Je n’irai pas jusqu’à l’apnée adrénalinique

Le nouvel album de Lacuna Coil, Dark Adrenaline, vient de sortir.Et, euh… voilà, quoi.
C’est pour l’instant le meilleur album de l’année, mais c’est pasque c’est le premier que j’écoute en 2012, et la liste des sorties prévues me laisse espérer qu’il ne le restera pas longtemps.
Pasqu’il est très moyen, sans relief, et j’avais nettement mieux aimé le précédent, Shallow Life, comme je l’avais dit ici-même à l’époque.

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Une cuillerée pour papa, une cuillerée pour maman, le retour

Cette cuiller là est moins perfectionnée que celle dont je vous avais parlé il y a deux mois, mais elle est peut-être plus pratique.

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Tous les romans d’heroic-fantasy se ressemblent. Dieu fasse que je n’aie plus jamais à lire une telle merde !

(la citation du titre est restituée de mémoire et probablement approximative ; je n’ai pas réussi à remettre la main sur la source à l’occasion d’une brève recherche ; elle vient d’une interview de Greg Stafford datant de la fin des années ’80 ou peut-être du début des années ’90, a priori dans la presse rôludique française de l’époque (ou peut-être dans un bouquin pour RuneQuest version Oriflam) dans laquelle il parlait entre autres de l’accueil reçu dans les années ’60 (je crois) auprès d’un éditeur auquel il avait proposé le manuscrit de son roman sur le prince Snodal ; et si quelqu’un pouvait m’aider à retrouver cette interview, je lui en serai éternellement reconnaissant pendant au moins cinq bonnes minutes)

Warner Bros a refusé de faire un film basé sur Elfquest, au motif que cela ressemblerait trop à Bilbo le hobbit qui sortira sous peu…
Je ne suis pas un grand amateur d’Elfquest (contrairement à d’autres ici) (ni de l’œuvre de Tolkien, d’ailleurs, à vrai dire), mais j’en ai quand même lu quelques albums (d’Elfquest), et j’ai du mal à saisir le point commun… S’agirait il des wargs, qui ressembleraient un peu trop aux loups que montent les elfes d’Elfquest ? Ah, et puis il me semble me souvenir qu’il y a aussi des trolls, dans Elfquest… Et des elfes dans Bilbo.
Ah ben oui, forcément, vu comme ça, tout s’éclaire, et la décision de la Warner devient logique.
Mais c’est visiblement pas demain la veille, malgré des blockbusters comme le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter, que la fantasy deviendra un genre respectable à l’écran (sur ce plan là, la SF a pour une fois un avantage : elle au moins, elle fait vendre ; même si la SF cinématographique est rarement de la grande SF, mais a hélas tendance à occulter le reste du genre aux yeux du grand public)

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Attaque à la grenade « mo »

Quand on vous dit que les fours à micro-ondes sont dangereux pour la santé !
En fin de matinée, remontant de la chaîne pour un bref arrêt au bureau, j’ai eu la surprise d’en trouver porte et fenêtre ouvertes, l’intérieur empli d’une fumée nauséabonde (et le responsable maintenance de l’usine venu aux nouvelles suite au déclenchement de l’alarme incendie). Renseignements pris, une collègue avait à peine mis sa gamelle dans le four à micro-ondes du service que l’appareil avait lâché, avec le dégagement nauséabond et assurément toxique mentionné plus haut.
Mais cette gourde, au lieu de débrancher l’appareil et de le flanquer dehors histoire que ses émanations se diluent au grand air, l’avait laissé allumé au fond du bureau, et mangeait placidement sa gamelle (froide) près de la fenêtre, assise sur une chaise en plein sur le trajet d’évacuation des fumées (et avec le tableau pictographique des conduites à tenir en cas d’accident (y compris dégagement de vapeurs toxiques) affiché juste derrière elle).
Résultat : non seulement elle a sans doute allègrement inhalé et ingéré diverses substances toxiques, dont quelques saloperies cancérogènes (alors qu’elle aurait très bien pu s’installer ailleurs pour bouffer si ça pressait tant), mais elle a continué à contaminer la pièce pour ses collègues ; puisqu’il a fallu attendre que j’arrive, prenne connaissance de la situation, et aille moi-même expulser l’appareil (en respirant bien ses saloperies…), avant que la source de contamination ne soit éloignée.
Il y a des gens qui ont fait des études (scientifiques / biologiques qui plus est), ont eu des formations au secourisme (incluant les risques par inhalation de vapeurs toxiques), sont membres du comité hygiène sécurité et conditions de travail, mais qui sont incapables de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent dans une telle situation (mesures qui ne sont pourtant que du simple bon sens), et font même presque le contraire de ce qu’il faudrait faire.
Ça me sidère complètement.

