Le cri de la méduse

Il y a enfin un vidéoclip officiel pour « illustrer » le nouvel album de Mandragora Scream, Luciferland, dont je vous ai dit il y a quelques semaines que j’en pensais le plus grand bien.

Le clip est un peu particulier, quand même : c’est la chanson qui est au service de la vidéo plus que la vidéo au service de la chanson. La preuve en est en particulier que le morceau proprement dit est coupé pendant un long moment au milieu du clip, sans parler de l’intro, de la fin et des « enchaînements » du minifilm. Du coup, ça dénature un peu la musique, ce qui est un peu dommage ; car comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la musique ça s’écoute, ça ne se regarde pas.

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Lapsuce calumni

Ayant enfin mis la main sur mon exemplaire de la campagne lupanar pour Tigres Volants, je progresse doucement dans ma lecture, regrettant que pour l’instant il y ait une coquille ou une faute à chaque page ou presque, ce qui est un peu agaçant.
Mais celle que je viens de trouver en page 48 pourrait presque avoir été faite exprès :

pour sexs beaux yeux.

Dans un supplément ayant pour élément central un bordel, je me demande si ce n’est pas le subconscient de l’Auteur (la majuscule étant de lui-même) qui s’est lâché sur son clavier (non, rien de sale ici, ne voyez pas des blagues eyldarin partout…).

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Septembre / octobre 2012, déjà ?

Les problèmes de l’imprimeur étant résolus, la version *.pdf du cinquième numéro de la quatrième incarnation de « Casus Belli » vient de sortir.
Ceux qui comme moi se contentent de lire le machin quand il parait en version papier peuvent donc raisonnablement l’espérer d’ici à la fin de l’année.
À moins que, lassés de ces retards plus que conséquents et de l’incompréhensible délai de plusieurs mois séparant la sortie *.pdf de la sortie papier, et trouvant des infos plus récentes, plus complètes, plus variées et plus intéressantes en ligne, ils ne finissent par laisser tomber. Ce qui, pour ma part, n’est pas exclus.
Et à côté de ça, sur le site officiel ils pleurent pour qu’on (con ?) s’abonne en masse. L’apériodicité du canard n’est certainement pas un facteur incitatif (pas plus que le gain de seulement trois brouzoufs par rapport au prix de vente au numéro).

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Moitié vide ou moitié plein ?

Ceci m’a amusé.

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Port gras

Les tarifs postaux américains vont augmenter fortement le 27 janvier.
Ça va malheureusement plomber lourdement mon pouvoir d’achat rôludique, puisque la plupart de mon budget JdR est consacré à faire venir des vieilleries directement d’outre-Atlantique, puisqu’elles sont introuvables ailleurs…

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Application détournée du générateur bondien : un scénario clé en mains (ou presque) pour MEGA

Comme je l’avais déjà dit (suite à un commentaire de Darckense), l’application à MEGA du générateur bondien faisait partie de mes intentions. J’ai donc fait un essai, en choisissant délibérément de faire sauter la séquence prégénérique : celle-ci sert à faire débuter l’action in medias res, alors que dans ma propre conception des choses, un scénar pour MEGA commence par le briefing du Major (mais j’admets aisément qu’on puisse jouer différemment). Du prégénérique, je n’ai conservé pour ce test que l’élément récurrent, en espérant le placer anodinement dans le briefing ou la préparation des PJ pour le ressortir plus loin.
Par ailleurs, tirer un pays ou une ville pour MEGA (et pire encore, en tirer plusieurs) se heurte à l’évidente difficulté de l’immensité du continuum, pour lequel aucune table de tirage aléatoire satisfaisante n’existe. Pour cette raison, j’ai remplacé ces tirages par des tirages de lieux plus généraux, ci-après appelés cadres.
C’est parti :

Élément récurrent : je tire dans l’ensemble de ma ludothèque : Rock of Bral, pour Spelljammer, p 18 : a privateer.

Acte I :
Type de mission confiée par la Guilde : 2 : transporter, livrer.
Cadre : White Eagle, pour Twilight: 2000, p 25 : outside the Old City.
Type de lieu : GURPS Cliffhangers, 2nd edition, p 93 : c’est une table de flingues… Plutôt que d’en extraire une interprétation tirée par les cheveux, je relance : p 20 : lifeboat.
Objectif : Périple en Amodan, pour Empires & Dynasties, p 33 : le xalax.
Antagoniste : Soldier’s Companion, pour Space 1889, p 120 : lancers.
Type de la véritable mission : 15 : faire chanter, menacer, prendre en otage.
Antagoniste principal : Wild West, p 24 : horse trainers.
Élément intéressant : Starports, pour GURPS Traveller, p 117 : c’est une partie du plan du spatioport bas de Mora… Je me reporte à la légende et choisis marina.

