Souci du détail

Voici encore une illustration (une de plus) d’un vieux manuel d’AD&D qui s’avère plus riche qu’elle n’en avait l’air…
(pour mieux saisir)

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Quatre disques du soir

Un petit retour sur quatre galettes (cinq en fait, il y a un double album dans le lot) récemment sorties et encore plus récemment écoutées) :

On commence par la plus courte, Fire & Ashes de Xandria :xandriafireashesInégal, avec du bon (sans être exceptionnel) et du très moyen.
Extrait :

La plus ancienne, sortie en juillet mais que j’avais zappée à l’époque : Perseverance, de Zandelle.zandelleperseveranceVraiment pas mal, et c’est décidément un groupe à connaître.
Extraits :

La plus attendue : The Book of Souls, le nouveau Maiden (c’est lui le double).thebookofsoulsIls auraient pu le sortir il y a vingt-cinq ans, ça n’aurait pas dénoté.
Ce qui signifie que les amateurs de leur son de l’époque seront en terrain familier, mais aussi finalement que l’album, certes fort écoutable, n’apporte rien de novateur.
Et décidément, on ne remplacera jamais Derek Riggs pour illustrer leurs jaquettes…
Extrait :

Enfin, la meilleure de cette série : Under the Red Cloud, d’Amorphis.undertheredcloudLa meilleure par défaut, peut-être ; mais pas seulement, car c’est réellement un bon album.
Extrait :

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Kro en résumé : Wind on the Steppes

Wind on the Steppes
Olivier Dubreuil
© 2014 Olivier Dubreuil (mais le *.pdf comme le bouquin ne sont parus que cette année)
Alephtar Games
ALG0015
Pas d’ISBN sur le bouquin
160 pages

Supplément Basic RolePlaying sur les nomades des steppes eurasiatiqueswindonthesteppesJusqu’à présent, le sujet n’était pas vraiment traité en JdR, à part de façon superficielle et décevante dans Les loups des steppes, ou via des peuplades fictives (comme dans The Horde pour les Forgotten Realms). Wind on the Steppes vient donc combler un manque.

Ce supplément couvre une période et un cadre vastes, puisqu’il traite des peuples des steppes d’Eurasie dans leur ensemble, ce qui couvre aussi bien les Mongols de Genghis Khan que les Huns d’Attila (entre autres), de la fin du troisième siècle avant notre ère jusqu’au XVIème siècle. Évidemment, vue l’envergure historique et géographique du sujet, le traitement ne peut être que relativement superficiel : l’ouvrage ne s’étend pas sur les différences entre les différents peuples des steppes, et côté ancrage dans un contexte historique et géographique précis, c’est comme avec bien d’autres ouvrages de JdR historiques, faudra se documenter par ailleurs pour compléter si nécessaire ; mais s’agissant de nomades errant dans une steppe qui semble sans fin, ça me parait tout de suite beaucoup moins nécessaire : si c’est pour faire de l’immersion dans la vie quotidienne d’une peuplade nomade et lancer quelques raids sur d’autres tribus ou sur des pays voisins, on n’a pas vraiment besoin d’en savoir plus. N’empêche que j’aurais bien aimé avoir une bonne carte géographique de la zone.
Outre les peuples nomades eux-mêmes, l’ouvrage consacre quelques pages à la fameuse route de la soie, qui traversait leur territoire. Là aussi, l’absence d’une bonne carte se fait sentir.

Le bouquin contient un scénario. Contrairement à ce à quoi je m’attendais, il est situé dans un cadre historique et géographique précis. Il est court, plutôt léger, et ne repose finalement pas énormément sur les épaules des joueurs et de leurs persos. Par contre, il constitue une introduction intéressante (par la situation sur laquelle il débouche) pour une campagne de nomades (et je pense que c’était là son but). Et le choix d’un contexte précis n’est là que pour permettre des possibilités de développement plus intéressantes (car plus ambitieuses) par la suite, il n’a pas d’influence sur le scénar lui-même, et comme le précise d’ailleurs son introduction, celui-ci est facilement adaptable à n’importe quelle tribu et n’importe quelle époque.