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Les effets pervers des jours de carence

Les jours de carence sont en principe censés réduire l’absentéisme et limiter le coût des arrêts-maladie pour la Sécurité sociale.
Sauf que…
Quand un salarié souffrant par exemple d’une gastrochiasse (maladie de courte durée, mais hautement contagieuse) vient travailler malade pour éviter de perdre un ou deux jours de paie, et ce faisant contamine certains de ses collègues, je ne suis pas certain que l’employeur comme la Sécu y soient gagnants au final.

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D’un autre côté, c’est Mongoose l’éditeur… Tu t’attendais à quoi ?

Voilà environ deux mois que j’ai dans ma bibliothèque le volumineux ouvrage de Shannon Appelcline sur l’histoire de l’industrie du JdR anglo-saxon, Designers & Dragons.
Voilà environ deux mois que je l’avais ouvert, que j’en avais commencé la lecture, et que je l’avais presque immédiatement reposé sur la desserte à côté de mon bureau, gonflé par la présence, dès le tout début de l’intro, de la classique mais très gonflante coquille qui consiste à écorcher en Wesley le nom de Dave Wesely (coquille accompagnée d’une autre moins habituelle, Meggary pour Dave Megarry).
Sur le dos de qui mettre cette grossière erreur, suffisante pour jeter le doute sur le sérieux des 440 pages suivantes ? Est elle due à l’auteur lui-même (auquel je ne connais pas de lettres de noblesse qui le rendraient plus qualifié qu’un autre pour écrire ce genre d’ouvrage) ? À un correcteur orthographique trop zélé ? À l’éditeur, tristement réputé pour le manque de qualité (ortho- et typographique en particulier) de ses bouquins de JdR, comme nous l’avons vu à plusieurs reprises ici-même au sujet de la gamme Rikki-Tikki-Traveller ? Impossible à déterminer pour le simple lecteur. Mais quoi qu’il en soit, ça m’avait à l’époque coupé net dans mon élan de lecture, malgré l’intérêt bien connu que je peux éprouver pour le sujet de l’Histoire du JdR.

Ce soir, ayant besoin de m’occuper l’esprit pendant quelques minutes, j’ai décidé de reprendre ma lecture là où je l’avais interrompue.
Arrivé sans encombre à la fin de l’introduction, j’allais m’arrêter pour vaquer à d’autres occupations, quand par acquit de conscience, j’ai tourné la page pour voir, car je savais devoir retrouver mention de Wesely au verso : j’allais donc pouvoir vérifier s’il s’agissait d’une coquille ou d’une erreur.
Eh bien, figurez vous que j’ai eu la déplaisante (demi-)surprise de constater qu’il y était fait mention d’un certain Wesley. Et plutôt deux fois qu’une, même ! (par contre, mon coup d’œil en diagonale n’a pas retrouvé trace de Dave Megarry, ou d’une éventuelle orthographe fantaisiste)

Et pourquoi pas Westley tant qu’on y est, comme le personnage de ce nom dans Princess Bride ?