Acte II :
Cadre : Weapons, Armor & Castles of the Orient, p 28 : à moins de faire référence à des pays terriens, il n’y a pas de lieux mentionnés sur cette page. Je choisis Japan, dans l’intention de transformer ça en un pays-archipel fictif.
Type de lieu : Fate of the Sky Raiders, pour Traveller, p 46 : je choisis quelque chose qui n’est pas un lieu, mais me parait quand même exploitable : when the group is making a forced march.
Antagoniste : Bunnies & Burrows, 2nd edition, p 18 : je vais éviter de prendre des lapins et choisir a grizzly bear.
Élément intéressant : GURPS Illuminati University, p 64 : curry.

Acte III :
Cadre : GURPS Cyberpunk Adventures, p 43 : against a highway.
Type de lieu : The Seven Serpents, pour le D20 System, p 24 : pas beaucoup de choix, je me rabats sur airborne.
Antagoniste : L’auberge des derniers voyageurs, pour Rêve de Dragon, p 40 : tourbillon noir.
Élément intéressant : Rotten to the Core, pour 2300 AD, p 22 : intercorporate competition.

Final :
Cadre : GURPS Ultra-Tech, 1st edition, p 9 : starship.
Type de lieu : 2300 AD, p 11 de l’Adventurer’s Guide : research station.
Antagoniste : Broken Dreams, pour Transhuman Space, p 100 : genetic engineer.
Élément intéressant : Starship Troopers RPG, p 45 : Code-Breaking.

 Résultat :
La Guilde des MEGA envoie les PJ transporter / livrer du xalax hors de la Vieille Ville. L’élément récurrent apparu dans le briefing du Major sera un corsaire. Les PJ seront gênés par des lanciers dans un canot de sauvetage. Ils se découvriront une nouvelle mission : faire chanter / menacer / prendre en otage des dresseurs de chevaux. Un élément majeur du premier acte sera une marina.
Les PJ se rendront ensuite [au Japon], où ils seront gênés par un grizzly pendant que le groupe fait une marche forcée. La situation sera alors désespérée. Un élément majeur du second acte sera du curry.
Puis les PJ iront au bord d’une autoroute, où ils seront gênés par un tourbillon noir pendant qu’ils seront dans les airs. Un élément majeur du troisième acte sera la compétition inter-entreprises.
Enfin, les PJ iront dans un vaisseau spatial, où ils seront gênés par un ingénieur généticien dans une station de recherches. Un élément majeur du final sera le décryptage de codes.