Il y a un lexique, mais pas d’index. Il n’y a pas non plus de biblio, ce qui est encore une fois regrettable.

Comme The Celestial Empire, Wind on the Steppes envisage aussi bien le jeu purement historique que l’historique-fantastique avec magie et créatures surnaturelles (dont le mongolian death worm).

En conclusion, c’est un plutôt bon traitement rôludique du sujet, sans réel concurrent. Comme toujours, j’aurais aimé qu’il soit plus détaillé, mais je ferai avec (ou plutôt, je ferais avec si je m’en servais, ce qui est peu probable vu le peu d’occasions de jouer que j’ai).

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Kro en résumé : The Celestial Empire

The Celestial Empire
Roleplaying in Imperial China
Gianni Vacca
© 2010 Gianni Vacca
Alephtar Games
ISBN 978-0-85744-041-9
128 pages

Supplément Basic RolePlaying sur la Chine impérialecelestialempireLe topo sur la société chinoise est intéressant. Pour l’histoire par contre (l’ouvrage veut couvrir la période 618 / 1911 : du début de la dynastie des Tang à la fin de celle des Ts’ing), c’est beaucoup plus léger. Et même pour la géographie, j’aurais apprécié plus d’informations. Mon sentiment est que (comme c’était déjà le cas avec GURPS China) ce n’est pas suffisant pour jouer dans un cadre vraiment historique (si c’est juste pour placer deux trois repères et un décor chinois en carton-pâte, à la manière de ce qui se pratique souvent pour le western, c’est pas un problème ; mais pour de l’historique plus fouillé et bien ancré dans son cadre géographique, ça n’est pas suffisant).
Le supplément est conçu pour permettre différents types de jeu, de l’historique pur sans fantastique aux films où les protagonistes courent sur les murs et font des bonds impossibles, ou à des choses fantastiques (avec magie et monstres). Il constitue un plutôt bon traitement d’un sujet aussi vaste, dans les limites évoquées précédemment. Évidemment, comme il couvre une longue période historique, un vaste cadre géographique, et des façons de jouer très diverses, aucun scénario n’est fourni.
Il manque à ce bouquin un index des termes chinois (voire carrément un lexique), qui permettrait au non-initié de s’y retrouver plus facilement ; et aussi une bibliographie.
Bref, c’est d’un niveau comparable aux suppléments GURPS de la grande époque, mais ça n’est pas encore l’ouvrage de référence pour jouer dans la Chine impériale, et on attend encore pour la Chine un équivalent de ce qu’est Sengoku pour le Japon féodal.

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On a retrouvé Phil McGregor

Phil McGregor, c’est le coauteur de Space Opera, à qui on doit également entre autres le diptyque Operation Morpheus / Sydney – The Wilderness Campaign pour Aftermath!.
Il vient de lancer un kickstarter pour un JdR militaire futur proche intitulé Road to Armageddon. Personnellement, ça me laisse assez froid, mais ceux que ça intéresserait peuvent toujours télécharger les règles pour se faire une idée.

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Kro en résumé : Le Hobbit

Longue trilogie cinématographique de Peter Jackson, adaptant Bilbo le hobbit, un livre pour enfants pourtant pas si épais que ça

