Traveller 2017 : Orbite de collision

Compte-rendu d’une partie de Traveller basée sur l’Amber Zone Critical Vector parue dans le n° 20 du JTAS
(le nom de la campagne est toujours provisoire…)

Damien Parker, Lonyi Yundis Barek, Lerbert Von Garthel et Quentin Williamson, partis du Saillant de Joyau à bord de l’estafette En Fâcheuse Posture (matricule S001838-C), poursuivent leur périple en direction inverse, vers l’Abysse ou le sous-secteur frontalier de Regina. Ils quittent Quar (Marches Directes / Chronor 0808) pour Gougeste (Marches Directes / Joyau 0909), emportant une petite cargaison de pièces informatiques à destination de ce dernier système.
Gougeste est un monde indépendant d’à peine plus de 4.000 km de diamètre et 400.000 habitants, appartenant à la Société d’Exploitation Coloniale Dagukaan, qui se contente d’en exploiter les ressources sans véritablement s’intéresser à l’administration de la colonie. L’atmosphère est polluée par les rejets industriels, et si les sites importants pour l’entreprise (mines, usines et autres) sont à peu près sûrs du fait de la présence de ses forces de sécurité, c’est la loi du plus fort qui règne un peu partout sur le reste de la planète.

Le saut se passe sans encombre, et une semaine plus tard le vaisseau arrive dans le système de Gougeste, où les communications captées tournent principalement autour d’un seul et unique sujet : le Fléau, un astéroïde de 5 km de diamètre récemment détecté dont la trajectoire, coupant le plan de l’écliptique avec un angle important, va le conduire à heurter la planète dans quelques jours, avec les conséquences cataclysmiques que l’on imagine.
Lerbert met le cap sur la planète qui, en l’absence de géante gazeuse, est le seul endroit où il lui sera possible de faire du carburant. Dès qu’En Fâcheuse Posture est détecté par les autochtones, il reçoit un appel émanant du bureau exécutif de la Dagukaan, lui annonçant qu’étant le seul vaisseau présent actuellement dans le système, il est réquisitionné pour détruire (ou au moins détourner) l’astéroïde. Lonyi ne s’en laisse pas si facilement compter, et bien vite son interlocutrice rabat son caquet, la réquisition se transformant en une demande d’aide. Agacés par l’attitude initiale des autorités, les aventuriers décident de faire passer leur bon cœur après leur portefeuille, et la Darrienne négocie âprement un contrat par lequel la Dagukaan s’engage à les payer 15.000 Crédits, à prendre en charge la réparation d’éventuels dégâts subis lors des opérations, à assurer le ravitaillement de l’estafette en carburant et à fournir un jeu de filtres à air neuf et une aéromobile (une LSP Sirvaan décapotable) ; en échange de quoi les voyageurs acceptent d’aller faire sauter des charges explosives (elles aussi fournies par la Dagukaan) sur le Fléau pour le détruire ou le dévier. Ils demandent en outre que deux mineurs les accompagnent pour implanter les explosifs, et qu’on mette à leur disposition une tente pressurisée et des bonbonnes d’air comprimé : car étant donnée la faible contenance de la soute d’En Fâcheuse Posture, ils prévoient d’acheminer plusieurs chargements d’explosifs, et pendant que le vaisseau fera les allers-retours entre la planète et l’astéroïde, Damien (qui a de bonnes connaissances en géologie) et les deux mineurs resteront là-bas pour y poser les charges.