Ce qui nous donnerait par exemple ceci :
Le xalax à E&D est un minerai rare doté de propriétés particulières ayant des applications technologiques variées. À MEGA, on pourrait par exemple le remplacer par l’ygol. L’ygol provenant de la Vieille Ville (comme son nom l’indique, une ville particulièrement ancienne, édifiée sur un site riche en ygol) est en grande partie détourné par des corsaires avant d’arriver à destination. Comme il s’agit d’un approvisionnement présentant une importance stratégique pour un secteur de l’AG, cette dernière fait appel aux MEGA pour assurer le transport, à dos de MEGA, via transit.
Comme ce transport, pour pénible et coûteux en moyens humains qu’il soit, a permis de circonvenir efficacement les corsaires, ceux qui les mandataient tentent de bloquer l’ygol par d’autres moyens ; par exemple, entre la Vieille Ville et le point de transit d’origine, trajet qui se fait en partie par voie maritime. Le navire à bord duquel les PJ (et leur ygol) se trouvent est coulé, et les PJ, qui ont pris place dans un canot de sauvetage, sont attaqués par les lanciers (un corps de militaires de l’État rival qui donne leurs lettres de course aux corsaires ; selon le niveau technologique local, les lances peuvent être leurs armes habituelles, des armes de cérémonie, ou des armes autrefois utilisées par ce corps). Repoussant l’attaque, les MEGA parviennent à en apprendre plus sur ses origines (en faisant parler un prisonnier, en se transférant dans un lancier, ou par des moyens télépathiques) : ils découvrent que les commanditaires sont de puissants habitants d’un autre État, qui a une longue tradition d’élevage et de dressage de chevaux. Quant à la marina, ce pourrait être là où les PJ s’embarquent ; le naufrage pourrait même avoir lieu dans la rade.
Ayant échappé aux lanciers et découvert l’origine des attaques contre le transport d’ygol, les PJ se rendent dans l’autre État, qui occupe un archipel de la planète, pour faire pression contre les commanditaires. Ils y arrivent par le point de transit B, paumé dans les montagnes d’une des îles, et alors qu’ils se pressent (le temps étant pour une raison ou une autre compté), ils sont attaqués par un grand prédateur ; peu ou pas armés, ils risquent fort d’y passer, et la situation semblera désespérée (mais c’est sans compter avec l’ingéniosité des MEGA et une utilisation judicieuse mais peu conventionnelle de leur matériel ; le prédateur si redoutable pourrait se révéler allergique au curry…).
Arrivant dans la partie « civilisée » de l’archipel, les PJ doivent encore changer d’île pour atteindre la capitale. Pour ce faire, ils choisiront de recourir à un appareil volant (aéronef ou aérostat), à bord duquel ils survoleront la mer, puis suivront une autoroute vers leur destination. Le temps se gâtera et ils devront lutter contre un type de cyclone local nommé tourbillon noir. La compétition inter-entreprises interviendra plus loin dans cet acte : l’enquête des PJ mettra en évidence le fait que c’est cette rivalité qui amène une société de l’archipel à perturber (via des corsaires) les transports d’ygol de sa concurrente de la Vieille Ville (et puisqu’elle émet des lettres de course, cette société pourrait tout simplement être (à la tête de) l’État insulaire).
Pour faire pression (par chantage ou menaces) sur les dirigeants de cette société, les PJ devront prendre un vaisseau spatial et se rendre à une station scientifique orbitale qui abrite aussi le siège de l’entreprise. Là, l’ingénieur généticien en charge de la station s’opposera à leur entrée et à leur libre circulation dans les locaux (peut-être avec raison, car le labo manipule diverses souches microbiennes virulentes qui pourraient contaminer les MEGA). Le décryptage de codes pourrait être celui des codes d’accès à la station, à certaines de ses parties, ou au contraire avoir un rapport avec l’activité du labo et le code génétique…

Et voilà un scénario MEGA parfaitement utilisable…

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L’Asie, un continent en rajeunissement

Steve Howe vient de quitter Asia.
Et ça va faire d’autant plus bizarre que son remplaçant, dont le nom a été annoncé quasiment dans la foulée (un certain Sam Coulson, inconnu au bataillon) a presque l’air d’un bébé sur la photo officielle, à côté des trois anciens restants…
En tous cas, ils annoncent déjà qu’ils vont enregistrer un nouvel album.

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La réalité rattrape la science-fiction

Constatez le vous-mêmes…

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Application détournée du générateur bondien : un scénario fantastique-contemporain clé en mains (ou presque)

J’ai fait un nouvel essai du générateur de scénarios bondiens, en en détournant l’usage vers du fantastique-contemporain à missions (genre Conspiracy X ou Delta Green), pour voir dans quelle mesure il était « exportable » tel quel (sans rien modifier à part le contenu des « tables » de tirage, et en particulier, en conservant la séquence prégénérique et le principe d’un changement de mission en cours de scénario). Cet essai est purement théorique, puisque ma dernière maîtrise de fantastique-contemporain à mission (avec les règles de Trauma) doit être plus vieille encore que mes rangers…

Séquence prégénérique :
Type de mission : 20 : autre ou au choix. Je relance et obtiens 18 : se sacrifier pour.
Pays : tirage dans la partie « sérieuse » de ma bibliothèque : Petit Larousse illustré, édition 1923, p 1270 : République dominicaine.
Type de lieu : je fais un tirage parmi une sélection d’ouvrages appropriés dans ma ludothèque et obtiens Special Operations, pour Merc: 2000, p 55 : terrorist camp.
Antagoniste : je tire parmi mes bouquins de JdR contemporains, avec ou sans fantastique : GURPS Vampire Companion, p 140 : je tombe sur une illustration pleine page signée Shea Ryan, avec un type ténébreux et des loups dans une forêt. Le type ténébreux est certainement un vampire.
Objectif : tirage sur la même liste : Director’s Screen, pour Buffy the Vampire Slayer, p 34 du livret : good, all-American kids.
Élément récurrent : tirage sur la même liste : GURPS Monster Hunters 1 : Champions, p 48 : Teleportation Abilities.