Le Hobbit : Un voyage inattendu
The Hobbit : An Unexpected Journey
2012hobbit1Ce premier volet de la trilogie, qui va jusqu’au moment où les aigles qui les ont sauvés de l’attaque des orques déposent leurs passagers, est à lui seul beaucoup trop long : 2 h 49 mn.
Je ne vous détaille pas l’histoire, vous avez lu le bouquin et vu les films.
Je n’ai plus de souvenirs très précis du roman, mais suffisamment quand même pour me rendre compte que Peter Jackson a, non seulement amplement délayé, mais rajouté des tas de trucs avec plus ou moins de bonheur (franchement, les scènes avec Radagast (qui frisent bien souvent le ridicule), il aurait pu s’en passer). Le film a aussi parfois le cul entre deux chaises, entre la grande épopée digne du Seigneur des anneaux et le film d’action à grand spectacle dont Indiana Jones n’est qu’un tout petit représentant (la poursuite dans les cavernes des gobelins) ; sans parler du comique de répétition pour initiés (avec Gandalf qui passe son temps à dire aux nains « Fuyez ! », et les qualifie parfois de « pauvres fous »).
À part Thorin, on s’y retrouve encore moins parmi les nains que dans le bouquin (au moins dans le bouquin on pouvait éventuellement imaginer un physique correspondant à tel ou tel nom ; là, on nous impose des visuels sans vraiment nous permettre d’en mémoriser les noms : il y a bien deux ou trois nains qui ont une tronche suffisamment reconnaissable pour qu’on les distingue de la masse des autres, mais ils n’ont pas plus de nom que leurs comparses pasque le film ne fait pas l’effort de nous les présenter posément).
Les monstres ont des sales gueules, mais ne sont pas à mon goût : trop différents de l’imaginaire personnel que je me suis créé à la lecture du bouquin. À part éventuellement Gollum, qui a le même aspect que dans les films du Seigneur des anneaux. Mais le reste, orques, gobelins, trolls, je dis bof, bof, bof. L’espèce de cerf géant qui sert de monture au roi elfe n’est pas terrible (sans que je parvienne à mettre le doigt sur ce qui me gêne à son propos). Les géants ne sont pas du tout comme je les imagine, mais ils sont corrects. Les aigles et les ouargues sont eux aussi corrects, par contre (je ne ferai pas de commentaire sur les lapins ou les hérissons de Radagast). Et côté décors, j’aime bien le smial de Bilbo (enfin, là c’est Bilbon, comme dans le Seigneur des anneaux).
Au chapitre des regrets, il y a encore le fait que la V.F. n’est pas toujours conforme à la traduction du bouquin ; ce qui, quand on a quand même des bribes de souvenirs de dialogues du livre, est décevant.

Le Hobbit : La désolation de Smaug
The Hobbit : The Desolation of Smaug
2013hobbit2Le second film va de l’arrivée des nains chez Beorn (avec sur leurs talons les orques précis auxquels les aigles leur avaient permis d’échapper à la fin du précédent film : faut croire qu’entre les deux, ils étaient retournés les chercher (et ce n’est hélas pas la seule incohérence temporelle du film (ni d’ailleurs de la trilogie), et encore moins la seule incohérence tout court du film (ni d’ailleurs de la trilogie)) : apparemment, la Terre du Milieu, ça doit être tout petit et tous les lieux doivent être serrés les uns à côté des autres, mais comme les nains ont de courtes jambes, c’est les seuls à qui il faut du temps pour aller d’un point à un autre) à l’envol de Smaug pour Lacville.
Je ne tiens pas deux heures sur un film comme ça (non, ce n’est pas de ma vessie que je parle). Cela dit, ce volet là est plus rythmé, plus « enlevé » que le premier, et donc plus supportable.
Smaug est pas mal, mais ils ne lui ont fait que quatre pattes (les ailes sont sur les pattes avant), et ça n’est pas conforme à ce que j’imagine ni à ce qui est représenté habituellement (je me demande ce qu’en écrivait Tolkien).
Globalement, cet épisode est potable, et meilleur que le premier, à quelques points près. D’abord, on nous y colle Legolas, qui ne figurait pourtant pas dans le bouquin (et dont l’acteur a (inévitablement) vieilli depuis, puisqu’on est dix ans après Le retour du roi, alors que l’action se déroule plusieurs décennies plus tôt), ce qui nous impose de subir des scènes de cascades à grand spectacle mais faible crédibilité (pour rester poli) avec ce personnage (la baston contre les orques pendant que les nains s’échappent dans les tonneaux, par exemple). Ensuite, l’introduction d’un personnage majeur totalement absent des textes de Tolkien, l’elfe Tauriel, introduction sur laquelle j’ai un avis mitigé : d’un côté, je comprends l’intérêt pour le public d’un rôle féminin dans l’histoire, dans laquelle sinon il n’y aurait que des mecs (comme c’est le cas dans le premier volet, à part quelques passages courts et mineurs avec Galadriel) ; mais d’un autre côté, ça s’éloigne encore plus du bouquin, et qu’est ce que ça apporte à l’histoire au final ? Une idylle interraciale potentielle rendant Legolas jaloux ? C’est un peu court je trouve.
Un autre truc qui m’a gonflé, c’est les scènes de baston avec Legolas et/ou Tauriel : on se croirait dans un film d’arts martiaux moderne.
On parvient à mettre un nom sur certains des nains autres que Thorin : Balin, Bombur et Kili.
Dans l’ensemble, ce film est correct ; mais comme c’est le milieu de la trilogie, il ne peut guère être regardé isolément.