Lerbert se pose sur l’unique spatioport de Gougeste. Lors de la descente depuis l’orbite, les voyageurs constatent qu’une foule importante s’est massée autour de la zone d’atterrissage, contenue à grand peine par un cordon de sécurité. La cargaison informatique est vite déchargée, et remise à son destinataire par Lonyi. Cette dernière est interpellée par plusieurs personnes dans la foule : les unes veulent embarquer à bord de l’estafette pour fuir la catastrophe imminente (l’impact aura lieu dans quatre jours), d’autres sont des journalistes qui veulent l’interviewer ou monter à bord pour faire un reportage sur les opérations. Elle oppose à tous une fin de non recevoir (ce qui ne l’empêche pas de recevoir de nombreux appels de candidats à l’émigration, proposant des sommes de plus en plus astronomiques en échange d’une place à bord).
Lerbert, Quentin et Damien réfléchissent à une façon d’optimiser le transport des explosifs, par exemple en arrimant des conteneurs à l’extérieur du vaisseau ; mais ils n’ont pas de filet pour un transport de ce genre. Lerbert demande à ce qu’un lance-missiles leur soit prêté à leur retour : il compte l’arrimer aux points d’ancrage sur la coque de l’estafette, et s’en servir si nécessaire pour finir le travail.
Une fois les deux mineurs (Clément Jobert et Rishar Kugushuur) et une pleine soute d’explosifs embarqués, Lerbert décolle pour l’astéroïde, qu’il atteint en une douzaine d’heures à accélération maximale. Pendant la phase d’approche, Damien réalise une cartographie 3D du Fléau avec les appareils scientifiques du bord. L’astéroïde est un gros caillou sans valeur minière, mais il présente une profonde crevasse au fond de laquelle les forages pour l’implantation des explosifs permettraient une efficacité accrue. Les épaves pulvérisées de deux vaisseaux de défense intra-système qui s’y sont manifestement écrasées sont visibles à sa surface, ce qui intrigue les aventuriers, qui soupçonnent un coup fourré. Mais Clément Jobert et Rishar Kugushuur leur expliquent que, quand le Fléau a été détecté, les deux appareils (soit toute la flotte de défense de Gougeste) ont été envoyés pour le détruire à coups de missiles et d’explosifs, une mission qui a malheureusement échoué.
Le débarquement de la cargaison, de Damien et des deux mineurs est réalisé aussi vite que possible, avec l’aide du robot de Quentin, puis de l’aéromobile pour l’acheminement des charges vers leurs futurs emplacements, puis Lerbert remet le cap sur Gougeste tandis que le géologue de service et les deux mineurs, abondamment dopés pour ne pas avoir besoin de perdre du temps à dormir, se mettent immédiatement au travail.
Une fois l’emplacement des charges choisi, Damien laisse ses deux compagnons travailler, et se met à la recherche des enregistreurs de vol des deux VDIS écrasés. Il parvient à en retrouver un. Il semble que les charges explosives alors déposées aient eu un problème, que l’un des vaisseaux ait tenté sans succès de détourner le Fléau par des tirs de missiles, sur lequel il s’est finalement écrasé, ce qui a provoqué son explosion, qui a à son tour provoqué l’écrasement et l’explosion du second appareil.

Le nouvel atterrissage sur Gougeste se fait dans des conditions plus délicates que le premier : les forces de sécurité de la Dagukaan ont de plus en plus de mal à maintenir à distance la foule des gens qui voudraient embarquer à bord du seul moyen disponible pour quitter la planète condamnée. Les sommes proposées en échange d’une place à bord se chiffrent parfois en millions de crédits. Lerbert sort superviser le chargement des explosifs et l’installation du lance-missiles avec un fusil dans les mains, pour impressionner ceux qui auraient des velléités de profiter des circonstances pour se ruer à bord.

Quentin et Lerbert estiment que la quantité d’explosifs acheminée sur l’astéroïde ne garantit pas des chances de succès suffisamment élevées, et qu’un troisième chargement est nécessaire. Lerbert demande à ce qu’il soit effectué, non pas au spatioport, mais dans une installation plus sécurisée, et on le fait se poser au cœur d’un dépôt de munitions, où du personnel de la sécurité de la Dagukaan procède au nouveau chargement (en l’absence de foule cette fois). Un manutentionnaire ayant tenté de se cacher au fond de la soute est débusqué et sorti manu militari par Lerbert, avant que le vaisseau ne reparte en direction de l’astéroïde.