Acte I :
Type de mission confiée par l’organisation employant les PJ : 17 : tromper (faire croire, trahir, mentir, tricher).
Pays ou ville : La rage, p 27 : l’est de la France.
Type de lieu : GM’s Companion, pour Millenium’s End, p 73 : medium house.
Objectif : GURPS Horreur, p 113 : un grand magasin.
Antagoniste : Mercenaires, p 22 : Pilote d’hélicoptère.
Type de la véritable mission : à nouveau 17 ! Mon premier réflexe allait être de relancer, mais après tout, pourquoi ne pas conserver ce tirage quand même : il peut s’agir d’une mission de même type et c’est un test intéressant.
Antagoniste principal : GURPS Tactical Shooting, p 21 : U.S. Army. Va falloir cogiter pour obtenir quelque chose de fantastique-contemporain avec ça…
Élément intéressant : tirage dans l’ensemble de la ludothèque : Grimtooth Traps Ate, p 17 : a terribly unsafe innovation.

Acte II :
Pays ou ville : La guerre froide – 1945-1989, p 101 : c’est une photo d’un moine bouddhiste s’immolant au Sud-Viêt Nam.
Type de lieu : Twilight: 2000 2nd edition, p 176 : Police/Fire Station.
Antagoniste : je décide de restreindre le tirage aux bouquins fantas-co ou apparentés, sinon je vais obtenir un scénar bien peu fantastique : Secrets of San Francisco, pour Call of Cthulhu, p 82 : a sizable deep one colony.
Élément intéressant : Dr. No, pour James Bond 007, p 35 du livret : boat patrol.

Acte III :
Pays ou ville : Dictionnaire historique de la Lituanie, p 310 : Vilnius.
Type de lieu : Merc: 2000, p 105 : c’est le plan d’une propriété avec piscine.
Antagoniste : GURPS In Nomine, p 198 : seekers of the paranormal.
Élément intéressant : Beyond the Core, pour Spacemaster, p 42 : waste elimination.

Final :
Pays ou ville : Atlas de biologie végétale tome 1, p 35 : qu’est ce que tu veux espérer trouver un pays ou une ville là-dedans ? Je relance, p 43 : une planche de photos attribuées à un certain (ou une certaine ?) D. J. Strullu. Un coup d’œil à la biblio m’indique que cette personne a soutenu une thèse à Rennes.
Type de lieu : Critical Locations p 23 : convention center.
Antagoniste : Hellsgate, pour Dark Conspiracy, p 53 : the Great Dark One.
Élément intéressant : Alien Races 3 pour GURPS Traveller, p 89 : figures of speech.

Résultat :
Dans la séquence prégénérique, les PJ doivent se sacrifier pour de bons petits Américains en République dominicaine. Ils seront gênés par un vampire dans un campement terroriste. L’élément récurrent seront des capacités de téléportation.
L’organisation qui les emploie leur confie ensuite la mission d’aller dans l’est de la France pour tromper (faire croire, trahir, mentir, tricher) un grand magasin. Les PJ seront gênés par un pilote d’hélicoptère dans une maison de taille moyenne. Ils se découvriront une nouvelle mission : tromper (faire croire, trahir, mentir, tricher) l’armée américaine. Un élément majeur du premier acte sera une innovation particulièrement peu sûre.
Les PJ se rendront ensuite au Vietnam du sud, où ils seront gênés par une importante colonie de profonds dans une caserne de police ou de pompiers. La situation sera alors désespérée. Un élément majeur du second acte sera une patrouille en bateau.
Puis les PJ iront à Vilnius, où ils seront gênés par des personnes à la recherche de paranormal dans une propriété avec piscine. Un élément majeur du troisième acte sera l’élimination des déchets.
Enfin, les PJ iront à Rennes, où ils seront gênés par le Grand Sombre dans un palais des congrès. Un élément majeur du final seront des figures de style.

Que faire de tout ça ? Probablement quelque chose pour Delta Green.

Le prégénérique est assez simple : les PJ doivent protéger, en se sacrifiant pour eux au besoin, un petit groupe de jeunes touristes américains en République dominicaine. Ces gosses sont dotés de facultés paranormales et peuvent en particulier se téléporter (sur des distances « relativement » réduites), ce qui les a amenés dans un campement terroriste (d’anciens tontons macoutes préparant un coup d’état en Haïti ?) caché dans la jungle et dont le chef est en fait un vampire.

