Un président de la République ne doit pas diviser, il doit rassembler

La récente idée de la candidate écologiste à la prochaine présidentielle, d’instaurer des jours fériés pour des fêtes religieuses juive et musulmane (et pourquoi ces deux religions là et pas d’autres, d’ailleurs ?) va grandement me simplifier le choix du bulletin à glisser dans l’urne au premier tour de l’élection (non que je me posais beaucoup de questions, d’ailleurs ; vue la situation : un vote utile plutôt qu’un vote engagé me semble encore plus nécessaire qu’en 2002).
Car une telle mesure, si elle était appliquée, tendrait à mon avis à renforcer le communautarisme plutôt qu’à faciliter l’insertion homogène des croyants de diverses confessions (et des incroyants, d’ailleurs) au sein d’une société égalitaire.
Faut il rappeler que la République est laïque, et que l’élément central de sa devise est Égalité ?
Alors si Madame Joly veut lancer une bonne proposition de campagne en matière religieuse, je lui suggère l’abolition du régime concordataire en Alsace-Moselle, un archaïsme aberrant qui perdure depuis bientôt un siècle et qui n’a pas de raison d’être.

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Esclaves de l’informatique

Voilà donc deux semaines que la nouvelle pointeuse informatique a été mise en service au boulot.
Voilà presque dix jours qu’elle a connu de soudains changements dans notre dos, entraînant au sein de mon équipe ce que j’appellerais pudiquement quelques problèmes de manadjmént.
Voilà une semaine que j’ai eu une discussion téléphonique argumentée avec mon chef afin de lui exposer en long en large et en travers la situation, et de lui proposer une solution simple qui satisferait tout le monde ; solution avec laquelle, accessoirement, il s’était déclaré d’accord.
Voilà une semaine que nous n’avons aucune nouvelle et que la situation n’a pas évolué, malgré un courriel reprenant mes explications afin que la direction puisse prendre connaissance de la situation sans qu’elle ne soit déformée par le téléphone arabe, et malgré une relance en milieu de semaine.
Tout ceci nous donne la sale impression que la direction cherche à enterrer l’affaire en faisant la sourde oreille : ma réclamation ne figurait même pas à l’ordre du jour du comité de direction de lundi dernier, si j’en crois le compte-rendu que j’ai pu lire hier matin.
Bref, il était temps de passer à l’étape suivante.

Après avoir tenté en vain de joindre à nouveau mon chef par téléphone ces derniers jours, j’ai réussi à le « coincer » au bout du fil ce matin. Pour apprendre que, selon ce que lui a dit (ou plutôt écrit, visiblement la communication s’est simplement faite par petits mots déposés sur les bureaux des uns et des autres, ce qui n’aide assurément pas les personnes intéressées à prendre la mesure de l’ampleur du problème) le service du personnel, il n’est techniquement pas possible de réaliser la modification demandée sur la pointeuse. Modification demandée qui est rappelons le relativement simple : il s’agit de comptabiliser forfaitairement le temps de vestiaire de chacun d’entre nous, au lieu de nous faire pointer en civil et de créer des disparités importantes entre celui qui se douche sur place pour profiter du système et celui qui préfère se laver tranquillement chez lui (écart d’au minimum dix minutes par jour, voire nettement plus quand il s’agit d’une demoiselle qui en profite pour se raser les guibolles ; je n’invente rien).
Mais non, ajouter un temps de vestiaire forfaitaire au temps passé en uniforme comptabilisé par l’ordinateur n’est techniquement pas possible. Alors que dans l’autre sens, c’est-à-dire retirer systématiquement aux agents un temps de pause méridienne supérieur à ce dont nous bénéficions en réalité pour avaler un casse-croûte sur le pouce, ça ne posait visiblement strictement aucun problème (informatiquement parlant, s’entend ; devant la levée de boucliers qui a suivi cette autre mauvaise idée, la direction a (pour l’instant) laissé la question en suspens). Je me demande dans quelle mesure il y a de la mauvaise volonté de la part du service du personnel, de la part de nos informaticiens, et de la part du service après-vente de la boîte qui nous a vendu (sans doute bien cher) le logiciel utilisé (service auquel nous avions déjà eu affaire dans notre ancien poste et qui nous avait effectivement fait une réponse du même genre : en gros, leur pointeuse (c’était une version antérieure) n’était pas capable de s’adapter à notre façon de travailler, et c’était à nous d’adapter notre fonctionnement à la pointeuse) ; et dans quelle mesure l’alibi technique, un peu facile, sert à la direction à se cacher pour ne pas aller au bras de fer.