Bref, j’ai à nouveau refermé le bouquin avec une pointe d’agacement. À ce prix là, et avec le battage qui a eu lieu à son sujet pendant les mois précédant sa sortie, on aurait été en droit d’avoir un ouvrage écrit par un auteur sérieux, bien documenté, et correctement relu. Ce qui n’est visiblement pas le cas.
Et si je continue à le lire au rythme de trois pages tous les deux mois, je ne suis pas près d’en voir le bout.
Mais j’attendrai de l’avoir fini pour très éventuellement vous le recommander.
Une chose est déjà sûre en tous cas à ce stade peu avancé de ma lecture : on ne tient pas là l’ouvrage qui rendra inutile toute velléité d’écrire un jour ma très hypothétique Histoire du JdR au XXe siècle.

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Tronches de trolls

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir dans ses amis un illustrateur qui utilise ses traits pour représenter un PNJ dans un supplément pour Te Deum pour un massacre (ce n’est pas de moi qu’il s’agit, cherchez pas, l’intéressé se reconnaîtra s’il me lit).
Mais si vous avez un peu d’argent à dépenser et des envies de gloire dans l’iconographie rôludique, vous pouvez peut-être réussir à vous faire croquer le portrait par Liz Danforth pour la nouvelle version de Buffalo Castle (pour T&T) ?
Il y a quatre illustrations possibles, et les enchères se terminent le 5 février.

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Une table d’un style différent

Ce billet de blog propose quelques idées de règles pour Pathfinder, inspirées du comportement des Knights of the Dinner Table.
Ce sont des idées tordues, comme on pouvait s’y attendre vue leur source ; mais je ne doute pas qu’il y aura des joueurs aussi tordus que les Knights pour vouloir les mettre en application…

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Archives exhumées

Suite à une discussion portant sur les circonstances de l’apparition de l’actuelle quatrième édition de GURPS, j’ai passé « quelques heures » hier et aujourd’hui à éplucher les archives de la liste de diffusion francophone du jeu. Je n’ai pas tout relu, mais ça m’a permis de retrouver quelques trucs intéressants (ou cocasses, comme ce type qui était persuadé, allez savoir pourquoi, qu’il avait affaire à une femme, et parlait de moi en disant la webmistress (ici et ici ; toute la discussion est accessible ) ; on n’a jamais su les raisons de sa confusion…).

Deux extraits choisis de ma prose de l’époque, dont je ne me souvenais plus et que j’ai eu envie de déterrer pour l’occasion :

Réponse à un intervenant qui voulait que la façon de jouer soit différente selon les contextes med-fan’, et demandait : « Sinon, à quoi bon jouer dans tel ou tel univers de fantasy ? » :

Pouvoir dire « j’y étais » ? :-)

Considérations sur les différents types de campagne :

De mon point de vue, il existe trois grands types de campagne :

– la campagne sur rails ;
– la campagne sur route ;
– la campagne tous terrains.

Je m’espique. :-)

La campagne sur rails, c’est la campagne dont l’essentiel du contenu est prévu à l’avance et où les persos n’auront en principe pas d’occasion ou de raison pour s’en écarter : exemple : les personnages font partie d’un groupe de mercenaires qui part en campagne (justement), la campagne (rôludique) s’articule sur la campagne (militaire).
Là, en général, t’as pas de problème : il y a un truc qui pousse les persos (une malédiction à faire lever), qui les contraint à rester ensemble (ils sont à bord du même navire), et une durée relativement limitée en temps de l’univers de jeu (une fois que le but de la campagne est atteint, la campagne est finie et les persos repartent chacun de son côté, justement pasqu’ils n’ont plus rien qui les lie en permanence).

