurisée et des bonbonnes d’air comprimé : car étant donnée la faible contenance de la soute d’En Fâcheuse Posture, ils prévoient d’acheminer plusieurs chargements d’explosifs, et pendant que le vaisseau fera les allers-retours entre la planète et l’astéroïde, Damien (qui a de bonnes connaissances en géologie) et les deux mineurs resteront là-bas pour y poser les charges.

Lerbert se pose sur l’unique spatioport de Gougeste. Lors de la descente depuis l’orbite, les voyageurs constatent qu’une foule importante s’est massée autour de la zone d’atterrissage, contenue à grand peine par un cordon de sécurité. La cargaison informatique est vite déchargée, et remise à son destinataire par Lonyi. Cette dernière est interpellée par plusieurs personnes dans la foule : les unes veulent embarquer à bord de l’estafette pour fuir la catastrophe imminente (l’impact aura lieu dans quatre jours), d’autres sont des journalistes qui veulent l’interviewer ou monter à bord pour faire un reportage sur les opérations. Elle oppose à tous une fin de non recevoir (ce qui ne l’empêche pas de recevoir de nombreux appels de candidats à l’émigration, proposant des sommes de plus en plus astronomiques en échange d’une place à bord).
Lerbert, Quentin et Damien réfléchissent à une façon d’optimiser le transport des explosifs, par exemple en arrimant des conteneurs à l’extérieur du vaisseau ; mais ils n’ont pas de filet pour un transport de ce genre. Lerbert demande à ce qu’un lance-missiles leur soit prêté à leur retour : il compte l’arrimer aux points d’ancrage sur la coque de l’estafette, et s’en servir si nécessaire pour finir le travail.
Une fois les deux mineurs (Clément Jobert et Rishar Kugushuur) et une pleine soute d’explosifs embarqués, Lerbert décolle pour l’astéroïde, qu’il atteint en une douzaine d’heures à accélération maximale. Pendant la phase d’approche, Damien réalise une cartographie 3D du Fléau avec les appareils scientifiques du bord. L’astéroïde est un gros caillou sans valeur minière, mais il présente une profonde crevasse au fond de laquelle les forages pour l’implantation des explosifs permettraient une efficacité accrue. Les épaves pulvérisées de deux vaisseaux de défense intra-système qui s’y sont manifestement écrasées sont visibles à sa surface, ce qui intrigue les aventuriers, qui soupçonnent un coup fourré. Mais Clément Jobert et Rishar Kugushuur leur expliquent que, quand le Fléau a été détecté, les deux appareils (soit toute la flotte de défense de Gougeste) ont été envoyés pour le détruire à coups de missiles et d’explosifs, une mission qui a malheureusement échoué.
Le débarquement de la cargaison, de Damien et des deux mineurs est réalisé aussi vite que possible, avec l’aide du robot de Quentin, puis de l’aéromobile pour l’acheminement des charges vers leurs futurs emplacements, puis Lerbert remet le cap sur Gougeste tandis que le géologue de service et les deux mineurs, abondamment dopés pour ne pas avoir besoin de perdre du temps à dormir, se mettent immédiatement au travail.
Une fois l’emplacement des charges choisi, Damien laisse ses deux compagnons travailler, et se met à la recherche des enregistreurs de vol des deux VDIS écrasés. Il parvient à en retrouver un. Il semble que les charges explosives alors déposées aient eu un problème, que l’un des vaisseaux ait tenté sans succès de détourner le Fléau par des tirs de missiles, sur lequel il s’est finalement écrasé, ce qui a provoqué son explosion, qui a à son tour provoqué l’écrasement et l’explosion du second appareil.

Le nouvel atterrissage sur Gougeste se fait dans des conditions plus délicates que le premier : les forces de sécurité de la Dagukaan ont de plus en plus de mal à maintenir à distance la foule des gens qui voudraient embarquer à bord du seul moyen disponible pour quitter la planète condamnée. Les sommes proposées en échange d’une place à bord se chiffrent parfois en millions de crédits. Lerbert sort superviser le chargement des explosifs et l’installation du lance-missiles avec un fusil dans les mains, pour impressionner ceux qui auraient des velléités de profiter des circonstances pour se ruer à bord.

Quentin et Lerbert estiment que la quantité d’explosifs acheminée sur l’astéroïde ne garantit pas des chances de succès suffisamment élevées, et qu’un troisième chargement est nécessaire. Lerbert demande à ce qu’il soit effectué, non pas au spatioport, mais dans une installation plus sécurisée, et on le fait se poser au cœur d’un dépôt de munitions, où du personnel de la sécurité de la Dagukaan procède au nouveau chargement (en l’absence de foule cette fois). Un manutentionnaire ayant tenté de se cacher au fond de la soute est débusqué et sorti manu militari par Lerbert, avant que le vaisseau ne reparte en direction de l’astéroïde.

Il reste environ deux jours avant l’impact lorsque les charges soigneusement disposées sur le Fléau sont mises à feu. Sous l’effet des explosions, le massif astéroïde se brise en plusieurs morceaux, qui sont tous, soit trop petits pour traverser l’atmosphère de Gougeste sans se consumer intégralement, soit sur des trajectoires qui ne les amènent plus à toucher la planète. La mission étant un brillant succès, les aventuriers retournent sur Gougeste pour y ramener les deux mineurs et percevoir ce qui leur avait été promis (le lance-missiles, n’ayant été que prêté, est démonté sans avoir servi). Lonyi en profite pour vendre des enregistrements vidéos des opérations aux chaînes de télévision locales (elle découvre ainsi que l’un des prétendus journalistes qui avaient demandé à monter à bord pour faire un reportage n’en était pas un, mais simplement quelqu’un qui souhaitait par ce stratagème échapper à la catastrophe).