Il reste environ deux jours avant l’impact lorsque les charges soigneusement disposées sur le Fléau sont mises à feu. Sous l’effet des explosions, le massif astéroïde se brise en plusieurs morceaux, qui sont tous, soit trop petits pour traverser l’atmosphère de Gougeste sans se consumer intégralement, soit sur des trajectoires qui ne les amènent plus à toucher la planète. La mission étant un brillant succès, les aventuriers retournent sur Gougeste pour y ramener les deux mineurs et percevoir ce qui leur avait été promis (le lance-missiles, n’ayant été que prêté, est démonté sans avoir servi). Lonyi en profite pour vendre des enregistrements vidéos des opérations aux chaînes de télévision locales (elle découvre ainsi que l’un des prétendus journalistes qui avaient demandé à monter à bord pour faire un reportage n’en était pas un, mais simplement quelqu’un qui souhaitait par ce stratagème échapper à la catastrophe).

Ne souhaitant pas s’éterniser sur une planète où le maintien de l’ordre n’est pas assuré et la violence un risque permanent, les voyageurs repartent sans traîner (malgré un contretemps au moment du saut, lié à un problème de réglage des moteurs par Quentin) vers Zircon (Marches Directes / Joyau 1110), l’un des trois mondes de la Fédération d’Arden.

Une semaine plus tard, En Fâcheuse Posture émerge dans le système de Zircon, où il est arraisonné par une corvette douanière de la Fédération, qui procède à un contrôle de routine avant de le laisser repartir. Lerbert ravitaille en hydrogène en écumant l’atmosphère de l’une des quatre géantes gazeuses, puis les aventuriers décident de continuer leur route en direction de Pequan (Marches Directes / Joyau 1210), car la présence sur Zircon de nombreuses plantes dont le pollen est particulièrement allergisant ne leur donne pas spécialement envie d’aller faire du tourisme affublés de respirateurs (Pequan a été préféré comme destination à Tremous Dex (Marches Directes / Vilis 1311), car ce dernier système a vaguement la réputation d’héberger des pirates).

Au moment de repartir vers Pequan, un nouveau problème de réglage des moteurs par Quentin empêche l’estafette de sauter. Le mécanicien procède à de nouveaux réglages, sans plus de succès : le vaisseau brûle de l’hydrogène mais ne saute pas. Lerbert doit retourner ravitailler, et Quentin se demande si le collègue de Joyau qui lui avait glissé qu’il serait peut-être temps de songer à envoyer En Fâcheuse Posture à la casse n’avait pas raison…

La troisième tentative de saut est la bonne, et une semaine plus tard, les voyageurs émergent dans le système de Pequan.

Publié dans JdR | Marqué avec , | 3 commentaires

Périodicité irrégulière

Après une interruption de plus de trois ans et demi, un nouveau numéro (le 7) du zine pour 2300 AD Colonial Times vient de sortir.
Visuellement, ça claque toujours (je n’ai pour l’instant fait que le feuilleter). Mais l’auteur cherche des repreneurs, ce qui n’est guère encourageant pour l’avenir du zine…

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

Une bannière en berne

Ça faisait pas loin d’un mois qu’il n’y avait pas eu de décès signalé ici, mais ça ne me manquait pas spécialement…

Banner Thomas, le premier bassiste de Molly Hatchet, est mort lundi dernier. Il avait 63 ans.

Publié dans Zique | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Un chantier d’urbanisme qui avance bien

Voici un premier aperçu des textes du nouveau Laelith (je suis un peu déçu, il n’y a rien dont je sois l’auteur, alors que c’est une partie sur laquelle j’ai bossé…).

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

Masseur ou ma fille ?