Le Hobbit : La bataille des cinq armées
The Hobbit : The Battle of the Five Armies
2014hobbit3Le dernier volet, fort heureusement plus court que les autres (il dure quand même 2 h 24 mn), couvre la partie allant de la destruction de Lacville par Smaug au retour de Bilbon chez lui.
C’est un film à grand spectacle mais sans grande cohérence (par exemple et pour n’en citer qu’une flagrante, d’où sortent les bouquetins servant soudain de montures à Thorin et compagnie ?), avec son lot d’excès vraiment excessifs autour du personnage de Legolas (la scène où il gravit les pierres en train de tomber dans le vide d’un escalier est du grand n’importe quoi ; et là encore, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres).
La bataille du titre emprunte visuellement beaucoup à Warhammer (à commencer par le roi nain Dain, rouquin à crête armé d’un marteau de guerre et monté sur un cochon). Évidemment, les mange-terre (dont j’ignore s’ils étaient ne serait ce que mentionnés dans le bouquin) rappellent plutôt Dune (ou peut-être les mongolian death worms ?). Et le Beorn parachutiste aurait dû s’écraser lamentablement en arrivant au sol.
On peut voir un joli mur de boucliers nains (par contre, le coup des elfes qui bondissent par dessus pour aller attaquer les orques alors qu’ils avaient dit qu’ils laissaient les nains se massacrer (et que donc, vues les circonstances, il n’y avait aucune raison que l’armée naine les laisse passer), ça n’est qu’une incohérence supplémentaire).
Et j’ai pu mettre vaguement le doigt sur ce qui me gênait avec le cerf servant de monture au roi elfe Thranduil : ça n’est (au moins sur certains plans) qu’un cheval déguisé.
Le générique de fin, sur fond de croquis, est joli.
C’est dommage qu’il y ait plein d’incohérences dans le déroulement des évènements, pasqu’en dehors de ça c’est un film à grand spectacle fort regardable.

En conclusion, cette trilogie est bien moins fidèle au bouquin qu’elle est censée adapter que ne l’était la précédente (celle du Seigneur des anneaux). Les ajouts plus ou moins gratuits de Peter Jackson (les scènes avec Radagast et autres emprunts au reste de l’œuvre tolkiennienne, l’invention de Tauriel, l’introduction de Legolas pour le seul plaisir de coller des scènes « exagérées ») ne sont vraiment pas heureux : il est loin d’avoir le talent de créateur d’histoires de Tolkien, et aurait dû se limiter à nous donner sa vision de ce qui était écrit dans le livre, sans chercher à délayer tout ça pour en faire trois looongs films.
C’est sympa mais trop long, et c’est bien loin de valoir la trilogie cinématographique du Seigneur des anneaux.