Ne souhaitant pas s’éterniser sur une planète où le maintien de l’ordre n’est pas assuré et la violence un risque permanent, les voyageurs repartent sans traîner (malgré un contretemps au moment du saut, lié à un problème de réglage des moteurs par Quentin) vers Zircon (Marches Directes / Joyau 1110), l’un des trois mondes de la Fédération d’Arden.

Une semaine plus tard, En Fâcheuse Posture émerge dans le système de Zircon, où il est arraisonné par une corvette douanière de la Fédération, qui procède à un contrôle de routine avant de le laisser repartir. Lerbert ravitaille en hydrogène en écumant l’atmosphère de l’une des quatre géantes gazeuses, puis les aventuriers décident de continuer leur route en direction de Pequan (Marches Directes / Joyau 1210), car la présence sur Zircon de nombreuses plantes dont le pollen est particulièrement allergisant ne leur donne pas spécialement envie d’aller faire du tourisme affublés de respirateurs (Pequan a été préféré comme destination à Tremous Dex (Marches Directes / Vilis 1311), car ce dernier système a vaguement la réputation d’héberger des pirates).

Au moment de repartir vers Pequan, un nouveau problème de réglage des moteurs par Quentin empêche l’estafette de sauter. Le mécanicien procède à de nouveaux réglages, sans plus de succès : le vaisseau brûle de l’hydrogène mais ne saute pas. Lerbert doit retourner ravitailler, et Quentin se demande si le collègue de Joyau qui lui avait glissé qu’il serait peut-être temps de songer à envoyer En Fâcheuse Posture à la casse n’avait pas raison…

La troisième tentative de saut est la bonne, et une semaine plus tard, les voyageurs émergent dans le système de Pequan.

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Périodicité irrégulière

Après une interruption de plus de trois ans et demi, un nouveau numéro (le 7) du zine pour 2300 AD Colonial Times vient de sortir.
Visuellement, ça claque toujours (je n’ai pour l’instant fait que le feuilleter). Mais l’auteur cherche des repreneurs, ce qui n’est guère encourageant pour l’avenir du zine…

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Une bannière en berne

Ça faisait pas loin d’un mois qu’il n’y avait pas eu de décès signalé ici, mais ça ne me manquait pas spécialement…

Banner Thomas, le premier bassiste de Molly Hatchet, est mort lundi dernier. Il avait 63 ans.

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Un chantier d’urbanisme qui avance bien

Voici un premier aperçu des textes du nouveau Laelith (je suis un peu déçu, il n’y a rien dont je sois l’auteur, alors que c’est une partie sur laquelle j’ai bossé…).

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Masseur ou ma fille ?

Suite à une proposition lancée par mon adjointe tout à l’heure à la pause de midi, la conversation est partie sur l’idée de payer les services d’un kiné pour nous retaper une fois par semaine et réduire ainsi les TMS dont la plupart d’entre-nous souffrons à des degrés divers (l’idée est bonne (quoique une fois par semaine me semble être une fréquence insuffisante, si j’en juge par les séances que je suis actuellement, dont une grosse journée de boulot suffit à réduire quasiment à néant les effets bénéfiques), mais sa mise en application restera du domaine du rêve éveillé). Mon équipe étant en grande majorité féminine (et les trois personnes présentes avec moi dans le bureau à ce moment là étant des femmes), mon adjointe précisait qu’il devrait s’agir d’un homme, et j’ai bien entendu pris le contre-pied en déclarant qu’il fallait au contraire qu’il s’agisse d’une femme ; et il n’en a pas fallu beaucoup de leur part pour que je précise « à forte poitrine ».
Et c’est là que la benjamine de l’équipe (et dernière arrivée) s’est lâchée en me sortant une réflexion dont je n’ai malheureusement pas retenu la formulation exacte, mais qui pouvait grosso modo être interprétée comme des avances à mon égard ; du fait que des trois femmes présentes, elle était la plus jeune (la seule jeune, d’ailleurs, même si les deux autres sont moins âgées que moi et si c’est dans la tête que ça se passe) et la plus développée mammairement.
Comme je m’étais jusqu’à présent rigoureusement abstenu de lui faire des réflexions grivoises (elle a largement l’âge d’être ma fille, et cette différence de générations fait que je ne me sentais pas autorisé à plaisanter sur ce sujet), j’ai été carrément surpris (et mon adjointe aussi, d’ailleurs). Un instant, j’ai hésité à lui renvoyer la balle, mais pour la raison évoquée dans ma parenthèse, j’ai préféré éviter. Mais ce n’étais pourtant pas l’envie qui m’en manquait ; d’autant que, si j’avais eu une vingtaine d’années de moins et si on ne travaillait pas ensemble (no zob in job est du simple bon sens), elle n’aurait pas eu à me dire deux fois ce genre de choses…
J’espère qu’elle n’aura pas mal pris cette différence de « traitement » avec certaines de ses collègues…
N’empêche que ça m’aura amusé pour l’après-midi.

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C’était pas le vrai Far West

Le financement participatif pour la deuxième édition d’Aces & Eights a été lancé (et il est déjà largement financé).
N’ayant toujours pas trouvé le temps de lire la première édition (et ayant par ailleurs eu quelques dépenses imprévues ces derniers temps, et d’autres pas prévues au départ étant à venir), je pense que je vais faire l’impasse.

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