Suite à une proposition lancée par mon adjointe tout à l’heure à la pause de midi, la conversation est partie sur l’idée de payer les services d’un kiné pour nous retaper une fois par semaine et réduire ainsi les TMS dont la plupart d’entre-nous souffrons à des degrés divers (l’idée est bonne (quoique une fois par semaine me semble être une fréquence insuffisante, si j’en juge par les séances que je suis actuellement, dont une grosse journée de boulot suffit à réduire quasiment à néant les effets bénéfiques), mais sa mise en application restera du domaine du rêve éveillé). Mon équipe étant en grande majorité féminine (et les trois personnes présentes avec moi dans le bureau à ce moment là étant des femmes), mon adjointe précisait qu’il devrait s’agir d’un homme, et j’ai bien entendu pris le contre-pied en déclarant qu’il fallait au contraire qu’il s’agisse d’une femme ; et il n’en a pas fallu beaucoup de leur part pour que je précise « à forte poitrine ».
Et c’est là que la benjamine de l’équipe (et dernière arrivée) s’est lâchée en me sortant une réflexion dont je n’ai malheureusement pas retenu la formulation exacte, mais qui pouvait grosso modo être interprétée comme des avances à mon égard ; du fait que des trois femmes présentes, elle était la plus jeune (la seule jeune, d’ailleurs, même si les deux autres sont moins âgées que moi et si c’est dans la tête que ça se passe) et la plus développée mammairement.
Comme je m’étais jusqu’à présent rigoureusement abstenu de lui faire des réflexions grivoises (elle a largement l’âge d’être ma fille, et cette différence de générations fait que je ne me sentais pas autorisé à plaisanter sur ce sujet), j’ai été carrément surpris (et mon adjointe aussi, d’ailleurs). Un instant, j’ai hésité à lui renvoyer la balle, mais pour la raison évoquée dans ma parenthèse, j’ai préféré éviter. Mais ce n’étais pourtant pas l’envie qui m’en manquait ; d’autant que, si j’avais eu une vingtaine d’années de moins et si on ne travaillait pas ensemble (no zob in job est du simple bon sens), elle n’aurait pas eu à me dire deux fois ce genre de choses…
J’espère qu’elle n’aura pas mal pris cette différence de « traitement » avec certaines de ses collègues…
N’empêche que ça m’aura amusé pour l’après-midi.

Publié dans On n'a pas des métiers faciles | Marqué avec | Laisser un commentaire

C’était pas le vrai Far West

Le financement participatif pour la deuxième édition d’Aces & Eights a été lancé (et il est déjà largement financé).
N’ayant toujours pas trouvé le temps de lire la première édition (et ayant par ailleurs eu quelques dépenses imprévues ces derniers temps, et d’autres pas prévues au départ étant à venir), je pense que je vais faire l’impasse.

Publié dans JdR | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Vraiment des rats (2)

Ah, c’était beaucoup plus facile de pomper le boulot des autres que de rendre une production personnelle inédite (ou du moins, espérons le) dans des délais impartis (et pourtant déjà largement repoussés)…

Publié dans C'est mon opinion, et je la partage, Les cons, ça ose tout, Références cryptiques | 3 commentaires

Un titre monitoire

(monitoire, au sens où il n’est même plus prémonitoire)

Écouté dernièrement Droit dans le mur, le tout nouvel album des Sales Majestés.Ça n’est pas leur meilleur, et on a parfois l’impression qu’ils n’ont pas tenu compte du fait que le président sortant ne se représente pas (et aussi parfois, le regret qu’ils n’aient pas eu le temps de tenir compte des casseroles d’un certain candidat qui veut nous faire croire qu’il va sauver la France alors qu’il a allègrement contribué à l’enfoncer pendant les cinq ans où il a été son premier sinistre) ; mais dans l’ensemble, j’aime bien quand même.
Extraits :

Publié dans Zique | Marqué avec | Laisser un commentaire

Dungeon ou oubliettes ?

SJG vient de publier son bilan annuel pour 2016.
Tout ça me parait bien peu engageant sur l’avenir de GURPS : le financement participatif de Dungeon Fantasy, qui était plus ou moins un test et semblait avoir remporté un succès massif, va en fin de compte se traduire par des pertes pour l’entreprise, et les ventes des deux bouquins parus en dur l’année dernière ne sont pas suffisantes pour permettre que leur distribution « à l’ancienne » en boutiques spécialisées soit rentable. Ils disent qu’ils vont au moins continuer à sortir des *.pdf, mais il n’y en a plus eu un seul de nouveau depuis novembre 2016.
Je trouvais déjà que le bilan 2015 était pessimiste pour GURPS, mais là c’est carrément bien pire…

Publié dans JdR | Marqué avec | Laisser un commentaire

White brushing

Ceci m’a amusé.

Publié dans Hors catégorie | Marqué avec | Laisser un commentaire