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Kro en résumé : Les 14 amazones

Les 14 amazones
1972

Film de sabre hongkongais (de la Shaw Brothers), inspiré du folklore chinois14amazonesLa famille Yang a fourni plein de généraux talentueux à l’empereur chinois (Song). Lorsque le dernier se fait tuer par les Xia, ne laissant pour seul homme dans la famille que son fils de douze ans (incarné par une femme, (au moins) deux fois plus âgée qui plus est, et franchement ça se voit), les femmes du clan décident de prendre les armes et de mener une (petite, un ministre veule les ayant empêché de prendre la tête des troupes impériales) armée le venger et repousser les Xia.
C’est franchement pas terrible.
D’une part, pasque les personnages font preuve d’une connerie affligeante : du genre : « L’ennemi nous a tendu une embuscade à tel endroit ? Marchons en plein dedans pour qu’il ne se doute de rien… » (ça, c’est pour les gentils) ; ou bien encore : « Nous avons des arcs en grand nombre et avons amplement prouvé plus tôt dans le film que nous savions nous en servir habilement ? Laissons venir l’ennemi au corps-à-corps pour la baston finale, au lieu de le massacrer à distance sans coup férir… » (ça, c’est pour les méchants).
D’autre part, pasque le film contient des éléments (vaguement) comiques qui me font une fois encore me demander s’il n’y aurait pas des codes du cinéma hongkongais qui m’échapperaient, pasque c’est pas la première fois que ça me fait le coup pour un film de là-bas.
Également, pasque c’est du cinéma « fantastique » (ou plutôt, fantaisiste), avec des bonds humainement impossibles dans tous les sens, des combats trop chorégraphiés, trop acrobatiques, trop… trop, pour être crédibles, et même des figures qui tournent au grand n’importe quoi absurde et imbécile (le pont humain, par exemple). En fait, ça aurait pu faire un bon dessin animé pour enfants, du genre de ceux où les personnages courent dans le vide au dessus des ravins et autres trucs du genre (on ne voit pas ça dans le film, c’est juste pour vous situer) ; par contre, comme film pour adultes, c’est tout de suite bien moins bon.
Je passe sur la difficulté qu’il y a pour le téléspectateur occidental à distinguer une série d’actrices toutes habillées pareil et dont les personnages portent des noms chinois à trois éléments (ou pire, sont désignées par « première tante », « deuxième tante », « troisième tante », et ainsi de suite (des tantes, y en a comme ça une petite dizaine) : ça n’a rien à voir avec la qualité (ou non) du film, mais ça ne fait rien pour aider non plus.

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Kro en résumé : Musa, la princesse du désert

Musa, la princesse du désert
2001

Film de sabre coréenmusaprincessedesertEn 1375, une délégation diplomatique coréenne auprès de l’empereur chinois est condamnée à l’exil et emmenée dans le désert. Des Mongols attaquent leur convoi, laissant les Coréens libérés en vie, et ceux-ci décident de retourner chez eux (à pied par la Chine et surtout dans le désert). Les diplomates étant morts, c’est un jeune général inexpérimenté (et incompétent) qui prend le commandement de la délégation. Croisant un petit groupe de Mongols ayant fait prisonnière une jeune et jolie princesse chinoise (qui ne s’appelle pas Musa…), ils la libèrent, et bien entendu, les Mongols (plus nombreux, mieux armés) leur courent après pour la récupérer, jusqu’à les acculer avec un groupe de civils dans un fort abandonné au bord de la mer.
C’est pas mal.