Tirer quelque chose du premier acte est déjà plus acrobatique. Tromper le grand magasin (qui pourrait être plutôt une chaîne de magasins), c’est lui faire commercialiser l’innovation particulièrement peu sûre. Mais pourquoi, et qu’est ce que Delta Green viendrait faire en France ?
Je verrais bien par exemple quelque chose en lien avec des observations récurrentes d’OVNI, car il me semble me souvenir qu’il y en a eu pas mal à la grande époque dans l’est de la France (mais je me trompe peut-être…). L’innovation serait un appareil photo (ou un téléphone portable avec fonction photo) spécialement conçu pour prendre des photos du ciel de nuit, et qui à chaque déclenchement (dans des conditions précises) émettrait un signal permettant de le géolocaliser. Delta Green compte sur ces signaux (et sur l’engouement populaire pour les OVNI) pour mieux cerner la zone d’apparition des OVNI, et les PJ doivent remplacer un lot d’appareils normaux par le lot truqué. En quoi ces appareils sont-ils peu sûrs ? Peut-être que le signal a des effets délétères…
L’enquête sur les OVNI met en évidence l’implication de l’armée américaine. Le pilote d’hélicoptère est d’ailleurs un militaire américain en mission secrète. Et la nouvelle mission sera de trahir l’armée américaine, dont font probablement partie certains des PJ mais dont les intérêts divergent de ceux de Delta Green (probablement que les militaires cherchent à attirer les OVNI pour les étudier et/ou s’en emparer, alors que Delta Green a bien conscience du danger et veut les éloigner ou les détruire).

Les PJ ayant découvert que les militaires menaient également le même genre d’opération pour attirer les OVNI depuis un patrouilleur croisant au large des côtes vietnamiennes, se rendent là-bas. Ils sont capturés par des profonds avec la complicité de la police locale (qui comprend de nombreux hybrides), et tout semble perdu ; mais ils parviennent quand même à s’évader in extremis.

Troisième endroit où l’armée américaine essaie d’attirer des OVNI, la Lituanie (qui est membre de l’OTAN). La propriété avec piscine est la résidence d’un diplomate américain à Vilnius (l’attaché militaire, sans doute), et les amateurs de paranormal sont ses collègues agents secrets amateurs d’OVNI. Les PJ entreront ou sortiront sans doute de la propriété grâce aux poubelles…

Les informations découvertes chez l’attaché militaire américain à Vilnius permettent aux PJ de comprendre que les OVNI ne sont pas des soucoupes volantes, mais des phénomènes astronomiques ou météorologiques annonciateurs d’une conjonction propice et de l’arrivée sur Terre d’un grand ancien, plus précisément Shub-Niggurath, la chèvre noire des bois aux mille chevreaux (les puristes vont hurler que ce n’est pas un grand ancien mais un dieu extérieur, les autres me passeront cette interprétation de the Great Dark One). Pour empêcher ça, les PJ vont devoir se rendre au point d’arrivée prévu, c’est-à-dire à Rennes, et perturber un congrès pour repousser la créature avant sa complète matérialisation (je ne connais pas Rennes, je ne sais donc pas quel bâtiment serait le plus adapté pour faire office de palais des congrès). Et pour arriver sur les lieux avant qu’il ne soit trop tard, en évitant le service d’ordre, les portes fermées et tous les autres obstacles, la solution sera de faire appel aux capacités de téléportation (l’élément récurrent, souvenez  vous) d’un des jeunes américains du prégénérique, étudiant à Rennes pour cette année universitaire et que les PJ vont croiser par hasard… Et les figures de style sont peut-être liées à la formule magique à prononcer pour bannir Shub-Niggurath au moins pour cette fois…

Tout ceci n’est pas pleinement satisfaisant et devrait être retravaillé ou carrément changé sur plusieurs points, mais il est déjà bien tard et je vais m’arrêter là. On peut cependant conclure que ce détournement du générateur bondien a fonctionné, mais que la séquence prégénérique est peut-être de trop dans ce genre de scénarios, d’une part, et que d’autre part, à moins de vouloir obtenir une campagne du genre Masks of Nyarlatothep, ou Heart of Darkness (pour Dark Conspiracy), multiplier les tirages de pays n’est pas forcément une bonne idée. Là, on aurait pu se contenter de restreindre l’action au territoire français, voire aux régions de l’est : envoyer les PJ au Vietnam ou en Lituanie ne se justifie pas vraiment, et même Rennes fait un peu excentrée…

Je compte faire au moins un autre test détourné du générateur bondien dans les jours qui viennent.

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Bad s(e)mell(es)

J’ai constaté aujourd’hui avec amertume que les semelles de mes rangers étaient salement abîmées.
Pas usées, non, mais profondément fendillées (horizontalement, sous le talon).
Et bien entendu, j’imagine que faire ressemeler ce type de grolles doit coûter bien cher (et faudrait encore trouver un artisan pour le faire).
Je sais bien qu’elles ont largement fait leur temps, puisqu’elles datent de mon retour à la vie civile, mais quand même, ça m’attriste. D’autant plus que le cuir, lui, a été soigneusement entretenu.
Bref, ça va encore me faire une dépense imprévue.

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