Quoi qu’il en soit, après avoir dûment râlé au téléphone, j’ai envoyé ce soir avant de partir un courriel à mon chef, mais également à la directrice et au directeur-adjoint, leur annonçant ce que j’avais dit de vive voix au chef ce matin : à compter de lundi prochain, et jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée à notre problème, nous avons décidé d’un commun accord de cesser d’utiliser la pointeuse informatique et de revenir à notre ancien système, parfaitement cadré et sans possibilité de dérives. Et on va bien voir à quel niveau ça coince : directorial, ou informatique…

Mais si c’est effectivement un problème informatique, alors c’est une preuve de plus que notre civilisation occidentale marche de plus en plus sur la tête : quand ce sont les outils prétendument conçus pour nous aider qui nous imposent de nous plier à des façons de faire aberrantes, au lieu d’être adaptés à nos besoins.
Devant le peu d’énergie déployé pour résoudre le problème (s’il est informatique) et le doute subsistant quant à la nature du blocage (doute qui sera très certainement levé lundi quand je relèverai ma messagerie professionnelle et prendrai connaissance des réactions directoriales), j’en viens également à me demander si désormais, vu de la direction, notre tâche la plus importante n’est pas de bien rentrer nos heures dans la pointeuse, et non pas de bien faire notre boulot (auquel la directrice ne connait rien (elle n’est pas du métier) mais dont elle semble se contrefoutre (je lui avais suggéré l’année dernière de venir rencontrer les agents sur leur lieu de travail ; je n’ai pas l’impression qu’elle ait l’intention de le faire un jour ; à moins que le conflit qui débute n’en soit l’occasion ?)). J’ai vraiment de plus en plus l’impression que le manadjmént moderne consiste à gérer des pions interchangeables dans un programme informatique, et non des personnes qui travaillent au sein d’une équipe.
Vivement la retraite…

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Voyageur en retard

Pas grand-chose à mettre sous la dent de sa souris ce soir, à part sur Anniceris le début d’une série de billets consacrés aux univers développés pour Traveller (qui était au départ, rappelons le, un jeu dont le contexte n’était pas développé au-delà de quelques postulats technologiques : l’OTU n’est apparu que quelques années plus tard).
Petit à petit, Traveller commence à acquérir une petite visibilité sur l’internet francophone. Mais quel dommage qu’il n’ait pas bénéficié de cette (toute relative) notoriété au milieu des années ’80, là où elle lui aurait permis d’intéresser les éditeurs et peut-être de se tailler la place qu’il mériterait au sein du paysage rôludique francophone…
Mais hélas, Casus Belli s’était montré incompréhensiblement frileux pour lui ouvrir ses colonnes, et de la presse de l’époque, il n’y a guère que Runes qui l’ait traité à sa juste valeur (voire peut-être un peu trop largement).

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Ribo-punk ?

Je ne sais pas si c’est avec l’autorisation de l’auteur ou des ayant-droits, mais on peut désormais lire à l’œil le recueil de nouvelles de SF biotech de Paul Di Filippo, Ribofunk (à ma connaissance inédit en français).
Soyez toutefois prévenus que le texte est riche en néologismes dont le sens n’est pas toujours apparent au premier abord. Mais l’ouvrage mérite à mon avis qu’on fasse un effort.

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Drôle de mathom

Voici une vision pour le moins personnelle mais absolument officielle de Bilbo le hobbit, en dessin pas vraiment animé.

Plus d’infos ici.

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Regardez moi dans les yeux !

Cherchant tout à l’heure sur internet une image de la couverture du nouveau Casus Belli afin d’illustrer le billet précédent, j’ai eu la surprise de remarquer qu’une fois encore, le visuel de couverture disponible en ligne (et réutilisé aussi bien par Mithriel que sur Anniceris, pour ne citer que des gens qui traînent en ces lieux), ne correspondait pas à la réalité.
Oh certes, l’image elle-même (« empruntée » à un supplément Pathfinder et que je trouve peu lisible (et moche) : tout ce qui y saute aux yeux, c’est une paire de nichons dans un wonderbra) est bien la bonne ; ce sont les mentions portées par dessus qui diffèrent entre cette version et la réalité.
Comparez vous-mêmes :

Voici ce qu’on peut trouver un peu partout en ligne :Et voici le scan que j’ai fait de mon exemplaire pour le billet précédent :Et franchement, l’éditeur aurait pu faire attention et éviter de diffuser le visuel en question : car outre la faute d’orthographe qu’on retrouve en bas à droite jusque sur la version définitive, il contient une faute de français. C’est d’ailleurs cette faute de français (Gygax, moi et D&D au lieu de Gygax, D&D et moi) qui m’a mis la puce à l’oreille : surpris de ne pas l’avoir détectée lorsque j’ai épluché mon exemplaire, je l’ai ressorti de son étagère, pour constater (avec soulagement) qu’elle n’y figurait pas.