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Kro en résumé : Prometheus

Prometheus
2012

Film de SF plus ou moins censé être un prélude à la tétralogie des AlienprometheusJuste avant Noël 2093, une expédition scientifique (financée par la Weyland Corporation) arrive (après plus de deux ans en cryogénie (ce qui, sachant que dans les Alien (sauf le quatrième, mais là je crois que ce n’est pas volontaire mais que c’est plutôt dû à l’ignorance des scénaristes) les vaisseaux se déplacent moins vite que la lumière, indique que c’est juste à côté d’ici), sauf un, euh… comment s’appellent déjà les robots dans Alien : des synthétiques, c’est bien ça ?) sur une planète loin de la Terre, où elle pense découvrir les (traces des) Ingénieurs, des ET qui, selon la théorie des deux chercheurs qui la mènent, ont créé les humains (ou la vie sur Terre, c’est pas très clair, et de toutes façons on s’en tape, le film n’est pas à ça près dans les approximations). Ce qu’ils découvrent sur place est apparemment un vaisseau contenant des armes biologiques. Et évidemment, ça tourne mal…
Voilà pour le postulat de base, qui aurait pu donner quelque chose de pas trop mal. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur : l’expédition scientifique n’est pas crédible deux minutes (pour le scientifique, on nous raconte et on nous montre n’importe quoi ; même pour le non-scientifique, elle manque complètement de rigueur, sans même parler de prendre des précautions de base pour sa propre sécurité). Bref, j’ai TRRRÈS vite trouvé que c’était du n’importe quoi.
Niveau cohérence aussi, c’est pas ça non plus (genre, les types qui ont été envoyés aussi loin de la Terre ignorent totalement ce qu’ils viennent foutre ici (! ! !) ; mais ça, c’est rien : ce qui est beaucoup plus gênant par exemple, c’est tous les évènements notables qui surviennent sans que personne ne leur donne suite après, n’en reparle, bref, il se passe des trucs pas normaux mais ça ne défrise personne et on les oublie aussitôt sans même en parler à ceux qui ne les ont pas vus ni bien sûr les faire remonter aux chefs ; mais de toutes façons, rien ou presque n’a de conséquences dans ce film, et c’est ainsi que l’héroïne peut se mettre à galoper et à faire des efforts dans tous les sens juste après avoir subi une importante laparotomie). Et donc, j’ai pas aimé du tout.
Ceux qui croyaient voir un film qui fait flipper seront déçus sur ce point aussi (c’est pas flippant pour deux sous, et encore moins quand on est affligé devant son écran).
Parmi les récriminations d’ordre personnel qui n’ont pas vraiment à voir avec la qualité du film (ou plutôt son absence de qualité), l’alien à la fin n’a pas exactement l’aspect auquel nous sommes habitués, et il y a beaucoup de place à bord du vaisseau. Et puis, j’ai trouvé que le film manquait d’énergie, de passion, en fait on a l’impression qu’il ne s’y passe rien, au début je me disais qu’ils faisaient doucement monter la tension, mais même pas : ça fait un flop.
Connaître déjà les quatre Alien aide à percevoir certains éléments différemment, mais franchement, Prometheus n’a pas beaucoup de rapports avec eux, bien qu’il en reprenne des éléments.
Un navet calamiteux à éviter rigoureusement.

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Kro en résumé : La course à la mort de l’an 2000

Death Race 2000
1975

Film de SF se déroulant dans un futur dystopique (en 2000, comme le titre l’indique ; souvenez vous qu’à l’époque, l’an 2000 nous paraissait TRÈS lointain…)coursealamortdelan2000Le film, dont l’esthétique est datée et bien ancrée dans les années ’70, met en scène une compétition violente télévisée qui fascine les foules américaines (ce qui convient fort bien au pouvoir en place, qui l’encourage même) : une course automobile à travers les États-Unis, où écraser des piétons rapporte un plus ou moins grand nombre de points selon l’âge et le sexe de chaque victime (ceci, et d’autres éléments, préfigure Car Wars). Cette compétition annuelle, dont c’est la vingtième édition, a été instituée pour détourner l’esprit de la population des soucis causés par la crise économique de 1979.
Pendant que Frankenstein (David Carradine), ainsi nommé pasqu’il a subi de multiples accidents lors de précédentes éditions, ayant conduit au remplacement de la majeure partie de son anatomie, et Mitraillette Joe Viterbo (Stallone, encore jeune mais pas encore célèbre à l’époque, et pas ici pour jouer les gros costauds (même s’il se bastonne avec Carradine à un moment)), aidés de leurs copilotes féminines, se disputent la victoire, « la résistance » tente de saboter la course pour affaiblir le président (qui pour sa part nie l’existence de la résistance et met les sabotages sur le compte des… Français).
Je n’ai jamais vraiment réussi à entrer dans le film. C’est daté, c’est kitsch, la résistance (pourtant censée être les gentils) est ridicule, l’histoire n’est pas terrible et peu crédible, ça a mal vieilli… Oh, la fin est à peu près correcte. Mais vous pouvez vous abstenir sans problème.

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