La campagne sur route, c’est la campagne dans laquel le MJ a une idée nette de son « arc scénaristique », mais laisse aux joueurs la bride sur le cou pour que leurs persos puissent s’éloigner de la ligne droite et vivre / causer des aventures annexes. Là, les motivations persos des persos (!) commencent à pouvoir s’exprimer et à faire diverger leurs intérêts.
Une solution est alors de faire appel à l’intelligence des joueurs : s’ils sont venus jouer cette campagne, c’est pasqu’ils avaient envie de jouer. Donc ils doivent être prêts à faire un minimum de concessions, à savoir créer des persos susceptibles de rester ensemble pour jouer la campagne, d’une part, et y mettre un peu de bonne volonté (voire parfois de fermer les yeux sur une ou deux incohérences dans les motivations de leurs persos), d’autre part.

La campagne tous terrains, c’est celle où le MJ a une situation de départ, un monde dans lequel évoluent les persos, et où il leur demande : « qu’est ce que vous faites ? » ; et là, il y en a un qui veut explorer les contrées inconnues à l’est, un qui veut faire du commerce avec les pays voisins de l’ouest, un qui veut conquérir les pays voisins du sud, et un qui veut rester sur place et faire de la politique. Ça peut donc partir dans n’importe quelle direction, y compris des directions différentes suivant les persos ; et là, ça tourne souvent pas mal au jeu « hors table » par échanges épistolaires interposés entre chaque joueur et le MJ (pour ça, internet a apporté un réel plus…), et t’es vraiment dans la merde pour constituer un groupe récurrent.
Une solution peut alors être de centrer ta campagne sur UN perso ; en principe, celui de ton joueur le plus motivé / le plus assidu. Ce perso va se taper toute la campagne (dont il devient donc le fil directeur), et les autres joueurs, selon les scénars, vont incarner des persos différents (ou non, évidemment, ça dépendra bien entendu de beaucoup de choses).
Une autre solution, c’est de convertir ta campagne à l’un des types précédents : par exemple, si tu fixes des limites de temps et un but précis, tu peux ptêt arriver à la remettre sur rails…

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L’Appel (avec un manche) de Cthulhu

Cthulhu, un jeu d’ambiance et d’enquête ? Laissez moi rire ! C’est toujours le même vieil oncle éloigné qui vous demande de l’aide. Aide que vous lui accordez sans réfléchir (alors que vous hésiteriez à prêter 1000 $ à votre propre frère mais bon, pour ce vieil oncle lointain, pas de problème, vous êtes prêt à risquer votre peau). Ensuite, vous écumez toujours les journaux et la bibliothèque locale. La compétence bibliothèque est la plus importante ! Mettez le paquet dessus à la création de votre perso. Puis vous tombez toujours sur des lieux interdits dans lesquels se trouvent des indices importants : église désaffectée, caveau familiale, cave sous une maison… Il vous faut alors vous y introduire, de nuit, en n’hésitant pas à assommer ou à flinguer le sempiternel gardien humain. Pas d’état d’âme à avoir. De toute façon, c’est un pourri de cultiste qui veut détruire le monde. Puis vous tombez toujours sur quelques créatures mineures ou un groupe de cultistes. Que vous flinguez bien évidemment à grands coups de fusil de chasse, parce que c’est l’arme qui fonctionne le mieux et qui est la plus discrète face aux autorités. Ben oui monsieur l’agent, je suis un chasseur… Et tous les indices que vous réussissez à réunir convergent vers alors un lieu oublié où se trouve la créature principale ou la cérémonie censée l’invoquer. N’y allez pas ! Faites tout péter à la dynamite, sans quoi vous mourrez ou deviendrez inexorablement fou… En fait, une aventure de Cthulhu, c’est toujours la même chose !

Gollum, sur la liste de diffusion francophone consacrée à GURPS
d’après L’appel de Cthulhu vu par Gérard, un article de Gérard paru dans Backstab n° 17, page 26 (septembre octobre 1999, F.C. Publications)

À bien y réfléchir et quand on regarde une bonne partie des scénars proposés pour ce jeu dans les années ’80 et ’90 (et peut-être encore maintenant), ce n’est peut-être pas si caricatural que ça…

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