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Kro en résumé : Casus Belli n° 1

Casus Belli
Le magazine de référence des jeux de rôle
#1
novembre | décembre 2011
Black Book  Éditions
ISBN : 978-2-36328-100-5
256 pages (+ couverture), format 16,7 × 21,5 cm environ
9,50 €

Premier numéro de la quatrième incarnation du titre Casus BelliAlors, ce nouveau canard mérite t-il le titre de Casus Belli ? C’est un peu tôt pour le dire, car on ne peut pas juger correctement sur un unique numéro. Mais je dois reconnaître que ça y ressemble salement (ou plutôt, que ça y ressemble agréablement). Bien sûr, ce n’est pas parfait, bien sûr, ce n’est pas pareil, mais des trois tentatives d’incarnation successives depuis la mort de Casus Belli (le seul le vrai l’unique), c’est et de loin la mieux réussie, et elle a su à mon goût retrouver assez fidèlement l’esprit Casus.
Je vais donc attendre de pied ferme le prochain numéro, en espérant qu’il s’ouvrira plus franchement aux productions anglophones.
Quant à l’abonnement… j’attendrai qu’il soit financièrement avantageux.

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Fragmentation du marché

La nouvelle du jour n’est pas franchement une surprise : la cinquième édition d’AD&D est en préparation.
Personnellement, pour le peu d’usage que j’en fais désormais j’en suis resté à la première (côté règles ; j’ai quand même aussi pas mal de matos pour la deuxième). Et comme d’une part j’ai l’impression qu’à chaque nouvelle édition, un certain nombre d’utilisateurs font le choix d’en rester à celle qu’ils pratiquaient auparavant, et d’autre part l’ancêtre s’est fait grignoter une part de son marché par les rétroclones et surtout tailler des croupières par Pathfinder, je me demande si cette nouvelle édition aura autant de succès que les précédentes.
Oh, elle se vendra, je n’en doute pas un seul instant ; mais je crains fort pour WotC qu’ils aient dû revoir leurs prétentions à la baisse sur ces dernières années et qu’ils ne la publient si peu de temps après la précédente (qui ne date que de 2008) que pour se faire un peu de liquidités rapidement.

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Abîme onirique

Rêve bizarre tout à l’heure pendant ma sieste : j’ai rêvé que… je rêvais. Et comme le rêve en question me paraissait intéressant, j’étais en train d’essayer de m’en remémorer les principaux éléments après m’être réveillé, quand… je me suis réveillé pour de vrai.
(du coup, le rêve dans le rêve (une histoire de surveillance de salle d’études, histoire dans laquelle on retrouvait mon adjointe et une autre collègue) me paraissant beaucoup moins intéressant à raconter que quand j’en rêvais, je ne vous en dirai rien d’autre ; d’ailleurs, il s’est déjà très nettement estompé)
Mais peut-être suis-je en train de rêver que je vous raconte que j’ai rêvé que je rêvais ?

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Keith Brothers Really Lost Supplement

Encore rêvé de JdR la nuit dernière.
Cette fois-ci, il s’agissait d’un scénario pour Traveller (je le lisais, faisais jouer et vivais comme PJ à la fois, d’une façon floue comme c’est souvent le cas dans les rêves), écrit par les incontournables frères Keith (ce qui, sachant que J. Andrew Keith est mort à la fin des années ’90, se pose un peu là), dans lequel les PJ rejoignaient les rangs d’une tribu nomade à la technologie plutôt arriérée, vivant dans une région désertique (un peu comme dans Uragyad’n of the Seven Pillars), et dont les chameaux (d’un type tout ce qu’il y a de plus terrien, de Bactriane, à deux bosses) étaient ravagés par la gale sarcoptique du fait des manigances des « méchants ».
Sur le chameau de Bactriane, je n’ai pas de données spécifiques, mais sur son proche parent à une seule bosse, le Guide de l’élevage du dromadaire m’indique bien que « [La gale sarcoptique] était d’ailleurs la maladie la plus crainte des caravaniers. ». Et cette parasitose est décrite par Fowler comme étant la dermatose la plus grave chez les Camélidés. Donc voici un rêve plutôt bien ancré dans la réalité.
Je me suis réveillé avant de savoir si un traitement au lindane avait donné des résultats rapides (une fois réveillé, j’aurais plutôt utilisé de l’ivermectine, mais on fait avec ce qu’on a…).
Ça faisait bien longtemps en tous cas que ma fixette sur les chameaux n’avait plus frappé…

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